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Critiques sur Derniers contes de Canterbury (8)
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Masa
  31 octobre 2017
La nomination à la masse critique spéciale “Mauvais genre” – la défunte “Imaginaire”, que j'aimais beaucoup –, m'a permis de pouvoir lire un recueil de nouvelles d'un auteur que j'apprécie tout particulièrement : Jean Ray. C'est une chance d'avoir pu être sélectionnée et je remercie Babelio ainsi que les Éditions Alma. Je les remercie même plutôt deux fois qu'une, car cette maison d'Éditions dépoussière les textes de Jean Ray – cet écrivain talentueux.

Si pour beaucoup Howard Philips Lovecraft est un Maître du Fantastique, en ce qui me concerne, je lui préfère le génial belge Jean Ray. J'adore ses rythmiques tournures de phrases, son univers et un parfois humour noir que j'ai pu lire à travers « Le carrousel des malices » – qui sera réédité par Alma.

« Les derniers contes de Canterbury » sont un hommage à Geoffrey Chaucer. Il reprend les protagonistes de l'ouvrage « Les contes de Canterbury » parut au XIVe Siècle. Jean Ray ne s'arrête pas là, puisqu'il honore également « Le Chat Murr » qui est une oeuvre de Ernst Thedor Amadeus Hoffmann. le félin intervient régulièrement.

Le présent ouvrage regroupe près d'une quarantaine de textes de qualité inégale, mais tous, ou presque, sont du genre Fantastique. Et quoi de mieux qu'en cette période Halloween que se retrouver autour d'une tablée et des fantômes comme convives. Chacun raconte à sa manière un événement tragique. Parfois léger, sombre, glauque ou bien humoristique, ces textes sont agréables à lire, bien que quelques récits puissent être perçus comme désuet dans la forme.
L'ordre de lecture est bien pensé. Nous partons d'un restaurant digne d'un « Rituel de chair » – qui aurait pu être plus développé –, en passant par quelques bourreaux, des marins, pour terminer par des Démons. En bonus, nous avons même le droit à d'autres récits – intitulé “… Et autres textes” – dont l'excellent « Le démon d'Highbottam ».
Parmi ces savoureuses lectures, j'ai beaucoup aimé « La terreur rose » dont on peut admirer la prose magnifique de Jean Ray et qui flirte avec la Science-Fiction. J'ai adoré la tendre histoire « La plus belle petite fille du monde », sombre et tragique. J'ai bien aimé aussi « Tyburn », très Fantastique. Autre récit que j'ai apprécié fut « Le chat assassiné », qui touchera bien évidemment tous les propriétaires de ce cher félin.

En définitive, j'ai apprécié de recueil particulier. Je pense qu'il faut avoir lu les deux ouvrages dont l'auteur s'est inspiré, pour mieux le savourer et le comprendre. Ce sont de bons récits noirs et Fantastiques, parfait pour se divertir. Je suis d'accord avec Arnaud Huftier qui nous parle du talent de l'écrivain en postface. Je l'ai trouvé un ton en dessous « Le carrousel des malices ». Mais j'aime la plume de Jean Ray.
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Marcellina
  17 novembre 2017
Un livre bien écrit, une plume riche, truffée d'imaginaire, criante de folie parfois, toujours interpellante dans sa vision de l'horreur ou sa grande tendresse.
Un recueil de nouvelles, unies dans un même fil, c'est beau, c'est fluide, c'est génial pour qui n'aime pas vraiment les nouvelles.
Un récit de contes noirs à souhait, le Diable nous frôle à chaque page, d'un souffle, d'un doigt. Et pourtant, on en redemande, car le Diable a parfois de ces bontés qui nous laissent pantois.
Et on apprend que c'est le prolongement moderne d'un manuscrit ancien du XIVème siècle, inachevé pour cause de mort de l'auteur Geoffrey Chaucer. Une suite sombre, effrayante, tellement humaine finalement que le tout semble naturel dans son étrangeté bien glauque.

L'auteur, belge, il faut le dire, manipule la langue de Molière en lui donnant des accents de celle de Shakespeare et c'est d'un charme fou même si les sujets abordés sont des plus terrifiants. J'ai adoré !
Mercie à Babelio et Masse Critique pour cet ouvrage superbe par le fond, la forme et l'objet.
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Zora-la-Rousse
  24 novembre 2017
J'avais fait la connaissance de Jean Ray à travers les aventures d'Harry Dickson, et prolongé mon plaisir avec le recueil de nouvelles : Les contes du whisky. J'avais hâte de découvrir cet autre ouvrage de nouvelles, considéré comme un des livres majeurs de l'auteur : Les derniers contes de Canterbery.

