ISBN : 2226194002
Éditeur : Albin Michel (2009)


Note moyenne : 3.56/5 (sur 134 notes) Ajouter à mes livres

A Paris, Jeanne Korowa, brillante juge d'instruction à la vie affective désastreuse enquête avec François Taine sur une série de meurtres particulièrement sauvages : démembrements, cannibalisme, et mises en scène macabres. Trois plantureuses Vénus atrocement dév... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Crunches, le 23 septembre 2011

    Crunches
    Cela fait un moment que ce volume est sur mon étagère... Depuis sa sortie pour tout vous dire, et même si on m'a souvent dit que ce livre me plairait j'ai retardé sa lecture... Pour la simple et bonne raison que le héros est un femme... Et pour moi, ça ne colle pas avec les thrillers (allez savoir pourquoi, mais c'est comme ça, j'ai jamais dis que j'étais rationnelle pour tout !)
    °°° L'auteur °°°
    Jean-Christophe Grangé a tout d'abord été journaliste. Il a réalisé différents reportages aux 4 coins du globe (de la Birmanie au Pôle Nord, en passant par le Niger ou la Mongolie mais aussi la forêt amazonienne et les USA...).
    Ses reportages, qui s'intéressent le plus souvent à la nature, à la violence et aux phénomènes scientifiques, ont été une source d'inspiration primordiale pour l'écrivain.
    Il a publié son premier roman en 1994, le suivant en 1998 et depuis il n'arrête plus, pour mon plus grand bonheur !
    Vous trouverez facilement plus d'infos sur lui en tapant son nom dans un moteur de recherche !
    °°° le résumé officiel°°°
    Jeanne Korowa n'a fait qu'une erreur.
    Elle cherchait le tueur dans la forêt.
    C'était la forêt qui était dans le tueur.
    Comme l'enfant sauvage au fond de l'homme.
    °°° L'histoire °°°
    A Paris, Jeanne Korowa, brillante juge d'instruction à la vie affective désastreuse, enquête avec François Taine sur une série de meurtres particulièrements sauvages. Trois pistes la conduiront de Paris au Guatemala en passant par le Nicaragua pour terminer dans les marais argentins peuplés de caïmans : l'autisme, la fécondité et la préhistoire.

