ISBN : 2253051209
Éditeur : Le Livre de Poche (1989)


Note moyenne : 4.09/5 (sur 139 notes) Ajouter à mes livres
Samarcande, c'est la Perse d'Omar Khayyam, poète du vin, libre-penseur, astronome de génie, mais aussi celle de Hassan Sabbah, fondateur de l'ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l'Histoire. Samarcande, c'est l'Orient du XIXe siècle et du début du XXe, le... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par comtesseoboulof, le 24 mars 2012

    comtesseoboulof
    Je viens de relire le merveilleux roman d'Amin Maalouf « Samarcande »  écrit en 1988, grâce à Soleil23 qui l'a dans ses livres préférés. Je n'ai pas été déçu et je l'ai même sûrement mieux apprécié. Autour des Robaiyat d'Omar Khayyam, l'auteur nous raconte deux histoires celle du poète, Omar, fils d'Ibrahim de Nichapour, génie de La Perse, prince des philosophes (1048-1131) et les évènements qui ont conduits les Persans au début du XXème à se battre pour avoir une Constitution.
    Ayant lu Alamut de Vladimir Bartol l‘année dernière, j'ai retrouvé avec intérêt le destin croisé du poète, homme de science , aimant la vie , émerveillée de ses splendeurs, et celui d'Hassan Sabbah, l'effroyable chef de l'ordre des Assassins, qui fit du rocher d'Alamout ou Alamut , le siège de son pouvoir de terreur.
    Entre Intrigues de cour et de pouvoir, Amin Maalouf nous fait voyager dans cet Orient en nous en rappelant l'histoire lointaine ou presque contemporaine quand la Perse, irritée de l'emprise exercée par la Russie du Tsar, ou des européens, cherche à retrouver sa fierté et sa liberté.
    Je ne peux que vous encourager à découvrir ce roman qui vous enrichit de culture sur ce pays troublant et troublé appelé aujourd'hui Iran.
    Est-ce la pauvreté qui m'a conduit vers toi ?
    Nul n'est pauvre s'il sait garder ses désirs simples.
    Je n'attends rien de toi, sinon d'être honoré,
    Si tu sais honorer un homme droit et libre.
    Omar Khayyam
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    • Livres 3.00/5
    Par akialam, le 23 juillet 2008

    akialam
    Un livre sur l'ivresse de l'Orient, à la fois fascinant et dangereux, si mystérieux. Je dois avouer que j'ai mis un certain temps avant de vraiment "accrocher", et que la deuxième partie du roman m'a davantage plu que tout la partie sur Khayyam... qui est pourtant indispensable pour comprendre tout le reste. Un livre qui a l'air extrêmement bien renseigné historiquement (une impression tout du moins, n'ayant pour ma part aucune espèce de notion historique sur ces époques) tant la foule de détails historiques est précise. Sinon, il s'agit dans l'ensemble d'un livre que j'ai plutôt apprécié, s'équilibrant entre la première partie davantage paisible, et la deuxième plus aventureuse. D'ailleurs, j'ai découvert dans le fond de la bibliothèque familiale un recueil de Quatrains de Omar Khayyam que je me suis empressée de placer dans ma PAL...pour une prochaine fois !
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    • Livres 5.00/5
    Par frankgth, le 31 août 2011

    frankgth
    Un roman comme je les adore, une histoire sublime qui en plus nous apprend l'Histoire, qui elle est souvent beaucoup plus sombre. Ici c'est d'abord l'Orient du XIème siècle avant celui du XIXème, et plus particulièrement la Perse, avec sa poésie, son fanatisme et ses luttes de pouvoir, le tout servi par une plume superbe qui nous fait baigner dans cet univers envoutant.

