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ISBN : 226406045X
Éditeur : 10-18 (2013)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Molly Howe est une jeune fille sublime, admirée, gâtée par la vie et adulée par ses parents, jusqu'au jour où le secret qu'elle dissimulait est exposé au grand jour, sa réputation démolie et sa présence désormais indésirable dans la petite ville de son enfance. Elle s'e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par mickaela, le 04 décembre 2012

    mickaela
    A vrai dire, je ne saurais dire si j'ai aimé ce long pavé mais je n'ai pas détesté non plus.
    L'histoire est intéressante car La fabrique des illusions nous parle du rêve américain, des espoirs et des désillusions de ceux qui ont pu y croire..
    le personnage de Molly Howe ainsi que les membres de sa famille sont très bien construits et remonter à l' enfance de Molly ,et y consacrer autant de temps est judicieux mais ces longueurs sont parfois lassantes .
    Le chassé croisé narratif est appréciable car on se met facilement dans la peau des personnages ce qui fait que l'on est absolument pas surpris de la fin du livre. On a appris à connaître le personnage de Molly Howe et on sait d'avance ce qu'elle fera.
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    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 08 octobre 2013

    Kittiwake
    Tout ça pour ça. C'est l'impression globale qui ressort de cette longue lecture dont l'originalité principale est la construction.
    Nous sommes au Etats-Unis, de nos jours. Deux histoires cheminent en parallèle, et l'on pressent qu'elles vont converger, même si rien ne le laisse présager au départ. John travaille dans la publicité à New-York puis suit dans le Sud un transfuge de sa boite qui se lance dans une entreprise très novatrice et révolutionnaire dans le domaine de la communication publicitaire. Molly est une ado sulfureuse, qui sème la zizanie partout où elle passe, et quitte le Sud pour rejoindre son frère en Californie. Ni l'un ni l'autre ne se conforment à ce qui devrait être leur emploi du temps d'étudiants, l'une squatte les cours au hasard, l'autre prend la tête d'une secte évangéliste.
    Revenons à ce qui fait l'originalité du roman : un premier chapitre interminable, plus de 350 pages sans respiration, avec pour seul artifice le raccourcissement progressif des passages alternés de l'histoire des deux protagonistes, un deuxième chapitre sur le même mode, pendant 150 pages, puis un dernier en épilogue sur 70 pages qui donne un peu l'impression que l'auteur lui même s'est lassé. Ajoutons à cela des dialogues sans tirets ou guillemets. C'est tout de même une rude épreuve ....
    Tout n'est pas négatif pour autant : l'écriture sauve l'ensemble par sa fluidité. Et puis il est intéressant d'explorer ce milieu de la publicité, où art et finances se côtoient pour le meilleur et pour le pire. Les personnages sont bien campés et leur destin ne laisse pas indifférent, tout Côme le désarroi de cette société déboussolée par les affres de cette interminable crise mondiale.


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2013/10/la-fabrique-des-illusions...
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    • Livres 4.00/5
    Par strummer, le 25 août 2014

    strummer
    Avant de commencer ma critique, je pourrais citer des bribes de jean-louis Aubert : elle avait à peine avalé ses 15 ans, elle parlait plus à ses parents, nan, depuis son histoire d'amant etc.etc, elle c'est Molly, figure incarnée de la Vie ou de la jeunesse qui empli la vie des hommes et de manière inexorable les quittera, les laissant pantois et sur leurs faims. Bon roman, sans doute un peu expédié rapidement sur la fin, à nouveau l'Amérique et ses montagnes-russes constituées de réussites et d'échecs, une famille moderne dont le père travaille chez IBM, une éducation un peu ratée de leurs marmaille, une sorte de Xanadu de la publicité réunissant des artistes, graphistes, romanciers qui œuvrent pour l'art nouveau, la publicité ne vendant rien. Des chassés croisés entre les personnages, des activistes un peu frapa dingues. Une vision cynique de l'art, de la manipulation des masses. Un bon roman exalté, on peut y retrouver un peu de Don Delillo et de Tom Wolfe, quoique un peu en dessous, il n'empêche ce livre est solidement construit, les personnages sont bien troussés, vraiment plaisant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 07 octobre 2012

