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Par Sly, le 23/12/2011
La violence du calme de
Viviane Forrester
Nous sommes réticents aux meurtres particuliers, mais permissifs aux génocides et résignés au meurtre général, biologique.
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Par lanard, le 19/08/2010
L'horreuréconomique de
Viviane Forrester
"Mallarmé is a machine gun!"
p 100
Les mitrailleuses sont violentes, parfois indispensables pour éviter le pire, mais leur violence est prévue, elle fait partie du jeu et sert presque toujours le retour éternel des mêmes changements. On aura déplacé les termes, sans changer l'équation. L'histoire est faite de ces sursauts. La hiérarchie se porte bien.
Mallarmé lu, cela suppose acquises certaines facultés qui pourraient conduire à certaines maîtrises et, par là, à l'approche de certains droits? Faculté de ne pas répondre au système dans les termes réducteurs seuls offerts par lui, et qui annulent toute contradiction. Faculté de dénoncer la version démente du monde dans laquelle on nous fige, et que les pouvoirs se plaignent d'avoir à charge alors qu'ils l'ont délibérément instaurée.
Mais pour mieux embrigader, asservir, et cela de quelque bord que soient les pouvoirs, on détourne l'organisme humain de l'exercice ardu, viscéral, dangereux de la pensée, on fuit l'exactitude si rare; sa recherche, afin de mieux manœuvrer les masses.
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Rue de Rivoli : Journal (1966-1972) de
Viviane Forrester
Ce lieu d'écriture dont je m'entoure,que je construis,dont je m'enchante de savoir qu'il existe et m'attend lorsque je me trouve ailleurs,le sachant mien,disponible,en attente.Mon royaume.Volupté.
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Rue de Rivoli : Journal (1966-1972) de
Viviane Forrester
Je ne vis que pour écrire et tout ce qui n'y tend pas me semble mort et coupable.
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Par lanard, le 19/08/2010
L'horreuréconomique de
Viviane Forrester
Sur l'absence de solutions:
p 75-76
Le chantage à la solution altère les problèmes, prévient toute lucidité, paralyse la critique à laquelle il est aisé de répliquer dès lors (ton d'ironie bienveillante): "Oui, oui... et que proposez vous?" Rien! L'interlocuteur s'en doutait, d'avance rassuré: sans solution, au moins possible, envisagée, la problème disparaît. Le poser serait irrationnel, et plus encore le moindre commentaire, la moindre critique à son propos.
Une solution? Il n'y en a peut-être pas. Faut-il pour autant ne pas tenter de mettre à plat ce qui scandalise et de comprendre ce que l'on vit? D'acquérir au moins cette dignité là? Selon l'opinion générale, hélas, ne pas tenir pour certaine la présence d'une solution, mais s'obstiner néanmoins à poser le problème, est tenu pour un blasphème, une hérésie, de toute évidence immoraux et débiles, absurde de surcroît.
Alors qu'il peut y avoir absence de solution; elle signifie le plus souvent que le problème est mal posé, qu'il ne se trouva pas là où il est posé.
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Par Trissotin, le 02/12/2011
Rue de Rivoli : Journal (1966-1972) de
Viviane Forrester
On lit Aragon, "Les Beaux Quartiers", quand on a seize ans. On décide, persuadée cette fois pour de bon, de franchir la frontière au plus vite et de plus rien avoir en commun, dès que ce sera possible, avec l’opulence dont on est entourée. De repousser tout privilège. De s’en libérer. On décide d’être pauvre. Rien de plus facile ! On se retrouve pauvre, empêtrée dans des problèmes qui entravent la liberté - et on découvre en feuilletant des magazines un Aragon plein aux as, faisant visiter son luxueux moulin aménagé à la mode (très "bourgeoise") du temps. Un Aragon prospère et roi du Tout-Paris.
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Rue de Rivoli : Journal (1966-1972) de
Viviane Forrester
Comme j'ai besoin de quelqu'un entre le vide et moi,entre l'énigme et moi.Un intercesseur entre la vie,le temps,l'espace et moi.Quelqu'unqui m'abrite,m'aide à supporter ce que j'ignore,ce que je sais.
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Rue de Rivoli : Journal (1966-1972) de
Viviane Forrester
Proust(J.F,p.815):"C'est que,pas plus que ce n'est le désir de devenir célèbre,mais l'habitude d'être laborieux,qui nous permet de produire une oeuvre."
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Rue de Rivoli : Journal (1966-1972) de
Viviane Forrester
John parlait l'autre matin des génies dont "l'attitude" souvent passive était "géniale" et non l'activité,les actions ou les oeuvres(ermites,saints,vies consacrées).
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Rue de Rivoli : Journal (1966-1972) de
Viviane Forrester
Ne pas avoir peur de l'image ni de son absence.Ni de l'image d'une absence d'image.