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> Catherine Lauga du Plessis (Traducteur)

ISBN : 2020562332
Éditeur : Editions du Seuil (2002)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 226 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
David Lurie est enseignant au Cap, en Afrique du Sud, passionné par les œuvres de Byron et de Wordsworth. Il a 52 ans, il est père et a deux fois divorcé. Dans son genre, c'est un Casanova. La question de sa vie sexuelle est facilement résolu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par petch, le 19 janvier 2013

    petch
    « du musst dein Leben ändern : il te faut changer de vie. Eh bien il est trop vieux pour entendre ce message, trop vieux pour changer ». Constat amer et désabusé vers la fin du roman de David Lurie face à sa déchéance sociale. Universitaire (blanc), amateur de femmes (jeunes). Mélanie, une de ses étudiantes, porte plainte suite à une relation consécutive à un harcèlement. Après avoir démissionné, Lurie est contraint de s'exiler loin du Cap. Il se rend chez sa fille Lucy, gérante d'une propriété agricole. Il constate alors impuissant la désolation de sa vie sur fond de mutation de la société sud-africaine, de violences urbaines et de ségrégation. Reste le Bancal (Driepoot en afrikaans), ce chien dont se prend d'affection David Lurie. Bancale comme sa vie.
    Relations Père/Fille, Citadins/Ruraux, Blancs/Noirs : plusieurs oppositions s'entrecroisent au fil de ce récit. J.M. Coetzee nous captive autour de ces conflits à différentes échelles en maîtrisant son récit par la cohérence et la précision de son style narratif. Un magnifique roman doublé d'un superbe témoignage à-propos des conséquences de la fin de l'Apartheid sur la population des riches fermiers blancs, devant faire face à la revanche violente des populations noires pauvres.
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    • Livres 5.00/5
    Par sylvaine, le 02 septembre 2012

    sylvaine
    Le personnage principal , David Lurie, 52 ans, divorcé, enseigne à l'Université au Cap.Il va se laisser entraîner à fréquenter une des étudiantes de son cours sur les poètes romantiques , il rêve d'ailleurs d'écrire un opéra sur Byron.Il va se retrouver broyé dans un gigantesque scandale.Jugé par ses pairs il sera condamné pour harcèlement sexuel et exclus de l'Université perdant ainsi tous ses droits à la retraite.
    Bref il est en Disgrâce
    Il part se réfugier chez Lucy sa fille, propriétaire d'une ferme non loin de Graham Storen dans le Cap oriental.
    Il aime sa fille mais beaucoup de choses les séparent, leur façon de voir l'évolution de ce pays, le changement des mentalités.Le blanc doit apprendre à respecter le noir.Le noir tire parfois, voir souvent sur le blanc.Lucy et son père vont avoir à subir l'agression de 3 hommes dont un jeune ,neveu d'un voisin.Petrus.
    Lucy veut rester sur place quitte à céder sa terre à Pétrus pour obtenir sa protection...
    L'écriture de Coetze pour limpide et facile qu'elle soit,dégage puissance et force.L'histoire , au début , pourrait se dérouler n'importe où, aucune indication ne nous permet de savoir qui est blanc qui est noir, seuls quelques détails le suggèrent.
    Ce texte m'a beaucoup touchée, beaucoup appris.L'Afrique du Sud y est décrite avec amour mais Coetze n'essaye an aucun cas d'enjoliver les situations
    Du temps a passé et ce texte est toujours aussi présent dans ma mémoire!!
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    • Livres 2.00/5
    Par sandrine57, le 23 décembre 2011

    sandrine57
    David Lurie, 52 ans, est professeur à l'université du Cap. Plutôt blasé, il enseigne sans réelle conviction et trouve son plaisir une fois par semaine dans les bras d'une prostituée. Mais quand la belle Soraya cesse ses activités, David s'intéresse de plus près à Mélanie Isaacs, une de ses étudiantes. S'ensuit une liaison plus ou moins consentie jusqu'au moment où la jeune fille dépose une plainte pour harcèlement. Sûr de son bon droit, David refuse de se défendre et préfère démissionner. Il quitte le Cap et part à la campagne rejoindre sa fille Linda qui vit dans une ferme où elle tient un chenil et cultive des légumes et des fleurs. Après quelques temps d'une cohabitation difficile le drame survient: trois jeunes noirs s'introduisent dans la maison, agressent David et violent Linda. Révolté, David réclame vengeance alors que Linda semble accepter les évènements avec résignation.
    Je sors de cette lecture avec un avis plus que mitigé. A priori l'histoire est intéressante même si le personnage principal est peu attachant, voire insupportable. Vieux Don Juan libidineux, il ne se remet pas en question, n'est même pas conscient du mal qu'il fait. le roman vaut surtout par le constat qu'il fait de l'après-apartheid. La société sud-africaine semble régie par la violence aussi bien dans les villes qu'à la campagne. David sait que les choses ont changé mais il n'a pas conscience de l'ampleur du problème. Les noirs, bien décidés à rattraper le temps perdu, réclament justice et vengeance et les blancs doivent abandonner leur position de dominant. C'est ce qu'a compris Linda qui accepte la nouvelle donne. Elle sait que pour survivre dans sa ferme elle doit se mettre sous la protection de son voisin noir et elle accepte ce nouvel ordre des choses. Quelque part, elle se sent coupable des erreurs du passé et son viol est pour elle un moyen de payer pour ces erreurs.
    Le problème, pour moi, est que j'ai eu du mal à adhérer au style de COETZEE. Trop de distance, pas de sentiments, c'est froid et impersonnel. J'ai donc lu le roman avec intérêt mais sans passion. Finalement, malgré une histoire et un contexte de choix, le roman n'a pas la puissance qui fait les grands livres et c'est bien dommage.
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    • Livres 4.00/5
    Par AquinER, le 30 janvier 2013

