ISBN : 9782226221322
Éditeur : Albin Michel (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.7/5 (sur 109 notes) Ajouter à mes livres
Mathias Freire souffre d’une maladie étrange : il a des pertes de mémoire et, lorsqu’il revient à lui, il est un autre personnage. Pour savoir qui il est réellement, il doit remonter la piste de ses identités précédentes : clochard à Marseille, peintre fou à Nice, fauss... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (39)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par ianf, le 05 septembre 2011

    ianf
    Après le décevant "Miserere" et le mitigé "La forêt des Mânes", Grangé semble aujourd'hui avoir retrouvé cette indéniable patte qui m'avait fait dévorer "La Ligne noire" et, dans une moindre mesure, "Le Serment des Limbes". Comme d'habitude, cette habileté à emmener le lecteur dans des pistes tortueuses dont on a du mal à décider si elles sont une lumière ou bien au contraire une ombre au sein de l'intrigue. Et quelle intrigue ! Si, en elle même, elle ne révolutionne pas le genre, les circonvolutions dans lesquelles l'auteur s'amuse à nous semer pimentent l'oeuvre : mythologie, bioéthique, corruption, tout y passe.
    Malheureusement, il reste des éléments qui chagrinent un peu, quand on connait le talent que peut avoir Grangé. Si les métaphores sont parfois d'une beauté à couper le souffle, elles deviennent rapidement lourdes et exaspérantes, à tel point qu'on en vient à sauter la fin d'un paragraphe exclusivement constitué de phrases nominales sans grand intérêt. A trop vouloir donner un ton sec et brusque, Grangé perd une partie de l'économie de son récit. On note également cette habitude que j'ai de plus en plus de mal à apprécier, à savoir celle de tout expliquer à la fin, en quelques pages. La solution est assénée d'un bloc, si bien qu'on est inondé, débordé d'informations. La fin du "Passager" ne déroge pas à la règle : si, et c'est une bonne chose, elle est surprenante et déroutante, elle n'en demeure pas moins trop rapide à mon goût. Grangé est trop pressé d'en terminer, et cela lui est préjudiciable.
    Mais, excepté ces quelques reproches, j'ai beaucoup apprécié. Les sept cent cinquante pages, indispensables compte tenu de la complexité de la trame, se lisent vite, grâce à ce procédé du chapitre court qui laisse une ouverture. On a toujours envie de tourner la page. Les personnages, un peu stéréotypés et bénéficiant, surtout Freire, d'une chance tellement hallucinante que parfois on ne se laisse plus duper, sont tout de même bien traités et participent efficacement de l'intrigue.
    En résumé, un bon Grangé, un peu inférieur au "Serment des Limbes", mais bien supérieur à ses derniers ouvrages. Et, enfin, une dernière phrase bien trouvée... A lire pour les connaisseurs, à découvrir pour les autres.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 15 septembre 2011

    fee-tish
    Sitôt sorti, sitôt acheté, sitôt lu, ce nouveau livre de Jean-Christophe Grangé ! Un bon pavé de plus de 700 pages que j'ai lu rapidement pour la simple et bonne raison que j'ai eu beaucoup de mal à le lâcher.
    Faire un résumé de ce roman serait déjà trop en dire. Ce qu'il faut savoir, c'est que l'on entre dans le récit avec le meurtre d'un homme auquel on a ajouté une tête de taureau post-mortem. Sur les lieux, un homme visiblement choqué est retrouvé : il ne se souvient de rien et se voit confié au psychiatre Mathias Freire. Une belle entrée en matière qui nous apprend deux choses : ce livre sera davantage porté sur le psychologique que sur le gore habituel de certains thrillers. Cela donne une lecture très intéressante car elle aborde un sujet de psychiatrie fascinant, dont je ne peux pas parler ici sans dévoiler le mystère ! A vous de le découvrir.
    Quoiqu'il en soit, la force des thrillers se trouvent dans les personnages créés par l'écrivain. En ayant lu toute l'oeuvre de Grangé, on sait qu'il s'agit pour lui d'un sujet de travail très important que l'élaboration de ses protagonistes. Ici, ils sont deux : Mathias Freire et Anaïs Chatelet.
    - Mathias Freire est psychiatre à Bordeaux. Visiblement la quarantaine. Il est seul et a subit un traumatisme qui le bloque dans ses relations sentimentales.
    - Anaïs Chatelet est flic. Elle aussi est seul, torturée, en total déni de sa féminité qui ne l'intéresse plus. Il a vingt-huit ans et a une histoire familiale qui la gangrène littéralement. S'en sortir par le boulot, coûte que coûte.
    Ils ont deux personnalités finalement assez semblables, ce qui fait qu'en tant que lectrice, je les ai rapidement associé.
    Pour poser le cadre de son histoire, Jean-Christophe Grangé utilise bien une centaine de pages. Cela peut paraître interminable mais dans la lecture cela ne s'est pas ressenti pour moi. Disons que c'était nécessaire. Dans ce début, on découvre tout ce qu'il y a à savoir sur les personnages. Ensuite, le premier sursaut intervient et ce pour plus de 600 pages. Un rythme toujours haletant, incisif, brut qui se traduit immanquablement par des phrases courtes. Beaucoup de phrases interrogatives aussi : on suit les personnages dans leur(s) quête(s).
    J'ai été vraiment contente de cette lecture, j'y ai trouvé un thème vraiment intéressant et novateur. le lecteur est tenu en haleine tout au long du récit. La toute fin est un peu tirée par les cheveux. Grangé aurait pu faire plus simple et du coup peut-être plus crédible. Ce ne sera pas un coup de coeur pour cela. Mais quel livre encore une fois ! le plus dur maintenant, c'est d'attendre le prochain.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Taylor, le 16 mai 2012

