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Par brigittelascombe, le 25/01/2012
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Roman policier situé au temps de l'Inquisition, ce début de XIV° siècle où les bûchers brûlent encore de présumés coupables et de présumées sorcières soumis à la torture pour aveux en mauvaise et due forme, Le nom de la rose présente quelques analogies avec l'excellent Pardonnez nos offenses de Romain Sardou.
Le narrateur Adso "novice bénédictin du monastère de Melk" se rend dans une abbaye italienne avec son maître "le frère" Guillaume de Baskerville( clin d'oeil à Sherlock Holmes dans le célèbre policier de Conan Doyle:Le chien des Baskerville), un ancien inquisiteur rejetant le fanatisme, appelé pour une mission théologique mais se transformant en fin limier humaniste (digne héros des séries américaines actuelles de police scientifique) au fur et à mesure qu'un mystérieux assassin tue les moines sans vergogne.
Une chute, une noyade dans une cuve, une autre dans un bain. Et si c'était des empoisonnements?
Le nom de la rose, best-seller international d'Umberto Eco(auteur italien de nombreux essais) a obtenu le Prix Strega 1981 et le prix Médicis étranger 1982, il a été adapté au cinéma par Jean Jacques Annaud.
Son intérêt, outre le côté suspense d'une enquête rondement menée, est de nous montrer la vie d'une abbaye en 1327 avec ses intrigues au sein d'une bibliothèque, "pleine de secrets", qui "renferme de plus beaux livres que toute autre bibliothèque chrétienne" mais dont certains sont "interdits" donc censurés, le travail des moines copistes,enlumineurs ou herboristes, la difficulté à rester chaste, la facilité à voir facilement "l'antéchrist" roder de partout.
Le nom de la rose parle de bien et d'hérésie, de tolérance et d' intégrisme: un sujet donc d'actualité. Une rose aussi symbolique que "l'alphabet secret" à déchiffrer de toute urgence pour confondre le meurtrier.
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Par Dionysos89, le 26/01/2012
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Mélangez Sherlock Holmes dans sa période "Baskerville" avec l'ambiance d'une abbaye bénédictine du XIVe siècle soumise aux turpitudes liées à l'Inquisition et à la crainte de la sorcellerie, vous obtiendrez de quoi créer un chef-d’œuvre littéraire. Incontestablement, Le Nom de la Rose répond à cette exigence !
Umberto Eco ne nous offre pas seulement un roman médiévo-policier ; non, il nous présente en plus un univers rempli de mystère et de personnages inquiétants. Toutefois, il ne tombe pas dans le stéréotype du Moyen Âge "moyenâgeux", obscurantiste et traditionnel : il nourrit son ouvrage de sa grande érudition sur le sujet et nous propose un nombre incalculable de phrases presque philosophiques détaillant à merveille la psychologie de l'époque.
Sans caricature, ni facilité, Le Nom de la Rose est une référence de suspense, de mystère et d'enquête pseudo-policière.
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Par Lectureshumaines, le 08/09/2011
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Voilà une oeuvre qui demande beaucoup de silence et de concentration. Si l'enquête menée par Guillaume et son novice est le nerf central de l'oeuvre, Umberto Eco développe longuement l'atmosphère pesante de ce siècle où de violents débats politiques et théologiques ont lieu. Revenant sur l'inquisition, Eco, par le biais de Guillaume de Baskerville, nous pousse à réfléchir à la liberté de croyance et la place de l'Eglise dans cette foi. En choisissant un novice pour narrateur, Umberto Eco parvient à donner l'illusion de cette naïveté à la découverte de la vie et notamment de la vie religieuse confrontée aux choses de la vie réelle.
Au niveau de la construction, chaque chapitre correspond à une heure dans la vie monacale. Tout comme de nombreuses oeuvres de l'époque (Umberto Eco laissant croire qu'il a trouvé un manuscrit, comme le fit Cervantès pour Don Quichotte), chaque début de chapitre est surmonté par un court résumé de trois lignes.
Il ne s'agit pas d'un livre que l'on dévore, tout du moins, je ne l'ai pas dévoré. Impossible de le lire dans un lieu bruyant, impossible de le lire en étant fatiguée. La première partie du roman pourrait décourager, et l'auteur s'en félicite :
"Après avoir lu le manuscrit, mes amis de la maison d'édition me suggérèrent de raccourcir les cent premières pages qu'ils trouvaient trop absorbantes et fatigantes. Je n'eus aucune hésitation, je refusai. Je soutenais que si quelqu'un voulait entrer dans l'abbaye et y vivre sept jours, il devait en accepter le rythme. S'il n'y arrivait pas, il ne réussirait jamais à lire le livre dans son entier. Donc les cent premières pages avaient une fonction pénitentielle et initiatique. Tant pis pour qui n'aimerait pas : il resterait sur le flanc de la colline." Umberto Eco, extrait d'Apostille au Nom de la rose
Pour couronner le tout Umberto Eco a pris un malin plaisir à ne pas traduire les passages en latin, nombreux au début du récit.