    °°° Mon Opinion °°°
    Mélanger des thèmes aussi éloignés que la Préhistoire, l'autisme et la fécondité il fallait non seulement y penser mais aussi y arriver. Et là, chapeau bas devant le maître ! Parce que le mélange est réussi !!
    Comme toujours Jean-Christophe Grangé nous entraine dans une quête extraordinnaire. Celle-ci nous emmènera en Amérique du Sud, au fond de la forêt, que la "civilisation moderne" ne touche pas.
    Evidemment, avec sa rigueur habituelle, on a droit à un topo tout à fait détaillé sur l'histoire du pays et des principaux événements qui y ont eu lieu, sans que cela n'affecte le récit en lui-même. L'auteur arrive à mélanger le récit et le reportage journalistique sans problème. de plus, les informations qui nous sont données ont un lien direct avec l'histoire en elle-même, contrairement à d'autres romans où on a de l'info pour avoir de l'info. Là, non. de plus en ce qui me concerne, je ne suis pas trop au fait des événements historiques relatifs à l'amérique du sud, et encore moins du Nicaragua !
    En ce qui concerne l'histoire, je dirais qu'elle est tout aussi sauvage que celles qu'il a écrit précédement, voire plus... mais en dire plus, serait vous gâcher le plaisir de la découverte, et pour un roman de Jean-Christophe Grangé, moins on en dit, meilleure sera la lecture !
    Pour les personnages, je suis mi-figue, mi-raisin. Je ne suis toujours pas convaincue par les nana héroïne de ce genre de livre (et je sais toujours pas pourquoi). Cela dit, au début j'avais quand même envie de lui coller des baffes à la magistrate : elle pleure après un mec alors qu'il lui a clairement dit qu'il n'était plus intéressé et elle ne sait pas trop ce qu'elle veut....Elle est un peu trop romantal et sentimentique à mon goût. Même si une fois l'enquête lancée, elle se débrouille comme un chef... Bon faut dire que ça tombe bien qu'elle doive aller en amérique du sud, elle y était déjà et sait parler espagnol... forcément, ça aide !
    D'autres personnages apparaîtront au cours de sa quête de vérité... Mais soit ils ne m'ont pas vraiment marquée, soit vous en parler ruinerait l'intrigue du livre !
    Conrairement à d'autres livres de Grangé, j'ai trouvé que celui-ci était très long à se mettre en route ! Pour moi, il ne commence véritablement qu'après la première centaine de page... Certains aiment voir l'intrigue se mettre en place tout doucement, en ce qui me concerne, je n'aime pas trop tourner autour du pot ! Je préfère largement un roman qui commence avec de l'action (comme Les Rivières Pourpres) or ici j'ai eu le temps de me monter le bourichon avec deux ou trois théories sur la suite du livre, avec quelques éléments qui en fait n'ont rien à voir avec l'intrigue.... Donc j'ai enchaîné les chapîtres en attente : "quand est ce qu'il commence?".. Un peu plus et je me mettais à sauter des pages pour arriver directement dans l'action.. Bon, il faut quand même relativiser ! Je ne suis pas très patiente et ces éléments nous permettent de connaître Jeanne et surtout les raisons qui l'amènent à résoudre cette affaire hors norme. Donc ce n'est pas non plus du temps perdu !
    Et si le début à mis du temps à se mettre en place, je trouve que la fin par contre est assez expéditive. En gros on a droit à une explication du/des méchant(s), forcément un face à face avec le/les gentil(s). Et puis élément de résolution (pour reprendre les termes appris il y a bien longtemps) et c'est la fin... Je ne veux pas dire qu'elle ne m'a pas tenue en haleine, au contraire ! je pense que j'étais bien plus captivée par le dernier chapître que par le reste du livre, mais j'ai l'impression qu'il manque quelque chose... Mais d'un autre côté je ne vois pas ce qu'on aurait pu y mettre.. le retour à un quotidien ? c'est plus que moyen.. Donc j'ai finalement choisi de me dire que parmi toutes les fins envisageables, l'auteur a pris la solution la "moins pire"... donc pourquoi pas ? c'est un roman qui est contraire à ce que j'aime : un début long à se mettre en place et une fin un peu expéditive (et pas expédiée, à la va vite ! non elle est travaillée !).
    La forêt des Mânes n'est pas un coup de coeur en ce qui me concerne... Mais c'est une lecture prenante, dont l'intrigue est présente. Personne ne m'a forcée à le finir, l'histoire s'en ai chargée toute seule !
    °°° Infos sur le Livre °°°
    Editions : J'ai Lu
    Prix : 8,50 €
    Nombre de pages : 628
    Date de sortie : mai 2011
    Editions : Albin Michel
    Prix : 22 €
    Nombre de pages : 508
    Date de sortie : septembre 2009

    Lien : http://plaisirsdelire.blogspot.com/2011/06/la-foret-des-manes.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 22 octobre 2009