    Seraphita
    « le seul moyen de rester pure en ce monde était de vivre au cœur d'un mensonge. » Molly a vite appris à cultiver le mensonge comme un art de vivre, d'abord au sein de sa famille où le vernis de l'apparence se cultive au quotidien, puis auprès des hommes que sa route croise. John, étudiant fade et transparent, va l'apprendre à ses dépens, qui s'éprend de la jeune femme. Après un temps de vie commune, Molly décide de rompre brutalement et ne donne plus signe de vie. Dix ans s'écoulent. John est devenu un publicitaire renommé, le bras droit de Mal Osbourne, un homme à la personnalité et aux idées aussi peu conventionnelles que géniales. Molly, qui a le don de semer la destruction partout où elle passe, va alors faire retour dans la vie de John…
    « La fabrique des illusions » est un roman époustouflant qui tire de sa longueur (un peu plus de 400 pages) toute sa saveur, mais aussi ses limites. Il se présente comme un objet complexe, porteur de multiples facettes, que savent souligner les mots.
    Un objet attachant parce qu'il présente d'abord des individus, des êtres singuliers : l'auteur brosse le portrait d'une famille américaine, conte également une histoire d'amour au goût de démesure. Mais derrière chaque individu, c'est une société, dans ses formes extrêmes ou décalées, qui est ici pointée du doigt : en ce sens, ce roman se veut une satire du monde de la publicité et des artistes, une dénonciation d'une forme d'extrémisme religieux, avec un fil conducteur, porté par le titre : l'apparence et ses fragilités. Quelle illusion de soi donne-t-on à voir à l'endroit même où l'on s'efforce de dénoncer l'illusion des êtres et du monde ?
    Avec une plume habile, et une grande finesse psychologique, l'auteur sait peindre la folie ordinaire, les failles humaines qui prennent d'abord naissance au sein des familles, les mensonges quotidiens qui savent mener jusqu'à l'absurde.
    Une œuvre tout en complexité, à l'image du message qu'il porte : au final, l'auteur s'interroge sur les mots, peut-être eux-mêmes vecteurs d'illusion… habile mise en abyme de cette « fabrique des illusions » ?
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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 06 novembre 2012

    Titine75
    Molly Howe grandit dans la petite ville d'Ulster, dans l'État de New York. Ville née uniquement grâce à l'arrivée d'IBM dans les années 1960-70 et qui s'avèrera aussi fragile qu'une coquille vide. C'est dans ce décor au bord du déclin que s'installe la famille Howe et qui sera comme une illustration de Ulster : une mère dépressive, un père jouant les hommes heureux à tout prix, un fils qui deviendra gourou et Molly, insaisissable et distante.
    A dix ans de là, à New York, John Wheelwright travaille dans une agence de publicité après avoir fait des études d'histoire de l'art. Malgré son succès, John est un peu insatisfait de l'univers de la pub. Il se fait alors remarquer par l'un des fondateurs de l'agence où il travaille : Mal Osbourne. Ce dernier a une vision singulière de la pub : « le langage de la publicité est le langage de la vie américaine : de l'art américain, de la politique américaine, des médias américains, de la loi américaine, des entreprises américaines. En changeant ce langage, par voie de conséquence, nous changerons le monde. » Osbourne décide de créer une communauté d'artistes à Charlottesville pour réinventer la pub et John décide le suivre.
    Ce deuxième roman de Jonathan Dee traduit en français fait montre des mêmes qualités et défauts que « Les privilèges ». La construction du livre est encore une fois brillante. La première partie alterne les vies de Molly et de John sans rapport apparent et à des époques différentes. L'alternance s'accélère petit à petit pour en arriver à leur rencontre. La deuxième partie est le journal de John à Charlottesville. La dernière reprend la voix d'un narrateur neutre pour clôturer le roman. Ces choix apportent beaucoup de rythme au livre et Jonathan Dee est passé maître dans l'art d'alterner les points de vue.
    « La fabrique des illusions » est une critique du monde des images et de la pub en particulier à travers la colonie d'Osbourne. le personnage fait bien entendu penser à Oliviero Toscani (le créateur des campagnes de Benetton qui avait fait beaucoup de bruit à l'époque). Il veut changer le monde mais sa démarche finit par être cynique. Remplacer la pub par des œuvres d'art dévalorise le travail intellectuel des artistes et annihile tout message subversif porté par l'art. le consumérisme galopant n'en est en rien modifié, la pub a au moins l'honnêteté de son objectif. Elle ne peut utiliser le langage subtil et intelligent des artistes. Dans cet univers voué au désastre, se retrouvent Molly et John. Deux personnages extrêmement intéressants et décortiqués sous la plume de Jonathan Dee. Molly semble ne faire que passer, instable et indifférente, elle est dans l'incapacité d'aimer. John est notre Candide, plein d'illusions, d'envies, il ira de déception en catastrophes. Serait-il à l'image du rêve américain ?
    Malgré sa brillante construction et sa fine analyse sociétale, je suis restée un peu extérieure au roman. Comme pour « Les privilèges », Jonathan Dee regarde son monde avec beaucoup de distance et laisse peu de place à son lecteur. J'aurais aimé ressentir de l'empathie ou de l'antipathie pour les personnages, me sentir plus impliquée dans leur histoire.
    « La fabrique des illusions » nous montre encore une fois le grand talent de Jonathan Dee, auteur brillant et lucide sur notre époque. S'il laisse un peu plus son lecteur rentrer dans son monde, ce sera grandiose. J'attends donc la suite.

