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Critiques sur Le Maître des illusions (293)
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zabeth55
  29 janvier 2015
Un bon pavé de 700 pages que j'ai trouvé assez long.
Le héros, de condition modeste se retrouve à l'université où il rejoint un groupe de cinq étudiants en grec issus de milieux aisés.
Alcool, drogue, pratiques étranges….et crime.
Oui, c'est long. Et tout en me disant que ça aurait gagné à être plus court, en même temps, je ne vois pas ce qu'il aurait fallu supprimer.
L'évolution des relations est fort bien décrite.
Et il faut reconnaître un certain talent à l'auteur qui a commencé ce livre lors de sa première année d'université, c'est à dire très jeune.
Mais, j'étais contente de l'avoir terminé pour passer à autre chose.
Ce genre de roman peut certainement séduire de plus jeunes lecteurs que moi.
J'ai dans ma PAL « le chardonneret », et je vais attendre un peu avant de m'y attaquer.
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tousleslivres
  29 mars 2014
Richard Paper, 28 ans, Californien de naissance à grandi à Plano, un petit village du nord de la Silicone Vallée, il est fils unique. Un père méchant, une maison laide, une mère qui ne fait pas attention à lui, des vêtements nuls, des cheveux trop courts, personne ne l'aime à l'école, ça c'est sa jeunesse. Aujourd'hui il est à l'Université de Hampden dans le Vermont. Fondée en 1895, elle accueil 500 étudiants maximum.
Richard va assez vite se faire des amis, parmi eux :
Henry, toujours dans les nuages, étudie Platon le sanscrit et le copte. Il connaît 7ou 8 langues.
Francis, homosexuel notoire, mais il n'affiche pas ses meurs.
Pour garder ses amis et surtout pour être à leur niveau, voir même au dessus, Richard cache sa vie familiale dans cette école pour riche. Il ne veut pas avouer que son père est pompiste et que sa famille n'a pas un sous. Alors il c'est inventé une vie...

Un soir, lors d'une soirée pendant laquelle ses amis cherchent à atteindre un certain degré de spiritisme, un meurtre est commis, un accident qui aurait tout à fait pu s'expliquer. Les jeunes ont abandonné d'homme dans la foret. Il sera retrouvé peur de temps après. Meurtre non élucidé...
Le groupe d'amis ne s'en formalise pas plus que ça, sauf Bunny qui n'arrive pas à relativiser. le reste du groupe s'inquiète pour lui et ils ont peur qu'il parle trop !!! Il va alors s'en suivre toute une étude pour éliminer Bunny. Pour éliminer la source de leur soucis potentiel...

Un début qui démarre qu'après plus de 100 pages et une fin très très longue qui ne mène pas le lecteur là où il pense aller. Si non un milieu que j'ai vraiment aimé, je pensais même qu'après la première partie passée, j'aurais droit à un coup de coeur... mais il y a vraiment trop de longueurs, pas assez d'action ou de suspens. J'en ressorts assez déçue. Pourtant j'avais mis beaucoup d'espoir sur ce livre !!!

Une 4ème de couverture qui en dit trop et qui ne correspond pas totalement au contenu... j'ai eu le sentiment quelque part de m'être fait avoir sur la marchandise. Au fil de ma lecture, je me disais « il est super ce livre » et au fil des pages ma lecture c'est ralentie et j'ai commencé à être déçue...
Dommage, je suis passée totalement à coté !!!
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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solpoin
  06 juillet 2012
Livre parfait! D'un réalisme sombre il nous plonge, aux limites de la folie, dans l'univers d'une bande de jeunes étudiants désabusés et sans réelle conscience du bien et du mal. Un livre superbe qui nous met face à nos propres faiblesses: et nous? Comment réagirions nous dans une telle situation? Serions nous meilleurs qu'eux?
Une fin superbe et émouvante, un grand roman d'une grande auteure à lire absolument!!
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MissSherlock
  27 mars 2017
J'avais lu le Maître des illusions il y a une vingtaine d'années, j'avais adoré. La semaine dernière, j'ai relu ce roman devenu culte et j'ai encore une fois adoré. Je pense même avoir pris encore plus de plaisir cette fois-ci car j'apprécie davantage les romans à l'action lente que lorsque j'étais ado.

