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ISBN : 2259216625
Éditeur : Plon (2012)


Note moyenne : 3.29/5 (sur 56 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Molly Howe est une jeune fille sublime, admirée, gâtée par la vie et adulée par ses parents, jusqu'au jour où le secret qu'elle dissimulait est exposé au grand jour, sa réputation démolie et sa présence désormais indésirable dans la petite ville de son enfance. Elle s'e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par mickaela, le 04 décembre 2012

    mickaela
    A vrai dire, je ne saurais dire si j'ai aimé ce long pavé mais je n'ai pas détesté non plus.
    L'histoire est intéressante car La fabrique des illusions nous parle du rêve américain, des espoirs et des désillusions de ceux qui ont pu y croire..
    le personnage de Molly Howe ainsi que les membres de sa famille sont très bien construits et remonter à l' enfance de Molly ,et y consacrer autant de temps est judicieux mais ces longueurs sont parfois lassantes .
    Le chassé croisé narratif est appréciable car on se met facilement dans la peau des personnages ce qui fait que l'on est absolument pas surpris de la fin du livre. On a appris à connaître le personnage de Molly Howe et on sait d'avance ce qu'elle fera.
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    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 08 octobre 2013

    Kittiwake
    Tout ça pour ça. C'est l'impression globale qui ressort de cette longue lecture dont l'originalité principale est la construction.
    Nous sommes au Etats-Unis, de nos jours. Deux histoires cheminent en parallèle, et l'on pressent qu'elles vont converger, même si rien ne le laisse présager au départ. John travaille dans la publicité à New-York puis suit dans le Sud un transfuge de sa boite qui se lance dans une entreprise très novatrice et révolutionnaire dans le domaine de la communication publicitaire. Molly est une ado sulfureuse, qui sème la zizanie partout où elle passe, et quitte le Sud pour rejoindre son frère en Californie. Ni l'un ni l'autre ne se conforment à ce qui devrait être leur emploi du temps d'étudiants, l'une squatte les cours au hasard, l'autre prend la tête d'une secte évangéliste.
    Revenons à ce qui fait l'originalité du roman : un premier chapitre interminable, plus de 350 pages sans respiration, avec pour seul artifice le raccourcissement progressif des passages alternés de l'histoire des deux protagonistes, un deuxième chapitre sur le même mode, pendant 150 pages, puis un dernier en épilogue sur 70 pages qui donne un peu l'impression que l'auteur lui même s'est lassé. Ajoutons à cela des dialogues sans tirets ou guillemets. C'est tout de même une rude épreuve ....
    Tout n'est pas négatif pour autant : l'écriture sauve l'ensemble par sa fluidité. Et puis il est intéressant d'explorer ce milieu de la publicité, où art et finances se côtoient pour le meilleur et pour le pire. Les personnages sont bien campés et leur destin ne laisse pas indifférent, tout Côme le désarroi de cette société déboussolée par les affres de cette interminable crise mondiale.


    Lien : http://kittylamouette.blogspot.fr/2013/10/la-fabrique-des-illusions...
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    • Livres 3.00/5
    Par moertzombreur, le 24 septembre 2014

