-
Par Elisanne, le 18/03/2011
La reine Alice de
Lydia Flem
” Quelque chose avait basculé ; Un instant plus tôt rien n’était arrivé, un instant plus tard tout était bouleversé. […]
Comment nommer ce qui venait de se passer, de surgir comme la bête dans la jungle, elle ne le savait pas. Peu importait le nom d’ailleurs. Le mot était là, à n’en pas douter, même si elle hésitait à la désigner d’un nom ou d’un autre. Alice s’interrogeait : à quel moment la joie s’était-elle retirée ? Quand le basculement s’était-il produit ? Où était la frontière entre un ici déjà étrange et un là-bas inquiétant mais encore familier ? […] Comment sous le doigt innocent une petite boule éveillait-elle l’attention ?
Dans la partie de cartes contre le Roi et la Reine de cœur, Alice avait perdu ; ils l’avaient condamnée :
-Qu’on lui tranche la tête ! […]
Alice savait qu’elle n’avait pas d’autre choix que de consentir, donner son consentement à ce qui était advenu, à ce qui était. Ne pas se cabrer, ne pas se révolter ; au contraire : épouser le déséquilibre, chercher les forces obliques,
la botte secrète.
Dire oui.
Oui, dans les larmes et dans les rires.
Il naîtrait peut-être des arcs-en -ciel. “ pp.11-13
> lire la suite
-
Lettres d'amour en héritage de
Lydia Flem
Il me fallait du temps pour découvrir que l'absence des disparus, imperceptiblement moins aiguë, moins obsédante, se changerait, jour après jour, en une présence amie, emplie de tendresse et d'une mélancolie bienheureuse. La perte donnait naissance à un lien nouveau, inédit, unique, encapsulé, à l'abri de la réalité quotidienne. Il me semblait que mes parents disparus se fondaient en moi. Je les abritais, ils m'emplissaient.J'évoquais leurs manières d'êtres, leurs gestes, leurs paroles, je jouais avec l'idée que, s'ils étaient encore là, ils diraient ceci ou cela, réagiraient comme ci ou comme ça. Je dialoguais avec eux. je les faisais miens.
> lire la suite
-
Par oops, le 31/10/2011
La reine Alice de
Lydia Flem
Le seul vrai bonheur est celui que l'on partage.
-
Par oops, le 02/11/2011
La reine Alice de
Lydia Flem
Le monde est beau, non pas malgré ses peines, mais avec elles. Il ne pourrait y avoir de joie s'il n'y avait de douleur, de tendresse s'il n'y avait de solitude. C'est ainsi. Et c'est bien ainsi.
-
Par Neigeline, le 01/03/2012
Comment j'ai vidé la maison de mes parents de
Lydia Flem
Les objets ont une âme, je me sentais chargée de les protéger d'un trop funeste destin.
Combien d'heures avais-je déjà passées à les soupeser, à me laisser envahir par les souvenirs, à rester indécise, ne sachant qu'en faire, voulant tout à la fois m'en séparer et les conserver ? Je les prenais en main comme pour leur dire adieu puis, lasse, les reposais dans un carton, remettant à plus tard une décision encore trop déchirante.
> lire la suite
-
Par oops, le 31/10/2011
La reine Alice de
Lydia Flem
Les jours difficiles sont devant vous, prenez le bon pour traversez le mauvais. Il faut donner du temps à la joie. N'oubliez jamais très chère Alice, la joie est un grand remède.
-
Par Yannickge, le 13/07/2012
Comment j'ai vidé la maison de mes parents de
Lydia Flem
- les instruments qui jadis permettaient le bel ouvrage, le travail bien fait, l'adéquation entre le geste et la fonction, la main et la matière - dont plus personne ne veut aujourd'hui parce qu'ils sont synonymes de travail et de patience et que le mot d'ordre est sans réplique : le plaisir instantané -, mais que les brocanteurs vendront bientôt à prix d'or pour faire rêver les acheteurs "postmodernes".
> lire la suite
-
La reine Alice de
Lydia Flem
« Votre version de l’histoire n’est pas exactement ma version de l’histoire. Mais c’est votre traversée derrière le miroir, je n’ai pu que vous y accompagner, être à vos côtés quand vous aviez besoin de moi. Vos compagnons de route et moi-même n’avons rien fait, seulement parfois donné une chiquenaude, une petite impulsion, l’élan était en vous, l’élan est en vous… » Dit le blanc lapin à la Reine Alice
> lire la suite
-
Par Neigeline, le 01/03/2012
Comment j'ai vidé la maison de mes parents de
Lydia Flem
Les choses ne sont pas seulement des choses, elles portent des traces humaines, elles nous prolongent. Nos objets de longue compagnie ne sont pas moins fidèles, à leur façon modeste et loyale, que les animaux ou les plantes qui nous entourent. Chacun à une histoire et une signification mêlées à celle des personnes qui les ont utilisés et aimés.
-
Comment j'ai vidé la maison de mes parents de
Lydia Flem
En les [nos parents] couchant dans la tombe, c'est aussi notre enfance que nous enterrons.