Parce qu'on ne peut pas dire qu'il y ait beaucoup d'action, surtout dans le premier tiers. Pourtant, l'histoire est captivante. L'intrigue en elle-même n'a rien d'extraordinaire mais le style de l'auteur et l'ambiance rendent le bouquin addictif - du moins de mon point de vue.

L'intérêt vient aussi (surtout) des personnages dont la psychologie est hyper fouillée. Ces jeunes sont tout à la fois exécrables et touchants, brillants et stupides, arrogants et effrayés. J'avais autant envie de leur coller des baffes que de les voir s'en tirer (parfois, je n'ai aucune morale).

Au final, l'auteur signe un thriller psychologique très réussi qui vieillit bien.
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peneloppe277
  18 septembre 2019
Il est difficile de trouver des mots pour rendre avec justesse la puissance et la profondeur de ce roman qui vous glace le sang aussi sûrement que la neige hivernale du Vermont. L'auteur, avec intelligence et talent, emmène le lecteur, non pas dans un quelconque thriller ésotérique, mais dans une vraie grande histoire au plus près de ses protagonistes.
Et c'est ce qu'il y a de plus tétanisant dans l'affaire : il est difficile de ne pas ressentir une forme d'empathie pour eux malgré leurs exactions et on espère qu'ils échapperont à ce qui serait pourtant leur juste châtiment.
La preuve que quand le talent écrit, il n'est pas besoin d'aller chercher les complots les plus tortueux pour rendre un roman passionnant mais qu'une intrigue, somme toute basique, peu être d'une grande richesse avec de bons personnages aussi bien dessinés.
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Neneve
  04 janvier 2017
J'ai enfin terminé ce pavé de 706 pages ! Pas que je n'ai pas aimé ma lecture, mais disons qu'arrivé vers la fin, l'histoire ne me portait plus vraiment. Ce qui semblait être, au départ, une intrigue que j'allais adorer, avec des éléments que je trouvais vraiment intéressant : langues anciennes, soupçon de magie, meurtre, confrérie s'est transformé quelque peu en quelque chose que j'ai trouvé plutôt lourd.
A trop vouloir écrire un bouquin au nombre de pages considérable, on tue l'histoire.
Pour ma part, j'ai trouvé des longueurs à ce roman. Beaucoup de descriptions qui ne servaient pas à l'intrigue, un rythme très lent à quelques moments et une certaine naïveté au personnage principal me laisse plutôt mitigé sur ce bouquin.
C'est bon, certes, Tartt écrit bien et la traduction est sans reproche, mais bon, en ce qui me concerne, ce livre aurait gagné en intensité s'il avait été un peu plus court. C'est mon humble avis sur la question… à vous de le lire (vous passerez un bon moment quand même) pour vous faire votre propre idée sur la question. :)
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mfrance
  13 janvier 2016
Avant de me lancer dans la relation de ce billet, j'ai parcouru rapidement les critiques déposées par les 141 babéliotes qui ont pris la peine de donner leur avis sur le premier ouvrage de Donna Tartt, ouvrage commencé lors de sa dix-neuvième année et dont la rédaction lui a pris dix ans.
J'en suis restée ébahie et vivement amusée. A croire que ces 141 personnes n'ont pas lu le même livre ! tant les avis divergent et, ce, d'une manière vraiment radicale. Ce qui est excellent me direz-vous ! bien entendu. Si tout le monde partageait le même avis sur tout, diable, quel ennui !
Cependant, j'ai été estomaquée par la comparaison entre Donna Tartt et Bret Easton Ellis ! A par le fait qu'ils ont fréquenté le même établissement au même moment et qu'ils étaient amis, où est le rapport ? quant à moi, je n'en vois aucun. Autant BEE "fait" dans le phénomène de mode en jouant sur la trilogie "alcool, sexe, et drogue" dans le genre tonitruant, trio gagnant pour toute littérature qui se veut à la page ! autant Donna Tartt, quant à elle, joue dans un registre fondamentalement différent, où tout est suggéré, feutré et fait preuve d'une remarquable maîtrise dans ce délicat exercice !
Cinq jeunes gens, dont quatre particulièrement brillants, surtout Henry, autour duquel les autres gravitent, amateurs de grec ancien, tous plus ou moins délaissés par leur famille, étudient dans une université de Nouvelle Angleterre. le cinquième Bunny, un parasite, qui vit aux crochets de Henry, plutôt sympathique au début, en tout cas d'une approche beaucoup plus aisée, se révèle rapidement passablement odieux, par un comportement sournois et immature qui a le don de rebuter toute sympathie !
Un sixième, le narrateur, se joint à eux.
Quelle façon délicate et policée d'amener ses personnages, cultivés et intelligents à commettre l'irréparable, d'abord un meurtre sauvage, mais parfaitement accidentel, lors d'une orgie, qui se veut "imitation" ou "reproduction" des bacchanales de l'antiquité. Car ces quatre jeunes gens restent avant tout des adolescents avides d'expériences nouvelles, sans aucunement prendre conscience du danger auquel ils vont se frotter ! Ce qu'ils veulent tout simplement et avec peut-être beaucoup de naïveté pour certains d'entre eux, c'est restituer dans le monde d'aujourd'hui une expérience initiatique liée aux mystères de la Grèce Antique !