    Seraphita
    Jeanne Korowa est juge d'instruction en région parisienne. Son existence est tranquille, sa vie sentimentale un échec. Jusqu'au jour où son ami François Taine, qui est également juge, lui propose de le suivre sur une scène de crime où un meurtre particulièrement atroce a eu lieu : une jeune femme a été tuée, démembrée et en partie… mangée. le meurtrier a fait œuvre de cannibalisme avec une rare sauvagerie. Puis très vite, un deuxième puis un troisième meurtre, sur le même mode, se produisent. le juge penche pour l'hypothèse d'un tueur en série, mais quel mobile anime ce dernier ? Comment le tueur choisit-il ses victimes ? Les connaissait-il ? Un trio causal se fait jour, au fil de l'enquête, qui mène les juges vers le volet suivant : autisme, génétique, préhistoire. L'enquête ne fait que commencer qui emmènera notre héroïne vers des pays d'Amérique latine jusqu'à La forêt des Mânes où elle se confrontera à son destin…
    Ce livre a été pour moi un vrai coup de cœur, d'un bout à l'autre des pages. Mon meilleur Grangé jusqu'ici. L'histoire est captivante, les descriptions sont précises et campent l'action. J'ai apprécié le voyage de l'héroïne dans divers pays d'Amérique latine, entraînant le lecteur dans un complet dépaysement. J'ai aimé l'action sans relâche, le suspens au fil des pages. A la fin, le lecteur se rend compte que l'auteur l'a mené en bateau : le rebondissement est de taille et très surprenant ; il donne un tout nouveau tour à l'histoire qu'on peut relire de bout en bout. La vérité est complexe, mais captivante. Tout au long de l'œuvre, l'auteur convoque des explications psychologiques, en évoquant notamment le livre de Freud : « Totem et tabou ». le livre est riche de références par rapport au trio causal que j'évoquais dans le résumé : l'auteur livre des explications sur l'autisme, la génétique et la préhistoire. L'exposé n'est pas lourd, il s'avère compréhensible et utile à l'histoire. Petits bémols néanmoins : le côté prévisible de certains points (concernant notamment la structure du roman – je commence à bien connaître l'auteur) ; et surtout le côté glauque des meurtres : pourquoi l'auteur se complaît-il dans l'exposé, par le détail, des atrocités subies par les victimes ? Une bonne dose d'hémoglobine et d'horreurs attend notre lecteur. Malgré cela, le livre est passionnant de bout en bout. A découvrir !
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    • Livres 2.00/5
    Par sandrine57, le 11 décembre 2010

    sandrine57
    Mon avis est plus que mitigé au sujet de ce livre.
    Je n'ai pas passé un mauvais moment, Grangé n'est pas un débutant et il sait maintenir le suspense. Mais moi qui suis une lectrice plutôt indulgente en général, j'ai été agacée à plusieurs reprises.
    L'héroïne d'abord. Cette chère Jeanne s'habille en Prada et se chausse en Jimmy Choo; un peu névrosée, elle avale des tonnes de comprimés mais ne mange qu'une demi feuille de salade et trois grains de riz par semaine. Mais ce pur produit de la société moderne n'est pas du tout décontenancée quand elle se retrouve au fin fond de la jungle et s'en sort même haut la main face à une meute de tueurs sanguinaires qu'elle sème sur leur propre terrain de chasse. Tout cela n'est pas très crédible.
    Le style ensuite. La première partie du livre se passe à Paris et franchement grâce à Grangé je vais pouvoir m'orienter dans la capitale mieux qu'un chauffeur de taxi! Dès qu'un personnage prend le volant, on a droit à une litanie de noms de rues, avenues et autres impasses. A lire ça donne quelque chose du genre: "elle tourna à droite rue Letruc, prit l'avenue Saint-Machin, évita le boulevard Général Chose pour traverser la venelle Trucmuche et prendre la troisième à gauche, etc". C'est pénible à lire et franchement ça n'apporte rien à l'histoire. Autre petit détail qui énerve: "les temps immémoriaux", "une époque immémoriale", je ne sais pas si c'est le résultat d'un pari mais l'adjectif "immémorial" revient à toutes les sauces toutes les dix pages.
    Mais le pire de tout, c'est que j'ai très vite deviné qui était le tueur alors qu'habituellement je ne suis pas la plus fûtée des enquêtrices. le final n'était donc pas une surprise et ça m'a gâché le plaisir.
    Voilà, loin d'être le meilleur de l'auteur, ce livre se lit pourtant rapidement et peut éventuellement plaire aux inconditionnels de Grangé.
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    • Livres 3.00/5
    Par Hugo, le 14 septembre 2009

