ISBN : 2253170577
Éditeur : LGF (1999)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 280 notes) Ajouter à mes livres
Chaque année, elles repartent pour leur fabuleuse migration jusqu'en Afrique. Cette année, elles ne reviennent pas. Le vieil ornythologue suisse qui étudiait leur migration est retrouvé assassiné, les yeux arrachés...
Louis Antioche, étudiant oisif et aventureux,... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    Louis Antioche, 32 ans, jeune parisien au passé tumultueux et mystérieux, vient de finir sa thèse. Ses parents adoptifs l'ont mis sur la piste d'un emploi intéressant et bien rémunéré, mais à mille lieues de ses qualifications. Ils lui font rencontrer un étrange ornithologue, le suisse Max Böhm. Celui-ci lui confie une mission singulière : remonter Le Vol des cigognes, oiseaux migrateurs qui parcourent des milliers de kilomètres, à travers l'Europe et l'Afrique, afin d'élucider le mystère de la disparition de bon nombre d'entre elles au fil de leur périple, au printemps dernier. Or, peu avant de partir à la poursuite des cigognes, Louis Antioche découvre le corps sans vie de l'ornithologue. Il décide malgré tout de faire le voyage. Celui-ci qui le mène depuis les pays de l'Europe de l'est jusqu'à la république du Centrafrique va être parsemé de mystères, de découvertes macabres, de violence et… de cadavres. Un voyage jusqu'aux sources d'un passé trouble…
    Avec « Le Vol des cigognes », Jean-Christophe Grangé signe là son premier roman. J'affectionne particulièrement cet auteur dont j'ai déjà lu plusieurs œuvres : « Le Concile De Pierre », « la ligne noire », « Les Rivières pourpres », « Le Serment des Limbes » et, plus récemment, « La forêt des Mânes ». Je commence à connaître les marottes de l'auteur ainsi que certains de ses travers (à mon goût).
    Comme pour les autres romans de Grangé que j'ai lus, j'ai apprécié ici la documentation fouillée qu'expose le roman, dans les domaines de l'ornithologie, des diamants, de la cardiologie. L'auteur fait voyager son lecteur dans les pays de l'Europe de l'est, en Turquie et en Israël, dans les pays africains également. Malgré quelques longueurs, j'ai été transportée par l'action et le suspens.
    L'écriture se présente à cette image : vive, nerveuse, alerte, en somme efficace, ne laissant place à aucuns Temps morts. Je comparerais volontiers l'écriture de Grangé à celle d'Harlan Coben. Malgré tout, quelques descriptions sont présentes. le style n'est guère recherché, pas vraiment littéraire, mais cela ne m'a pas gênée.
    Par contre, comme dans tous les Grangé, et c'est ainsi que j'ôte une étoile à mon appréciation totale, la violence, l'horreur et les détails macabres sont au rendez-vous. le lecteur est confronté, à l'instar du narrateur, à quantité de cadavres, tous atrocement mutilés. L'auteur livre même, avec force détails, les comptes-rendus des autopsies. Vers le dernier tiers du roman, Grangé nous offre une esquisse de la vérité finale sur un plateau : cela dessert un peu le suspens et rend la fin trop prévisible. Je ne me doutais pas, avant cette révélation, de l'identité du principal suspect, mais j'en ai eu quelques intuitions.
    Le final, dont le schéma reste très classique, dans les normes du policier, est assez théâtral et macabre : je trouve que l'auteur ne soigne pas assez ses fins. Mais globalement, je reste sur une très bonne impression : action, suspens, mystère, agrémentés d'une solide documentation, rendent cette lecture agréable.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Paco, le 12 décembre 2011

