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ordinary_reader
  11 novembre 2019
J'ai retrouvé Bianca à New-York, après l'avoir quittée (en juin 2018) à sa sortie d'une unité psychiatrique pour adolescents, où elle se battait contre l'anorexie.

Bianca, c'est un esprit rebelle dans un corps faussement libre, tous deux traumatisés et encore bien fragiles, à dix-sept ans, luttant contre des fantômes, le spectre de la maladie, fleurtant souvent avec le danger, par peur de la solitude et de la mort.
Ce bout de femme, terriblement attachante, pose un regard lucide et sans complaisance sur le monde "adulte" qui l'entoure, sur sa famille bancale, sur le mannequinat qui lui tend les bras, mais surtout des pièges empoisonnés, sur ses relations affectives "compliquées".
Malgré tout, New-York lui convient, parce que c'est la ville qui lui ressemble le plus, qui lui donne la force et l'espoir. Ici, elle apprend à guérir de l'intérieur... Bianca a gagné en maturité, mais elle demeure une écorchée vive qui a toujours du mal à grandir, à voler de ses propres ailes, avec cette soif incommensurable d'amour et de protection.

Une lecture prégnante servie par une plume à part, brute et légère à la fois, authentique et émouvante. Une logorrhée sur 239 pages, initiatique et exutoire, qui ne m'a pas pour autant prise en otage. Il m'a fallu juste apprendre à "respirer" au même rythme que Bianca, celui de sa féroce fureur de vivre !!
(Je conseille ce roman aux grands adolescents)

NB : l'auteure doit venir prochainement dans ma région, et j'espère bien pouvoir la rencontrer !...
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iris29
  05 mai 2017
J'avais quitté Bianca (tome 1 ) , il y a quelques mois, elle était sortie de l'hôpital psychiatrique où elle était soignée pour tentative de suicide et anorexie et s'apprêtait à rejoindre son père aux USA pour un nouveau départ .
Welcome to New-York !
Bianca est inscrite au lycée français où elle n'essaie même pas de se faire des ami(e)s , préférant s'amouracher d'un professeur et se balader dans cette ville immense et nous livrer ses impressions .
Elle marche seule , Bianca , d'ailleurs elle est presque toujours seule ...
On ne peut pas dire que son père soit absent mais on ne peut pas dire non plus qu'il soit très présent...
On lui propose de "faire" le mannequin et de mauvaises rencontres en mauvais plans , elle cumule un peu les mauvais karmas ...
Parfois je me suis demandée si sa vie ne serait pas plus belle si elle avait dû gagner son argent de poche car à travers toutes ces pages , l'argent n'est jamais un problème ( alors qu'elle n'a que 17 ans , Bianca semble dépenser sans compter ) .
Parfois je me suis demandée s'il était normal qu'une fille de cet âge soit aussi libre et livrée à elle même.
Parfois, au cours de ma lecture, je me suis demandé jusqu'à quel point, Bianca était Loulou (elle a aussi été mannequin...), et parfois j'ai peur pour elle , Loulou...
Parfois je me prend à espérer qu'elle aura une jolie vie , parce qu'en apparence , elle a tout ...

