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ISBN : 2226188460
Éditeur : Albin Michel (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.86/5 (sur 760 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre. Aucune inclusion. Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du Mal."

Etrange assassinat d un chef de chorale d'origine chilienne dans l'église armén... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 19 mai 2012

    cicou45
    Je ne connaissais absolument pas Jean-Christophe Grange avant de m'attaquer à cette lecture. C'est en réalité une amie qui était en train de le lire qui m'a donné envie de m'attaquer à cet ouvrage. J'ai été un petit peu déçue en lisant les autres critiques sur Babelio qui sont assez partagées. En ce qui me concerne, j'ai vraiment été passionnée par cette lecture et ce fut pour ainsi dire une révélation qui m'a donné envie de creuser plus du côté de cet auteur.
    L'histoire débute par le crime d'un prêtre directeur de chorale, Wilhelm Goetz, bien que d'origine catholique, opérait dans une communauté arménienne. A priori une simple enquête policière, me dire-vous, si ce n'est que l'arme du crime reste introuvable et que Goetz semble avoir été assassiné d'une manière assez invraisemblable, en lui crevant les tympans mais là-encore, le mystère subsiste car aucune trace visible de maltraitance ni de coups. Alors, comment cela a-il été rendu possible.
    Kasdan, un commandant de la Brigade Criminelle à la retraite depuis maintenant trois ans mais appartenant à la communauté arménienne, est aussitôt attiré par l'affaire et est bien décidé à la résoudre, quitte à empiéter sur les plates-bandes du Capitaine Vernoux qui, lui, est le véritable agent de la Sécuriré mis sur l'affaire. Mais ce que Kasdan ignore, c'est qu'en s'attaquant à cette affaire, il s'attaque à beaucoup plus gros que lui, quelque chose de vraiment incroyable, relevant du mystique et qui va faire remonter de vieilles blessures à la surface. Au cours de son enquête, il va collaborer avec un flic sorti tout juste de cure de désintox, Volokine, un petit jeunot comparé à lui puisqu'il doit avoir dans la trentaine.
    Aussi, notre nouvelle équipe, assez originale pour ainsi dire, composée d'un vieux "papy", comme se plait à la surnommé Volokine, et un flic en état de sevrage, va-t-elle mener cette enquête au-delà des limites imaginables.
    De nombreux thèmes sont évoqués ici et notamment des thèmes historiques tels que la torture infligée aux prisonniers pendant la guerre d'Algérie, celle que les Nazis pratiquaient sur le peuple juif durant la Seconde Guerre mondiale, celles pratiquées durant les années où Pinochet était au pouvoir au Chili, le génocide du peuple arménien, l'extrémisme dans la religion et j'en passe, enfin autant d'éléments accrocheurs qui ne font que rendre le récit plus intrigant. Certes, il y a des scènes très dures dans cet ouvrage, il va s'en dire, mais le récit est monté de telle façon que c'est toujours l'enquête policière qui prend le dessus.
    Enfin bref, une belle découverte mais qui ne peut pas laisser insensible. A découvrir !
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    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 18 septembre 2013

    le_Bison
    Tu aimes les pédophiles ?
    Tu aimes les drogués ?
    Tu aimes aussi les nazis et les ex-dictateurs sanguinaires de l’Amérique du Sud ?
    Tu apprécies aussi la belle musique classique, les chœurs de petits enfants à la voix pas encore muée, les prêtres au goût douteux.
    Bien sûr, tu n’es pas obligé d’aimer toutes ces dérives dans cet ordre. Tous les goûts sont bien évidemment dans la nature.
    Je ne te juge pas, tu es dans le pays de la liberté et si écouter le « Miserere » de Gregorio Allegri fait partie de tes grands fantasmes avouables, je n’irai pas t’en empêcher. Bien au contraire… Sans compter tout le reste.
    Le Miserere. Stupéfiant, comme la drogue. Je ne vais point trop t’en dire. Comme tout thriller, il ne se raconte pas il se vit. Tout ce que tu trouveras dans ce billet sera juste des pistes, des suppositions, des hallucinations. Tu ne sauras pas quelle voie suivre, celle du pédophile, celle du dictateur, celle du drogué ou celle de Dieu. Tu seras perdu au milieu de tous ces détraqués qui vivent près de ton territoire. Tu ne soupçonnais même pas ton voisin, et pourtant qui sait de quoi il est incapable. Est-il pédé ou pédo ? Peut-être est-ce la même chose.
    Alors, je ne vais pas te décevoir, je ne te dirais pas qui est le coupable.
    Bon sang, mais c’est bien sûr !
    Mais n’oublie jamais que le Miserere est au centre de cette sombre affaire. Cette musique, entre spiritualité et énergie, te bouleversera. De l’intérieur. Elle sera ton cœur, ton âme et ta rédemption. Elle lessivera tous tes péchés mais ne t’absoudra pas du mal profond qui sommeille en toi.
    « Le Miserere de Gregorio Allegri résonnait, dehors et dedans, caressant ses os, infiltrant sa chair, anesthésiant ses nerfs.
    Le Miserere.
    Seule oraison funèbre à toute l’histoire. »
    [...]