    Lien : http://www.amazon.fr/review/RGQEVOFPLK6AB/ref=cm_cr_rdp_perm
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    • Livres 5.00/5
    Par soleil23, le 08 février 2012

    soleil23
    Lu depuis longtemps (15 ans) j'en garde un souvenir de delicieux moments de lecture ! Ce roman se lit comme une poesie en savourant chaque phrase !
    Samarcande m'a fait decouvrir un ecrivain que je trouve genial de par son ecriture ''chaude'' comme le sable du desert et son style poetique comme les contes feeriques des mille et une nuits.
    Un recit passionnant !
    A lire absolument !!!!!!!!!
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    • Livres 3.00/5
    Par m75000, le 20 février 2012

    m75000
    de tous les livres de Maalouf , c'est celui qui m'a fait le plus partir à l'aventure intérieure.l'écriture est simple précise et non dénuée d'humour et faire la connaissance de Kahhyam , pour un amateur d'histoire et de vin fût vraiment un moment agréable.
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 04 septembre 2011

    « Trois amis étaient en promenade sur les hauts plateaux de Perse. Surgit une panthère, toute la férocité du monde était en elle. La panthère observa longuement les trois hommes puis courut vers eux. Le premier était le plus âgé, le plus riche, le plus puissant. Il cria : « Je suis le maître de ces lieux, jamais je ne permettrai à une bête de ravager les terres qui m’appartiennent » il était accompagné de deux chiens de chasse. Il les lâcha sur la panthère, ils purent la mordre, mais elle n’en devient que plus vigoureuse, les assomma, bondit sur leur maître et lui déchira les entrailles. Tel fut le lot de Nizam-el-Molk. Le deuxième se dit : « Je suis un homme de savoir, chacun m’honore et me respecte, pourquoi laisserai-je mon sort se décider entre chiens et panthère ? » il tourna le dos et s’enfuit sans attendre l’issue de combat. Depuis, il a erré de grotte en grotte, de cabane en cabane, persuadé que le fauve était constamment à ses trousses. Tel fit le lot d’Omar Khayyam. Le troisième était homme de croyance. Il s’avança vers la panthère les paumes ouvertes, le regard dominateur, la bouche éloquente. « Soit la bienvenue en ces terres, lui dit-il. Mes compagnons étaient plus riches que moi, tu les as dépouillés, ils étaient plus fiers, tu les as rabaissés. » la bête écoutait, séduite, domptée. Il prit l’ascendant sur elle, il réussit à l’apprivoiser. Depuis, aucune panthère n’ose s’approcher de lui, et les hommes se tiennent à distante. » Quand survient le temps des bouleversements, nul ne peut arrêter son cours, nul ne peut le fuir, quelques-uns parviennent à s’en servir. Mieux que quiconque, Hassan Sabbah a su apprivoiser la férocité du monde. Tout autour de lui, il a semé la peur ; pour se ménager, dans son réduit d’Alamout, un minuscule espace de quiétude. »
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  • Par soleil23, le 08 février 2012

    Considérons les Anciens, les Grecs, les Indiens, les musulmans qui m'ont précédé, ils ont écrit abondamment dans toutes ces disciplines. Si je répète ce qu'ils ont dit, mon travail est superflu ; si je les contredis, comme je suis constamment tenté de le faire, d'autres viendront après moi pour me contredire. Que restera-t-il demain des écrits des savants ? Seulement le mal qu'ils ont dit de ceux qui les ont précédés. On se souvient de ce qu'ils ont détruit dans la théorie des autres, mais ce qu'ils échafaudent eux-mêmes sera immanquablement détruit, ridiculisé même par ceux qui viendront après. Telle est la loi de la science ; la poésie ne connaît pas pareille loi, elle ne nie jamais ce qui l'a précédée et n'est jamais niée par ce qui la suit, elle traverse les siècles en toute quiétude. C'est pour cela que j'écris mes robaïyat. Sais-tu ce qui me fascine dans les sciences ? C'est que j'y trouve la poésie suprême : dans les mathématiques, le grisant vertige des nombres ; avec l'astronomie, l'énigmatique murmure de l'univers. Mais de grâce, qu'on ne me parle pas de vérité !
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  • Par Philou, le 08 février 2012