Il y a des pierres qui roulent dans cette écriture, de la fureur , beaucoup de lucidité et un regard impitoyable sur une fin d'adolescence qui nous touche avec infiniment de grâce ...
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AgatheDumaurier
  07 août 2017
Alors là, c'est vraiment une bonne surprise !!!
Je ne connaissais pas du tout, ni Loulou, ni Bianca, je n'ai pas lu le tome 1 "Bianca" (mais maintenant je vais le faire), et j'ai atterri par hasard dans cette histoire, attrapant le livre en vitesse à la médiathèque (jolie couverture, joli nom d'auteure, joli titre...)
C'est l'histoire d'une adolescente de 17 ans qui arrive à New York pour vivre chez son père, après avoir quitté la France, sa mère, son petit frère, et un passif lourd de névroses ...anorexie, TS, hôpital ...(voir le tome 1). Bianca doit repartir à zéro, en quelque sorte, dans une ville exceptionnelle où l'on se perd et renaît. Ou pas.
Bianca est inscrite au lycée français de New York (la classe !) mais elle s'en fiche un peu. Elle est différente, hyper intelligente, hyper maigre, hyper belle. Ca peut paraître narcissique, comme ça, mais c'est la vérité, et ça lui pose plus de problèmes qu'autre chose. Elle ne se regarde pas, elle regarde les autres, et les autres ne la regardent pas vraiment non plus, parce que ce sont les autres, justement, et qu'ils s'intéressent d'abord à eux-mêmes, comme tout le monde (ça va de ses parents au moindre passant dans la rue.) Bianca est très lucide. Si les autres la regardent, c'est pour leur intérêt personnel. Et donc, hyper belle, hyper maigre, elle attire quelques prédateurs, dont les chasseurs de mannequin...Mais Bianca n'est pas facilement manipulable...Elle n'a pas besoin d'argent, comme les filles de l'est, et elle n'est pas dupe de son corps...
J'aime entendre la voix de ces jeunes filles qui s'expriment avec force, rage et intelligence, après des millénaires de mépris. Loulou Robert (24 ans ) écrit extrêmement bien : son texte vit et vibre, il est moderne, le français claque, débarrassé de ses pesantes subordonnées latines. On y est, on voit New York, on ressent les pulsations de la ville, les pulsations du coeur de Bianca. Les scènes s'enchaînent, certaines particulièrement marquantes (shooting, tentative de viol, suicide, promenades dans la cité...) Rien de mièvre, cette fille a l'air d'avoir mille ans. Sagesse des jeunes filles. Et en même temps d'avoir trois ans ou treize ans, grosses colères, jugements rapides et violents, égoïsme inconscient, fugues ...Aucune pensée pour l'inquiétude suscitée, un vrai monstre. Et la force, le courage et l'insensibilité à la douleur propre aux anorexiques, capables d'infliger à leurs corps les plus grandes souffrances, sans broncher.
J'ai adoré. La suite, Loulou, et vite !!
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le_Bison
  05 février 2020
Les primevères sont derrière moi, comme une autre histoire. A bord du ferry, un vent glacial s'emmêle dans les méandres de ma crinière grasse qu'un shampoing à la moelle de bambou ne serait rendre l'éclat de sa jeunesse. Les hauts buildings de Manhattan s'érigent face à moi, je me sens petit, minable, une poussière d'étoile, de vie, de Ground Zero. Je la vois, elle, ravissante brune. Bianca. Quelque chose dans ses yeux, son regard qui me pénètre. J'ai envie de respirer ses cheveux, je ne sais pas ce que sent la moelle de bambou ?

Une musique dans un bar, playlist d'une autre époque. David Bowie est resté dans son corps. Deep Purple est dans le mien. Je fais un compromis, Guns N' Roses pour raviver ses souvenirs. Elle est seule devant son verre de bière. Je connais bien cette situation. Devant ma pinte, à la regarder. Ou sur un banc, à l'observer. Sa mélancolie, sa tristesse, son envie. Je plonge dans son regard, comme un poivrot dans son verre, ou un pauvre type dans le vide du haut de son immeuble. La situation m'est familière, ces flashs sont fréquents dans les putains de vie. No Hope.

Une flaque de sang qui s'épanche sur le trottoir dans l'anonymat d'une rue, du sang qui s'écoule le long d'une poignée dans la froideur d'une salle de bain, une tache de sang dans le fauteuil du salon, un verre de whisky à terre, une âme partie vers un autre ciel. Je détourne le regard. Pour celui d'une rose. Axl au chant, elle au regard. Son sourire qui me hante.