Cet accident va "déranger" les quatre protagonistes de "l'expérience" mais pas suffisamment pour qu'ils ressentent la moindre culpabilité ! oh que non !
Et c'est là où le bât blesse ! Inconscients, murés dans un égoïsme forcené, exclusivement animés par le désir d'échapper à toute responsabilité, dont d'ailleurs ils n'ont pas conscience ou ne veulent pas prendre conscience - Rien n'est leur faute ! - ils prennent la décision de se débarrasser de leur copain Bunny, le cinquième de la bande, qui ignorait tout de l'expérience mais qui va deviner à peu près ce qui a pu se produire.
Les quatre jeunes gens n'hésiteront pas un instant ! Avec une totale insensibilité, une parfaite monstruosité, une absence complète de scrupule, ils vont programmer l'assassinat de leur ami !
Il ferait beau voir, enfin, que les révélations de Bunny puissent gâcher leur avenir !!!!
Le talent de Donna Tartt devient alors éclatant de maîtrise....
Je n'en dirai pas davantage ! mais que ceux qui attendent un polar aillent voir ailleurs.
Il est tout simplement époustouflant que cette très jeune femme soit capable de sonder ainsi les noirceurs de l'âme humaine !
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macha33
  16 septembre 2014
Pour moi ce livre est génial!! Non pas que le sujet soit très original ou que l'écriture soit fantastique mais j'ai totalement adhéré à cette histoire.
Déjà j'adore cette façon d'écrire à l'américaine à la Bret Easton Ellis, je trouve que lorsque les américains écrivent on se sent transporté chez eux tant ils savent bien nous dépendre le paysage et le portrait des gens, les habitudes de tel ou tel endroit. Il y une plume qu'on reconnait à ce côté descriptif bref mais précis qui nous familiarise tout de suite avec les personnages et avec l'histoire et surtout qui en un clin d'oeil nous amène aux Etats-Unis dans ce cas là dans le Vermont.
Les écrivains français ne savent pas en faire autant, d'ailleurs de nombreux livres ne se passent pas en France tant ils ont peine à donner une impression d'ensemble de leur pays des coutumes et des lieux.
En ça l'auteur m'a plu.

