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Par cicou45, le 18/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
"La vie était traversée par un courant rapide et une fois qu'on l'avait quitté, [...] personne ne vous accueillait avec des cris de joie quand vous vouliez replonger."
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Par cicou45, le 22/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
"[...] son passé se présenta sous un aspect menaçant et, chose étonnante, impossible à éradiquer. On ne pouvait le défaire, il ne vous appartenait plus, et pourtant il demeurait toujours là. C'était une découverte. Il était tout aussi réel - plus réel, en fait [...] que le présent, mais, d'un autre côté, il restait inviolé, à l'intérieur d'une protection de verre, et même si vous vouliez vous en débarrasser, vous ne pouviez pas."
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Par cicou45, le 20/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
"[...] on ne pouvait pas se contenter de ne rien faire. Il ne suffisait pas de croire en son avenir, il fallait s'emparer de son avenir, le hisser hors du fleuve du temps, et, ce faisant, on rompait avec les légions de béni-oui-oui tristes et pathétiques qui croyaient que le monde était leur patrimoine."
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Par cicou45, le 22/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
"Le futur, comme disait son père, était maintenant."
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Par kathel, le 07/04/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
Il n’avait jamais imité ceux qui avaient le même âge que lui, il avait toujours été trop pressé et pourtant cette hâte, au lieu de lui apporter la vie qu’il désirait, l’avait marginalisé. A présent, tout à coup, la marge lui semblait le seul endroit possible.
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Par cicou45, le 23/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
"Chaque instant ne promettait que le suivant et, pour réussir cette vie, c'était le schéma à adopter. Si vous commenciez à vous mettre à genoux devant le passé, en exigeant de lui quelque chose qu'il ne vous avait pas donné la première fois, vous étiez mort."
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Par FRANGA, le 31/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
S'il y a une chose qu'il détestait, c'était inspirer de la pitié.
Quand la sympathie se dissipait, les gens se rappelaient la faiblesse et, un jour, ils vous faisaient un croche-pied.
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Par FRANGA, le 30/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
C'est ce qui lui était arrivé. Elle était tombée dans le sous-monde des femmes qui n'ont rien de spécial à faire. Ces mères qu'elle méprisait, celles avec qui on parle du temps qu'il fait en attendant que votre progéniture ait retrouvé ses chaussures après un après-midi à jouer dans ces appartements grands comme le Château de Versailles, qui ont des domestiques à demeure et aucune responsabilité et qui pourtant se plaignent constamment de n'avoir pas une minute à elles.
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Par FRANGA, le 31/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
Tout de même, l'appartement de Colombus était si merveilleusement excentrique que Cynthia n'imaginait pas s'en lasser un jour : un duplex qui donnait directement sur le planétarium situé derrière le musée d'Histoire Naturelle. La nuit, la lumière bleue des sphères luisait à travers les murs de verre du planétarium, et du haut des baies vitrées au trentième étage, il semblait presque à Cynthia que leur maison regagnait la planète après un voyage dans l'espace. Les enfants disposaient de l'étage inférieur pour eux seuls ; il avait une entrée séparée, ce qui signifiait qu'elle suivait leurs allées et venues avec moins de précision qu'auparavant. Ils étaient trop âgés pour avoir l'envie ou le besoin qu'on les accompagne à l'école et leurs vies étaient si occupées, et pas seulement sur le plan social, qu'il n'était pas toujours possible de savoir quand exactement elle les verrait la prochaine fois. Pas plus qu'Adam d'ailleurs.
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Par cicou45, le 23/01/2012
Les privilèges de
Jonathan Dee
"Mais la vie de famille vous change un homme."