Sa vie tourbillonne, comme le piment dans un chili, comme les glaçons dans un verre vide. Je me sers un bourbon. Elle redemande un apple cider. Nos regards se mélangent. Elle a sa vie, maintenant à NY ou ailleurs. Je reste dans la poussière de mon ranch. Elle me parle de sa vie d'avant, de celle de maintenant, de son prof, de Jeff son cancéreux disparu. Elle a pris quelques grammes, son anorexie est derrière elle. Sic... Je me mettrai bien derrière elle aussi, mais pas sûr que mon regard ne l'intéresse. Trop triste, sujet inconnu. Elle a la force de continuer à vivre, je tente de survivre de loin, enfilant les bouquins comme autant de bouteilles de whisky vides.

J'enchaîne les romans de Loulou. J'adore son prénom. J'adore son regard. J'adore son sourire. Mais ce que j'adore le plus, c'est sa plume. Sans concession. D'une profonde tristesse qui ne m'est pas étrangère. Quelle putain d'écriture, quelle putain de femme. Il pleut. Je regarde l'eau s'écouler sur la fenêtre de ma vie. Les larmes de Loulou sont les miennes. Sa rage lui appartient comme mon verre vide à moi. Ou mes émotions. Loulou, ses mots, mes maux, se mélangent, s'envolent comme les pétales d'une rose qu'une bourrasque de vent aurait défleurie. Loulou, je l'aime...

« La tristesse est une prison. »
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Franckync
  27 août 2017
Titre : Hope
Année : 2017
Editeur : Julliard
Auteur : Loulou Robert
Résumé : Bianca est une très jolie jeune fille qui traîne son mal de vivre entre Paris et New-York. Blessée par un passé douloureux mais aussi fascinée par l'énergie de Big Apple, elle se laisse entraîner dans un tourbillon de rencontres et découvre bientôt l'univers implacable du mannequinat.
Mon humble avis : Cette chronique aurait tout aussi bien pu s'appeler le dilemme du blogueur. Je m'explique : lorsqu'un éditeur a la gentillesse de vous envoyer un roman (sur ma demande soyons précis) et que vous trouvez ce roman plutôt moyen voir largement surcôté, il est parfois gênant de devoir rédiger une chronique négative eu égard à l'effort consenti par la maison d'édition pour vous faire parvenir cet ouvrage à l'autre bout de la planète. Soit, Hope de Loulou Robert n'a évidemment pas besoin de Francksbooks pour rencontrer son public et les articles favorables à cette auteure sont légion. C'est pourtant avec un peu de gêne que je m'apprête à rédiger cette chronique sur une oeuvre qui, à mon humble avis, sera aussi vite oubliée que son succès fut immédiat. A l'image d'une Lolita Pille par exemple (Hell 2002), les effets de mode et les jolies gueules ne font pas toujours de bons écrivains. Dans ce court roman d'un peu plus de 200 pages, Loulou Robert empile les phrases courtes et les poncifs. Certes, la lecture n'est pas désagréable mais le traitement d'un propos maintes fois balisé (crise adolescente, récit initiatique,etc..) n'apporte rien de nouveau au genre. J'avoue une certaine perplexité devant ces romans français auto-centrés, ainsi que devant ces auteurs-mannequins et autres jet-setteurs dont le désespoir, s'il est sûrement sincère, n'attire pas d'empathie immédiate chez votre humble serviteur. Mea-culpa, j'admets qu'un Franck McCourt luttant pour nourrir sa famille (Les cendres d'Angela, 1996) m'attire plus de sympathie qu'une jeune fille riche et en bonne santé, quelques soient les méandres de sa psyché (exception faite d'un auteur tel que Jay McInerney évidemment mais j'évoque ici un pur génie qui transcende le genre). Si Hope n'est pas un mauvais roman, il n'est qu'un roman de plus sur la crise adolescente, un roman de plus décrivant l'énergie de Big Apple, un roman de plus narrant le désespoir d'une gamine inadaptée. Ca se lit facilement, s'oublie dans la seconde et l'on referme ce bouquin avec la tenace impression d'avoir été roulé dans la boue. Tout cela n'est pas si grave mais tellement dispensable…
J'achète ? : Si la lecture de cette petite chronique t'a incité à lire ce roman, je ne peux que m'incliner devant ta volonté, mais si dans le rayon d'à côté tu vois le dernier McInerney et que tu choisis celui-ci, ton cas mérite quand même réflexion…