    Paco
    Je ne pense pas avoir besoin de vous présenter Jean-Christophe Grangé. Si? Les Rivières Pourpres, L'empire des loups, Le Concile de pierre, etc... Cela vous parle? Si vous n'avez pas lu ses romans, vous avez certainement vu un jour leurs adaptations au cinéma? A l'image de Les Rivières Pourpres, de Mathieu Kassovitz, avec Jean Reno et Vincent Cassel. Il me semblait bien que vous connaissiez...
    Le Vol des cigognes est son premier roman et je ne voulais absolument pas passer à côté de cette oeuvre qui n'a plus besoin d'être mise en valeur. Ce roman est un vrai chef-d'oeuvre, une grande aventure semée d'embûches, où plutôt de cadavres mutilés. L'auteur nous emmène au côté de Louis Antioche - personnage principal - dans un univers cruel, inhumain, mais aussi dépaysant et fascinant. Des scènes qui dépassent l'entendement... du Grangé pur et dur. Un voyage qui vous fait traverser mille frontières, à savoir celles de la Slovaquie, la Bulgarie, la Turquie, Israël ainsi qu'une profonde immersion dans l'enfer vert du Centrafrique.
    Entre les tsiganes de Bulgarie, la force de leur communauté, leur vision des choses, ou alors les pygmées du Centrafrique, leur coutume, leur vie totalement opposée à la notre, ou encore le choc des civilisations en Israël, au milieu de leur guérilla urbaine et territoire occupé, l'auteur nous offre un panaché époustouflant de diversité culturelle, ethnique et géographique.
    Ce voyage édifiant et instructif va plonger le lecteur dans une machination abominable, cruelle, où le frémissement des ailes des cigognes n'est jamais loin... Beaucoup de rencontres invraisemblables, profondes, touchantes mais aussi mortelles. L'auteur touche des sujets sensibles et délicats tel que le trafic d'organes. Jean-Christophe Grangé ne nous ménage absolument pas et nous envoie des images effroyables en pleine face!
    Tout au long du roman, l'auteur nous lâche quelques indices, juste ce qu'il faut pour nous diriger vers un dénouement impensable. Tout se tient, c'est diabolique.
    Pour ce qui est de l'histoire, c'est effectivement tout un voyage... Louis Antioche, parisien de 32 ans, titulaire d'un doctorat en histoire, reçoit un jour une demande un peu particulière. Max Böhm, ornithologue suisse habitant à Montreux et spécialiste de la migration des cigognes, demande à Louis Antioche de l'aider à démêler un problème qui lui tient à coeur. En effet, depuis quelques temps, "ses" cigognes qui migrent vers l'Afrique disparaissent et ne reviennent plus à bon port. Louis, qui en a assez de sa vie monotone d'étudiant, accepte de partir sur le terrain et de suivre le parcours des échassiers, une course-poursuite qui va vite tourner au massacre.
    Mais juste avant son départ pour cette aventure, l'ornithologue suisse est retrouvé mort d'une crise cardiaque dans un nid à cigognes. Déterminé, Louis Antioche décide tout de même de partir pour remplir sa surprenante mission. Avant son grand départ, notre héros découvre au domicile de l'ornithologue décédé des documents pour le moins troublants. Des radiographies du coeur de Max Böhm qui semble avoir subi une greffe. Une photo de son épouse et de son fils que personne n'a jamais entendu parler, ainsi que des photos insoutenables qui dépassent l'entendement par leur cruauté...
    "Enfin j'ouvris la dernière enveloppe - et restai pétrifié. Devant moi, se déployait le spectacle le plus atroce qu'on puisse imaginer. Des photographies en noir et blanc, représentant une sorte d'abattoir humain, avec des cadavres d'enfants suspendus à des crochets - des pantins de chair, offrant des rosaces de sang à la place des bras ou du sexe; des visages aux lèvres déchirées, aux orbites vides; des bras, des jambes, des membres épars, poussés sur un coin d'étal; des têtes, brunâtres de croûtes, roulées sur de longues tables, vous fixant avec leurs yeux secs. Tous les cadavres, sans exception, étaient de race noire."
    Comme vous pouvez le constater, Jean-Christophe Grangé n'hésite pas à aller dans les détails pour nous immerger dans l'horreur humaine. Au côté de Louis Antioche, enquêteur malgré lui, le lecteur va découvrir petit à petit ce qui se trame derrière ce carnage. Avec une écriture dure, crue et amer, l'auteur nous démontre jusqu'où peut aller l'être humain, par son égoïsme et son fanatisme.
    L'évolution du personnage de Louis Antioche est assez intéressante, simple petit étudiant tranquille qui au fil de l'enquête deviendra un vrai combattant, courageux, audacieux et intrépide. Et je dois admettre qu'il aura besoin de toutes ces qualités pour surmonter cette épreuve morbide qui va le toucher au plus profond de son âme... Les histoires de famille font toujours mal... Bonne lecture.

