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ISBN : 2259216625
Éditeur : Plon (2012)


Note moyenne : 3.12/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Molly Howe est une jeune fille sublime, admirée, gâtée par la vie et adulée par ses parents, jusqu'au jour où le secret qu'elle dissimulait est exposé au grand jour, sa réputation démolie et sa présence désormais indésirable dans la petite ville de son enfance. Elle s'e... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par iseure4, le 04 décembre 2012

    iseure4
    A vrai dire, je ne saurais dire si j'ai aimé ce long pavé mais je n'ai pas détesté non plus.
    L'histoire est intéressante car La fabrique des illusions nous parle du rêve américain, des espoirs et des désillusions de ceux qui ont pu y croire..
    le personnage de Molly Howe ainsi que les membres de sa famille sont très bien construits et remonter à l' enfance de Molly ,et y consacrer autant de temps est judicieux mais ces longueurs sont parfois lassantes .
    Le chassé croisé narratif est appréciable car on se met facilement dans la peau des personnages ce qui fait que l'on est absolument pas surpris de la fin du livre. On a appris à connaître le personnage de Molly Howe et on sait d'avance ce qu'elle fera.
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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 07 octobre 2012

    Seraphita
    « le seul moyen de rester pure en ce monde était de vivre au cœur d'un mensonge. » Molly a vite appris à cultiver le mensonge comme un art de vivre, d'abord au sein de sa famille où le vernis de l'apparence se cultive au quotidien, puis auprès des hommes que sa route croise. John, étudiant fade et transparent, va l'apprendre à ses dépens, qui s'éprend de la jeune femme. Après un temps de vie commune, Molly décide de rompre brutalement et ne donne plus signe de vie. Dix ans s'écoulent. John est devenu un publicitaire renommé, le bras droit de Mal Osbourne, un homme à la personnalité et aux idées aussi peu conventionnelles que géniales. Molly, qui a le don de semer la destruction partout où elle passe, va alors faire retour dans la vie de John…
    « La fabrique des illusions » est un roman époustouflant qui tire de sa longueur (un peu plus de 400 pages) toute sa saveur, mais aussi ses limites. Il se présente comme un objet complexe, porteur de multiples facettes, que savent souligner les mots.
    Un objet attachant parce qu'il présente d'abord des individus, des êtres singuliers : l'auteur brosse le portrait d'une famille américaine, conte également une histoire d'amour au goût de démesure. Mais derrière chaque individu, c'est une société, dans ses formes extrêmes ou décalées, qui est ici pointée du doigt : en ce sens, ce roman se veut une satire du monde de la publicité et des artistes, une dénonciation d'une forme d'extrémisme religieux, avec un fil conducteur, porté par le titre : l'apparence et ses fragilités. Quelle illusion de soi donne-t-on à voir à l'endroit même où l'on s'efforce de dénoncer l'illusion des êtres et du monde ?
    Avec une plume habile, et une grande finesse psychologique, l'auteur sait peindre la folie ordinaire, les failles humaines qui prennent d'abord naissance au sein des familles, les mensonges quotidiens qui savent mener jusqu'à l'absurde.
    Une œuvre tout en complexité, à l'image du message qu'il porte : au final, l'auteur s'interroge sur les mots, peut-être eux-mêmes vecteurs d'illusion… habile mise en abyme de cette « fabrique des illusions » ?
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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 06 novembre 2012

    Titine75
    Molly Howe grandit dans la petite ville d'Ulster, dans l'État de New York. Ville née uniquement grâce à l'arrivée d'IBM dans les années 1960-70 et qui s'avèrera aussi fragile qu'une coquille vide. C'est dans ce décor au bord du déclin que s'installe la famille Howe et qui sera comme une illustration de Ulster : une mère dépressive, un père jouant les hommes heureux à tout prix, un fils qui deviendra gourou et Molly, insaisissable et distante.
    A dix ans de là, à New York, John Wheelwright travaille dans une agence de publicité après avoir fait des études d'histoire de l'art. Malgré son succès, John est un peu insatisfait de l'univers de la pub. Il se fait alors remarquer par l'un des fondateurs de l'agence où il travaille : Mal Osbourne. Ce dernier a une vision singulière de la pub : « le langage de la publicité est le langage de la vie américaine : de l'art américain, de la politique américaine, des médias américains, de la loi américaine, des entreprises américaines. En changeant ce langage, par voie de conséquence, nous changerons le monde. » Osbourne décide de créer une communauté d'artistes à Charlottesville pour réinventer la pub et John décide le suivre.
    Ce deuxième roman de Jonathan Dee traduit en français fait montre des mêmes qualités et défauts que « Les privilèges ». La construction du livre est encore une fois brillante. La première partie alterne les vies de Molly et de John sans rapport apparent et à des époques différentes. L'alternance s'accélère petit à petit pour en arriver à leur rencontre. La deuxième partie est le journal de John à Charlottesville. La dernière reprend la voix d'un narrateur neutre pour clôturer le roman. Ces choix apportent beaucoup de rythme au livre et Jonathan Dee est passé maître dans l'art d'alterner les points de vue.
    « La fabrique des illusions » est une critique du monde des images et de la pub en particulier à travers la colonie d'Osbourne. le personnage fait bien entendu penser à Oliviero Toscani (le créateur des campagnes de Benetton qui avait fait beaucoup de bruit à l'époque). Il veut changer le monde mais sa démarche finit par être cynique. Remplacer la pub par des œuvres d'art dévalorise le travail intellectuel des artistes et annihile tout message subversif porté par l'art. le consumérisme galopant n'en est en rien modifié, la pub a au moins l'honnêteté de son objectif. Elle ne peut utiliser le langage subtil et intelligent des artistes. Dans cet univers voué au désastre, se retrouvent Molly et John. Deux personnages extrêmement intéressants et décortiqués sous la plume de Jonathan Dee. Molly semble ne faire que passer, instable et indifférente, elle est dans l'incapacité d'aimer. John est notre Candide, plein d'illusions, d'envies, il ira de déception en catastrophes. Serait-il à l'image du rêve américain ?
    Malgré sa brillante construction et sa fine analyse sociétale, je suis restée un peu extérieure au roman. Comme pour « Les privilèges », Jonathan Dee regarde son monde avec beaucoup de distance et laisse peu de place à son lecteur. J'aurais aimé ressentir de l'empathie ou de l'antipathie pour les personnages, me sentir plus impliquée dans leur histoire.
    « La fabrique des illusions » nous montre encore une fois le grand talent de Jonathan Dee, auteur brillant et lucide sur notre époque. S'il laisse un peu plus son lecteur rentrer dans son monde, ce sera grandiose. J'attends donc la suite.

