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Par Lali, le 26/05/2012
Nuages immobiles : Les plus beaux poèmes des seize dynasties chinoises de
Shan Sa
Une nuit dans la montagne
Posé à même la montagne inclinée,
Je suis l’errance d’une barque fragile,
Dont l’écho rappelle ma destinée.
elle flotte, légère, sur les flots lourds,
Et fuit mon regard dans l’ampleur du ciel.
Le soleil s’épuise alors dans l’horizon
Et ma vue entre soudain dans le demi-jour d’une lumière indécise.
Un dernier rayon considère encore la cime des arbres
Et la pointe des roches chenues.
Tandis que le lac se teinte d’encre noire,
Des nuages rouges témoignent encore de l’astre défunt.
L’ombre des iles, plus noire encore
Se détache des eaux assoupies
Qui reflètent un instant le souvenir du jour;
Mais déjà l’obscurité pèse sur les bois et les collines,
Et le trait confus du rivage
Se trouble dans mon regard impuissant.
La nuit vient, l’air est vif;
Le souffle du nord crie implacable
Et pousse les cormorans vers la rive.
Ils attendront l’aurore entre les roseaux.
La lune coquette se montre sur les eaux lisses.
Je prends mon luth
Et accompagne ma solitude.
Mes doigts caressent les cordes en sanglots;
Le chant disperse au loin ses accords.
Le temps s’envole;
Un frisson de rosée me rappelle à l’heure tardive.
(Chang Jian)
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Par Moan, le 26/05/2012
Porte de la paix céleste de
Shan Sa
...Lorsque j'étais enfant, je vivais dans la lenteur et dans la permanence. Je rêvais des fêtes à venir. Une journée paraissait une année, et une année une éternité. Mais, quand j'ai compris que le passé ne revenait jamais, le temps a commencé à s'envoler et la beauté et le bonheur sont devenus sources de regret.
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Par Lali, le 25/05/2012
Nuages immobiles : Les plus beaux poèmes des seize dynasties chinoises de
Shan Sa
Vers du souvenir
Je songe à sa venue
Brillante, brillante en haut des marches du jardin
Impatient, impatient de faire cesser notre séparation
Inépuisables, inépuisables, nous parlons d’amour
Nos regards s’embrassent sans pouvoir se rassasier
Je te contemple et en oublie la faim
Je songe à l’instant où elle s’assit,
Consciencieuse, devant le rideau fin.
Elle chante par trois fois
Et par trois fois pince les cordes du luth.
Son rire efface le souvenir des autres êtres.
Elle fait la mine et n’en est que plus belle.
Je songe à son sommeil
Gardant l’éveil quand tous se reposent
Elle défait la torpeur sans y être poussée
Immobile sur le coussin,
Elle attend qu’une caresse la trouve.
Effrayée par mes regards,
Elle rougit sous la lueur des chandelles.
(Shen Yue)
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Par Moan, le 26/05/2012
Porte de la paix céleste de
Shan Sa
Quel plaisir de sentir un stylo dans sa main! Que les mots sont beaux et vivants. Les livres me manquent. J'ai la nostalgie de ce plaisir troublant que procurent les poèmes lorsqu'ils pénètrent l'âme.
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Par Lali, le 27/05/2012
Nuages immobiles : Les plus beaux poèmes des seize dynasties chinoises de
Shan Sa
Un songe de printemps
Durant la nuit, un air de printemps est entré par la fenêtre.
Il sut gagner rapidement les profondeurs de ma chambre.
Il sut toucher mon âme et la fit convoler sur les bords du Yangsi.
Elle se tenait sur la rive, la belle que le printemps m’amène.
Il dura bien peu ce songe de printemps;
Le temps d’un mouvement sur l’oreiller.
Mais cet instant si court me fit voyager cent lieues.
(Jin zan)
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Par Moan, le 26/05/2012
Porte de la paix céleste de
Shan Sa
Le bonheur est le fruit qu'on cultive et récolte dans son âme. On ne peut pas le recevoir de l'extérieur.
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Par Lali, le 24/05/2012
Nuages immobiles : Les plus beaux poèmes des seize dynasties chinoises de
Shan Sa
L’union amoureuse
L’amant détourne à lui la pointe de l’aiguille de fer
Le verre en fusion rassemble le feu et la fumée
L’aigu et le grave tonnent à l’unisson des accords parfaits
Et les cœurs voisins s’attirent toujours à l’intime
Mon amour me lie à toi comme l’ombre au corps
Nous dormons côte à côte sous des draps de trame fine
Dont la soie généreuse provient de cocons jumeaux
Aux heures chaudes, nos éventails sont deux ailes qui se touchent
Aux heures froides, nos épaules s’embrassent sur la natte feutrée
Tu ris soudain et me voilà hilare
Tu t’affliges alors et ma joie s’évanouit
Allant, je joins mes as aux tiens
Partant, nous partageons la poussière du chemin
Inséparables, comme les lions des portes célestes
Je ne recherche que ta présence
Et je ne crains que ta distance
Unissons nos corps en une seule forme
Partageons nos vies dans une chambre commune
Et dans la mort, scellons nos os sous un seul tombeau.
Le poète qui sut dire l’amour au plus vrai;
Le nôtre surpasse encore les mots.
(Yang Fang)
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Par Matimima, le 29/11/2008
La joueuse de go de
Shan Sa
- Comment sait-on si l'on est amoureux ? Que ressent-on ?
- D'abord, tu oublies le monde autour de toi. Ta famille, tes amis deviennent invisibles. Jour et nuit, tu ne penses qu'à un homme. Quand tu le vois, il emplit tes yeux de lumières. Quand tu ne le vois pas, son image te ronge le coeur. A chaque instant, tu te demandes ce qu'il fait, où il est. Tu lui inventes une vie, tu vis pour lui : tes yeux regardent pour lui, tes oreilles écoutent pour lui...
[...]
- Dans cette première étape, chacun ignore le sentiment de l'autre. C'est le moment le plus poignant. Puis ils s'ouvrent leur coeur et connaissent, un bref instant, le bonheur insensé.
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Par Moan, le 16/05/2012
La joueuse de go de
Shan Sa
Chez nous, lorsque les femmes rient, elles cachent leur visage derrière la manche de leur kimono. La Chinoise sourit sans gêne ni artifice. Sa bouche s'ouvre comme éclate une grenade.
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Par Moan, le 16/05/2012
La joueuse de go de
Shan Sa
Chose incroyable , je retrouve sur le damier, traits blancs et traits noirs, le dessin de son visage!