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Par NotaBene, le 23/05/2012
Au pays des mille et une nuits de
Siri Hustvedt
La menace de mort inspirait mes paroles. Nous avons besoin d'histoires pour façonner nos mondes, pour entrelacer à nos vies les souhaits, les rêves et les fantasmes qui ne cessent qu'avec elles.
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Par Sand, le 26/10/2009
Tout ce que j'aimais de
Siri Hustvedt
Nous fabriquons des histoires, après tout, à partir des matériaux sensoriels fugaces qui nous bombardent à chaque instant, suite fragmentée d'images, de conversations, d'odeurs et le contact des objets et des gens. Nous en effaçons la plus grande partie afin de vivre dans un semblant d'ordre et ce remaniement de la mémoire se poursuit jusqu'à notre mort.
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Tout ce que j'aimais de
Siri Hustvedt
Quand je me détournai de la fenêtre pour regarder Violet, elle était si pâle que sa peau paraissait transparente, et je remarquai une rougeur sur son cou. Sous ses yeux baissés, il y avait de vagues ombres mauves. Je savais ce que je voyais : un chagrin sec, un chagrin devenu ancien et familier. Il pénètre les os et c'est là qu'il vit, car il n'a pas besoin de chair, et au bout de quelque temps on a l'impression de n'être plus que des os, durs et desséchés, tel un squelette dans une salle de classe.
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La femme qui tremble : une histoire de mes nerfs de
Siri Hustvedt
Les idées philosophiques qui sous-tendent le fait de donner un nom à une chose et un autre à une autre échappent souvent à l'examen et sont peut-être déterminées par des modes intellectuelles plus que par une réflexion rigoureuse. Quand le New-York Times titre "L'hystérie est-elle une réalité"?, cela conforte l'opinion conventionnelle: ce qu'on peut voir, c'est réel et physique. Ce qu'on ne peut pas voir, c'est irréel et mental.
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Un été sans les hommes de
Siri Hustvedt
Les gens très âgés se languissent et meurent. Cela, nous le savons, mais les gens très âgés le savent bien mieux que nous. Ils vivent dans un monde de perte continuelle et cela, ainsi que l'avait dit ma mère, c'est cruel.
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La femme qui tremble : une histoire de mes nerfs de
Siri Hustvedt
C'est par la lecture que nous nous rapprochons le plus de l'esprit d'un autre...
Lire, après tout, est une façon de vivre à l'intérieur des mots d'autrui.
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Par oops, le 09/10/2011
Un été sans les hommes de
Siri Hustvedt
Mais il est un autre aspect des longs mariages dont on parle peu. Ce qui est d'abord satisfaction oculaire, la vision resplendissante du ou de la bien-aimé(e), qui suscite l'appétit pour des parties de jambes en l'air ininterrompues, se modifie avec le temps. Les partenaires prennent de l'âge, ils changent et deviennent si habitués à la présence l'un de l'autre que la vue cesse d'être le sens le plus important.
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Tout ce que j'aimais de
Siri Hustvedt
- L'oubli, dis-je, fait sans doute partie de notre vie autant que le souvenir. Nous sommes tous amnésiques.
- Mais quand nous avons oublié, dit Lucille en se tournant vers moi, nous ne nous rappelons pas toujours que nous avons oublié ; par conséquent, se rappeler qu'on a oublié, ce n'est pas vraiment oublier, n'est-ce pas ?
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Par litolff, le 08/06/2011
Un été sans les hommes de
Siri Hustvedt
Le club de lecture, c'est très important. Il en pousse partout, comme des champignons, et c'est une forme culturelle presque entièrement dominée par des femmes. En réalité la lecture de fiction est souvent considérée comme une activité féminine de nos jours. Beaucoup de femmes lisent de la fiction, la plupart des femmes, non. Les femmes lisent des fictions écrites par des femmes et par des hommes. La plupart des hommes, non. Si un homme ouvre un roman, il aime avoir sur la couverture un nom masculin : cela a quelque chose de rassurant.
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Par litolff, le 03/06/2011
Un été sans les hommes de
Siri Hustvedt
La Pause était française, elle avait des cheveux châtains plats mais brillants, des seins éloquents qui étaient authentiques, pas fabriqués, d’étroites lunettes rectangulaires et une belle intelligence. Elle était jeune, bien entendu, de vingt ans plus jeune que moi, et j’ai dans l’idée que Boris avait convoité quelque temps sa collègue avant de donner l’assaut à ses régions éloquentes. Je me suis représenté la chose à de multiples reprises.