    moertzombreur
    Le livre s'ouvre et se referme avec le personnage de Molly, un être à part, elle traverse tout le roman comme une étoile filante, dégageant un magnétisme troublant pour son entourage. Dans cette période, déjà difficile, de l'adolescence, elle va avoir une aventure fugitive avec un père de famille. Se sentant déjà différente, elle va pourtant prendre de plein fouet un rejet généralisé au sein même de sa famille, pourtant « cette espèce d'ostracisme sidéré n'était pas grave », elle éprouve toujours un certain détachement. Alors que, de son côté, elle est capable d'évaluer un homme en moins de cinq minutes, de leur côté les hommes « ne cesseraient jamais d'essayer de pénétrer un mystère qu'ils n'avaient aucune chance de comprendre ». de plus, cette place de paria qu'on lui assigne, va devenir un mode de vie, elle existe désormais dans la marge, elle se veut presque invisible, en fuite permanente. Elle va même jusqu'à éprouver de la douleur qu'on puisse se soucier d'elle, elle n'éprouve pas vraiment de l'amour, mais une seule fois, « une envie éperdue d'être normale ».
    L'auteur opère une coupure en alternance dans la narration, pour présenter un autre personnage qui travaille dans le milieu de la publicité, on va suivre un moment crucial de sa carrière, sa rencontre avec un personnage emblématique de ce milieu qui lui propose de travailler avec lui. Ce gourou cherche à opérer un rapprochement entre les pratiques artistiques et la culture de masse, les objets ou les entreprises à promouvoir passant au second plan, la publicité devenant elle-même une oeuvre d'art à part entière. L'auteur leur oppose le discours de la contre-culture à travers les personnages d'un cinéaste et de deux universitaires activistes. Cette collusion entre art et publicité est un discours typiquement américain, alors que l'Europe a une culture ancestrale, « contrairement à l'Amérique; laquelle masquait son absence de racines culturelles sous la constante exaltation de la nouveauté, laquelle, au lieu de se soucier d'éternité, avait parachevé l'art d'oublier, de manière à pouvoir réapprendre les mêmes choses à l'infini avec un enchantement sans cesse renouvelé ». La lecture du roman m'a beaucoup fait penser à l'ouvrage d'Umberto Eco, La Guerre du faux.
    Les deux histoires vont se rejoindre, la troublante Molly créant le manque sur son passage, ne laissant aux hommes qu'elles croisent que la possibilité de constater cette perte et de résoudre l'aporétique de l'amour, entre maîtrise et autonomie, la singularité de cette jeune femme étant qu'elle se refuse à subir cette dialectique, pour elle « (…) il vaut mieux ne pas être aimée du tout que d'être aimée d'une manière qui n'est pas authentique ». L'écriture se déploie avec beaucoup d'aisance malgré sa densité, la description de la psychologie des personnages est très élaborée, la tentative d'écriture expérimentale sur le dernier quart du livre est superflue.
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    • Livres 4.00/5
    Par strummer, le 25 août 2014

    strummer
    Avant de commencer ma critique, je pourrais citer des bribes de jean-louis Aubert : elle avait à peine avalé ses 15 ans, elle parlait plus à ses parents, nan, depuis son histoire d'amant etc.etc, elle c'est Molly, figure incarnée de la Vie ou de la jeunesse qui empli la vie des hommes et de manière inexorable les quittera, les laissant pantois et sur leurs faims. Bon roman, sans doute un peu expédié rapidement sur la fin, à nouveau l'Amérique et ses montagnes-russes constituées de réussites et d'échecs, une famille moderne dont le père travaille chez IBM, une éducation un peu ratée de leurs marmaille, une sorte de Xanadu de la publicité réunissant des artistes, graphistes, romanciers qui œuvrent pour l'art nouveau, la publicité ne vendant rien. Des chassés croisés entre les personnages, des activistes un peu frapa dingues. Une vision cynique de l'art, de la manipulation des masses. Un bon roman exalté, on peut y retrouver un peu de Don Delillo et de Tom Wolfe, quoique un peu en dessous, il n'empêche ce livre est solidement construit, les personnages sont bien troussés, vraiment plaisant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 07 octobre 2012