Mais tout cela ne retire rien au plaisir de lire ce livre d'une grande richesse, comportant plusieurs niveaux de lecture. Il s'agirait même d'un livre à relire. L'Apostille située en fin de l'ouvrage est un petit bijou pour les amoureux de la littérature, Eco y dévoile le processus d'écriture du roman, le travail d'un écrivain.
Lien : http://deslectureshumaines.wordpress.com
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Par Aline1102, le 27/01/2012
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Parvenu à l'automne de sa vie, Adso de Melk, moine bénédictin du monastère du même nom, se souvient de sa jeunesse et de ses années de novice. A une certaine époque, alors qu'il accompagnait son maître franciscain Guillaume de Baskerville, Adso a participé à de grands événements.
En compagnie de Guillaume, le jeune homme a pris part à des négociations entre certains moines franciscains et une délégation papale. Partisans de la pauvreté, les franciscains de l'époque blessait l'orgueil de la papauté, qui vivait dans l'opulence à Avignon. La rencontre, censée aplanir les difficultés entre ces deux camps, s'est tenue dans l'une des abbayes de la péninsule italienne, dont Adso choisit de taire le nom.
Car l'enceinte de l'abbaye n'a pas seulement servi de terrain neutre, où Franciscains et légats du Pape se sont livrés à des discussions doctrinales; elle a aussi abrité la folie d'une personne...
A peine arrivés sur place, alors qu'ils attendent encore les autres moines franciscains, Guillaume et son jeune acolyte apprennent, de la bouche de l'Abbé, qu'un des enlumineurs les plus doués de la chrétienté, le jeune Adelme d'Otrante, est mort dans des circonstances plus que suspectes. Démuni face à ce drame qu'il souhaite voir réglé avant l'arrivée de la délégation papale, l'Abbé demande à Guillaume, ancien inquisiteur, d'enquêter sur ce sordide événement.
Guillaume accepte, à condition qu'il puisse poser toutes les questions nécessaires à sa compréhension de l'affaire et qu'il obtienne l'autorisation de visiter toute l'abbaye. L'Abbé accepte, mais émet une réserve: la bibliothèque ne sera pas accessible à Guillaume, puisque seuls le bibliothécaire et son aide peuvent y pénétrer. Cette interdiction intrigue tout particulièrement Guillaume...
"Le Nom de la Rose" fait partie de ces romans qui se méritent: difficile à lire, il réclame de son lecteur une concentration constante. Mais, une fois surmontés les passages difficiles, quel plaisir que cette intrigue à la fois policière et historique!
Un grand nombre de personnages viennent interagir avec Guillaume, il faut donc bien les différencier les uns des autres pour comprendre le rôle de chacun dans le récit. Car même le moins important des moines a son rôle jouer dans le dédale psychologique que représente l'abbaye.
Le suspense du roman est tout d'abord entretenu par les nombreuses mort suspectes qui affectent l'abbaye. L'un après l'autre, de nombreux moines vont commencer par disparaître mystérieusement avant d'être retrouvés morts... Et les décès sont tous symboliques puisque, comme le souligne le vieil Alinardo de Grottaferrata, chacun suit l'une des trompettes de l'Apocalypse de Jean.
Mais un autre mystère alimente le rythme du récit: celui de la fameuse bibliothèque qui, d'après les moines, est la plus belle et la plus importante de la chrétienté. Il est interdit de la visiter, au grand dam de Guillaume, fervent lecteur et admirateur des oeuvres d'Aristote. La raison invoquée pour justifier cet interdit est la fragilité des volumes. Mais, très vite, on se rend compte qu'il ne s'agit que d'un prétexte destiné à empêcher l'accès aux immenses savoirs que le bâtiment renferme. Très vite, Guillaume et Adso apprennent, de la bouche des différents moines intérrogés, que la bibliothèque est un véritable labyrinthe rempli d'artifices destinés à égarer les curieux qui tenteraient d'y pénétrer malgré l'interdit. Guillaume a alors l'intuition que tous les événements mystérieux s'étant déjà produits ont un lien avec l'un des livres que renferme l'édifice.
Pour le plus grand bonheur des amateurs de littérature, la bibliothèque est donc l'élément central du Nom de la Rose. Les nombreuses références aux ouvrages connus de Guillaume, grand érudit, ne donnent qu'une envie: redécouvrir l'oeuvre des philosophes dont il parle.
