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Michael K, sa vie, son temps de
J. M. Coetzee
« Les nuits passée parmi les mourants dans les couloirs de l’hôpital Somerset lui avaient fait comprendre à quel point le monde pouvait être insensible au sort d’une vieille femme atteinte d’une maladie dégradante, en temps de guerre. Incapable de travailler, elle voyait bien qu’entre elle et le caniveau il n’y avait que la bienveillance précaire des Buhrmann, le sens du devoir d’un fils à l’esprit lent, et en dernier secours les économies qu’elle concernait sous son lit. »
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Disgrâce de
J. M. Coetzee
Il y a des risques à posséder quoi que ce soit : une voiture, une paire de chaussures, un paquet de cigarettes. Il n'y en a pas assez pour tout le monde, pas assez de chaussures, pas assez de voitures, pas assez de cigarettes. Trop de gens, pas assez de choses. Et ce qu'il y a doit circuler pour que tout un chacun ait l'occasion de connaître le bonheur le temps d'une journée. C'est la théorie. Tiens-t'en à la théorie et à ce qu'elle a de réconfortant. Il ne s'agit pas de méchanceté humaine, mais d'un grand système de circulation des biens, avec lequel la pitié et la terreur n'ont rien à voir.
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Disgrâce de
J. M. Coetzee
C'est une affaire de tempérament. Il est trop vieux, il ne va pas changer : le tempérament à son âge est bien établi, solidement figé. D'abord le crâne, ensuite le tempérament : les deux parties du corps les plus dures.
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Par Outis, le 15/06/2008
Vers l'âge d'homme de
J. M. Coetzee
Il y a une autre façon, plus brutale, de dire la même chose. En fait il y a mille autres façons : il pourrait passer le reste de sa vie à en faire la liste. Mais la façon la plus brutale est de dire qu’il a peur : peur d’écrire, peur des femmes.
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Par Outis, le 15/06/2008
En attendant les barbares de
J. M. Coetzee
Hier soir, je suis monté jusqu’à la chambre, mais la porte était fermée. J’ai fait comme si cela m’était égal. Elle a beaucoup d’amis, je n’ai pas cru que j’étais le seul... Mais qu’est-ce que je voulais ? Un endroit où dormir, c’est certain ; mais plus encore. Pourquoi nous le masquer ? Ce que les vieillards cherchent, nous le savons tous, c’est à recouvrer leur jeunesse dans les bras de jeunes femmes.
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Par Aela, le 14/03/2011
Disgrâce de
J. M. Coetzee
Il continue à enseigner parce que cela lui donne de quoi vivre; et aussi parce que c'est une leçon d'humilité, cela lui fait comprendre la place qui est la sienne dans le monde. Ce qu'il y a là d'ironique ne lui échappe pas: c'est celui qui enseigne qui apprend la plus âpre des leçons, alors que ceux qui sont là pour apprendre quelque chose n'apprennent rien du tout.
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Par Outis, le 15/06/2008
Vers l'âge d'homme de
J. M. Coetzee
Ce que nous appelons la beauté est simplement un pressentiment de la terreur, lui dit Rilke. Nous nous prosternons devant la beauté pour la remercier de dédaigner de nous détruire. Le détruiraient-elles s’il s’aventurait trop près, ces belles créatures venues d’autres mondes, ces anges, ou le trouveraient-elles trop insignifiant pour ça ?
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Par Outis, le 15/06/2008
Vers l'âge d'homme de
J. M. Coetzee
Cela le chagrine de voir combien le principe de réalité fonctionne bien, de voir que, sous l’aiguillon de la solitude, le garçon qui a de l’acné se contente de la fille qui a le cheveu terne et le mollet lourd, et tout un chacun, contre toute attente, finit par se trouver un ou une partenaire.
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Par Outis, le 18/09/2007
En attendant les barbares de
J. M. Coetzee
Quand j’étais jeune, l’odeur d’une femme suffisait à me stimuler ; il est évident que, maintenant, seules les plus suaves, les plus jeunes, les plus fraîches ont ce pouvoir. Un de ces jours, il me faudra des petits garçons.
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Par zazimuth, le 03/02/2011
J. M. Coetzee
Dans une société de maîtres et d'esclaves, personne n'est libre. Ni l'esclave, parce qu'il n'est pas son propre maître, ni le maître, parce qu'il ne peut se passer de l'esclave.