    Taylor
    Un peu d'histoire : Mathias Freire, psychiatre, voit arrivé dans son service un homme amnésique retrouvé à proximité d'une scène de crime. En lui posant des questions, il s'aperçoit que le patient souffre de ce que la psychiatrie appelle la fuite psychique.
    Anaïs Chatelet est une jeune capitaine de police qui se voit confier SA première affaire. Un homme est retrouvé mort dans une fosse, la mort est d'autant pus suspecte que le cadavre est affublé d'une tête de taureau, faisant penser au mythe du Minotaure.
    Je n'en dirais pas plus de peur de spoiler ce qui serait vraiment dommage.
    Ce roman est très riche car il aborde plusieurs thèmes et croyez-moi en 750 pages on peut en aborder pleins.
    Tout d'abord et avant tout, la fuite psychique. J'avoue que je ne connaissais pas du tout cette maladie. Avec tout ce qu'on découvre dans le livre, je peux vous dire que quand ça vous tombe dessus c'est vachement flippant.
    En faisant quelques recherches sur internet, je me suis aperçue d'une part que c'était un phénomène très rare, mais également qu'il y avait très peu d'articles à ce sujet.
    C'est justement quand un auteur s'attache à un thème très peu connu que le roman prend une dimension tout à fait passionnante et c'est bien le cas ici.
    Le thème de l'art brut est également abordé. Idem que précédemment, je ne connaissais pas vraiment non plus. Cet art défini par Dubuffet est dit brut car les artistes sont tous atteints de troubles psychiatriques plus ou moins lourds et ce qu'ils produisent est dit « brut » de toute notion d'art et c'est ce qui en fait une particularité.
    Autre point positif : Grangé met en scène UNE flic, une fois n'est pas coutume. On a plus l'habitude de croiser des hommes bourrus, avec un lourd passé. Ici, c'est une jeune femme mais qui a énormément de casseroles aux fesses. On est loin du Commissaire Niemans mais la pauvre n'est pas gâtée.
    En bref, il s'agit d'un de ses meilleurs romans depuis Les Rivières pourpres.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par emeralda, le 08 décembre 2011