Le côté historique du récit est également très présent. Adso explique ainsi les différends opposant le Pape et les Franciscains, et nous donne de précieuses indications sur le mode de vie des ordres religieux du Moyen Âge.
Les Bénédictins, ordre auquel appartient Adso, vivent selon la règle de saint Benoït. Les abbayes de cet ordre étaient, pour la plupart, composées de large domaines et exerçaient une grande influence économique et religieuse sur la société moyenâgeuse. C'est d'ailleurs le cas de l'abbaye du Nom de la Rose: la richesse du monastère est incontestable et l'Abbé en est particulièrement fier. Il faut dire que ce mode de vie particulièrement confortable pour l'époque n'était pas contradictoire à la règle de Saint Benoît, qui n'imposait pas d'austérité particulière aux congrégations religieuses.
Les Franciscains, au contraire, étaient les partisans de la pauvreté du Christ. Selon eux, Jésus ayant été pauvre toute sa vie, l'Eglise, si elle voulait réellement suivre l'enseignement de Dieu, devait elle aussi être pauvre. Bien entendu, cette vision des choses n'était pas pour plaire au Pape de l'époque, Jean XXII, qui avait perfectionné la fiscalité épiscopale et donc enrichi l'Eglise. Suivant la règle de Saint François d'Assise, les Franciscains sont pauvres et heureux de l'être et considèrent donc Jean XXII comme un hérétique, voire comme l'Antéchrist lui-même.
Ces querelles religieuses forment donc la seconde trame d'un récit déjà très animé par l'enquête de Guillaume. Peu à peu, le lecteur se retrouve plongé dans les discussions des différents ordres représentés et finit pas se demander lui-même quel camp il aurait adopté à l'époque. Car, si les Franciscains semblent plus sympathiques et plus proches des gens du peuple, les idées du plus célèbre d'entre eux, Ubertin de Casale, à propos des fraticelles et autres mouvements opposés à l'Eglise, semblent trop tranchées pour être justes. Au milieu de cette tempête doctrinale, c'est finalement Guillaume qui semble détenir la vérité.
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Par 270778, le 11/07/2010
Le Pendule De Foucault
de
Umberto Eco
Ce roman est sans doute le meilleur d'Umberto Eco, à la fois le plus érudit des romanciers et le plus romanesque des érudits. C'est un livre très prenant et intriguant, qui est truffé de références historiques (ce qui peut, il est vrai, rebuter dans un permier temps le lecteur) tout en étant divertissant. Il ouvre des perspectives étourdissantes, un peu comme « L’aleph » de Borges. Depuis, Eco a été beaucoup copié (je ne citerai pas de nom mais vous voyez qui je veux dire...)mais heureusement jamais égalé.
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Par bleuettediot, le 26/07/2010
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Que dire d'autre sinon que ce roman est un pur chef-d'oeuvre ! L'érudition d'Umberto Eco n'est certes plus à démontrer mais un tel travail de recherches me laisse parfaitement admirative. L'atmosphère de ce polar ésotérique est parfaitement rendu grâce à des descriptions saisissantes, des personnages truculents à souhait et un suspens à vous donner le frisson ! Au fil des pages, on ne peut être qu'impressionné par une telle maîtrise de la langue. A mon sens, Umberto Eco reste tout simplement un génie !
Lien : http://bleuette-diot.over-blog.org
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Par dandoune, le 24/10/2011
La mystérieuse flamme de la reine Loana
de
Umberto Eco
Un libraire antiquaire, appelé Yambo par ses proches, perd une partie de sa mémoire suite à un accident. Il ne se souvient pas de son prénom mais est capable de se rappeler toute chose lue: il peut réciter des citations, retrouver des noms de personnages de romans et ressortir des passages d'une encyclopédie. Sa femme, lui suggère de passer quelques jours à la maison familiale de son enfance afin de tenter de reconstituer sa vie passée. Là, il plonge dans le grenier de son grand-père et peu à peu des éléments de son histoire personnelle lui reviennent. Les souvenirs les plus enfouis ne refont surface que suite à son deuxième accident "dû à une trop forte émotion". Là, il se rappelle de Lila, son premier amour, son rôle dans la lutte des partisans, son grand-père rebelle, son père travailleur etc...
J'appréhendais une overdose de références extérieures car le quatrième de couverture décrit le roman comme "une fresque intime et historique, pleine de la fureur des livres, de bulles de B.D., de dessins et de photos de revues, de chansons et de musique". Cependant, j'ai beaucoup apprécié chaque reproduction d'affiche, de BD, de revue ou de publicité, toutes les paroles des chansons et une grande partie des citations! La reconstitution de la mémoire du personnage m'a permise de me faire une image plus ou moins nette de la vie quotidienne en Italie sous le fascisme et à la veille et lendemain de la deuxième guerre mondiale.