    Hugo
    Un jour j'ai décidé de demander à mon libraire son avis sur "Jean christophe Grangé"...Toujours ce même libraire qui m'aiguille dans mes choix, un homme charmant mais peu commercial (simple remarque)...Bref il m'a dit :
    - c'est pas mal, tenez vous n'avez qu'à lire "Le Serment des Limbes"...
    Expérience plus que satisfaisante, une qualité littéraire digne des plus grands, une intrigue oppressante à la limite de la paranoïa...Franchement j'étais convaincu...
    Moi qui ai toujours tendance à porter la misère humaine sur mes épaules, j'avais trouvé celui qui l'avait vécu...Après plusieurs romans du même auteur, j'ai acheté en grand format "La forêt des Mânes" (histoire que l'auteur gagne un plus de pognons...simple remarque)...J'avoue que j'ai dévoré (sans mauvais jeu de mot...)le bouquin et j'ai enfin compris pourquoi je n'étais pas un aventurier, prêt à voyager hors des sentiers battus : la simple peur d'affronter une réalité plus crue...que mon confort de français moyen culpabilise à mesure que sa culture s'enrichit des plus grands vices de la nature humaine... (un peu tordue comme phrasé...Mais j'aime bien ce côté "n'importe NAWAK ")
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    • Livres 3.00/5
    Par ianf, le 31 mai 2011

    ianf
    Jean-Christophe Grangé m'avait beaucoup intéressé avec son roman La Ligne noire ; Le Serment des Limbes était également d'un bon niveau ; Miserere m'avait cependant beaucoup déçu. C'est donc avec méfiance que je me suis lancé dans la lecture de La forêt des Mânes. Mon avis est mitigé. Toujours ce style percutant, empli de métaphores tantôt gracieuses, tantôt trop lourdes ; toujours ces phrases nominales qui rythment la narration, appuient l'action en donnant cette impression d'essoufflement constant, de panique, de nervosité. Cela n'est pas sans me déplaire. Mais c'est l'intrigue qui pose davantage de problèmes. En elle-même, elle est assez intéressante, bien que commune. Si Grangé a voulu rénover son sujet en lui insufflant un soupçon de réflexion anthropologique, il marche dangereusement entre fantastique et thriller réaliste, chose qu'il avait bien faite dans Le Serment des Limbes, mais qui ne marche pas si bien ici. le personnage de Jeanne Korowa est intéressant mais il manque une finalité, un petit quelque chose qui donnerait du sens à la juge ; la première partie à Paris met en place les éléments de manière plutôt convaincante ; la seconde partie en Amérique du Sud est plus intéressante, mieux écrite, mais il y a trop de détails qui embourbent l'intrigue ; enfin, le dénouement, trop prévisible malheureusement, est bâclé, comme dans la plupart des oeuvres de Grangé, trop pressé de finir.
    En résumé, un bon thriller, mais qui comporte tous les défauts propres à Grangé, et qui lasse vite par moments, mais cela reste facile à lire, très rapide, donc la frustration ne dure que peu de temps.
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 07 septembre 2010

    Elle eut tout le temps de détailler encore la capitale.
    Le trafic était dense. Et plus dense encore, aux feux rouges, la vente de portière à portière. Des barbes à papa, des chiens, des hamacs, des cigarettes, des kleenex..., tout se vendait ici entre les voitures. [...]
    Jeanne respirait en même temps quelque chose de plus lugubre. Le poids du passé. La population, derrière ses sourires, sa gentillesse, était encore accablée par la violence du siècle dernier. Le sang hantait toujours les esprits. Une sorte de veillée funèbre permanente désincarnait les âmes. Trois siècles d'exploitation américaine. Quarante ans de dictature sanglante. Une révolution. Une contre-révolution. Tout ça pour sombrer dans la corruption larvée, endémique, incurable... Pas vraiment de quoi être optimiste.
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  • Par Aela, le 18 juillet 2011

