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ISBN : 2253124877
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)

Note moyenne : 3.09/5 (sur 433 notes)
Résumé :
Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sachent que je les surveille et que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste.... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (70) Voir plus Ajouter une critique
Lune
Lune12 mars 2009
  • Livres 4.00/5
Voilà un livre qui risque de faire parler de lui dans les chaumières... Des déclinaisons de cons se suivent, pareilles sur le fond, dissemblables sur la forme. Qui n'a jamais croisé un de ces cons et n'a ressenti une envie meurtrière jette la première pierre à Carl Aderhold. Cet auteur doué d'une observation implacable et lucide, pendant 400 pages, nous offre une dissection aigüe, ironique, féroce des travers de toutes les espèces de cons (depuis la concierge jusqu'à l'homme politique en passant par le chauffard, le chef de bureau... exactement cent quarante cons) qui peuvent exister sur terre, que nous côtoyons, sans parler de nous-mêmes en certaines circonstances. C'est un petit bijou à offrir au con qui vous ennuie, vous pourchasse avec ses grands élans de connerie qui vous fatiguent, vous énerve, vous fait entrevoir l'agressivité que vous portez sans oser vous l'avouer et encore moins la montrer. Humour noir corrosif qui entraîne de grands éclats de rire, de la pitié, de l'écoeurement, ce "livre analyse" de la connerie prend un petit air de philosophie. A lire au second, au troisième degré, ce roman défouloir me paraît avoir une centaine de pages en trop, une certaine lassitude se ressent lorsqu'on a compris le mécanisme puis les cent dernières pages relancent l'intérêt. On le referme et sous influence, on regarde les autres différemment, on découvre chaque jour de nouveaux specimens, on pense "Mort aux cons!"... C'est un peu d'humour...
Il m'a fait penser à un autre petit bijou d'humour noir : "Crimes exemplaires" de Max Aub, un chef d'oeuvre de la littérature surréaliste.
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Amnezik666
Amnezik66609 janvier 2013
  • Livres 3.00/5
Si au travers de ce roman l'on y suit le parcours d'un tueur en série qui affiche pas moins de 140 victimes, le style opte d'avantage pour l'humour noir et le cynisme. La première bonne surprise vient justement du style de l'auteur qui est très agréable et permet une lecture fluide. Comme son sujet est plutôt intéressant je suis sorti globalement satisfait de cette lecture.
Toutefois même si la question n'est pas d'adopter ou non la philosophie de notre « chasseur de cons », je suis plus que certains que l'on a tous eu un jour des pensées assassines pour ces cons du quotidien (voisin indélicat, administration tatillonne…). le bouquin n'a pas non plus la prétention de se vouloir un essai sur la connerie et les cons, pour le prendre au premier degré il faudrait soi même être un peu (beaucoup) con. Il n'en reste pas moins que la notion de con est globalement plus subjective qu'objective (à part pour certains cas désespérés) et peut varier d'un moment à l'autre (selon le contexte ou encore notre humeur du moment).
Lien : http://amnezik666.wordpress...
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Pirouette0001
Pirouette000126 janvier 2014
  • Livres 2.00/5
L'idée du roman est intéressante. Mon mari m'avait d'ailleurs offert le livre un jour où une fois de plus j'avais pesté sur la conduite agressive et déraisonnable d'autres conducteurs automobiles. Oui, nous avons tous envie de crier un jour "mort aux cons". de voir le protagoniste de l'histoire mettre ce voeu à exécution est amusant. Mais au bout de deux cents pages, on s'essouffle. Cela va-t-il durer véritablement encore ainsi pendant deux cents pages supplémentaires ? Et à nouveau, cette envie de voir supprimer un tiers, voire plus, du livre pour que cela tienne vraiment la route.
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Anaellita
Anaellita30 décembre 2015
  • Livres 4.00/5
Voici un petit roman bien sympathique, qui donne des envies d'ailleurs (un monde sans con) et/ou des envies tout court (de meurtres par exemple...).
Humour noir et tranchante ironie sont un bonheur à lire. On se prend même un peu au jeu en se demandant parfois qui, dans notre propre entourage, serait dézingué au nom de la philosophie anti-con !.... Je ne sais pas vous, mais au final, je me retrouverais seule au monde... (la perfection n'est pas donnée à tous ! :p )
Bref, les... 300 premières pages sont géniales, les 10 dernières aussi, par contre, j'avoue avoir été victime de lassitude sur une petite centaine de pages de la 2nde moitié du roman. C'est dommage car je pense qu'un thème aussi riche et peu étudié aurait pu éviter ça !
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Davalian
Davalian30 décembre 2012
  • Livres 4.00/5
Après ceux qui considéraient qu'éradiquer les cons se résumait à un vaste programme et ceux plus magnanimes qui privilégiaient leur internement dans des bâtiments dont la taille défie l'imagination, arrive Carl Aderhold.
Les adeptes de Maxime Chattam et autres Esprits criminels, vont d'abord y retrouver des thèmes connus : cruauté envers les animaux, empathie, mesures contres-légales, rituel, signature… Mais le serial killer s'efface (presque) devant le scientifique qui tente de définir le concept de la connerie et du con en général. Vue à travers ce filtre, la sociologie en deviendrait utile au quotidien.
La démarche est inspirée : tous les spécimens en prennent pour leur grade : le bricoleur du dimanche, le chauffard, les employés de divers services plus au moins publics, les thérapeutes spécialistes et experts… L'ensemble forme un petit traité de la bonne humeur plutôt plaisant à lire en fin de journée. le passage dans lequel l'auteur se livre à une typologie des cons est hautement prodigieux et son oeuvre doit être lue ne serait-ce que pour en profiter.