Ce qui m'a fait décroché, ce sont les hallucinations de Yambo vers la fin du roman. Je dois admettre que j'ai sauté une partie de ces passages.
Pour plus de citations, voir lien ci-dessous!
Lien : http://www.litteratureworld.net/?p=970
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Par marcbordier, le 23/05/2011
Le cimetière de Prague
de
Umberto Eco
Critique disponible sur mon blog www.marcbordier.com
Je garde une impression mitigée du dernier roman d'Umberto Eco, Le Cimetière de Prague. L'ouvrage est assurément impressionnant par son érudition et sa documentation. A travers le récit picaresque de la vie de Simon Simonini, faussaire piémontais de la second moitié du XIXème siècle, Umberto Eco raconte la naissance de l'antisémitisme moderne. Son héros, figure composite inspirée de différents personnages réels, hérite de son grand-père un vieux fond d'antijudaïsme chrétien. Au fil de ses rencontres avec des agents secrets, des révolutionnaires et des théoriciens du complot (jésuite, judéique ou maçonnique), il nourrira sa réflexion et la mettra en forme en rédigeant un faux appelé à connaître un succès planétaire : Les Protocoles des sages de Sion. Véritable évangile de l'antisémisme, ce récit imaginaire met en scène la réunion secrète de puissants rabbins au cimetière de Prague en vue de poser les bases de leur plan de domination du monde par la force, la ruse et l'intimidation. Dans la réalité, ce faux document fut l'oeuvre d'un agent de la police secrète du Tsar, l'Okhrana, afin de détourner la colère du peuple vers les libéraux et conforter ainsi le pouvoir tsariste. Dans le roman, Umberto Eco met bien en scène la rencontre entre Simon Simonini et les agents du tsar, mais il montre surtout avec brio la filiation intellectuelle entre ce faux et les théories antisémites et anti-maçonniques de journalistes et pamphlétaires de la seconde moitié du XIXème siècle, parmi lesquels on peut citer Alphonse Toussenel, Léo Taxil et Edouard Drumont. Pour le lecteur curieux qui s'intéresse à l'histoire des idées politiques, le roman d'Umberto Eco constitue une leçon vivante et passionnante.
Le roman est servi par une narration complexe qui mêle habilement différents points de vue. Le plus fréquent est celui du personnage principal Simon Simonini, qui couche chaque soir le récit de sa vie sur les pages de son journal intime. Il alterne avec celui de l'abbé dalla Piccola, qui n'est autre que le double de Simon Simonini, toute l'astuce consistant ici à faire dialoguer les deux personnalités d'un schizophrène à travers un journal intime. Enfin, de temps en temps intervient un Narrateur externe, dont le rôle est finalement assez limité puisqu'il sert à introduire le récit dans le premier chapitre ou à le relancer lorsque la mémoire des deux protagonistes devient défaillante. J'ai bien aimé cette structure narrative à trois voix, elle constitue indéniablement la plus belle réussite de ce roman.
Malheureusement, malgré cette narration imaginative, le livre souffre de redondances et de longueurs. Dans Le Magazine littéraire, Pierre Assouline qualifie le récit d'Eco de « touffu » et « labyrinthique », ce qui est assez juste. Il aurait pu ajouter « répétitif ». En effet, l'intrigue obéit à un schéma récurrent dans lequel le héros se voit chargé d'une mission secrète par un agent de l'autorité politique. Pour l'exécuter, il infiltre des milieux subversifs (révolutionnaires carbonaristes, journalistes antisémites, sectes satanistes, etc.), laissant parfois derrière son passage quelques cadavres qu'il dissimule dans les égouts sous sa maison. Les premières fois, le lecteur est captivé parle récit de ces opérations secrètes. A la longue, le procédé devient lassant. C'est dommage.
Au final, ce livre n'est probablement pas le meilleur d'Umberto Eco. Ce jugement est peut-être un peu sévère, mais après tout, n'est-ce pas l'auteur lui-même qui demande des lecteurs exigeants ?
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Par kedrik, le 07/09/2011
Le cimetière de Prague
de
Umberto Eco
Bon, ne lisez pas cet ouvrage si vous espérez une visite de Prague : on n'y fout jamais les pieds, dans ce cimetière. L'action se déroule en Italie et à Paris dans toute le seconde moitié du 19ème siècle. On y suit la vie pathétique de Simon Simonini, un Piémontais qui déteste tout : les femmes, les étrangers, les francs-maçons, les juifs, les anarchistes, les Illuminés de Bavière... C'est un notaire minable, doué pour la contrefaçon et le mensonge. Il va donc devenir espion pour le comptes de différentes factions car c'est dans cette profession que ses défauts sont le plus appréciés. La campagne garibaldienne puis le Paris de la IIIe république vont être pour lui une fange dans laquelle il va se vautrer goulûment, trahissant et inventant des menteries à tour de bras. Il inventera tant de mensonges que certains deviendront vérités. Mais surtout, surtout, il laissera à la postérité un document qui fait encore saliver les pires crapules : le Protocole des sages de Sion, une foutaise antisémite notoire qui passe encore pour parole d'évangile chez les imbéciles les plus notoires. Simonini érige l'antisémitisme en complot ultime. Tous les malheurs du monde s'expliquent : c'est la faute des juifs.