Lien : http://francksbooks.wordpres..
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noid
  17 mai 2017
Sans avoir lu la première partie, Bianca, j'ai mis du temps à comprendre et entrer dans une histoire où tout se mélange... Comme dans sa tête.
Une arrivée à New-York, dans toute la rude violence froide d'une ville anonyme.

Mauvaises rencontres et sales plans trash pour la belle Bianca, mannequin anorexique et les fantômes qui l'accompagnent.
Lien : http://noid.ch/hope/
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LeslecturesdeLily
  22 juin 2017
Pour ceux qui ne parlent pas anglais et ne veulent pas chercher sur Google traduction Hope veut dire espoir. J'aime bien ce titre, je trouve qu'il correspond parfaitement au second roman de Loulou Robert et qu'après le dramatique Bianca, un peu d'espoir ne fait pas de mal !
Dans cette suite, nous retrouvons Bianca, la narratrice du premier tome, quelques mois se sont écoulés depuis sa sortie de l'hôpital psychiatrique aux Primevères. Bianca a tenu sa promesse faite à Jeff, elle a pris la route direction les États-Unis et vit désormais avec son papa à New York. Comme toutes les jeunes filles de 17 ans, elle doit faire sa rentrée dans un établissement scolaire et c'est avec une certaine appréhension qu'elle se rend dans son lycée pour y faire, entre autres, la connaissance de ses nouveaux professeurs. de ce côté-là, elle ne va pas être déçue, puisque très vite, elle va tomber sous le charme de son prof de littérature et cette attirance va être réciproque. le prof et l'élève vont rapidement devenir amants, mais l'idylle sera de courte durée, ce qui ravivera les démons de notre jolie Bianca. Et c'est là que commence sa grande aventure new-yorkaise, puisqu'elle va prendre la fuite, fuguer, faire des rencontres et vivre...

Comme je le dis plus haut, Hope est le deuxième roman de la charmante Loulou Robert, jeune fille aux multiples talents ! Son écriture est à l'image de sa beauté : sauvage, brut, posée, authentique et douce.
J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver Bianca, ce personnage haut en couleur, j'ai adoré avoir de ses nouvelles, dans cette suite, elle a grandi et évolué, je l'ai trouvée en meilleure forme, dans un autre état d'esprit, mais aussi avec d'autres préoccupations et tourments. Bianca a un an de plus et pourtant, j'ai eu l'impression que de nombreuses années étaient passées entre la fin du premier tome et le début du second. C'est une fille particulièrement mature pour son âge, elle a déjà un lourd passé derrière elle et vous verrez que ce qui l'attend dans ce second tome n'est pas ce qu'on peut imaginer et souhaiter pour une jeune fille de 17 ans.
La couverture est très représentative de ce que l'on trouve à l'intérieur du livre, puisqu'on aperçoit une jeune femme de dos, nue, qui fait face à New York. Cette personne ressemble étrangement à l'auteure qui est aussi mannequin, d'ailleurs, je me suis demandé à de nombreuses reprises si les deux romans de Loulou Robert n'étaient pas inspirés de sa propre expérience. Si un jour j'ai l'occasion de la croiser à nouveau, je lui poserai la question, car je trouve qu'ils collent vraiment à leur auteure, c'est très troublant. J'ai de l'affection pour Bianca, elle est complexe et naturelle, on a envie de la connaître, mais surtout de la comprendre, c'est une énigme, elle est mystérieuse et ça la rend très attachante.
Il y a des décors, des paysages, des lieux, des personnages, des ressentis, des émotions... Les descriptions sont nombreuses et parfaitement détaillées. J'ai voyagé jusqu'à New York, je voyais les endroits, les buildings, les écureuils de Central Park et des choses plus brutales aussi...
Loulou Robert nous embarque dès les premiers chapitres et en quelques mots seulement dans la vie peu commune de son héroïne. J'ai aimé le premier tome qui avait, dès sa sortie, fait beaucoup de bruit. J'ai encore plus aimé Hope, qui lui s'est fait plus discret que son grand frère et qui pourtant vaut lui aussi le détour !
►Pour conclure, je dirais que Hope de Loulou Robert devrait être sur vos listes de lecture, c'est un roman qui nous pousse dans nos retranchements. Comme le dit si bien Loulou Robert : « la vie, quoi... »
Je suis hyper heureuse d'avoir été sélectionnée par le site Babelio lors de la dernière masse critique afin de recevoir, lire et chroniquer ce titre. Merci à eux pour leur confiance !
Merci à Loulou Robert pour les dédicaces et merci aux Éditions Julliard pour l'envoi de ce roman.
Lien : http://www.leslecturesdelily..
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MaminouG
  05 février 2017
Hope″ de Loulou Robert est sorti le 2 février 2017, je l'ai acheté ce même jour, l'ai commencé sur les escalators du centre commercial, continué dans le tram et terminé en apnée sur mon canapé.

