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ISBN : 2253179167
Éditeur : Le Livre de Poche (2014)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.66/5 (sur 379 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« - Un kaïken.
- Tu sais à quoi ça sert ?
- C'est avec ce poignard que les femmes samouraïs se suicidaient. Elles se tranchaient la gorge... »

Olivier Passan de la Criminelle. Un solitaire fasciné par le Japon traditionnel, un samouraï des t... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Lorraine47, le 13 février 2014

    Lorraine47
    Moment jouissif et régressif: j'ai lu "Kaiken" et j'ai aimé!
    Kaiken: késako? Une lame japonaise: pas faite pour la ménagère de base: non une arme de belle facture pour les initiés aux arts martiaux!
    J'ai été bien surprise par mon "Cri Cri d'amour": tout d'abord l'action se passe presqu'exclusivement dans le "neuf trois" avec une petite excursion tokyoite, unité de lieu rarissime pour notre enragé des quatre pattes!
    On n'est pas très loin non plus de l'unité de temps chère à nos grands tragédiens, puisque le thriller se concentre sur quelques semaines!
    Grangé aurait-il été inspiré par le Japon au point d'épurer son style à l'exemple des jardins zen?
    Je réponds oui: c'est efficace comme un sabre, goûteux comme une tempura et piquant comme le wasabi! Vous comprendrez donc qu'il est impossible de s'endormir en lisant Kaiken et qu'il est tout autant difficile d'éteindre les feux!
    Pour les amoureux de thriller épris du Japon il est évident que ce compagnon de route sera agréable!
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  • Par Aela, le 03 septembre 2012

    Aela
    Kaïken, c'est le nom du poignard dont se servent les épouses des samouraïs pour se faire seppuku, c'est à dire pour accomplir le suicide rituel.
    C'est le titre du dernier thriller de Grangé, qui nous entraîne dans une folle poursuite, en France et au Japon, à la recherche de tueurs psychopathes.
    Tous les ingrédients d'un "bon" Grangé sont là: le rythme, les personnages pugnaces, l'étrangeté: un tueur hermaphrodite, une mère japonaise dont on découvre plus tard qu'elle n'a pas pu mettre au monde ses enfants..
    Et surtout, à la clé, une fascinante découverte du Japon traditionnel, dont Grangé se montre un grand amoureux.
    A lire pour se laisser envoûter par ce Japon crépusculaire si bien évoqué par Grangé.
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    • Livres 3.00/5
    Par Fredo_4decouv, le 30 août 2012

    Fredo_4decouv
    Je tiens à féliciter les éditions Albin Michel pour cette superbe couverture. Il faut reconnaitre que l'éditeur avait tendance ces dernières années à faire le minimum syndical concernant les couvertures des romans de J-C Grangé, d'Aurélien Molas et de Maxime Chattam. La donne a depuis changé avec les beaux visuels de Léviatemps et Le requiem des abysses.
    C'est au tour de Kaïken de profiter d'un superbe écrin avec une typo qui met du même coup en avant le fameux sabre du même nom que le titre. Avec le visage en dessous et le nom de l'éditeur dans l'axe, nous profitons d'une création graphique qui donne de suite le ton.
    Kaïken est avant toutes choses une immense déclaration d'amour de Jean-Christophe Grangé au Japon et à l'un de ses icônes : la femme japonaise. Rarement l'auteur aura paru aussi enthousiaste dans son écriture et dans son envie de nous faire plonger au cœur d'une culture et d'un état d'esprit. Cet amour qui transpire semble parfois naïf mais il en devient particulièrement touchant. Encore un élément troublant qui fait se mélanger l'image du héros à celle du romancier.
    Pour son intrigue, l'auteur multiplie les fausses pistes pour autant déboussoler son héros que son lecteur. Comme dans son précédent roman, Le passager, JC Grangé a tendance à écrire des personnages qui forment autant de ronds dans l'eau. Un peu comme s'ils n'étaient finalement qu'une variante du même personnage. En partant de l'un des personnages principaux, Passan, on peut facilement ajouter une variable qui nous emmène au personnage suivant, et aller ainsi jusqu'au dernier personnage clef de l'histoire. On se retrouve donc avec de drôles de similitudes qui servent peut être l'intrigue mais qui nuisent à la crédibilité de la construction. Deux personnages issus du même orphelinat, deux qui attendent leurs imminentes renaissances, deux reflets déformés d'une même image, etc.
    Du coup, on se retrouve avec successivement diverses mèches d'allumées, qui sont autant de pistes possibles pour la suite de l'intrigue. Et étrangement, J-C Grangé va coup sur coup les éteindre comme on éteint la flamme d'une bougie, en les pinçant avec deux doigts humides. Pas d'explosions donc au bout de ces mèches, juste un léger panache de fumée. L'auteur a d'autres plans en tête.
    Et c'est là ma grande déception. Autant je suis emballé par la présentation de ce couple atypique autant l'intrigue policière semble complètement sacrifiée pour nous emmener jusqu'à un duel qui n'en est pas hein puisqu'il ne va pas jusqu'à sa raison d'être.
    D'où le fait que je me retrouve plutôt partagé à la fin de ma lecture. J'ai lu un bon roman mais certainement pas un bon thriller.
    C'est étonnant de poser les bases d'une intrigue policière avec des personnages aussi forts et de constater que finalement, il sont littéralement jetés au rebut par le romancier, d'une manière assez expéditive, presque sacrifiés pour un final qui aurait du être dantesque mais qui ne l'est pas.
    On retrouve dans Kaïken la verve et la passion du voyage d'un Vol des Cigognes mais on y perd en route la majeur partie des éléments qui en aurait fait un bon thriller, un comble en soit pour celui qui se considère comme le patron du thriller hexagonal.
    Si ce dernier est un tournant dans la bibliographie du romancier, son prochain roman, en parvenant à associer la passion de Kaïken à la qualité des intrigues policières de ses meilleurs livres, sera très probablement un grand cru.
    L'avenir nous dira si Kaïken est une chrysalide et s'il nous montre la nouvelle orientation que souhaite prendre Jean-Christophe Grangé. C'est dire si son onzième roman sera une nouvelle fois particulièrement attendu.
    Frédéric Fontès, 4decouv.