    Lien : http://passion-romans.over-blog.com/article-le-vol-des-cigognes-de-j..
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par odin062, le 22 mars 2011

    odin062
    Le premier bouquin écrit par JC Grangé sera le premier bouquin que je vais lire de lui. On m'a dit beaucoup de bien de cet auteur et je voulais évaluer un peu le niveau de ces débuts pour comparer à d'autres auteurs que j'ai pu lire.
    Et bien oui, Grangé est un grand romancier ! L'intrigue est tellement vaste, ce livre est un vrai puzzle où, bien que parfois prévisible, les pièces se rassemblent en fin de roman pour ne faire qu'un. On voit du paysage, l'Europe de l'est et l'Afrique m'ont était très agréable malgré leurs noirceurs, on découvre également un contexte historique où se mêlent la migration des cigognes ainsi que des faits inventés.
    Petit bémol sur ces scènes de "sexe" auxquels je n'accroche jamais dans les bouquins. Ces scènes auxquels j'aurai pu me passer personnellement. J'ai aussi envie de dire que la fin est un poil trop rapide mais au moins il a le mérite de ne pas faire dans la lenteur. Dès le début on rentre dans l'histoire et il ne nous lache plus jusqu'à la dernière page.
    Je tenterai surement un autre Grangé à l'avenir.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 07 septembre 2011

    brigittelascombe
    Les nids géants suisses cachent parfois des cadavres et les cigognes savent "s'occuper des morts".
    Le saviez vous?
    Louis,l'étudiant,"correct sous tous rapports" engagé par Max Bohm,l'ornithologue, l'apprend à ses dépens et se lance sur "leur voie migratoire" jusqu'au Soudan pour enquêter sur la disparition de plusieurs couples d'oiseaux.
    Des accidents vont ponctuer sa route,des morts,des disparitions,d'étranges rencontres Rajko le tzigane,Sarah Gabbor la kibboutznik,Nils van Dötten le vieillard efféminé,d'horribles greffes d'organes,des trafics en tous genres le mèneront aux portes de la folie,sur les traces de son propre passé.
    Qui est-il vraiment?
    De Montreux à Cacutta, que de rebondissements!
    Du suspense à l'état pur mais un peu trop de sang et de tortures à mon avis.
    Et encore, Le Vol des cigognes n'est rien à côté de La Ligne noire où ayant résisté à moult horreurs, au passage du viol d'enfants "spécial" plaisir maximum,j'ai refermé le livre définitivement.
    Jean Christophe Grangé est un auteur contemporain de best-sellers, grand reporter et scénariste connu et reconnu dont certains thrillers comme Les Rivières Pourpres ou Le Vol des cigognes ont été adaptés au cinéma, mais il est un peu trop Stefen King à mon goût!
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par elcha, le 15 décembre 2010

    elcha
    Sur les traces de Louis et de ces cigognes, si majestueuses... Une enquête haletante qui nous entraine aux quatre coins du monde. On plonge au coeur d'une intrigue d'une noirceur terrible mais également au coeur du personnage principal et de ses secrets les mieux enfouis.
    Le tout saupoudré du style incroyable de cet auteur, où chaque phrase est remplie de la violence infinie des lieux traversés et des personnages rencontrés.
    A mes yeux le meilleur Grangé.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    Le crime, qu'on le pratique ou qu'on l'affronte, est un métier, qui exige intuition et expérience. Il ne suffisait pas d'être suicidaire pour être efficace.
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  • Par MarcBibliotheca, le 03 novembre 2009

    J'ignorais que le monde est souvent plus évident qu'on ne pense, et que ses vérités, pour être banales, n'en sont pas moins transparentes et vives.
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 07 septembre 2011

    Selon les roms,un enfant est si beau qu'il peut s'attirer la jalousie de la part des adultes,toujours prêts à jeter le mauvais oeil.Alors,on ne les lave jamais.C'est une sorte de déguisement.Pour masquer leur beauté et leur pureté aux yeux des autres.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 07 septembre 2011

    Dans les Balkans, les Albanais sont les Belges de notre Europe occidentale:les sujets préférés d'histoires drôles mettant en scène leur naïveté,leur manque de moyens ou d'idées.
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  • Par Babylon, le 05 novembre 2010

    Dans le nid géant, il avait trouvé sa place. sa chemise débraillée découvrait son ventre blanc, obscène, maculé de terre. Ses yeux n'étaient plus que deux orbites vides et ensanglantés.
    J'ignore si ces cigognes apportaient des bébés, mais elles savaient s'occuper des morts .
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