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Le temps mord de
Doris Lessing
[Olive Schreiner]
Alors qu'elle n'était encore qu'une petite fille, elle réfléchissait à ce que le 19e siècle appelait la question de la femme, comme le montre son premier roman, --La nuit africaine-. A dix-huit ans, elle eut une expérience qui la transforma: une conversation avec une noire.
Cette femme "était encore dans son état primitif, intact...je ne puis penser à elle autrement que comme une personne douée de génie. en un langage d'une éloquence et d'une intensité que je n'ai jamais retrouvées dans la bouche d'aucune autre personne, elle me peignit la condition des femmes de sa race; son labeur, son angoisse de vieillir, les limitations imposées à sa vie, les souffrances qu'elle devait à la polygamie et à sa sujétion; tout cela, elle le décrivit avec une passion et une force sans égales..."(p.165)
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Un enfant de l'amour de
Doris Lessing
Savoir qu’on vit une vie mensongère, qu’on ne vit pas sa vie, c’est une chose horrible.
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Par sylvie, le 18/01/2008
Les Grand-mères de
Doris Lessing
"Elle avait été amoureuse de Tom, et puis de Ian, puis de nouveau de Tom, pour leur beauté, leur aisance, et quelque chose de plus, un air comblé, comme s'ils avaient baigné toute leur vie dans un plaisir qui s'exprimait à présent sous forme d'ondes invisibles de contentement....
....Ce qui emplissait ses yeux de larmes, c'était de les voir tous là, de les regarder, comme en ce moment....
...Elle rêvait à cette décontraction physique, à ce calme qui s'exprimait en mouvements nonchalants, à ces longs bras et ces longues jambes hâlés, et au reflet des têtes d'un blond doré au soleil...."
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Par cathcor, le 15/02/2012
Vaincue par la brousse de
Doris Lessing
Il est terrible de détruire l'image qu'un être humain se fait de lui-même, fût-ce au nom de la vérité ou de toute autre abstraction; nul ne peut affirmer qu'il sera capable de lui substituer une autre image qui permettra à cet être de continuer à vivre.
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Le carnet d'or de
Doris Lessing
Nous nous disons libres mais la vérité c'est qu'ils ont des érections avec des femmes dont ils se moquent éperdument,alors que nous n'avons d'orgasme que si nous les aimons.Qu'y a-t-il de libre à cela?
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Le cinquième enfant de
Doris Lessing
" I don't think you understand. I'm not just going away, you know. I've come to see my son, and that is what I am going to do. "
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Par litolff, le 05/05/2010
Les Carnets de Jane Somers, Tome 1 : Journal d'une voisine (Nouvelle édition) de
Doris Lessing
« J’ai réglé mon pas sur le sien et suis sortie avec elle de la pharmacie. Arrivée sur le trottoir, elle ne m’a pas regardée, mais l’appel était manifeste. Je marchais à côté d’elle, c’était difficile de marcher si lentement. Habituellement, je cours, mais je ne m’en étais jamais rendu compte. Elle faisait un pas, s’arrêtait, examinait le trottoir, puis faisait un autre pas. Je me disais que tous les jours je filais sur ces trottoirs sans avoir jamais vu Mrs Fowler qui, pourtant, habitait près de chez moi ; et, tout d’un coup, je me suis mise à observer les rues, et j’ai vu les vieilles femmes. Il y avait aussi des hommes âgés, mais surtout des vieilles femmes qui déambulaient lentement, qui se tenaient debout deux par deux ou par petits groupes pour bavarder, ou assises sur un banc au coin de la rue sous le platane. Je ne les avais jamais vues. C’est parce que j’avais peur de leur ressembler. »
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Le monde de Ben de
Doris Lessing
Les gens se comportent comme on les traîte.
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Par Tampopo, le 27/08/2010
Victoria et les Staveney de
Doris Lessing
Voici ma petite crème caramel, mon petit éclair au chocolat !
lança-t-il envoyant arriver Mary. Il s’aperçut que Victoria semblait nerveuse –
en fait, elle se rappelait les métaphores culinaires que Sam affectionnait.
— Quand je dis que je vais te manger, assura-t-il à Mary, tu ne dois y voir que l’expression légitime de mon sincère attachement. Après le départ de Victoria et Mary, Edward dit à son père :
— Si tu ne comprends pas pourquoi tu devrais éviter de la comparer à du chocolat,
c’est vraiment que tu n’es pas en phase avec ton époque.
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Par stcyr04, le 17/02/2013
Le carnet d'or de
Doris Lessing
Tous les hommes que j'ai connus parlaient avec délectation, consciemment ou non, des lesbiennes. C'est un aspect de leur incroyable vanité : ils se voient comme les sauveurs de ces femelles perdues.