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=5956
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    • Livres 5.00/5
    Par DBC-Anais, le 31 octobre 2012

    DBC-Anais
    Lu le jour d'Halloween, miserere de Jean-Christophe Grangé est un livre qui m'a agréablement surprise, je ne m'attendais pas du tout à découvrir l'histoire que j'ai lu, ni même à ressentir les sensations éprouvées au cours de ma lecture.
    Jean-Christophe Grangé nous embarque, à travers une enquête policière, sur la piste de meurtres totalement invraisemblables, produits par des personnes tout aussi inattendues. L'intrigue est bien ficelé, logique, facilement compréhensible mais surtout intriguant. Les personnages sont attachants, nous pouvons d'ailleurs découvrir au fil des pages l'attachement et l'amitié qui naît entre les deux protagonistes, deux policiers différents de part leur personnalité, caractère et physique, mais pourtant si complémentaires. le conditionnement des enfants, traités dans ce thriller, m'a vaguement fait penser au livre "Le meilleur des mondes" d'Aldous Huxley, présentant les enfants comme des êtres naïfs et vulnérables. Enfin, le thème principal du livre, basé sur le cri et le chant des enfants, m'a beaucoup plût. Original et hors du commun, j'ai été transporté et emmené à travers les pages dans les boucheries humaines des différents meurtres, me sentant dans la peau d'un inspecteur cherchant à tout pris à trouver des indices, pour découvrir le dénouement.
    Je dois vous avouez que pour la première fois au cours de mes nombreuses lectures, j'ai ressenti une peur, une vraie peur. Certains passages étaient effroyables, terrifiants, j'en avais la chair de poule, j'avais vraiment peur de continuer à lire ce thriller. J'ai finalement littéralement avalé ce livre en un rien de temps et est été très surprise par le dénouement de l'histoire. Un bon livre, que je recommande à tous ceux qui cherchent des livres d'horreurs.
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    • Livres 5.00/5
    Par Mounou12, le 24 janvier 2013

    Mounou12
    Miserere, mei Deus...
    Un chef d'orchestre à priori sans histoire est retrouvé mort, tympans percés, dans une Eglise arménienne.
    Vous plongez alors dans une enquête palpitante réunissant un flic de choc "borderline" retraité et un policier toxico surdoué et mystérieux.
    Les corps mutilés s'accumulent sur leur route, des traces de pieds taille 36 sont systematiquement relevées aux alentours... des enfants???
    Quel lien existe-t-il entre ces meurtres et le Chili sous Pinochet?
    Pourquoi des enfants disparaissent dans certaines Chorales?
    Mêlant Histoire et action, meutres et actes de tortures sur des innocents, Grangé nous livre un Thriller sous tension, véritable page turner, palpitant et angoissant à souhait.
    Les personnages sont plus que réussis, sûrement mes préférés de J-C G, les lieux sont une fois encore décrits avec excellence et l'intrigue est décapante.
    L'écriture est fluide et documentée, Jean-Christophe Grangé maîtrise le verbe et trouve toujours les bons mots, du grand Art!
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    • Livres 4.00/5
    Par Aproposdelivres, le 28 octobre 2014