Nous y retrouvons Bianca, le personnage du premier roman éponyme de l'auteur. Bianca a quitté la clinique psychiatrique dans laquelle elle avait été hospitalisée après une tentative de suicide. Elle commence une nouvelle vie, arrivée à New-york chez son père. Elle est inscrite au lycée français.

Elle va vivre de nombreuses aventures, étudier certes, aimer, fuguer, mais aussi découvrir le monde du mannequinat, ses contraintes et ses côtés sombres. Elle est belle, Bianca, elle est très belle et elle ne le sait pas, elle ne le croit pas. C'est à une véritable quête que nous assistons. Et, telle une héroïne de conte, elle va être confrontée à de multiples épreuves, empêchée par des méchants, des agents véreux, un photographe violeur, la rivalité entre filles et finalement la solitude. Mais elle va aussi rencontrer des alliés : Billy, le gardien de nuit, son oreille attentive, sa délicatesse et sa sensibilité et Andy, le chanteur à la moustache grise et son bon sens.

Toutes ces équipées, ce bouillonnement sont servis par l'écriture vive de Loulou Robert. Elle est cash, Loulou, et la langue de bois n'est pas son mode d'expression. Ses mots claquent, explosent, à la limite parfois de la grossièreté, ses phrases courtes percutent. Elle fait mouche à chaque coup, taillant dans le vif. Bianca n'est pas raciste, elle le dit, mais elle n'aime quand même pas les chinois trop bruyants qui crachent sur ses chaussures. Ses idées sont siennes, elle les martèle et les assume car il n'est pas question de se poser en victime. Bref, c'est à la vitesse d'un cheval au galop, de gré ou de force, que vous la suivez aux quatre coins de la Grosse Pomme, aussi agitée que ne l'est une vie adolescente.