Les expériences professionnelles du protagoniste lui permettent de solder ses comptes avec nombre de supérieurs hiérarchiques : l'ambiance n'est pas sans rappeler celle du film Comment tuer sont son boss ?. le temps passé en maison d'édition m'a étrangement fait penser au chef d'oeuvre de Umberto Eco le Pendule de Foucault.
Une lecture distrayante, jubilatoire et hautement profitable à tous, à mettre entre toutes les mains donc ! La violence est ici traitée de manière légère, anodine, sans conséquence… Heureusement que le récit reste cousu de fil blanc sans autre prétention que celle d'amuser et de prévenir le lecteur.
Lien : http://kriticon.over-blog.co..
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Citations & extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
isajuliaisajulia05 novembre 2013
Tel un pêcheur repérant les bons coins, je devais, l'expérience aidant, apprendre à connaître les lieux propices à l'épanouissement de la connerie. Outre les transports en commun, qui sont le vivier le plus riche, on peut citer aussi les stades, ou s'épanouissent des véritables bans de cons, les supermarchés, ou l'on trouve du gros, quoiqu'un peu commun, mais avec un brin de patience, on peut débusquer dans les rayons ou dans les queues aux caisses quelques belles pièces, les salles d'attente, ou le con habituellement guère patient se repère aisément, et de manière générale tous les endroits de forte promiscuité.
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isajuliaisajulia02 novembre 2013
Je n'ai jamais compris l'espèce de nostalgie qu'éprouvent certains à l'égard des concierges. Leur capacité de nuisance n'est plus à prouver tant elles usent et abusent de leur petit pouvoir sur les habitants des immeubles. Quand elles ne sont pas à surveiller ou à médire, elles jalousent, convoitent et, pis encore, mouchardent. C'est bien simple, elles portent en elles le bacille de la dénonciation. D'ailleurs, Vichy ne s'y était pas trompé qui en avait fait une de ses principales sources d'information... Et je ne parle même pas de la cérémonie des étrennes ou, sous couvert de remerciements, elles vous font comprendre que les voisins ont donné plus que vous...
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lilibaliliba03 février 2013
Nous commençâmes par ceux qui nous paraissaient évident, enfin sur lesquels il n’y avait pas de débat entre nous : le con joint, qui partage la vie de l’autre et finit par la lui pourrir (en moi-même, je pensai à Christine) ; le con sanguin, qui s’énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (là, je plaçai le beauf de la tour) ; le con fraternel, celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant, toujours prêt à se mettre à pleurer et à vous reprocher votre dureté ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître, ne jure que par lui, et n’a de cesse de vous convertir à sa vision (« Fabienne », me dis-je) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (entraient dans cette catégorie Suzanne et les concierges, mais aussi les cafetiers et parfois les journalistes) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité, allant jusqu’à laver ses pots de yaourt avant de les jeter ; le con tracté, très répandu celui-là, qui s’énerve au volant (mon chauffard sur l’autoroute en était l’archétype) ; le con casseur, qui sévit surtout dans les banlieues (le fils du beauf au chien et sa bande)… Nous décidâmes aussi, pour plus de justesse et par souci de précision, d’instaurer des degrés dans leur niveau de connerie, entre celui dont c’est héréditaire (le con génital), celui qui reste égal à lui-même quelle que soit la situation (le con stable), celui qui bat tous les records (le con sidérant ou le con primé), et enfin celui qui est guéri (le con vaincu), ce dont moi-même je doutais fortement, pensant qu’il s’agissait d’un trait de caractère tandis que Marie, lui, penchait pour un était pouvant se révéler passager.
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isajuliaisajulia01 novembre 2013
Le porno intello, c'est l'avenir, reprit-il. Enfin simple. Du genre "je bande donc je suis". La gonzesse en train de lire un classique de la littérature avant de se faire enfiler. Avec les intellos, il suffit juste qu'on leur fasse un petit clin d'oeil. Et hop, ils perdent tout sens critique. Parce que, entre nous, il n'y a que deux choses qui fonctionnent chez eux : le cerveau et la queue. La tête froide et la bite chaude !
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sasmira44sasmira4402 septembre 2011
Le con joint, qui partage la vie de l'autre et finit par la lui pourrir (...) ; le con sanguin, qui s'énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (...) ; le con fraternel, est celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant (...) ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître (...) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (...) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité (...) ; le con tracté, (...) qui s'énerve au volant (...); le con casseur, qui sévi surtout dans les banlieues...
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Videos de Carl Aderhold (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carl Aderhold
Rouge de Carl Aderhold aux éditions Les Escales
Après la mort de son père, alors qu'il doit vider la maison, Carl est assailli par son passé : de vieux numéros de L'Humanité, des portraits de Marx et Lénine et, surtout, un cahier d'enfant. Sur la première page, un titre écrit de sa main : " Histoire de ma famille ", et en dessous : " de Cologne à Paris, quatre générations d'Aderhold ". Ce sont les traces de sa jeunesse, une jeunesse rouge, à la fois exaltante et honteuse. Des brumes de la mémoire surgit alors un monde dans lequel la politique contrôlait tout : les lectures, les jeux, les sentiments, les rêves. La débâcle sera terrible. Mais la remémoration des défaites n'est-elle pas, pour l'écrivain, à la fois consolation et chant d'amour ?
Dans une langue éblouissante, Rouge explore la filiation impossible, les trahisons, les colères d'une génération, et retrace la folle histoire d'une famille française à travers le XXe siècle.
http://www.lagriffenoire.com/31567-romans-rouge.html
Vous pouvez commander Rouge sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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