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Par Nanne, le 04/08/2009
Vent d'est, vent d'ouest de
Pearl Buck
Je suis assez belle alors, et prête pour lui. Mais dès l'instant où son regard s'abaisse sur moi, je m'aperçois qu'il ne remarque rien, ni lèvres ni sourcils. Ses pensés voguent ailleurs, par terre et par mer, partout où je ne suis pas à l'attendre.
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Par Myrtle, le 15/01/2012
La Mère de
Pearl Buck
Ils se contemplèrent dans ce crépuscule. Deux êtres en plein songe, désespérément acculés à ce qu'il n'était plus dans leur pouvoir d'éviter ; ils se préparèrent à ce qui devait arriver.
Cependant la femme hésita un instant. Elle sortir de son rêve et aperçut les trois dieux dans le sanctuaire ; le plus grand, un grave vieillard, regardait droit devant lui, et à côté se trouvaient ses deux acolytes, d'honnêtes petits dieux au bord de la route, placés là pour ceux qui s'arrêtent dans leur chemin afin d'adorer ou de s'abriter. Elle prit le vêtement qu'elle venait de retirer et le lança sur leurs têtes, voilant leurs yeux fixes.
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Par Nanne, le 04/08/2009
Vent d'est, vent d'ouest de
Pearl Buck
Je puis vous raconter ces choses, à vous, ma sœur. Je ne saurais en parler avec l'un des miens, car il ne se ferait aucune idée de ces contrées lointaines où mon mari a passé douze ans, et je ne me sentirais pas libre non plus auprès de ces étrangères qui ne connaissent ni mon peuple ni notre manière de vivre depuis l'Ancien Empire. Mais vous ? Vous avez passé votre existence entière parmi nous. Même si vous appartenez au pays où mon mari a étudié dans ses livres occidentaux, vous comprendrez, je ne vous cacherai rien. Je vous ai appelée ma sœur, je vous dirai tout.
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Par zazimuth, le 20/10/2010
Un coeur fier de
Pearl Buck
Elle avait une nature faite pour le bonheur, aisément absorbée par chaque chose qui passe. (p.129)
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Par zazimuth, le 20/10/2010
Un coeur fier de
Pearl Buck
Quand on est bon, on est toujours simple. (p.297)
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Par lisa3, le 12/02/2011
Fils de dragon. de
Pearl Buck
Mais Jade avait fait le voyage de retour à contrecœur et, maintenant, pour la première fois, elle sentit qu'elle faisait partie de la famille de son mari. Elle comprenait soudain qu'un enfant ne vient pas au monde uniquement pour sa mère, mais pour toute une famille. Elle n'eut donc pas le geste qu'une autre mère aurait peut-être eu à sa place, de reprendre jalousement son enfant. Elle laissa Ling Sao le contempler tout à son aise, heureuse de sentir monter vers l'enfant cette adoration qu'elle éprouvait elle-même.
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Par zazimuth, le 20/10/2010
Un coeur fier de
Pearl Buck
Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice. (p.182)
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Par zazimuth, le 20/10/2010
Un coeur fier de
Pearl Buck
Hors de sa pensée ne veut pas dire hors du coeur. Ils étaient toujours dans son coeur. (p.174)
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JE N'OUBLIERAI JAMAIS de
Pearl Buck
Je me laissai tomber sur le talus couvert d’herbe, et j’écoutai. Les cris cessèrent, remplacés par des éclats de voix et des rires. C’était donc un garçon ! Une nouvelle vie ! Je m’étendis sur l’herbe et restai longtemps le regard fixai sur le ciel. On ne voyait pas d’étoiles, la lune brillait et je la fixai si longtemps qu’il me sembla la voir bouger. Une immense lassitude s’infiltrait en moi, la lassitude que donne l’acceptation de l’inévitable, la certitude de l’immuable. Désormais, je devais me résigner à ne partager avec personne les moments importants de mon existence, et pourtant j’en connaitrais encore. Nous savourions toujours en commun l’exaltation de la beauté ou de l’accomplissement, nous partagions tout, lui et moi, aussi instinctivement, que l’air que nous respirions. Eh bien, c’était fini… Comment peut-on croire que la créature ne parcourt pas seule le chemin de la vie ? Au contraire, le chemin sans fin se déroule devant elle, dans une solitude éternelle.
Le Livre de Poche n° 3885 p. 221
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Par Myrtle, le 15/01/2012
La Mère de
Pearl Buck
La vieille revenait de si loin que ses enfants lui avaient acheté le meilleur cercueil possible et le tenaient tout prêt. Mais elle était si résistante qu'elle avait usé deux costumes destinés à son ensevelissement. La mère en était heureuse. Dans le bourg cette longue vie qui ne voulait pas finir devenait sujet à plaisanterie. Selon la coutume de la contrée, l'aïeule portait, sous sa veste bleue, une casaque rouge, que sa bru lui avait faite pour l'enterrer. La vieille était parvenue à user la première, à la réduire en loques, si bien qu'incommodée elle avait dû se plaindre à la mère afin d'en obtenir une neuve, qu'elle revêtit joyeusement. Si on lui criait à présent : "Êtes-vous encore de ce monde, bonne vieille?" Elle répondait de sa petite voix flûtée : "Oui, je suis dans mes beaux vêtements mortuaires. Je les use, et qui sait combien j'en userai encore!"
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