    emeralda
    ça commence comme une histoire de fou et pour cela, le cadre est bien choisi. Tous les éléments sont là pour nous faire frissonner :
    - La nuit
    - le psychiatre de garde avec un lourd passé, seul
    - Les patients
    - le brouillard épais qui règne sur la ville depuis des heures, voir des jours entiers
    - La sonnerie stridente du téléphone
    - La police
    etc…
    En quelques lignes, on est dedans.
    Cependant, malgré ces détails qui nous plongent rapidement dans une atmosphère assez lourde, voir carrément inquiétante, j'ai esquissé plus qu'un sourire en lisant :
    "A Bordeaux, pas de vin, pas d'amis."
    J'y ai vu un beau remake à la sauce bordelaise de :
    "Pas de bras, pas de chocolats."
    C'est complètement immature comme réaction, je vous le concède bien volontiers, mais je suis ainsi parfois. D'ailleurs si cela se trouve, en écrivant cette phrase, Jean-Christophe Grangé y a pensé aussi ! C'est un auteur qui n'est pas dénué d'un certain humour quand même. Certes, il ne perd pas son temps pour vous plonger dans une ambiance des plus glaciale et à peine vous en sortez un orteil qu'il vous en rajoute une petite couche. Allez hop, on n'est pas là pour rigoler !!!! le thriller, c'est du sérieux !
    Tremblez !!!! Les occasions ne vont d'ailleurs pas manquer !
    Comme toujours avec Jean-Christophe Grangé, les chapitres sont relativement courts, mais fort nombreux. Il n'écrit pas des petits livres, mais cela ne me dérange pas du moment que l'ensemble reste agréable à lire. Peu importe le nombre de pages, pourvu que j'ai l'ivresse des frissons tout en restant chez moi sous ma couette.
    Ce type de découpage de l'intrigue en petites parcelles donne du rythme aux lecteurs et cela nous encourage souvent à en lire encore un de plus… C'est pour la route qu'on vous dit !!!
    Voilà donc une mécanique bien huilée et qui fonctionne à merveille.
    Cela reste aussi très visuel, presque comme dans un film, une série.
    Le style de sa plume est comme toujours limpide. le texte se déroule sans accroc, sans que l'on fournisse un réel effort non plus. J'apprécie parfois de ne pas trop me prendre la tête entre les mains pour tout bien suivre.
    Lecture de détente (sauf si vous vous crispez sous vos draps). Et j'en ai eu l'occasion avec un chapitre assez sanglant : un nez cassé, un rebord de lavabo, du sang, de la douleur… J'en avais des nausées tellement je voyais trop bien la scène…
    Les personnages sont torturés, avec des zones d'ombre et des secrets enfouis (très bien enfouis !!!).
    Ils se cherchent et nous, les lecteurs, nous en apprenons un peu plus sur eux en même temps qu'eux. Si, si cette phrase à un sens, mais pour bien la comprendre il faut lire ce roman… En tout cas, c'est agréable car on peut partager leur surprise, leur désespoir, leur colère, leur incompréhension…
    Voilà un beau tour de passe-passe de la part de l'auteur qui distille les informations selon son bon vouloir et les péripéties que vivent nos deux héros principaux.
    Un homme et une femme qui vont toucher le fond, vivre pire que l'enfer sur terre sans doute. Les rebondissements sont très nombreux. Certains diront que c'est presque trop, mais après tout si on ne peut plus pousser les limites dans une oeuvres de fiction alors où peut-on encore le faire ?
    Le final (que je ne vous révèlerai pas car je trouve que c'est criminel pour un thriller et même pour toutes autres lectures) est assez classique quand on a déjà lu Jean-Christophe Grangé : c'est une sorte de grande réunion au sommet avec les bons et les méchants, ça règle ses comptes et reste ceux qui restent. Surprise !!!!
    Ben oui, je ne vous dirai rien de plus, non n'insistez pas !!!! Lisez le livre et puis c'est tout ! Pffffffff
    C'est une lecture que j'ai véritablement apprécié. J'étais impatiente en journée de retrouver mon pavé pour avancer dans cette folle aventure. J'étais complètement prise par le suspens et pourtant je pense que je deviens de plus en plus difficile à surprendre à force de lire énormément.
    Et oui, le revers de la médaille pour les gros lecteurs, c'est qu'ils commencent par connaître presque toutes les ficelles donc il en faut toujours plus pour les faire trembler. Heureusement, le talent et le savoir-faire des auteurs est quand même là. L'écriture est un art !