    AquinER
    David Lurie, professeur d'université, tombe en Disgrâce. En s'amourachant d'une étudiante, il finit par perdre son poste pour indiscipline, comprenez pour harcèlement sexuel. Il quitte la ville pour se réfugier chez sa fille à la campagne où un grave crime aura lieu.
    J.M. Coetzee, auteur sud-africain, a écrit un grand livre. Les axes de lecture sont riches et nombreux. On y trouve d'abord une Afrique du Sud post-apartheid où la tyrannie devient une véritable anarchie. L'auteur fait état d'une incommensurable fracture entre la ville et la campagne, entre les petits bourgeois et les paysans, l'homme et la femme, la raison et l'instinct, la victime et le criminel... Les thèmes de la parole, de la communication et du dialogue prennent une dimension très importante évoquant à la fois la volonté de se taire et l'impuissance des mots. Enfin, difficile de passer à côté de toutes les comparaisons entre les hommes et les animaux.
    Un très grand roman pas toujours facile à lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par bdelhausse, le 17 avril 2014

    bdelhausse
    Tout d'abord, le style... direct, franc, tout à fait objectif. Coetzee relate les faits. Il compte les coups. Il se borne à nous montrer à voir, à ressentir, à écouter...
    A écouter quoi? Les failles, les ruptures... Il y en a plusieurs. Conflit de génération entre un père et sa fille, par exemple. Ou conflit culturel dans un pays en pleine mutation, où les codes sont explosés.
    Coetzee nous montre un quinqua en perte de repères. Qui se préoccupe finalement davantage du vol de sa voiture que de la perte de son travail, car il est lié au viol de sa fille. Comme si retrouver sa voiture lavera sa fille...
    Ce roman est triste, mais pas nostalgique. Vu que Coetzee ne prend pas position, il n'est pas question de dire que c'était mieux avant... Et cette Disgrâce, c'est tout autant celle de ce prof qui ne peut se résoudre à vieillir, que celle de sa fille enceinte suite à un viol, ou celle de ses violeurs réduits à l'état de bêtes, celle de Bev Shaw qui euthanasie les chiens dans un pays où les gens meurent de faim, ou celle du veldt ou de pays tout entier. La seule étincelle d'espoir ou d'optimisme pourrait finalement être apportée par Petrus, personnage équivoque, ambigu, qui poursuit son rêve en s'accommodant des principes, de telle manière qu'ils ne l'entravent pas.
    S'il y avait une leçon, cela pourrait être celle-là: à quoi servent les principes s'ils nous empêchent de vivre?
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Citations et extraits

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  • Par bdelhausse, le 17 avril 2014

    Pour la première fois, il a un avant-goût de ce que ce sera d'être un vieillard, fatigué, une carcasse fourbue, sans espoirs, sans désirs, indifférent à l'avenir. Affalé sur une chaise en plastique dans les relents de plumes de poulets et de pommes pourrissantes, il sent son intérêt pour les choses de ce monde le quitter, goutte à goutte. (p.136)

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  • Par bdelhausse, le 17 avril 2014

    Est-ce qu'elle sait qu'elle lui a tapé dans l'oeil? C'est probable. Les femmes sentent cela d'instinct, elles sentent le poids des regards chargés de désir. (p.20)

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  • Par bdelhausse, le 17 avril 2014

    Suivre ce que dicte le tempérament. Ce n'est pas une philosophie, cela ne mérite pas un nom aussi noble. C'est une règle, comme la règle des bénédictins. (p.9)

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  • Par bdelhausse, le 17 avril 2014

    Le soir tombe. Ils n'ont pas faim, mais ils se mettent à table. Manger est un rite et les rites rendent les choses plus faciles. (p.141)

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  • Par ignatus-reilly, le 04 août 2010

    Il y a des risques à posséder quoi que ce soit : une voiture, une paire de chaussures, un paquet de cigarettes. Il n'y en a pas assez pour tout le monde, pas assez de chaussures, pas assez de voitures, pas assez de cigarettes. Trop de gens, pas assez de choses. Et ce qu'il y a doit circuler pour que tout un chacun ait l'occasion de connaître le bonheur le temps d'une journée. C'est la théorie. Tiens-t'en à la théorie et à ce qu'elle a de réconfortant. Il ne s'agit pas de méchanceté humaine, mais d'un grand système de circulation des biens, avec lequel la pitié et la terreur n'ont rien à voir.
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Bande annonce du film Disgrâce adapté du roman de JM Coetzee








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