Je ne trouve pas les mots justes pour dire combien j'ai aimé ce roman. Je l'ai d'autant plus aimé que je n'avais pas réussi à véritablement entrer en empathie avec la Bianca du premier. Je me demandais pourquoi, alors que déjà tous les ingrédients étaient là, de sa personnalité à l'écriture de l'auteur. Mais j'avais peur, peur de souffrir, de pleurer car cette Bianca là c'était la petite-fille que je n'ai pas et je ne pouvais que tenir à distance ses tourments. Mais ″Hope″ quand même, c'est l'espoir, la vie, l'envie… une véritable tornade, une bourrasque, et j'ai été emportée… par ce roman véritablement prenant.
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SophieLesBasBleus
  26 février 2018
A sa sortie des Primevères, l'unité psychiatrique pour adolescents où elle a passé plusieurs mois, Bianca est partie rejoindre son père à New-York en espérant que sa tristesse de vivre se dissiperait dans un environnement inconnu. En espérant aussi trouver un père attentif et disponible. Mais où qu'on aille la douleur intérieure nous accompagne toujours. New-York la happe, la bouscule, l'attire et l'ennuie, la stimule et la repousse, l'enveloppe et l'isole. Perméable à toutes les émotions, à toutes les rencontres, la jeune fille découvre l'univers féroce du mannequinat. Entre mal-être et soif absolue de vie, Bianca se fraye crânement un chemin parmi les autres, parfois à l'envers des autres, parfois à l'encontre des autres, jusqu'à ce qu'il l'emmène à a rencontre des autres mais surtout d'elle-même.
Dans ce second roman de Loulou Robert, j'ai retrouvé avec plaisir l'irréductible énergie de l'écriture. Sauvage, brute et parfois brutale, celle-ci nous embarque à la suite de l'héroïne dans un rythme qui pulse la vie par toutes ses nervures. Roman d'apprentissage, roman d'un consentement à la vie sans céder à une adhésion béate, "Hope" m'a émue par son urgence à dire et par l'impression de vitalité qu'il diffuse. Une vitalité porteuse d'espérance.
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MelanieD
  08 février 2017
Fraîchement débarquée aux États-Unis, Bianca vit désormais avec son père, à New-York, là où tout semble possible. Encore fragile, malgré sa promesse faite d'avancer, la jeune femme évolue au gré des rencontres qu'elle fait, parmi lesquelles un séduisant professeur de littérature, un agent de mannequins peu scrupuleux et un photographe de mode tout aussi reconnu que vicieux… Au coeur d'une ville qui ne dort jamais, elle tente de trouver sa place. Repérée pour sa beauté « sauvage », Bianca fait également son entrée dans l'univers du mannequinat. Mais derrière les strass et les paillettes se cache souvent une vérité beaucoup moins reluisante…

« Hope ». Espoir. L'espoir comme moteur, du début à la fin. Des espoirs déçus, des désillusions même. Mais aussi l'espoir d'une vie meilleure. Tout au long de ce roman, le lecteur, placé en position de confident, voit la jeune femme grandir, bouillonner intérieurement, mais aussi souffrir, et surtout espérer. Hope est un roman aux allures de récit initiatique, tout comme l'est Bianca, le premier roman de Loulou Robert. C'est une forme d'écriture qui, selon moi, nous permet de s'attacher sincèrement au personnage que l'on voit grandir, évoluer après avoir traversé certaines épreuves et certains obstacles imposés par la vie…

A l'image de la personnalité de la jeune femme, les mots sont francs, vifs, percutants. Ils interpellent le lecteur, le plonge dans la réalité de la vie, mais aussi dans la réalité de la ville. D'ailleurs, le contraste est parfois saisissant ; le beau et le laid, sous toutes leurs formes, semblent sans cesse se côtoyer. le rythme du roman est entraînant. On file, aux côtés de Bianca. Sans faux-semblants, sans langue de bois. Particulièrement lorsqu'il s'agit d'évoquer le monde du mannequinat, et d'aller bien au-delà des apparences. Rivalités, coups bas, hypocrisie… Pour rappel, Loulou Robert est elle-même mannequin. le doute est donc peu permis quand à la véracité des éléments qui nous sont livrés.

Une nouvelle fois, j'ai été touchée, saisie par le personnage de Bianca. Pas facile pour moi de lâcher ce roman et même de vous en parler. Et pour tout vous dire, j'attends secrètement de retrouver la jeune femme dans une prochaine histoire… Affaire à suivre, j'espère !
Lien : http://lismoisituveux.com/ho..
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