Sans surprise, on retrouve donc dans ce Cimetière de Prague toutes les marottes d'Umberto Eco. La construction d'un complot. Le travail de faussaire. La passion pour les romans à feuilleton. L'histoire italienne. L'ésotérisme... Et son affreux Simon Simonini est une sorte de creuset où se mélangent tous ces composants. Empruntant à la construction des oeuvres de Dumas et Sue (l'ouvrage est même parsemé de gravures), Eco tricote une vie de petit espion mal dans sa peau mais surtout mal dans sa tête. Rien ne va alors il faut un coupable, si possible judaïque car c'est ce qui se vend le mieux. Cette imbécillité crasse dans le racisme systématique est tellement exagérée qu'elle est en par moment risible. Combien de contradictions et les retournements de veste moraux il faut accepter pour que ce genre de thèse branlantes tienne, l'espace de quelques secondes, en équilibre précaire dans le cerveau asphyxié de ce malade. Certains passages sont tellement outrés dans la justification qu'ils en sont savoureux de crétinisme, car comme toujours avec Umberto Eco, l'ironie vient soutenir le travail d'érudition pour le rendre supportable. C'est délicieusement malsain car Simon Simonini est indéfendable quand il parle de Charcot, d'un certain docteur Froïde ou de Dreyfus. Sa logique est tellement foutraque que pas une seconde on ne peut croire que ce livre est une apologie du racisme, de l'homophobie ou de la misogynie.
Pourtant, il se trouve tout un tas de cornichons pour voir un danger dans ce livre sur la création du mensonge. On argue que les gens moins équipés moralement pourrait puiser dans ce roman du carburant pour alimenter leur petite chaudière haineuse interne. C'est possible, les cons ont des ressources insoupçonnées quand il s'agit de se distinguer dans la nigauderie. Mais interdire à tous cette histoire savante et rigolarde sur les vidocqueries chafouines de toute cette époque rocambolesque, c'est à mon sens niveler l'intelligence par le bas. Il faut dire tout haut comment ces faussetés sont nées et quels bas instincts nous poussent à croire le nègre fainéant, le juif accapareur et la femme hystérique (et l'auvergnat radin, le 62 alcoolique et l'anglophone demeuré). Car ce livre, même daté dans son intrigue façon Mystères de Paris, reste d'actualité, surtout quand je lis, au pif, que les binationaux sont suspects, que les noirs jouent un football différent du notre ou que ce n'est pas pour rien si un juif priapique contrôle le FMI et cherche avec une mauvaise foi jésuitique à se faire passer pour un type de gauche. La tentation du complot est toujours la plus forte, ce livre vous le démontre page après page.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2011/05/le-cimetiere-de-prague.html
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Par Atine, le 29/07/2011
Le Pendule De Foucault
de
Umberto Eco
Lu deux fois, et je suis sûr d'une chose, c'est de ne pas avoir tout compris, mais quel plaisir de suivre l'érudit Umberto dans ces aventures ésotériques! Un pur régal.
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Par PierreAssouline, le 08/04/2011
Le cimetière de Prague
de
Umberto Eco
Critique de Pierre Assouline pour le Magazine Littéraire
Dans son dernier roman, Le Cimetière de Prague, Umberto Eco s'est intéressé aux Protocoles des sages de Sion, un faux qui a contribué au mythe d'un «complot juif mondial». Le mélange de vérité et de fiction, l'ambiguité de l'ouvrage créent la polémique. Les Auvergnats ? D'une cupidité légendaire. Les Italiens ? Peu sûrs, menteurs, vils, traîtres. Les Espagnols ? Vaniteux. Les Croates ? Ignorants. Les Maltais ? Ingrats. Les Gitans ? Insolents. Les Anglais ? Sales comme chacun sait. Les Prussiens ? Impérieux, évidemment. Les Français ? Méchants, paresseux, arnaqueurs, orgueilleux, jaloux et persuadés que le monde entier parle français. Quant aux Allemands, ils sont proprement à chier étant entendu que, produisant le double de matières fécales que les autres, ils leur sont inférieurs physiologiquement puisque leur activité intestinale s'exerce aux dépens de leur activité cérébrale. Alors les Juifs, vous pensez ! Il est comme ça, Simon Simonini, né piémontais de mère française vers le milieu du XIXe siècle du côté de Turin, auréolé du titre prestigieux de capitaine pour avoir plus ou moins fait le coup de feu avec les mille garibaldiens.