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2011/12/le-passager-de-jean-c..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par claire04130, le 20 février 2012

    claire04130
    Que dire de ce livre sans en raconter le mystère principal caché jusque dans les derniers chapitres et sans en faire une tonne ?
    Un début banal, avec un certain Mathias Freire, psychiatre à Bordeaux. Un soir, il recueille un homme qui a vraisemblablement perdu la mémoire. Et l'intrigue commence. de là, se succèdent des meurtres incompréhensibles, la fuite du psychiatre à Marseille, l'arrivée d'une capitaine de police tourmentée par son passé, qui accentue largement l'épaisseur du mystère. le livre parait faire des petites pauses, mais il reprend de plus belle avec un psychiatre devenu clochard. Et les identités se scuccèdent, à nous faire perdre la tête et c'est presque à se demander s'il va y avoir une fin à ce labyrinthe de personnalités. Les différentes personnalités de ce psychiatre de base sont drolement bien menées, ainsi que les personnages qui l'entourent.
    Mais je dois avouer que je suis restée un peu sur ma faim au dernier chapitre. Je m'attendais à une grande révèlation ( ce qui a été le cas) mais aussi à une fin fracassante, à peine imaginable. (Peut-être que je regarde trop de films :D )
    En tout cas, ce livre est bien trop compliqué à expliquer sans en révéler les secrets. Alors, assez de bla-blas, et place à la lecture ! :)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)

Critiques presse (5)


  • LePoint , le 19 septembre 2011
    Loin des habiles niaiseries d'un Marc Levy ou d'un Guillaume Musso, Le passager est un vrai polar. Qu'il décrive la minutie des procédures policières ou le sous-monde des clochards marseillais, Grangé se distingue par la documentation, le réalisme et, finalement, une forme de séduction.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Lexpress , le 09 septembre 2011
    Dans son dernier ouvrage, Grangé réussit le tour de force de tenir en haleine le lecteur à travers la course contre la mort de ses personnages, diablement attachants.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 06 septembre 2011
    Polar efficace, comportant bien plus de rebondissements que de surprises, « Le Passager » tient le lecteur en haleine. Pas sûr pour autant que cette histoire mérite 750 pages, une mise en abyme si profonde qu'elle en devient un peu artificielle et autant d'arrêts en gare.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LeSoir , le 02 septembre 2011
    Dans le nouveau thriller de Jean-Christophe Grangé, chaque chapitre est conçu comme un épisode de série. L'auteur, abonné aux gros tirages, a le chic pour accrocher ses lecteurs. Même si, cette fois, le démarrage est un peu lent.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LeFigaro , le 26 août 2011
    Avec Le Passager, l 'auteur des Rivières pourpres prouve une nouvelle fois qu'il est bien le chef de file des auteurs français de thrillers.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

> voir toutes (16)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par ladesiderienne, le 28 mai 2012

    Anaïs sourit. La substitute était sans doute célibataire, comme elle. Un malade sait reconnaître les signes de sa maladie chez les autres.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ladesiderienne, le 28 mai 2012

    Être psychiatre, c'était ça.
    Écoper une barque qui coule avec un dé à coudre.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par bioki, le 25 mai 2012

    Il aurait voulu pénétrer la société bordelaise qu'il aurait échoué. Freire souffrait d'un handicap majeur: il ne buvait pas de vin.Ce qui revenait en Aquitaine à être aveugle, sourd ou paraplégique.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par bioki, le 24 mai 2012

    Il prit la fuite, serrant son cubi comme s'il s'agissait d'un trèsor. Quand il parvint à nouveau sur la Canebière, il n'était plus Mathias Freire mais un sans-abri en errance. Il se jura de ne plus penser, un seul instant, en tant que Mathias Freire, psychiatre, mais seulement en tant que Victor Janusz, clochard en fuite.
    De Janusz, il remonterait jusqu'à son identité précédente.
    Et ainsi de suite jusqu'à découvrir son noyau d'origine.
    Sa personnalité initiale.
    La plus petite poupée russe.
    Il suivit les rails du tramway, séchant sa puanteur au soleil.
    Le Vieux-Port était en vue.
    D'instinct, il devinait que les clodos étaient là-bas.
    Il était certain qu'un des gars connaîtrait Victor Janusz.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par bioki, le 24 mai 2012

    Narcisse blêmit. Ma peinture n'est que repentir. Ses empreintes digitales dans la fosse de Saint-Jean... Sa présence auprès du corps de Tzevan Sokow... Il se visualisa en tueur psychopathe. Un homme le héros de ses toiles. Dominateur. Indifférent. Sarcastique. Changeant d'identité à chaque nouvelle victime. Un peintre qui noyait ses crimes dans le sang.
    Il eut une autre idée. Ces œuvres contenaient peut-être une vérité sur ses origines. Un aveu. Un message subliminal, qu'il avait lui-même déposé, à son insu.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le passager par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (252)

> voir plus

Quiz