    Seraphita
    « le seul moyen de rester pure en ce monde était de vivre au cœur d'un mensonge. » Molly a vite appris à cultiver le mensonge comme un art de vivre, d'abord au sein de sa famille où le vernis de l'apparence se cultive au quotidien, puis auprès des hommes que sa route croise. John, étudiant fade et transparent, va l'apprendre à ses dépens, qui s'éprend de la jeune femme. Après un temps de vie commune, Molly décide de rompre brutalement et ne donne plus signe de vie. Dix ans s'écoulent. John est devenu un publicitaire renommé, le bras droit de Mal Osbourne, un homme à la personnalité et aux idées aussi peu conventionnelles que géniales. Molly, qui a le don de semer la destruction partout où elle passe, va alors faire retour dans la vie de John…
    « La fabrique des illusions » est un roman époustouflant qui tire de sa longueur (un peu plus de 400 pages) toute sa saveur, mais aussi ses limites. Il se présente comme un objet complexe, porteur de multiples facettes, que savent souligner les mots.
    Un objet attachant parce qu'il présente d'abord des individus, des êtres singuliers : l'auteur brosse le portrait d'une famille américaine, conte également une histoire d'amour au goût de démesure. Mais derrière chaque individu, c'est une société, dans ses formes extrêmes ou décalées, qui est ici pointée du doigt : en ce sens, ce roman se veut une satire du monde de la publicité et des artistes, une dénonciation d'une forme d'extrémisme religieux, avec un fil conducteur, porté par le titre : l'apparence et ses fragilités. Quelle illusion de soi donne-t-on à voir à l'endroit même où l'on s'efforce de dénoncer l'illusion des êtres et du monde ?
    Avec une plume habile, et une grande finesse psychologique, l'auteur sait peindre la folie ordinaire, les failles humaines qui prennent d'abord naissance au sein des familles, les mensonges quotidiens qui savent mener jusqu'à l'absurde.
    Une œuvre tout en complexité, à l'image du message qu'il porte : au final, l'auteur s'interroge sur les mots, peut-être eux-mêmes vecteurs d'illusion… habile mise en abyme de cette « fabrique des illusions » ?
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 29 novembre 2012
    A quoi sert la publicité? En l'occurrence, à avoir inspiré à Jonathan Dee un roman que, comme un bon slogan, l'on n'est pas près d'oublier.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par mickaela, le 04 décembre 2012

    le monde extérieur parvenait de temps en temps à toucher votre quotidien d'une façon qui n'était pas imaginaire.Ces points de contact avaient du bon et du mauvais car ils servaient à la fois à vous relier au dynamisme plus vaste dont vous rêviez, mais également à vous rappeler combien vous en étiez coupés.

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  • Par Kittiwake, le 08 octobre 2013

    La population étudiante a en permanence entre dix-huit et vingt-deux ans ; seuls ceux qui pourvoient aux besoins de cette multitude – les commerçants, les logeurs, les professeurs titulaires – sont autorisés à se regarder vieillir mutuellement

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  • Par strummer, le 21 août 2014

    Nous sommes ici pour faire de l'art. Nous le ferons dans un décor communautaire. Néanmoins, cela ne veut pas dire que vous allez entendre toutes ces conneries sur "l'esprit d'équipe" auxquelles vous avez peut-être eu droit dans certaines boites où vous avez travaillé. Je crois à la coopération, mais pas aux dépens de l'émergence du génie individuel. Aucune grande oeuvre d'art n'est jamais née d'une décision de comité. La grandeur est un pur produit de la conscience individuelle.
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  • Par Softroot, le 11 octobre 2013

    Un acte sexuel, voilà ce que c'était à ses yeux, un acte sans rapport avec aucun autre et un moyen de forcer les hommes à révéler leurs secrets. Mais elle savait que pour la plupart des gens il ne s'agissait pas de cela. Pour eux l'acte sexuel était un acte intime ; pour Molly, il était extrêmement intime aussi, mais jamais de manière littérale. Cela n'était jamais arrivé, elle parvenait pourtant à imaginer rencontrer un homme qui détiendrait sur elle ce type de pouvoir, un homme, qui après l'acte sexuel, la laisserait en larmes, comme percée à jour et saisie d'un sentiment d'imposture. Ce qu'elle ne pouvait pas imaginer, c'était une juste harmonie du pouvoir. Ce n'était pas ça, la sexualité. N'empêche, elle se demandait si elle devait s'inquiéter du plaisir croissant qu'elle prenait à être traitée comme un objet.
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  • Par strummer, le 24 août 2014

    Il n'y a que de ses rêves que l'homme est responsable - ses actes sont ce qu'il est obligé de faire. Les actes sont une race bâtarde à laquelle l'homme n'a pas accordé sa paternité pleine et entière.

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