    Aproposdelivres
    J'ai découvert Jean-Christophe Grangé avec Le Vol des cigognes et depuis c'est celui que j'ai préféré. Je n'ai pas lu les derniers car je trouvais que ses livres étaient une escalade dans le sanguinolent et l'insupportable... J'ai voulu lire celui-ci car c'était autour du chant chorale (que j'apprécie beaucoup) et je n'ai pas été déçu par ce livre. J'ai été prise par l'histoire, les deux flics sont très attachants. Il est question de musique, d'enfants et de tortures. L'intrigue est très bien construite, très documentée. le rythme est soutenu et nous tient en haleine, on a du mal à lâcher le livre pour vaquer à notre quotidien...
    Le chant qui donne le titre au livre le Miserere d'Allegri est une œuvre musicale chantée a cappella, composée durant le règne du pape Urbain VIII, vers 1630. le Miserere était chanté dans la Chapelle Sixtine lors des matines du mercredi et vendredi de la Semaine Sainte, et uniquement en ce lieu et à cette occasion. Il était chanté à la fin de l'office des ténèbres, alors que les cierges qui éclairaient la Chapelle étaient progressivement éteints. Devant le Pape et les cardinaux agenouillés, les chanteurs de la Chapelle improvisaient de somptueux ornements sur le faux-bourdon. Depuis sa création, cette œuvre est restée mystérieuse car le Pape en avait interdit sa reproduction et représentation ailleurs qu'à Rome. C'est une œuvre vocale très difficile à interpréter en particulier la partie soprano qui ne peut être chantée que par un enfant ou un castrat. Cette œuvre est évoquée tout au long du livre de J-C Grangé.

    Lien : http://aproposdelivres.canalblog.com/archives/2009/02/23/12579071.html
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Citations et extraits

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  • Par Aproposdelivres, le 28 octobre 2014

    Kasdan raccrocha et se posa la question à mille euros. Qu'est-ce qui pouvait un dealer défoncé, dans la force de l'âge, à s''inscrire à l'école des flics et à endosser l'uniforme pour deux années ? La réponse était à la fois limpide et tordue. Volokine avait oublié d'être con. Il savait qu'un jour ou l'autre, il finirait par tomber – et qu'il crèverait à petit feu, en taule, en état de manque. Or, où peut-on se procurer de la drogue, tout en bénéficiant d'un maximum de sécurité ? Chez les flics. Volokine était passé de l'autre côté, simplement pour s'approvisionner en toute impunité. Et à l'œil.
    Tout cela n'était ni très moral, ni très sympathique.
    Mais Kasdan se sentait attiré par ce chien fou qui avait bricolé avec la vie au point de bousculer tous les repères. L'Arménien pressentait une autre vérité. La drogue et le passage aux Stups ne constituaient qu'une étape pour le Russe. Kasdan le sentait profondément, Cédric Volokine avait choisi d'être flic pour une autre raison.
    Au bout de deux ans il était passé à la BPM. Y mettant une fureur particulière. Le vrai combat, la vraie motivation de Volokine, c'étaiit les pédos. Protéger les enfants. Pour cela, il lui fallait sa dose et il avait dû bosser aux Stups pour établir ses réseaux. Alors seulement il était passé aux choses sérieuses. Sa croisade contre les prédateurs pédophiles.
    En parcourant ses notes, Kasdan avait l'impression de lire la biographie d'un super-héros, comme il en lisait autrefois dans les bandes dessinées Marvel ou Strange. Un super-flic doté de nombreux pouvoirs – intelligence, courage, expertise du muay thai, habileté au tir – mais possédant aussi une faille, un talon d'Achille, comme Iron Man et son cœur fragile, Superman et sensibilité à la kryptonite...
    Pour Cédric Volokine, cette fêlure avait un nom : la came. Un problème qu'il n'avait jamais réussi à régler. Comme en témoignait son séjour actuel en désintox.
    Kasdan sourit.
    Dans toute sa carrière, il n'avait connu qu'un seul flic aux motivations aussi tordues.
    Lui-même.
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  • Par MyriamBachon, le 20 septembre 2010

    Ce qui est triste, ce n'est pas seulement que le nazisme ait existé, qu'il ait contaminé un peuple entier et provoqué le massacre de millions de personnes, ni que cette monstruosité persiste encore aujourd'hui, partout sur la planète. Le plus triste, vraiment, c'est qu'il y ait une telle haine au fond de chacun de nous. Sans exception.

