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ISBN : 2253124877
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.05/5 (sur 238 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sache... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 12 mars 2009

    Lune
    Voilà un livre qui risque de faire parler de lui dans les chaumières... Des déclinaisons de cons se suivent, pareilles sur le fond, dissemblables sur la forme. Qui n'a jamais croisé un de ces cons et n'a ressenti une envie meurtrière jette la première pierre à Carl Aderhold. Cet auteur doué d'une observation implacable et lucide, pendant 400 pages, nous offre une dissection aigüe, ironique, féroce des travers de toutes les espèces de cons (depuis la concierge jusqu'à l'homme politique en passant par le chauffard, le chef de bureau... exactement cent quarante cons) qui peuvent exister sur terre, que nous côtoyons, sans parler de nous-mêmes en certaines circonstances. C'est un petit bijou à offrir au con qui vous ennuie, vous pourchasse avec ses grands élans de connerie qui vous fatiguent, vous énerve, vous fait entrevoir l'agressivité que vous portez sans oser vous l'avouer et encore moins la montrer. Humour noir corrosif qui entraîne de grands éclats de rire, de la pitié, de l'écoeurement, ce "livre analyse" de la connerie prend un petit air de philosophie. A lire au second, au troisième degré, ce roman défouloir me paraît avoir une centaine de pages en trop, une certaine lassitude se ressent lorsqu'on a compris le mécanisme puis les cent dernières pages relancent l'intérêt. On le referme et sous influence, on regarde les autres différemment, on découvre chaque jour de nouveaux specimens, on pense "Mort aux cons!"... C'est un peu d'humour...
    Il m'a fait penser à un autre petit bijou d'humour noir : "Crimes exemplaires" de Max Aub, un chef d'oeuvre de la littérature surréaliste.
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    • Livres 3.00/5
    Par Amnezik666, le 09 janvier 2013

    Amnezik666
    Si au travers de ce roman l'on y suit le parcours d'un tueur en série qui affiche pas moins de 140 victimes, le style opte d'avantage pour l'humour noir et le cynisme. La première bonne surprise vient justement du style de l'auteur qui est très agréable et permet une lecture fluide. Comme son sujet est plutôt intéressant je suis sorti globalement satisfait de cette lecture.
    Toutefois même si la question n'est pas d'adopter ou non la philosophie de notre « chasseur de cons », je suis plus que certains que l'on a tous eu un jour des pensées assassines pour ces cons du quotidien (voisin indélicat, administration tatillonne…). le bouquin n'a pas non plus la prétention de se vouloir un essai sur la connerie et les cons, pour le prendre au premier degré il faudrait soi même être un peu (beaucoup) con. Il n'en reste pas moins que la notion de con est globalement plus subjective qu'objective (à part pour certains cas désespérés) et peut varier d'un moment à l'autre (selon le contexte ou encore notre humeur du moment).

    Lien : http://amnezik666.wordpress.com/2013/01/09/bouquins-carl-aderhold-mo..
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    • Livres 4.00/5
    Par Davalian, le 30 décembre 2012

    Davalian
    Après ceux qui considéraient qu'éradiquer les cons se résumait à un vaste programme et ceux plus magnanimes qui privilégiaient leur internement dans des bâtiments dont la taille défie l'imagination, arrive Carl Aderhold.
    Les adeptes de Maxime Chattam et autres Esprits criminels, vont d'abord y retrouver des thèmes connus : cruauté envers les animaux, empathie, mesures contres-légales, rituel, signature… Mais le serial killer s'efface (presque) devant le scientifique qui tente de définir le concept de la connerie et du con en général. Vue à travers ce filtre, la sociologie en deviendrait utile au quotidien.
    La démarche est inspirée : tous les spécimens en prennent pour leur grade : le bricoleur du dimanche, le chauffard, les employés de divers services plus au moins publics, les thérapeutes spécialistes et experts… L'ensemble forme un petit traité de la bonne humeur plutôt plaisant à lire en fin de journée. le passage dans lequel l'auteur se livre à une typologie des cons est hautement prodigieux et son œuvre doit être lue ne serait-ce que pour en profiter.
    Les expériences professionnelles du protagoniste lui permettent de solder ses comptes avec nombre de supérieurs hiérarchiques : l'ambiance n'est pas sans rappeler celle du film Comment tuer sont son boss ?. le temps passé en maison d'édition m'a étrangement fait penser au chef d'œuvre de Umberto Eco le pendule de foucault.
    Une lecture distrayante, jubilatoire et hautement profitable à tous, à mettre entre toutes les mains donc ! La violence est ici traitée de manière légère, anodine, sans conséquence… Heureusement que le récit reste cousu de fil blanc sans autre prétention que celle d'amuser et de prévenir le lecteur.

    Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-mort-aux-cons-carl-aderhold-11..
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    • Livres 2.00/5
    Par ElizabethBennet, le 16 janvier 2013

    ElizabethBennet
    Avec son titre sans détour et sa quatrième de couverture plutôt explicite, on s'attend à lire un roman à mi-chemin entre le Dîner de Cons et Massacre à la tronçonneuse, construit sur une histoire jubilatoire de serial-killer de cons. Mais évidemment, si le livre semble tenir ses promesses au départ, bien que le premier meurtre de cons se fasse tout de même attendre un certain temps, il faut bien reconnaître que le roman, malgré son intrigue plaisante, a bien du mal à tenir la distance (410 pages, tout de même !). le héros, d'amusant qu'il était, devient rapidement assez agaçant, pédant, prompt à prendre pour des cons tous ceux dont la tête ou les réflexions ne lui plaisent pas, jusqu'à devenir lui-même l'un de ces cons qu'il prétend éradiquer, soi-disant au nom de notre bien à tous, mais surtout pour son petit confort et sa satisfaction personnels. de plus, les meurtres deviennent vite répétitifs, expédiés la plupart du temps, en une seule phrase, donnant l'impression d'une accumulation de victimes quelque peu vaine, où le narrateur finit par nous perdre complètement. le style est néanmoins plutôt agréable à lire, incisif et délicieusement tranchant, mais l'on regrette que, dans l'écriture comme dans la construction de l'intrigue, l'auteur ne soit pas allé jusqu'au bout de sa démarche : paradoxalement, ce titre si violent et si audacieux laisse place à un roman pas assez cynique et cruel pour être finalement drôle et efficace. Il y a toutefois de bonnes idées, comme cette relation pour le moins minée qu'il entretient avec l'inspecteur enquêtant sur le meurtre de sa femme (car il va sans dire que, à force de tuer des cons, notre héros a fini par en voir chez lui aussi), et surtout, ce passage extraordinaire où, chargé d'écrire le scénario d'un film pornographique intitulé Les malheurs d'Aspasie, du nom de la compagne du célèbre Périclès, courtisane notoire (Aspasie, pas Périclès), il découvre que toute l'équipe de tournage, acteurs et techniciens compris, a dévoré Le banquet de Platon, qu'il avait apporté sur le plateau pour tromper son ennui, puis prêté à l'actrice principale... (la suite en cliquant sur le lien ci-dessous !)

    Lien : http://ars-legendi.over-blog.com/article-mort-aux-cons-de-carl-aderh..
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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 19 avril 2010