    Omar est le prénom du deuxième successeur du Prophète Mahomet, le calife Omar, abhorré par les Chiites puisqu'il fut un tenace rival de leur père fondateur, Ali. Si, pour l'heure (vers l'an mille), la population de la Perse est en grande majorité sunnite, le chiisme y représente déjà quelques îlots, notamment les villes-oasis de Kom et de Kashan où d'étranges traditions se sont perpétuées. Chaque année, on célèbre par un carnaval burlesque l'anniversaire du meurtre du calife Omar. A cet effet, les femmes se fardent, préparent des sucreries et des pistaches grillées, les enfants se postent sur les terrasses et déversent des trombes d'eau sur les passants en criant joyeusement : "Dieu maudisse Omar !"

    On fabrique un mannequin à l'effigie du calife portant à la main un chapelet de crottes enfilées, qu'on promène dans certains quartiers en chantant : "Depuis que ton nom est Omar, tu as ta place en enfer, toi le chef des scélérats, toi l'infâme usurpateur !" Les cordonniers de Kom et de Kashan ont pris l'habitude d'écrire "Omar" sur les semelles qu'ils fabriquent, les muletiers donnent son nom à leurs bêtes, se plaisant à le prononcer à chaque bastonnade, et les chasseurs, quand il ne leur reste plus qu'une seule flèche, murmurent en la décochant : "Celle-ci est pour le coeur d'Omar !"

    pages 67-68
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  • Par Philou, le 12 février 2012

    Il ne suffit pas de tuer nos ennemis, leur enseigne Hassan, nous ne sommes pas des meurtriers mais des exécuteurs, nous devons agir en public, pour l'exemple. Nous tuons un homme, nous en terrorisons cent mille. Cependant, il ne suffit pas d'exécuter et de terroriser, il faut savoir aussi mourir, car si en tuant nous décourageons nos ennemis d'entreprendre quoi que ce soit contre nous, en mourant de la façon la plus courageuse nous forçons l'admiration de la foule. Et de cette foule des hommes sortiront pour se joindre à nous. Mourir est plus important que tuer. Nous tuons pour nous défendre, nous mourons pour convertir, pour conquérir. Conquérir est un but, se défendre n'est qu'un moyen.

    Hassan ibn al-Sabbah

    pages 122-123
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  • Par Philou, le 24 février 2012

    On dit qu'un roi à moitié fou avait condamné Nollah Nasruddine à mort pour avoir volé un âne. Au moment où on va le conduire au supplice, Nasruddine s'écrie : "Cette bête est en réalité mon frère, un magicien lui a donné cette apparence, mais si on me la confiait pendant un an je lui réapprendrais à parler comme vous et moi !"

    Intrigué, le monarque fait répéter à l'accusé sa promesse, avant de décréter : "'Fort bien ! Mais si dans un an, jour pour jour, l'âne ne parle pas, tu seras exécuté." A sa sortie, Nasruddine est interpellé par sa femme : "Comment peux-tu promettre une chose pareille ? Tu sais bien que cet âne ne parlera pas.
    - Bien sûr que je le sais, répond Nasruddine, mais d'ici un an le roi peut mourir, l'âne peut mourir, ou bien moi je peux mourir."

    Page 303
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Le Périple de Baldassare - bande annonce .
1665. Baldassare Embriaco, Génois d'Orient, négociant en livres et curiosités, se voit un jour offrir, en remerciement d'un service, un livre mythique : le Centième Nom, ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu et détiendrait de ce fait le pouvoir d'apporter le salut au monde. Mais Baldassare, maladroit, laisse presque aussitôt l'ouvrage lui échapper. Ne vient-il pas de commettre une erreur fatale, alors que les sombres prémonitions qui préludent à l'année qui s'annonce -- 1666, l'année maudite, l'année de la Bête --, sont dans tous les esprits ? Alarmé, Baldassare part sur les routes vers Tripoli, afin d'essayer de retrouver l'ouvrage... le premier volume d'une trilogie, séduisante adaptation d'un roman d'Amin Maalouf.








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