Comme tous les samedis soirs, dans l'arrière-salle de la taverne de la Pie savante, le club littéraire d'Uppper Thames se réunit pour mener des travaux et discussions littéraires. En ce soir de fin octobre, un débat enflammé porte sur la possibilité (ou non) que la vieille taverne de la cotte d'Armes soit reconnue comme le berceau des contes de Canterbury du célèbre Geoffrey Chaucer… Les membres de l'académie choisissent alors d'envoyer leur secrétaire, Tobias Weep, vérifier la validité de leur hypothèse sur place. Et le jeune homme de se retrouver au sein d'une bien étrange assemblée, composée des mêmes pèlerins dépeints cinq siècles plus tôt par le père de la littérature anglaise, tous réunis pour une nuit remplie de contes et inoubliable…

Retranscrits dans leur version intégrale, mais surtout dans l'ordre souhaité par Jean Ray, ce recueil de nouvelles est extrêmement plaisant. Au-delà de l'esthétique même de l'ouvrage, particulièrement réussie et soignée par la maison d'édition Almaediteur, j'y ai trouvé une préface et une postface, instructives et documentées, quelques autres nouvelles de l'auteur.
Il s'agit là de littérature fantastique de haut vol, avec des contes et des conteurs de tout genre : drôles, terrifiants, stupéfiants, cruels et poétiques… On frissonne, on rit, on se laisse happer par ce délire embrumé et enfiévré, éthylique. Haut en couleur et verbe fin, Jean Ray est un auteur à redécouvrir, qui sait jouer avec nos peurs et nos cauchemars, qu'il peuple de fantômes, de marins pervertis, de bateaux perdus, de tavernes enfumées et de mauvaise réputation.
Savoureux !
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gill
  14 mars 2012
Dans une taverne enfumée, refuge des fantasmes et des entités les plus redoutables, Jean Ray évoque l'étrange assemblée des pèlerins de Canterbury, qui pour la dernière fois déploient leurs sortilèges...
Ces 25 nouvelles, ou l'auteur déploie tout son talent, sont autant de petits bijoux de la littérature classique d'épouvante.
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Henri-l-oiseleur
  24 janvier 2018
Geoffrey Chaucer, Marguerite de Navarre et E.T.A. Hoffmann (ou seulement son chat Murr) se rencontrent dans ce recueil de contes placés sous leur patronage ; Jean Ray n'a pas son pareil pour évoquer les estaminets enfumés des ports de Flandre, d'Allemagne ou d'Angleterre, où se rencontrent bourlingueurs et rêveurs pour se raconter des histoires extraordinaires, fantastiques ou seulement étranges. La palette de l'auteur est assez limitée et il ne sait pas déployer les splendeurs du style d'E.T.A. Hoffmann ou d'Edgar Poe, mais il est agréable à lire dans sa facilité, son humour humble, son ironie parfois. Son fantastique ne m'a pas fait peur le moins du monde. Ses monstres et ses personnages sont stéréotypés, mais il atteint des sommets dans la description d'une chope de bière, d'un pâté en croûte ou même d'un waterzooie, d'un feu de cheminée par une nuit glaciale, du goût du tabac blond fumé songeusement à la pipe dans un bouge d'Amsterdam. Un grand poète des ambiances, des nourritures et des boissons.
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Nelja
  17 mai 2012
Dans ce livre, le narrateur se retrouve dans la taverne où se sont rencontrés autrefois les pèlerins qui ont narré "Les Contes de Canterbury". Il y a Chaucer lui-même, des pèlerins, et ils veulent leurs histoires. Il y a aussi des fantômes, attirés par la lumière ou autre chose, des personnages de fiction, certains même vivants comme notre narrateur...

Tous vont raconter des histoires. C'est du fantastique, au sens le plus large du terme, mais extrêmement varié. Il y a là des histoires sans le moindre surnaturel, qui racontent juste des crimes terribles, en mode horreur ou humour noir ; il y a aussi du grandiose et du sordide, du tragique et du drôle, on touche, selon les histoires, au mythe ou à la science-fiction. Quand aux personnages, ils peuvent se croiser, qu'ils soient dans les histoires ou dans la taverne, et les histoires sont plus liées qu'on ne pourrait le croire... même si, ce n'est pas tellement sous la forme de grandes révélations, plutôt de petits détails troublants et fascinants.

Le style est vraiment spécial, avec des bouts de tournures de vieux français, de belge, d'argot, d'anglicismes, c'est très évocateur.

Globalement, un excellent livre !
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mothercat
  21 décembre 2015
Ce fut un plaisir de lire ces nouvelles. le style employé est désuet mais il contribue à créer des atmosphères uniques tantôt fantastiques et oniriques tantôt effrayantes...
Je recommande ce livre que ce soit pour se laisser emporter vers une autre époque où un autre univers en solo, mais aussi pour les amateurs de " veillées-lectures partagées, telles que nous les aimons ici ! ( à la lueur de bougies ;))
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Hippolyte78
  16 février 2018
Un recueil de nouvelle déguisé en roman, c'est original. Et c'est ce que nous propose Les derniers contes de Canterbury écrit par Jean Ray. le maître dans la littérature fantastique belge.

On nous propose ici une succession de court texte fantastique très bien écrit et très prenant. Tout les personnages sont bien trouvé, les histoires se différencie assez les une des autres. Et la plume de l'auteur est très belle, et très riche. On nous propose ici de la folie, de l'horreur, et un imaginaire très développé.

C'est un très bon texte de Jean Ray.
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