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  • Par le_Bison, le 06 septembre 2013

    Google. Enfants. Guerre. L’horreur se resserra d’un cran, passant des crimes particuliers aux crimes de masse. Enfants-soldats du Mozambique. Enfants-cannibales du Libéria. Enfants-coupeurs de mains de la Sierra Leone. Enfants-monstres, hallucinés, drogués, vicieux, indifférents, qui se répandaient sur l’Afrique comme un cancer incontrôlable…

    Un clic, et l’horreur se déporta en Amérique Latine, Colombie. Bolivie. Pérou. Les gangs. Les « baby-killers » des narcotrafiquants. Dans ces pays, la plupart des contrats sont assurés par des gosses de la rue, défoncés, élevés dans la haine et la violence.
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  • Par Crunches, le 06 avril 2012

    Le cri était prisonnier des orgues.
    Il sifflait dans les tuyaux. Résonnait dans toute l'église. Atténué. Feutré. Détaché. Lionel Kasdan fit trois pas et demeura près des cierges allumés. Il observa le chœur désert, les piliers de marbre, les chaises revêtues de skaï, couleur de framboise sombre.
    Sarkis avait dit : "En haut, près de l'orgue." Il pivota et se coula dans la spirale de pierre qui monte jusqu'à la tribune. A Saint-Jean-Baptiste, l'orgue a une particularité : ses tuyaux trônent au centre, comme une batterie de lance-missiles, mais son clavier se tient à droite, dissocié, formant un angle perpendiculaire avec le buffet. Kasdan avanca sur le tapis rouge, longeant la rambarde de pierre bleue.
    Le corps était coincé entre les tuyaux et le pupitre du clavier.
    Allongé sur le ventre, jambe droite repliée, mains crispées, comme s'il était en train de ramper. Une petite mare noire auréolait sa tête. Partitions et livres de prières se répandaient autour de lui. Par réflexe, Kasdan regarda sa montre : 16h22.
    Un instant, il envia cette mort, ce repos. Il avait toujours cru qu'avec l'âge, il ressentirait une angoisse, une appréhension intolérable à l'égard du néant. Mais c'était le contraire qui s'était produit. Au fil des années, une impatience, une sorte d'attirance magnétique pour la mort était montée en lui.
    La paix, enfin.
    Le silence de ses démons intérieurs
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  • Par Aproposdelivres, le 28 octobre 2014

    On lui avait présenté un jeune gars modèle, tombé dans la dope à 25 ans, au contact des dealers et des drogués.
    Mais ce n'était pas l'histoire.
    Pas du tout.
    Bien avant la brigade des Stups, Volokine était déjà défoncé. Kasdan voyait plutôt se dessiner un môme fermé sur ses traumatismes. Un gamin qui avait tâté très tôt de la horse. Tentative pour oublier ce qu'il avait vécu dans les foyers ou auprès de son salopard de grand-père.
    La même question revint le tarauder. Comment le jeune Volokine s'était-il démerdé financièrement durant ses études ? Ce n'était pas avec les mille francs mensuels du SAV qu'il avait pu s'acheter sa dose quotidienne. Il n'y avait qu'une seule solution, facile à imaginer. Volokine avait dealé. Ou s'était livré à d'autres activités criminelles.
    Kasdan appela un de ses anciens collègues de la PJ et lui demanda d'effectuer un passage de fichier. Après s'être fait tirer l'oreille, l'homme accepta de fouiller du côté du permis de conduire de Cédric Volokine et des appartements qu'il avait occupé durant ses études.
    En 1999, alors que Volokine passait sa maîtrise de droit, l'étudiant habitait au 28, rue Tronchet, un trois-pièces de cent mètres carrés près de la Madeleine. Au bas mot un loyer de vingt mille francs...
    Dealer.
    Kasdan demanda quel véhicule il conduisait. L'ordinateur mit quelques secondes à répondre. En 1998, il avait acquis une Mercedes 300 CE 24. La bagnole la plus chère et la plus branchée de l'époque. Le modèle pur frimeur. Volokine avait 20 ans.
    DEALER.
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