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Par soleil23, le 06/02/2012
Impératrice de
Shan Sa
1 - Elle ne choisit ni la boite de fard de la Beauté, ni le jade de la Noblesse, ni la flute de la Musique, ni le livre de la Sagesse, ni la plume de la Poésie, ni l`abaque du Commerce, ni le chapelet de la Spiritualité. Ma chére cousine, l`avenir de votre fille sera trés singulier. C`est vraiment dommage qu`elle ne soit pas un garcon.
2 En vain je tentais de calmer le tumulte de l`espoir. Plus je me moquais de ce reve extravagant, plus j`éprouvais une envie désespérée d`atteindre l`homme convoité par ses dix mille servantes. Non, je ne voulais ni priviléeges, ni faveur, ni gloire. J`étais indifférente a l`or, aux perles, aux palais somptueux. Je ne demanderais rien au souverrain, sinon de me sauver de cette noyade lente dans le marécage des femmes, de ce destin qui me condamnait a me dessécher, a mourir en silence.
3 Je me réveillais avec une nouvelle courbature et me couchais avec un peu plus de désespoir. Si le monde m`avait reconnue dieu, je n`en étais pas moins un etre humain. Mon glissement vers le déclin prouvait que mon sort était aussi misérable que celui de tous les hommes, comdamnés a mourir.
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La joueuse de go de
Shan Sa
Un malaise m’envahit. Sous un prétexte quelconque, je prends congé d’elle. Dans la rue, je me mets à courir. J’ai besoin de respirer la vie, les arbres, la chaleur de ma ville. Je saurai maîtriser mon destin et me rendre heureuse. Le bonheur est un combat d’encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l’étreignant.
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Par boudicca, le 02/02/2012
Alexandre et Alestria de
Shan Sa
Viens, Alestria! Nous allons grimper les montagnes, prendre d'assaut les citadelles. Nous irons combattre les dragons, les singes, les éléphants conduits par des guerriers recouverts de perles, de diamants. Sois ma reine, Alestria. Je t'offre des paysages grandioses, des milliers de nuits étoilées, la chevauchée de cent mille hommes sous le soleil, dans l'eau, dans les sables, à travers les forêts et les déserts.
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Par Matimima, le 29/11/2008
La joueuse de go de
Shan Sa
- Comment sait-on si l'on est amoureux ? Que ressent-on ?
- D'abord, tu oublies le monde autour de toi. Ta famille, tes amis deviennent invisibles. Jour et nuit, tu ne penses qu'à un homme. Quand tu le vois, il emplit tes yeux de lumières. Quand tu ne le vois pas, son image te ronge le coeur. A chaque instant, tu te demandes ce qu'il fait, où il est. Tu lui inventes une vie, tu vis pour lui : tes yeux regardent pour lui, tes oreilles écoutent pour lui...
[...]
- Dans cette première étape, chacun ignore le sentiment de l'autre. C'est le moment le plus poignant. Puis ils s'ouvrent leur coeur et connaissent, un bref instant, le bonheur insensé.
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Par FraHau, le 22/11/2010
La joueuse de go de
Shan Sa
- Veillez sur moi. Ne me réveillez pas si je m'endors.
Sous un arbre, elle s'allonge dans les herbes, la tête sur son sac d'écolière. Stupéfait, je ne sais que faire. Je comprends tout et je ne comprends rien. Elle veut que je la rejoigne sous cet arbre. Elle qui connaît le danger des encerclements, elle qui calcule 10 coups à l'avance pour les éviter, vient de pénétrer dans le lacis des sentiments humains pour se constituer ma prisonnière
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La joueuse de go de
Shan Sa
La vanité est vaine,la vanité de la vanité est doublement vaine. Or la vanité et la vanité s'annulent.La vanité de l'âme est la mort, la vanité de la vanité de l'âme est la vie. Entre la vie et la mort qui sommes nous?
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Par joman, le 07/10/2011
La joueuse de go de
Shan Sa
La Lune est absente cette nuit, le vent gémit comme un nouveau-né. Là-haut, un dieu affronte une déesse en bousculant les étoiles.
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Par sarasvati, le 01/10/2010
La joueuse de go de
Shan Sa
p.216/Il est plus facile pour mes camarades de survoler la Chine que pour moi de pénétrer la pensée de la joueuse de go.
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Par Spilett, le 31/05/2010
Les Conspirateurs de
Shan Sa
L'erreur du christianisme est de nous faire croire que nous vivons sur terre, alors que nous sommes déjà en enfer.
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Par joedi, le 18/03/2011
La joueuse de go de
Shan Sa
Les Japonais avaient choisi d'être glorieux dans l'action et les Chinois dans la mort. La grandeur pathétique de leur suicide collectif est entachée d'une triste ironie. Se tuer trop tôt est une capitulation honteuse. La civilisation chinoise, plusieurs fois millénaire, a nourri un nombre infini de philosophes, de penseurs, de poètes. Mais nul d'entre eux n'a compris l'énergie irremplaçable de la mort.
Seule notre civilisation plus modeste, est allée à la rencontre de l'essentiel : agir, c'est mourir; mourir, c'est agir.