Il n'aime que la cuisine. Pour elle, pour sa plus grande gloire et sa volupté secrète, il n'aura jamais assez de mots trop hauts. Nul ne sait comme lui accommoder les côtes de veau Foyot (ne pas oublier d'assaisonner in fine avec du chou-fleur sauté), la bagna caöda (on vous fait grâce des détails), le pot-au-feu (tout y est une question de sauces, fondamentales). À croire qu'il vit pour manger, boire et haïr les Juifs, dans cet ordre. Un atavisme enraciné chez les siens depuis son grand-père (un officier qui abandonna l'armée savoyarde pour les Bourbons de Florence). Grâce à lui, sa famille a, concernant les Juifs, quelques convictions dans le sang : ils sont le peuple athée par excellence, ils n'ont d'yeux que pour le monde ici-bas et pas un regard pour la vraie vie au-delà. Son grand-père lui a transmis en héritage le grand livre (Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme) dans lequel l'abbé Barruel avait trouvé une explication du monde selon laquelle les templiers des origines et les libres maçons avaient été corrompus par les illuminés de Bavière - vous suivez ? Encore qu'on ne se méfie jamais assez des prêtres, ces oisifs, foi de Simonini, qui place les jésuites au pire du pire : « Des francs-maçons habillés en femme », c'est dire. Et comme les « frères trois points » sont pieds et poings liés avec les Juifs, tout s'explique.
Un jour, rue Maître-Albert, notre héros a retrouvé les notes de l'abbé Dalla Piccola ; elles faisaient état de rendez-vous avec de fameux folliculaires antijuifs, Léo Taxil et Édouard Drumont. Mais n'était-il pas déjà victime d'un syndrome de double personnalité ? Était-ce lui ou un autre ? Sa connaissance du vieux Paris est rarement prise en défaut, avec une faiblesse pour le quartier Maubert et, sur l'autre rive, le passage des Panoramas et le passage Jouffroy, bouches mystérieuses. Ses restaurants ? Foyot, Magny, Brébant-Vachette, Le Grand Véfour, le Café anglais. Simonini se damnerait pour un cimier de chevreuil ou une petite timbale à la Pompadour, de quoi digérer son observation des troubles de la fonction utérine chez la femme, cette horreur, lors des éprouvantes séances de Charcot à la Salpêtrière.
Il a eu la chance de découvrir l'origine du Mal au moment où le vieil antijudaïsme chrétien passe le bâton merdeux au moderne antisémitisme politique. Heureux ceux dont la passion, l'idée fixe, la raison de vivre s'inscrivent dans une charnière historique. Il connaît ses classiques, à commencer par le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu (1864) de Maurice Joly qui démonte le cynisme de la race élue. D'avoir écouté Toussenel l'a troublé ; ses paroles donnaient corps et crédit aux obsessions de grand-père. Non seulement les Juifs étaient bien les ennemis de l'autel et des plèbes, mais il y avait là « un marché antijuif » à exploiter. Tout s'éclaire soudain : « D'où devait partir le projet hébraïque pour la conquête du monde ? Mais de la possession de l'or, comme me l'avait suggéré Toussenel. Conquête du monde, pour mettre en état d'alerte monarques et gouvernements, possession de l'or, pour satisfaire socialistes, anarchistes et révolutionnaires, destruction des sains principes du monde chrétien, pour inquiéter pape, évêques et curés. »
Le faussaire Lucas est son modèle : trente mille faux à son actif, qui dit mieux, tous réalisés à partir de pages de garde arrachées aux livres de la Bibliothèque nationale ou sur du papier ancien volé. Un génie qui a berné son monde au-delà du raisonnable. Simonini en a retenu que la forgerie pouvait accéder au rang envié d'un des beaux-arts dès lors que l'on mettait autant de vice que de talent à créer de toutes pièces un acte notarié, des testaments olographes ou une vraie fausse lettre, et à imaginer des aveux compromettants. Ainsi Simonini en vint-il à fabriquer un faux antisémite appelé à devenir lui-même un classique de la pensée obsidionale, ses « Protocoles pragois », comme il les appelait, avant qu'ils passent à la postérité sous le titre Les Protocoles des sages de Sion. Mais sans lui, la police tsariste les lui ayant volés pour les instrumentaliser à son goût et à son usage.