Ensuite ce qui relève du génie c'est de nous servir sur un plateau un lot de personnages froids, distants dont on ne se sent aucune affinité mêlés dans une histoire dont on sait déjà l'essentiel dès les premières pages: la mort de Bunny.
Alors ça aurait pu être d'un ennui sans nom tout en longueur et descriptif mais non le génie de l'auteur c'est de nous dépeindre tant de travers, de petites habitudes vicieuse des personnages qu'on fini par s'y attacher et à les aimer par leurs défauts et leurs déchéances.
Ils deviennent soudain poignant dans toute l'horreur qu'ils se contraignent à vivre, dans toute cette histoire et stratégie malsaine.
Henry n'est jamais aussi attachant que lors de ses préparatifs pour faire un meurtre, charles dans son alcoolisme le plus profond, Bunny dans sa bêtise et sa simplicité, Françis dans son hypocondrie et son angoisse permanente, Camilla dans ses aléas sexo-amoureux.
Finalement l'histoire n' a plus grande importance car on l'a connait mais les personnages ont peu à peu pris une ampleur énorme dans notre quotidien et j'ai été quasiment affligée de les quitter et de ne plus passer mes journées à leur côté, malgré leur perversité, leurs plans malsains et leur côté décalé du monde moderne ils m'ont tous énormément plu peut ^etre justement parce qu'ils m'ont dérangés et que je les ai parfois trouvés inhumains et cruels mais comme le narrateur j'ai eu extrêmement du mal à me dégager de chacun d'eux et de leur préoccupations.
Et en cela l'auteur est très forte, oui c'est vrai il y a quelques longueurs, quelques passages pas forcément très utiles mais c'est tellement bon comme lecture, on s'y emmêle et on patauge dans cette histoire sans ne plus savoir qui est le plus à blâmer qui est le pire des personnages et finalement on les aime tous pour ce qu'ils sont.

Bravo pour cette histoire.
Je vais tenter le deuxième de la même auteur pour voir si ce livre était une exception où si cette dernière est vraiment douée.
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LeoLabs
  23 septembre 2020
Je me suis ennuyé ferme. Qu'est-ce que c'était long et laborieux, d'autant plus que je l'ai lu en VO. le roman est dense et pourtant vide, ou plutôt replet de futilités. Les protagonistes sont bien fouillés mais pas du tout attachants. L'action et le suspens sont inexistants. On sait déjà absolument tout dès le début. Très déçu, mais tout de même satisfait d'avoir été au bout.

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Perlaa
  30 avril 2020
Comment ai-je pu négliger la lecture de ce roman dormant silencieusement dans ma bibliothèque depuis plusieurs années ? Vive le confinement qui nous oblige à nous tourner vers nos fonds personnels largement inexploités.
Confinés mais emportés sur le vaste campus de Hampden dans le champêtre Vermont.
Richard Papen, le narrateur, a fui la Californie et un milieu familial et social toxique. Indécis, passablement mou, il décide de postuler pour un cursus de langue et littérature grecques à l'autre bout du pays.
Il parvient non sans mal à intégrer le très select club des cinq. Cinq étudiants WASP cornaqués par un professeur élitiste et mystérieux.
Boursier et désargenté Richard ressent son déclassement. L'amour de la discipline et l'hystérie dionysiaque envoyée par les dieux grecs et l'enseignant soude le groupe .« La mort est mère de la beauté » « La beauté c'est la terreur ». le gourou règne sur ses étudiants intelligents et baignant dans l'irrationnel.
L'histoire qui suit est juste la mise en oeuvre de ces concepts : beuveries, nuits blanches, discussions, curiosité, vie hédoniste et... meurtres. En dehors des deux meurtres occupant peu de pages on passe beaucoup de temps en allées et venues alcoolisées chez les uns et les autres et en gueules de bois. La trame du roman est simple mais on est accro.
Richard, le maillon faible, observe. Grâce à sa discrétion et pas mal de finesse, il finit par être accepté. Pourtant il demeure longtemps extérieur, intrigué par l'étrangeté de chacun, ce quelque chose d'indéfinissable qui lui échappe. Son regard horrifié et sa capacité de médiateur et d'analyse donnent aux pages de ce roman toute sa consistance..
Cocktail réussi de ce roman de campus à la frontière du thriller, du roman d'apprentissage et du roman psychologique.
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