> Jean-Noël Schifano (Traducteur)

ISBN : 2253059498
Éditeur : LGF - Livre de Poche (1992)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 217 notes) Ajouter à mes livres
Après l'immense succès du Nom de la rose, voici le second grand roman d'un géant incontesté de la littérature mondiale. A Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourqu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par kedrik, le 07 septembre 2011

    kedrik
    Nous devions avoir 10 ou 12 ans. Nos familles venaient toutes d'emménager dans un immeuble neuf du centre-ville de ***** et l'été nous tendait les bras. le chantier de l'immeuble n'avait pas totalement disparu, alors nous avions récupéré quelques matériaux de construction pour monter une cabane branlante. Rapidement, notre bande prit un nom pompeux avec le mot Chevalier dedans. Un chef émergea du lot. Quelqu'un fabriqua même des cartes de membres découpées dans des fiches Bristol à petit carreau et protégées dans des petites pochettes de plastique volées au bureau de son père. le symbole de notre groupe (un aigle) fut dessiné par le moins maladroit d'entre nous (une fille, car à cet age-là, la discrimination se fait entre Lego et Playmobil, pas selon les sexes) sur le sol de la cabane. Des tabous apparurent, dont celui de marcher sur notre aigle, sous peine d'expulsion. Évidemment, il était interdit de parler de notre club à quiconque, pourtant, on recrutait encore un cousin ou un ancien du quartier qui avait connu l'endroit avant la construction de l'immeuble. Comme l'immeuble avait été bâti à l'ombre de la cathédrale de la ville, notre cabane se trouvait fort logiquement coincée à l'arrière de la maison de dieu, dans un coin plutôt sordide que seuls les clodos utilisaient pour uriner. Notre QG était là, adossé à la cathédrale, et on jouait au balon contre le mur épais sans que le sacristain y trouve à y redire. Comme les saints nous surveillaient depuis les vitraux, on faisait gaffe. le club est mort de lui-même à la fin de l'été. On manquait d'une bande rivale pour réellement exister.
    le pendule de foucault parle de ça (mais pas que). C'est un livre sur les petits garçons qui s'ennuient et qui forment des clubs secrets. Sauf que quand ils grandissent, ces petits garçons continuent de jouer, mais ils ne se contentent pas de lancer des marrons sur les toits des environs ou d'inventer un nouvelle manière secrète de se dire bonjour, ils ont des jouets d'adulte.
    Ce livre raconte en fait dans le désordre comment trois hommes travaillant pour une maison d'édition milanaise se mettent, pour de rire, à inventer une conspiration templière. Au départ, c'est un jeu d'esprit, puis ça gonfle, ça enfle et ça gagne en démesure. Car en occultisme, tout est dans tout : dès que l'on invoque les Templiers, les assassins d'Hiram ne sont pas loin, les roses-croix débarquent et le golem de Prague fait parler de lui. Leur petit jeu s'emballe et le Plan, ce petit jeu amusant, prend le pas sur le réel. Car un mensonge, s'il est suffisamment dit et redit, finit par devenir vrai. À force de faire des analogies entre la Torah, le comte de St-Germain, la svastika et Cthulhu (oui, oui, même Cthulhu), une certaine vérité prend forme et leur échappe totalement.
    Syncrétisme brésilien, cérémonies druidiques, Agartha, cathares albigeois, derviches tourneurs, Vieux sur la Montagne, frimaçons, Provins... Impossible de lister tous les sujets abordés par Umberto Eco à travers ce roman. Car le Plan inventé par les trois personnages, il couvre l'entierté du spectre de l'hermétisme et de l'occultisme. Et disons que c'est un peu le rayon d'Eco, ce fond de commerce. Alors c'est un festival continu de références sur 650 pages. le Plan avance par petits sauts et comble totalement le conspirationniste qui sommeille chez le lecteur. Jacques de Molay a maudit Philippe le Bel, c'est certain. Les alchimistes avaient prévenu Einstein que le pouvoir nucléaire était trop lourd à porter. Évidemment, que l'enseignement de Jésus est incomplet, il manque au moins deux évangiles. Les références magiques dans l'oeuvre de ce Guillaume Branlelance sont évidentes à qui veut bien lire correctement ses pièces. Vous saviez que les Illuminés de Bavière contrôlent le FMI, non ? Tout est là, il suffit de relier les points entre eux.
    Sauf que, ce vieux renard d'Eco, d'une main il donne de l'eau au moulin des croyants de toutes les chapelles occultes, de l'autre il démonte tous ces mythes. Il vous montre comment la numérologie fonctionne même avec les objets de tous les jours, à quel point l'interprétation d'un texte médiéval varie de sens en fonction des attentes du lecteur qui peut y voir un texte anodin ou un message cryptique, qu'il suffit de nier notre appartenance à une secte secrète pour prouver son existence, que les meilleurs secrets sont ceux qui n'existent pas puisque par leur nature même, ils ne sont jamais trahis... le croyant pourra lire le livre en y voyant une apologie à l'hermétisme, l'incrédule y verra une charge furieuse contre le mensonge érigé en savoir.
    En plus, le livre parle de l'Italie quittant le fascisme pour aborder des rivages tout aussi sombres. C'est aussi un livre qui montre le fonctionnement magouillard de certaines maisons d'édition qui pratiquent cette arnaque légale qu'est la publication à compte d'auteur. C'est accessoirement un livre qui met aussi de l'avant l'informatique de son temps, avec un programme en Basic pour devenir le nom de dieu (d'ailleurs, la traduction fait datée désormais, le texte par de file, de word processing, de computer... que ce language fait vieillot).
    le pendule de foucault est un livre qui me dépasse. Il foisonne de références, d'auteurs abscons, d'idéologies dépassées, de rites étranges. À chaque fois que je le relis, j'en sors ébouriffé. C'est une piqûre de rappel contre les Dan Brown de ce monde, les publications des frères Bogdanov et la thèse de sociologie d'Elisabeth Tessier. C'est à la fois l'ultime complot et une ôde à ces petits garçons qui nous étions et qui s'amusaient à mettre du secret sur nos étés d'ennui pour nous donner de l'importance.
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    • Livres 5.00/5
    Par 270778, le 11 juillet 2010