Nous avons notre comptant de mystères, de complots, de machinations et de coups de théâtre. Umberto Eco raconte bien ; on sent qu'il y prend un grand plaisir, autant si ce n'est davantage qu'à l'enquête érudite. Il suffit de l'avoir écouté parler pour deviner la voix qui sera la sienne une plume à la main. Chaude, colorée, digressive. Son timbre demeure allègre, dût-il évoquer des drames. Il a pourtant voulu faire de son héros « le personnage le plus cynique et le plus exécrable de toute l'histoire de la littérature », prétention qui étonne de la part d'un lecteur aussi avisé. Il devrait savoir que les pires d'entre eux se sont toujours avancés masqués. Et puis Simonini réussit presque à nous émouvoir en évoquant sa lecture passionnée de Joseph Balsamo ou la tendre sensualité de Babette d'Interlaken.
Umberto Eco a choisi la forme des journaux intimes, tenus en 1897-1898, avec force flash-backs. Il lorgne du côté du feuilleton, ainsi qu'en témoignent les dessins et gravures qui y sont reproduits. N'empêche que sa mise en place des personnages et son exposition des scènes gagneraient à être parfois un peu moins appuyées. Où est le mystère d'un personnage qui se présente dès la première page comme un antijuif et nous redit l'objet de sa haine à intervalles réguliers ? On est gêné d'avoir à rappeler que l'art du roman consiste à montrer sans démontrer.
C'est souvent touffu, nécessairement labyrinthique puisque nous sommes chez Eco ; aussi fournit-il un mode d'emploi à la fin, tableau en trois colonnes (Chapitre, Intrigue, Histoire) afin que le lecteur perdu s'en sorte. De quelque manière qu'on l'envisage, ce tableau est un aveu d'échec du romancier ; il est vrai que le narrateur peine à s'y retrouver, il en convient lui-même, malgré la finesse de Jean-Noël Schifano, traducteur de tous les romans d'Umberto Eco, au fait de ses tours et détours.
Diffusés en 1905 en Russie et aussitôt traduits dans de nombreuses langues, les Protocoles ont été dénoncés comme un faux par le Times de Londres en 1921. Ce qui ne les a pas empêchés de connaître une brillante carrière de best-seller. Mein Kampf tenta de leur accorder un certificat d'authenticité. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils sont surtout diffusés dans le monde arabo-musulman.
Le Cimetière de Prague offre un boulevard à l'esprit de l'époque, la nôtre, si prompte à débusquer le complot à l'oeuvre à chaque coin de rue. Sous le couvert anodin et ludique de la fiction, il fera bien plus de ravages dans l'imaginaire. Mais, de cette responsabilité, l'auteur entend se laver les mains au motif que l'interprétation est du seul ressort des lecteurs. L'enjeu s'inscrit dans un débat entamé il y a quelques années sur les frontières entre la fiction et la réalité, et la nécessité pour les lecteurs d'entrer en empathie avec les héros de roman. Umberto Eco prend soin de prévenir que tous les personnages ont vraiment existé, à l'exception du principal d'entre eux ; mais son entourage dûment attesté lui donne du crédit et renforce un halo de vérité pervers. Même si l'auteur répéte que son héros est l'homme le plus haï du monde, celui-ci n'en convoque pas moins sur le papier les conjurés de Sion afin qu'ils mettent au point leur plan de domination du monde. La sagesse populaire n'enseigne-t-elle pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu ? Jonglant en permanence avec le premier et le second degré, Umberto Eco est là à son affaire. On n'est pas plus ambigu. Au fond, nous dit-il, Simon Simonini a réellement existé : « En quelque sorte », précise l'auteur, non sans ajouter à la toute fin : « Il est encore parmi nous. » Umberto Eco n'en parie pas moins sur l'intelligence de son public, ses centaines de milliers de lecteurs potentiels. Il prend des risques.
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Par maxsantoul, le 10/12/2010
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Je me souviens avoir été complètement ébloui par ce roman. Ce que j’ai ressenti à la lecture du Parfum en plus explosif. D’un seul coup, un nouveau monde se découvrait, comme à la première ouverture des yeux sur le bord des falaises du Grand Canyon. Une échelle du temps de centaines de millions d’années s’inscrit alors dans l’esprit avide des durées, en un seul instant. Ici, c’est une autre échelle de l’écriture qui vous transporte. Donc, ma critique sera pauvre, car je ne saurai pas souligner un tel chef d’œuvre.
L’adaptation cinématographique du livre fut à la hauteur de mon attente également. J’avais très peur de la moindre souillure, de l’abandon du mystère. Car, comment installer dans un espace restreint à celui de l’image l’évocation d’un labyrinthe ? Le cinéaste y est arrivé et ce n’est pas la seule de ses prouesses. Tout y est extraordinaire. Bravo !