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Tout d'abord, j'ai trouvé l'idée très originale. Non pas que les autres livres se ressemblent tous mais certains thèmes sont récurrents comme l'amour, le suspens, le crime…
    Mais là, il faut avouer que l'idée sort tout de même de ce que l'on voit d'habitude. Un homme qui tue les cons, pourquoi pas !
    Je ne me suis pas vraiment accrochée au personnage mais ce n'était pas un réel problème, je ne l'ai juste pas trouvé attachant. Tout le livre est écrit sous la forme d'un manifeste, il explique ou plutôt tente d'expliquer ce qu'est un con et aussi comment il en vient à les tuer. C'est très intéressant de suivre tout le cheminement de sa réflexion. C'est drôle, incisif ! On se rend compte que tuer les gens n'est vraiment pas quelque chose d'amusant et pourtant, cela m'a amusé. Car il faut dire que ce sont parfois de sacrés cons, le genre qui nous taperait aussi sur les nerfs.
    Le seul petit bémol est que parfois, l'histoire s'essouffle un peu. Il tue les gens, il explique pourquoi et c'est intéressant. Mais parfois, cela manque de sens, on dirait qu'il les enchaîne sans véritable raison. Et donc, il est possible de s'ennuyer un peu, mais seulement lors de ces passages qui sont tout de même peu nombreux.
    Tuer les cons, est-ce une bonne idée ? Car au fond, on est un peu tous le con de quelqu'un.
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Citations et extraits

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  • Par sasmira44, le 02 septembre 2011

    Le con joint, qui partage la vie de l'autre et finit par la lui pourrir (...) ; le con sanguin, qui s'énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (...) ; le con fraternel, est celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant (...) ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître (...) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (...) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité (...) ; le con tracté, (...) qui s'énerve au volant (...); le con casseur, qui sévi surtout dans les banlieues...
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  • Par liliba, le 03 février 2013

    Nous commençâmes par ceux qui nous paraissaient évident, enfin sur lesquels il n’y avait pas de débat entre nous : le con joint, qui partage la vie de l’autre et finit par la lui pourrir (en moi-même, je pensai à Christine) ; le con sanguin, qui s’énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (là, je plaçai le beauf de la tour) ; le con fraternel, celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant, toujours prêt à se mettre à pleurer et à vous reprocher votre dureté ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître, ne jure que par lui, et n’a de cesse de vous convertir à sa vision (« Fabienne », me dis-je) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (entraient dans cette catégorie Suzanne et les concierges, mais aussi les cafetiers et parfois les journalistes) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité, allant jusqu’à laver ses pots de yaourt avant de les jeter ; le con tracté, très répandu celui-là, qui s’énerve au volant (mon chauffard sur l’autoroute en était l’archétype) ; le con casseur, qui sévit surtout dans les banlieues (le fils du beauf au chien et sa bande)… Nous décidâmes aussi, pour plus de justesse et par souci de précision, d’instaurer des degrés dans leur niveau de connerie, entre celui dont c’est héréditaire (le con génital), celui qui reste égal à lui-même quelle que soit la situation (le con stable), celui qui bat tous les records (le con sidérant ou le con primé), et enfin celui qui est guéri (le con vaincu), ce dont moi-même je doutais fortement, pensant qu’il s’agissait d’un trait de caractère tandis que Marie, lui, penchait pour un était pouvant se révéler passager.
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  • Par Celine_72, le 21 avril 2011

    Étant donné que les cons sont partout, d'une part, et qu'ils régissent le monde, d'autre part, il n'y a aucune raison de supposer qu'il n'en a pas toujours été ainsi depuis que l'homme vit en groupe. On pourrait même, sans grand risque d'erreur, formuler l'hypothèse que la connerie augment à mesure que la population croît. Autrement dit, l'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte contre les cons.
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  • Par Amnezik666, le 03 janvier 2013

    Passé un certain âge, le moindre crétin se croit en droit de nous infliger les pires âneries, comme s'il s'agissait du résultat de sa longue réflexion. Il y a probablement là quelque chose d'hormonal. Le passage aux cheveux blancs doit sans doute s'accompagner d'un dérèglement physiologique qui amène les vieux à croire soudain qu'ils sont devenus des sages.

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  • Par hotaru, le 04 mai 2012

    Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sachent que je les surveille et que le temps de l'impunité est révolu. Je compte à mon actif cent quarante meurtres de cons. Afin qu'ils ne soient pas morts pour rien, je vous enjoins de lire ce manifeste. Il explique le sens véritable de mon combat.
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Les poissons ne connaissent pas l'adultère Marque-page 29-04-2010








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