    Lien : http://www.4decouv.com/2012/08/chronique-kaiken-jean-christophe-gran..
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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 25 septembre 2012

    fee-tish
    Grangé. le maître du polar français. Depuis Le Vol des cigognes, sorti en 1994, que de chemin parcouru pour cet auteur qui se fait très discret à l'heure des réseaux sociaux. Là où beaucoup d'écrivains utilisent la toile pour se promouvoir et rencontrer leurs lecteurs, Jean-Christophe Grangé n'est pas ou très peu présent. Quelques interviews à l'occasion de ses parutions, mais guère plus. Et c'est peut-être là que réside une partie de l'attachement des lecteurs pour son œuvre. La discrétion. le mystère presque.
    Avec Kaïken, Jean-Christophe Grangé retrouve ses lecteurs avec un thriller dont la trame reste similaire aux précédents : la confrontation immédiate avec le premier cadavre découvert, un tueur en série somme toute très banal dans sa construction psychologique, et par-dessus tout, un enquêteur borderline comme les aime l'auteur.
    Au regard du titre à résonance résolument asiatique et d'une très belle couverture dans les tons verts représentant le portrait d'une jeune femme, le ton est donné : le Japon sera au centre de l'intrigue.
    Lorsque l'on sait que Grangé est lui-même en couple avec une ancienne mannequin japonaise et qu'il affectionne tout particulièrement la culture nippone, cela ne nous étonnera guère. Ainsi, comme l'écrit Blaise de Chabalier, du Figaro, « Jamais Jean-Christophe Grangé n'avait mis autant de lui-même dans un de ses romans« .
    Intéressons-nous à l'intrigue. Dès les premières pages, le lecteur est plongée dans l'horreur : une femme enceinte est retrouvée éventrée, son bébé brûlant à ses pieds. Et, étrangement, le lecteur connaît d'emblée le nom du coupable, surnommé l'Accoucheur. Mais cet aspect du roman n'est qu'un prétexte à la véritable intrigue, celle qui va mettre en scène un couple ; Naoko et Olivier Passan ; et leurs deux enfants. En instance de divorce, ils ne se supportent plus, ne partagent plus rien. Lui, passionné par son métier de flic et fasciné par la culture ancestrale japonaise. Elle, mystérieuse et froide, qui rejette les histoires de samouraïs et autres jardins zen. Jusqu'au jour où Naoko découvre un petit cadavre dans son frigo. Un message de l'Accoucheur à son flic de mari ? Quoiqu'il en soit, lorsque ses enfants sont visés par ce psychopathe en cavale, Olivier Passan sort de son personnage de flic pour se transformer en véritable traqueur.
    480 pages de plaisir. 480 pages qui sauront vous surprendre. Jean-Christophe Grangé sait une nouvelle fois emmener son lecteur dans une histoire originale, où la psychologie des personnages est une dominante. Les adeptes de l'auteur retrouveront avec plaisir leur auteur, avec son style et son univers.
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    • Livres 3.00/5
    Par BlackWolf, le 08 septembre 2012