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Par maltese, le 28/09/2010
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Un très grand livre, premier roman d'Umberto Eco et réussite qui dépasse les cadres du simple polar historique. Bourré de considérations théologiques mais aussi réflexion sur le signe, sur le cryptage et la manière de lire le monde en général (je rappelle que l'auteur est avant tout sémiologue), sur le livre également et la bibliothèque, le récit est palpitant, intelligent, donne au lecteur à réfléchir tout en s'amusant.
Et Eco trouve en quelque sorte, tout en lui rendant hommage, un ancêtre au Sherlock Holmes de Conan Doyle par l'intermédiaire de son héros, Guillaume de Baskerville. Il s'agit également pour une part d'un roman d'initiation et d'apprentissage, celui du jeune Adso, narrateur de l'histoire. Et quelle évocation du Moyen Age et de l'Inquisition...
Un chef-d'oeuvre porté à l'écran en 1986 par Jean-Jacques Annaud, adaptation réussie qui perd malgré tout beaucoup par rapport à la portée du roman.
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Par laDameduCDI, le 07/09/2010
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
Adolescente, j'avais été touchée par l'adaptation cinématographique de Jean-Jacques Annaud, et quelques années plus tard, j'ai dévoré le livre, un magnifique policier médiéval, mais pas que ! Parce que les livres d'Eco sont des enchevêtrements de toutes sortes, à des degrés divers, à l'image de la bibliothèque, personnage le plus important du roman à mon sens !
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Par nekomusume, le 27/06/2011
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
un livre fascinant, une description de l'époque merveilleuse, une intrigue qui nous tient en haleine, une suspense incroyable. l'histoire et la fiction mêlées intimement qu'on n'en arrive plus à démêler le réel de l'imaginaire.
et pour moi, mon rêve que l'auteur semble avoir décrit: une bibliothèque quasi infinie...
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Par Piling, le 27/01/2011
Le Nom de la rose
de
Umberto Eco
"Le diable n'est pas le principe de la matière, le diable est l'arrogance de l'esprit, la foi sans sourire, la vérité qui n'est jamais effleurée par le doute. Le diable est sombre parce qu'il sait où il va, et allant, il va toujours d'où il est venu."
Ainsi Le Nom de la Rose conclut qu'un dieu qui ne rit pas ne peut être que le diable…
Il va même plus loin : un dieu dont on ne peut rire est le diable, ce qui rejoint le sentiment que m'inspire parfois les salmigondis 'idolâtres' de saint Paul : si on n'agit pas devant Dieu comme on n'oserait jamais devant un tyran, c'est que ce n'est pas le bon…
(…)
Lien : http://sohrawardi.blogspot.com/2011/01/dans-lintime-ou-personne-ne-se-trouve....
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Par bleuettediot, le 26/07/2010
Le Pendule De Foucault
de
Umberto Eco
Sans conteste mon livre culte !
Un roman érudit, parfois un peu ardu à lire mais absolument captivant de la première à la dernière page. Les nombreuses références historiques sont une incroyable mine de renseignements. Epoustouflant !
Article complet sur mon blog la plume de Bleuette
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N'espérez pas vous débarrasser des livres
de
Umberto Eco
Ce livre est un entretien entre le cinéaste Jean-Claude Carrière et Umberto Eco qui défendent le livre contre les nouvelles technologies, et qui font part au lecteur de leur passion pour les livres et de leurs grandes collections de livres anciens, notamment sur les sciences fausses.
Jean-Claude Carrière et Umberto Eco, deux grands érudits.
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Par mamie07290, le 01/08/2011
Le cimetière de Prague
de
Umberto Eco
Déconcertant,dérangeant,parfois étouffant mais toujours passionnant,le dernier roman de Umberto Eco a suscité de nombreuses polémiques et a même valu à son auteur une suspicion d'antisémitisme.
C'est à mon avis méconnaitre et l'écrivain et les conventions du roman.Dans la veine de Sue et de Dumas,l'histoire que l'on ne peut ni raconter ni résumer,nous entraine dans les méandres d'un 18eme siècle riche en complots de tous ordres,de Garibaldi à Dreyfus.
L’écriture et la composition sont éblouissantes,véritable florilège de tous les styles littéraires : feuilleton,récit ,roman épistolaire,description...
Cependant je dirais que ce livre n'est peut être pas à mettre entre toutes les mains.
Il s'adresse à un public averti capable d'humour et de distance.
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Par annie, le 09/04/2011
Le cimetière de Prague
de
Umberto Eco
lecture terminée... compte-rendu sur mon blog prévu dans la semaine...
Très intéressant au point de vue historique sur le XIXème siècle, gros coup de coeur en début de lecture... mais je me suis lassée vers les cent dernières pages...
Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/