    Tout ça a une source réelle. Le fait s’est perdu dans l’histoire coloniale, mais un écrivain guatémaltèque, Augusto Monterroso, l’a racontée. Son conte s’appelle l’Eclipse.
    Elle soupira. Elle n’échapperait pas à l’histoire. :
    - C’est un missionnaire, Barthélémy Arrazola, au XVIème siècle. Les Mayas l’ont fait prisonnier et s’apprêtent à le sacrifier. L’homme se souvient alors qu’une éclipse solaire doit survenir. Il parle un peu la langue locale. Il menace les Indiens de noircir le soleil s’ils ne le libèrent pas. Les Indiens l’observent, incrédules. Ils organisent un conseil. Le missionnaire, toujours ligoté, attend tranquillement qu’on le libère. Il est sûr de lui. Sûr de sa supériorité. De sa culture et de ses ancêtres. Quelques heures plus tard, son corps repose, sans vie, le cœur arraché, sous l’astre noir, alors que les Indiens, d’une voix neutre et lente, récitent la liste de toutes les éclipses que les astronomes de la communauté maya ont prévues pour les siècles à venir.
    Silence.
    - Je ne comprends pas la morale.
    Nicolás se pencha en avant. Ses yeux noirs. Sa figure étroite et blanche. Son crâne chauve. Son nez aquilin et ses lèvres minces. Jeanne reconnaissait maintenant les traits indiens derrière le vernis occidental. Un visage sculpté dans la pierre calcaire des pyramides de ses ancêtres.
    - La morale, fit-il d’une voix sifflante, c’est que vous avez tort de nous prendre pour des cons. Au VIème siècle, nos calendriers étaient aussi précis que les vôtres aujourd’hui. Un jour, notre gouvernement sera indien. Comme en Bolivie. Un autre jour, plus lointain, vous aurez à répondre de vos crimes auprès de nos dieux. Le Popol Vuh dit : « Jamais notre peuple ne sera dispersé. Son destin triomphera des jours funestes . »
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  • Par caro64, le 07 septembre 2010

    Jeanne était prête à s'y coller. Même si elle n'était pas optimiste. En France, ces affaires n'aboutissaient jamais. Depuis qu'elle était étudiante, elle suivait les fameux « scandales de la République ». Fausses factures, marchés truqués, caisses noires, racket financier, commissions occultes, emplois fictifs... Pas une fois un juge n'avait gagné contre les politiques. Pas une seule fois. Le scandale éclatait, oui. Occupait un temps les pages de journaux. Puis on oubliait. Quand le procès survenait – des années plus tard, dans le meilleur des cas –, justice et politique faisaient leur cuisine. Et chacun en sortait indemne.
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  • Par caro64, le 07 septembre 2010

    Elle fouilla dans son sac et regarda son portable.
    Pas de message.
    Donc, pas de cadavre.
    Elle s'aperçut qu'elle attendait aussi un appel de Féraud. C'était décidément son destin. Elle n'était pas seulement abonnée à Orange. Mais aussi, mais surtout, au désir d'être aimée.
    Un abonnement à perpétuité.
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  • Par Aela, le 18 juillet 2011

    Tout en suivant les lignes, les récifs, les littoraux, Jeanne se laissa bercer par les noms exotiques. Ses pensées prirent la tangente. Elle se souvint de son grand voyage. Après l’Ecole Nationale de Magistrature, elle s’était accordé une année sabbatique pour traverser le continent sud-américain.
    Elle avait commencé par l’Amérique centrale. Nicaragua. Costa Rica. Puis l’Amérique du Sud proprement dite. Brésil. Pérou . Argentine. Chili.. Cela n’avait pas été un périple à la coule. Jeanne avait sillonné ces terres immenses en solitaire, les dents serrées, se disant toujours : « Voilà ce qu’on ne m’enlèvera plus. Chaque sensation, chaque souvenir sera mon secret. » Une empreinte, une marque, une ouverture qu’elle conservait en son for intérieur. En cas de chagrin d’amour, son âme pourrait toujours être sauvée là-bas, au fond de cet horizon.
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