    270778
    Ce roman est sans doute le meilleur d'Umberto Eco, à la fois le plus érudit des romanciers et le plus romanesque des érudits. C'est un livre très prenant et intriguant, qui est truffé de références historiques (ce qui peut, il est vrai, rebuter dans un permier temps le lecteur) tout en étant divertissant. Il ouvre des perspectives étourdissantes, un peu comme « L'Aleph » de Borges. Depuis, Eco a été beaucoup copié (je ne citerai pas de nom mais vous voyez qui je veux dire...)mais heureusement jamais égalé.
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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 28 septembre 2010

    maltese
    Un roman d'une érudition absolument vertigineuse.
    Le narrateur, Casaubon, imagine avec deux amis, Belbo et Diotallevi, un Plan mondial qui aurait pour fin de diriger le monde. Et cette domination serait secrète, bien intégrée et dissimulée dans les alcôves du pouvoir et de l'histoire, et rassemblerait les Templiers, la Kabbale, des "personnalités" historiques, littéraires, artistiques... Bien entendu, ceci n'est qu'un jeu entre les trois amis. A moins que...
    Umberto Eco ne semble avoir oublié rien ni personne dans ce pavé qui condense un nombre important de conspirateurs de tout poil et de toutes les époques, de théories ésotériques, alchimiques..., d'histoires et sociétés secrètes. On se plaît à suivre ce qui au départ n'est qu'un jeu intellectuel et deviendra une relecture de l'Histoire. Passionnant de bout en bout à condition que le sujet plaise, ce livre est également, et peut être avant tout, une réflexion sur le signe et la signification, l'interprétation que l'on peut en faire, et finalement sur la fiction.
    Et comme toujours, l'auteur sait à merveille distraire le lecteur, l'emmener dans une histoire palpitante, tout en lui donnant à réfléchir et à philosopher. Jamais ennuyeux, Eco nous permet de lire autrement les choses et se joue de la réalité.
    Avec bien plus de savoir faire, de talent, d'intelligence et d'humour, un pendant au très pâle "Da Vinci code", fortement inspirés tous les deux par "L'énigme sacrée" de Baigent, Leigh et Lincoln, folie (très divertissante) qui tentait de nous faire prendre la plupart des idées ésotériques présentes ici pour argent comptant.
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    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 15 août 2008

    annie
    Parmi les romans du Maître, mon favori... un magnifique jeu de piste, et formidable coup de théatre pour la fin !
    *
    Après l'immense succès du Nom de la rose, voici le second grand roman d'un géant incontesté De la littérature mondiale.