    Lien : http://plaisirsacultiver.wordpress.com
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    • Livres 3.00/5
    Par Tempuslegendae, le 23 décembre 2012

    Tempuslegendae
    Depuis 99 Francs et Mad Men, on sait que la publicité est un formidable sujet romanesque. Jonathan DEE aime à explorer ici le monde des agences américaines des années 90, avec ses succès, ses excès, ses éclairs de génie, ses ridicules aussi, symbolisés par un homme, Mal Osbourne, énigmatique visionnaire qui entraine des jeunes gens dans une aventure inédite: revisiter et réinventer la publicité. Quel projet ambitieux! Parmi eux, John, qui fut follement épris, dix ans plus tôt, de Molly Howe, jeune femme insaisissable et passive, au parcours chaotique et fuyant.
    Lorsqu'elle disparaît, John pense l'avoir perdue à jamais…
    Jonathan DEE retrace avec génie ces années un peu folles où certains s'amusaient à rêver d'un monde nouveau tandis que d'autres préféraient s'engluer dans des apparences jusqu'à sombrer dans la folie. Et si à cet instant de la béance Molly réapparaissait de l'ombre!
    «La fabrique des illusions», une machine à rêves, certes, mais surtout un roman foisonnant et brillant sans équivoque.
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    • Livres 3.00/5
    Par Cryssilda, le 22 décembre 2012

    Cryssilda
    Molly est une jeune femme hors du commun. Dès son plus jeune âge, tout le monde remarque sa beauté incroyable. Quant à sa personnalité, elle est des plus intrigante. En effet, Molly vit une vie détachée, elle erre comme une ombre au milieu des gens, sans vraiment vouloir prendre sa place dans la société. Plus on la remarque, plus elle se fait discrète.

    John quant à lui, travaille dans une prestigieuse agence de publicité new-yorkaise. Il n'hésitera pourtant pas à suivre l'un de ses anciens patrons dans une nouvelle structure, au fin fond de nulle part, pour travailler dans une nouvelle agence dont le concept clef sera de faire de la pub sans même avoir la moindre idée du produit à mettre en avant.

    Puis, en filigrane, il y a la famille de Molly, sont frère tordu et illuminé, ses parents dépressifs...

    J'en attendais beaucoup de ce roman, certainement trop, depuis qu'il m'eut été vanté (surtout un certain premier chapitre) par une blogueuse de ma connaissance. Après une rencontre au Festival America, je me suis dit qu'il fallait effectivement que je découvre cet auteur. Mais (forcément, tout cela annonçait un "mais") j'avoue que ce roman fut loin d'être à la hauteur de mes espérances.

    Pourtant, j'ai lu ce roman avec plaisir, je ne m'ennuyais pas lorsque j'étais plongé dedans... mais si je ne l'ouvrais pas pendant quelques jours, cela ne me faisait ni chaud ni froid. le roman est à l'image même de Molly, flottant, qui ne cherche à créer aucune empathie pour les personnages. du coup, notre intérêt est à l'image de l'ambiance du livre... Si encore le livre se terminait sur un retournement de situation, une évènement d'un quelconque intérêt... mais force m'est d'avouer qu'en fermant le livre j'ai pensé : tout ça pour ça ?!

    Mais je dois reconnaître que ce livre traduit parfaitement une ambiance américaine, mais une solide intrigue manque terriblement pour en faire un bon roman.

    Je ne sais donc pas si je continuerai ma découverte de Jonathan Dee, pour l'instant, je me dis que j'ai des choses plus palpitantes à lire...
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Critiques presse (1)


  • Bibliobs , le 29 novembre 2012
    A quoi sert la publicité? En l'occurrence, à avoir inspiré à Jonathan Dee un roman que, comme un bon slogan, l'on n'est pas près d'oublier.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par iseure4, le 04 décembre 2012

    le monde extérieur parvenait de temps en temps à toucher votre quotidien d'une façon qui n'était pas imaginaire.Ces points de contact avaient du bon et du mauvais car ils servaient à la fois à vous relier au dynamisme plus vaste dont vous rêviez, mais également à vous rappeler combien vous en étiez coupés.

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  • Par Seraphita, le 07 octobre 2012

    Le seul moyen de rester pure en ce monde était de vivre au cœur d’un mensonge.

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