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Par Alice5, le 05/02/2012
Au coeur de ce pays de
J. M. Coetzee
La femme que je vois dans la glace et qui me regarde, coiffée d’un bonnet de nuit, cette femme qui est moi, dans un sens, dépérira ici, au cœur de ce pays, si elle ne trouve pas la portion d’événements indispensable à sa survie. Je n’ai pas envie de faire partie de cette catégorie de gens qui ne voient personne lorsqu’ils regardent une glace, qui ne projettent pas d’ombre lorsqu’ils marchent au soleil, cela dépend de moi.
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Par zorazur, le 01/02/2012
L'Âge de fer de
J. M. Coetzee
Et le jour où ils seront grands, croyez vous que la cruauté va les quitter ? Quelle espèce de parents deviendront-ils, eux à qui on a appris que le temps des parents était fini ? Peut-on recréer des parents une fois que la notion de parent a été détruite en nous ? Ils frappent un homme, à coups de pieds, à coups de poings, parce qu'il boit. Ils font flamber des gens et rient pendant qu'ils meurent brulés. Comment traiteront-ils leurs propres enfants ? De quel amour seront-ils capables ? Leurs coeurs se changent en pierre sous nos yeux et vous, que dites vous ? Vous dites : "Ce n'est pas mon enfant, c'est l'enfant de l'homme blanc, c'est le monstre produit par l'homme blanc". Est-ce tout ce que vous sa vez dire ? Allez vous mettre ce qu'ils sont au compte de l'homme blanc et tourner le dos ?
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Par zorazur, le 01/02/2012
L'Âge de fer de
J. M. Coetzee
Cela, c'est quelque chose qu'on en devrait jamais demander à un enfant : vous envelopper, vous réconforter, vous sauver. Le réconfort, l'amour, doivent s'écouler vers l'avant, et non vers l'arrière. C'est une règle, encore une règle de fer. Quand une vieille personne commence à quémander de l'amour. Comme si un parent essayait de se glisser dans le lit de son enfant : c'est contre nature.
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Disgrâce de
J. M. Coetzee
C'est une affaire de tempérament. Il est trop vieux, il ne va pas changer : le tempérament à son âge est bien établi, solidement figé. D'abord le crâne, ensuite le tempérament : les deux parties du corps les plus dures.
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Disgrâce de
J. M. Coetzee
Il y a des risques à posséder quoi que ce soit : une voiture, une paire de chaussures, un paquet de cigarettes. Il n'y en a pas assez pour tout le monde, pas assez de chaussures, pas assez de voitures, pas assez de cigarettes. Trop de gens, pas assez de choses. Et ce qu'il y a doit circuler pour que tout un chacun ait l'occasion de connaître le bonheur le temps d'une journée. C'est la théorie. Tiens-t'en à la théorie et à ce qu'elle a de réconfortant. Il ne s'agit pas de méchanceté humaine, mais d'un grand système de circulation des biens, avec lequel la pitié et la terreur n'ont rien à voir.
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Par Outis, le 15/06/2008
Vers l'âge d'homme de
J. M. Coetzee
Il y a une autre façon, plus brutale, de dire la même chose. En fait il y a mille autres façons : il pourrait passer le reste de sa vie à en faire la liste. Mais la façon la plus brutale est de dire qu’il a peur : peur d’écrire, peur des femmes.
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Par Outis, le 15/06/2008
En attendant les barbares de
J. M. Coetzee
Hier soir, je suis monté jusqu’à la chambre, mais la porte était fermée. J’ai fait comme si cela m’était égal. Elle a beaucoup d’amis, je n’ai pas cru que j’étais le seul... Mais qu’est-ce que je voulais ? Un endroit où dormir, c’est certain ; mais plus encore. Pourquoi nous le masquer ? Ce que les vieillards cherchent, nous le savons tous, c’est à recouvrer leur jeunesse dans les bras de jeunes femmes.
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Par Aela, le 14/03/2011
Disgrâce de
J. M. Coetzee
Il continue à enseigner parce que cela lui donne de quoi vivre; et aussi parce que c'est une leçon d'humilité, cela lui fait comprendre la place qui est la sienne dans le monde. Ce qu'il y a là d'ironique ne lui échappe pas: c'est celui qui enseigne qui apprend la plus âpre des leçons, alors que ceux qui sont là pour apprendre quelque chose n'apprennent rien du tout.
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Par Outis, le 15/06/2008
Vers l'âge d'homme de
J. M. Coetzee
Ce que nous appelons la beauté est simplement un pressentiment de la terreur, lui dit Rilke. Nous nous prosternons devant la beauté pour la remercier de dédaigner de nous détruire. Le détruiraient-elles s’il s’aventurait trop près, ces belles créatures venues d’autres mondes, ces anges, ou le trouveraient-elles trop insignifiant pour ça ?
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Waiting for the Barbarians de
J. M. Coetzee
How long can we observe torture without being shocked and trying to do something ? How long can we live in complicity ?