    BlackWolf
    En Résumé : J'ai passé un moment juste sympathique avec ce livre, nouveau thriller de Jean-Christophe Grangé. L'auteur change de style et nous offre deux intrigues, mais la première se révèle peu haletante et surtout sans surprise et il faut attendre la moitié du livre pour entre dans la seconde intrigue qui a plus réussi à m'emporter, malgré quelques simplicités et des raccourcis faciles, et monte rapidement en tension. Par contre comme d'habitude avec l'auteur j'ai trouvé la conclusion en demi-teinte. L'auteur nous présente dans ce livre sa passion pour le Japon et arrive vraiment à la partager avec le lecteur sur une nation pleine de contraste et de surprise. Les relations des personnages se révèlent vraiment prenantes et efficaces, mais les personnages en eux-mêmes donnent l'impression d'être tous créé sur le même moule. La plume de l'auteur est toujours aussi simple et angoissante ce qui fait qu'on se laisse aller facilement dans cette histoire même si j'avoue j'en attendais quand même mieux.
    Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.

    Lien : http://www.blog-o-livre.com/kaiken-jean-christophegrange/
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Critiques presse (1)


  • LeFigaro , le 07 septembre 2012
    Il s'agit bien d'un thriller haletant et violent, comme a toujours su les écrire Grangé.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 31 août 2012

    A l'hôpital Sainte Anne, un service s'est spécialisé dans le Paris shokogun (le syndrome de Paris).
    Chaque année, une centaine de Japonais sont si déçus par la ville qu'ils sombrent dans la dépression ou la paranoïa.
    Ils sont internés, soignés, rapatriés.
    Naoko n'en est pas là.
    Elle a le coeur dur - merci papa - et n'a placé, a priori, aucun espoir romantique ici.
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  • Par Lilou08, le 09 septembre 2012

    Passan admirait ces êtres qui ne craignaient pas la mort. Des hommes pour qui le devoir et l’honneur étaient tout, pour qui la sinistre joie de vivre des « gens heureux » ne comptait pas. Naoko ne supportait pas cette admiration morbide. Pour elle, c’était encore une manière de stigmatiser son peuple. Toujours la même rengaine d’une culture tragique, oscillant entre perversité sexuelle et mort volontaire. Des clichés qui la mettaient hors d’elle.
    Olivier avait renoncé à discuter. Il préférait peaufiner sa propre théorie. Pour un Japonais, l’existence est comparable à un fragment de soie. Ce n’est pas sa longueur qui compte mais sa qualité. Peu importe d’en finir à vingt, trente ou soixante-dix ans : il faut que l’existence soit sans tache ni accroc. Quand un Japonais se suicide, il ne regarde pas devant lui (il ne croit pas vraiment à l’au-delà), mais derrière. Il évalue son destin à la lumière d’une cause supérieure – shôgun, empereur, famille, entreprise… Cette soumission, ce sens de l’honneur, c’est la trame du tissu. On ne doit y déceler ni scorie ni souillure.
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  • Par Lorraine47, le 11 février 2014

    Jean Cocteau avait piqué une réplique à Pierre Reverdy et l'avait placée dans les dialogues d'un film de Robert Bresson: " Il n'y a pas d'amour. Il n'y a que des preuves d'amour." instantanément la phrase s'était élevée au rang de maxime universelle. Passan avait toujours perçu dans cette formule une vérité profonde: en amour, seuls les actes comptent, les mots ne coûtent rien.

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  • Par Lorraine47, le 12 février 2014

    D'abord, elle lui avait enseigné le langage des signes afin de pouvoir communiquer plus spontanément. Ensuite, elle lui avait expliqué que la vraie révolte n'est pas d'agir en fonction d'un adversaire mais de l'effacer purement et simplement. Agir comme s'il n'existait pas. Alors seulement on était libre. On pouvait identifier ses propres désirs.

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  • Par Aela, le 03 septembre 2012

    Les garçons de leur génération étaient des échalas aux cheveux orange, peu intéressés par les filles, encore moins par le sexe, qui vivaient par procuration à travers les jeux video, la mode, les drogues.
    Satisfaits d'eux-mêmes, complètement passifs, ils se croyaient originaux.

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