    Lien : http://plaisirsacultiver.wordpress.com
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 29 novembre 2012
    A quoi sert la publicité? En l'occurrence, à avoir inspiré à Jonathan Dee un roman que, comme un bon slogan, l'on n'est pas près d'oublier.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par mickaela, le 04 décembre 2012

    le monde extérieur parvenait de temps en temps à toucher votre quotidien d'une façon qui n'était pas imaginaire.Ces points de contact avaient du bon et du mauvais car ils servaient à la fois à vous relier au dynamisme plus vaste dont vous rêviez, mais également à vous rappeler combien vous en étiez coupés.

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  • Par Kittiwake, le 08 octobre 2013

    La population étudiante a en permanence entre dix-huit et vingt-deux ans ; seuls ceux qui pourvoient aux besoins de cette multitude – les commerçants, les logeurs, les professeurs titulaires – sont autorisés à se regarder vieillir mutuellement

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  • Par strummer, le 21 août 2014

    Nous sommes ici pour faire de l'art. Nous le ferons dans un décor communautaire. Néanmoins, cela ne veut pas dire que vous allez entendre toutes ces conneries sur "l'esprit d'équipe" auxquelles vous avez peut-être eu droit dans certaines boites où vous avez travaillé. Je crois à la coopération, mais pas aux dépens de l'émergence du génie individuel. Aucune grande oeuvre d'art n'est jamais née d'une décision de comité. La grandeur est un pur produit de la conscience individuelle.
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  • Par Softroot, le 11 octobre 2013

    Un acte sexuel, voilà ce que c'était à ses yeux, un acte sans rapport avec aucun autre et un moyen de forcer les hommes à révéler leurs secrets. Mais elle savait que pour la plupart des gens il ne s'agissait pas de cela. Pour eux l'acte sexuel était un acte intime ; pour Molly, il était extrêmement intime aussi, mais jamais de manière littérale. Cela n'était jamais arrivé, elle parvenait pourtant à imaginer rencontrer un homme qui détiendrait sur elle ce type de pouvoir, un homme, qui après l'acte sexuel, la laisserait en larmes, comme percée à jour et saisie d'un sentiment d'imposture. Ce qu'elle ne pouvait pas imaginer, c'était une juste harmonie du pouvoir. Ce n'était pas ça, la sexualité. N'empêche, elle se demandait si elle devait s'inquiéter du plaisir croissant qu'elle prenait à être traitée comme un objet.
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  • Par strummer, le 24 août 2014

    Il n'y a que de ses rêves que l'homme est responsable - ses actes sont ce qu'il est obligé de faire. Les actes sont une race bâtarde à laquelle l'homme n'a pas accordé sa paternité pleine et entière.

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