Ce livre entend montrer la signification de l'art dans l'Europe du Moyen Age et les relations qui le lient à l'ensemble de la société et de la culture. De la création artistique médiévale, presque seuls les chefs-d'oeuvre ont survécu. Leur raffinement surplombait alors ... > voir plus
Par Piling, le 26 août 2008
Première phrase du livre
incipit :
Imaginons. C'est ce que sont toujours obligés de faire les historiens. Leur rôle est de recueillir des vestiges, les traces laissées par les hommes du passé, d'établir, de critiquer scrupuleusement un témoignage. Mais ces traces, celles surtout qu'ont laissé les pauvres, le quotidien de la vie, sont légères, discontinues. Pour des temps très lointains comme ceux dont il est question ici, elles sont rarissimes. Sur elles, une armature peut être bâtie, mais très frêle. Entre ces quelques étais demeure béante l'incertitude. L'Europe de l'an mil, il nous faut donc l'imaginer.
Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine à l'abbaye de Bohéries en Picardie, Jacques Bonnaffé lit un texte de l'historien Georges Duby sur la vie des moines cisterciens. Marie Eberlé est au violoncelle, les images sont de Stéphane Mazot et Michel Vandestien (septembre 2009), en fond sonore les moines de l'Abbaye de Cîteaux chantent le Rorate, une liturgie grégorienne du temps de l'Avant. Le texte de Georges Duby est extrait de "L'art cistercien" Ed Flammarion