    A Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille Le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort.

    A Milan, trois amis passionnés d'ésotérisme et d'occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot ourdi au cours des siècles pour la domination mondiale. Et voici qu'apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance...
    Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d'énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l'Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science. Un de ces romans que l'on n'oublie plus jamais. Et assurément un classique.
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    • Livres 5.00/5
    Par bleuettediot, le 26 juillet 2010

    bleuettediot
    Sans conteste mon livre culte !
    Un roman érudit, parfois un peu ardu à lire mais absolument captivant de la première à la dernière page. Les nombreuses références historiques sont une incroyable mine de renseignements. Epoustouflant !
    Article complet sur mon blog la plume de Bleuette
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Citations et extraits

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  • Par Anassete, le 03 mai 2010

    Fu allora che vidi il Pendolo.
    La sfera, mobile all'estremità di un lungo filo fissato alla volta del coro, descriva la sue ampie oscillazioni con isocrona maestà.

    [...]

    Ancora sapevo che sulla verticale del punto di sospensione, alla base, un dispositivo magnetico, comunicando il suo richiamo a un cilindro nascoto nel cuore delle sfera, garantiva la costanza del moto, artificio disposto a contrastare le resistenze della materia, ma che non si opponeva alla legge del pendolo, anzi le permetteva di maniferstarsi, perché nel vuoto qualsiasi punto materiale pesante, sospeso all'estremità di un filo inestensible e senza peso, che non subisse la resistenze d'ell'aria, e non facesse attrito col suo punto d'appogio, avrebbe oscillato in modo regolare per l'eternità.
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  • Par Aproposdelivres, le 12 mai 2009

    - Mais en somme, et je m'excuse si je suis banal, les Rose-Croix existent
    ou pas ?
    - Que signifie exister ?
    - A vous l'honneur.
    - La Grande Fraternité Blanche, que vous les appeliez Rose-Croix, que vous les
    appeliez chevalerie spirituelle dont les Templiers sont une incarnation occasionnelle, est une cohorte de sages, peu, très peu d'élus, qui voyage à travers l'histoire de l'humanité pour préserver un noyau de sapience éternelle. L'histoire ne se développe pas au hasard. Elle est l'oeuvre des Seigneurs du Monde, auxquels rien n'échappe.
    Naturellement, les Seigneurs du Monde se défendent par le secret. Et donc, chaque fois que vous rencontrerez quelqu'un qui se dit Seigneur, ou Rose-Croix, ou Templier, celui-là mentira. Il faut les chercher ailleurs.
    -Mais alors cette histoire continue à l'infini ?
    -C'est ainsi. Et c'est l'astuce des Seigneurs.
    -Mais qu'est-ce qu'ils veulent que les gens sachent ?
    -Qu'il y a un secret. Autrement pourquoi vivre, si tout était ainsi qu'il apparaît ?
    -Et quel est le secret ?
    -Ce que les religions révélées n'ont pas su dire. Le secret se trouve au-delà.
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  • Par skyso, le 27 février 2010

    Cans les périodes où tu sens l'envie de tomber amoureux, tu dois faire attention où tu mets les pieds: comme avoir bu un philtre, de ceux qui te font tomber amoureux du premier être que tu rencontres. Ce pourrait être un ornythorinque.
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  • Par editionsdelabatjour, le 01 novembre 2010

    C’est alors que je vis le Pendule. La sphère, mobile à l’extrémité d’un long fil fixé à la voûte du chœur, décrivait ses amples oscillations avec une isochrone majesté.


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Les lectures d'influence de Vincent Ravalec : livre 3 : "Le pendule de Foucault" de Umberto Eco.











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