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ISBN : 2253124877
Éditeur : Le Livre de Poche (2009)


Note moyenne : 3.04/5 (sur 321 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Contrairement à l'idée répandue, les cons ne sont pas réformables ; les campagnes de prévention ou les actions pédagogiques n'ont pas de prise sur eux. Une seule chose peut les amener non pas à changer, mais du moins à se tenir tranquille : la peur. Je veux qu'ils sache... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Lune, le 12 mars 2009

    Lune
    Voilà un livre qui risque de faire parler de lui dans les chaumières... Des déclinaisons de cons se suivent, pareilles sur le fond, dissemblables sur la forme. Qui n'a jamais croisé un de ces cons et n'a ressenti une envie meurtrière jette la première pierre à Carl Aderhold. Cet auteur doué d'une observation implacable et lucide, pendant 400 pages, nous offre une dissection aigüe, ironique, féroce des travers de toutes les espèces de cons (depuis la concierge jusqu'à l'homme politique en passant par le chauffard, le chef de bureau... exactement cent quarante cons) qui peuvent exister sur terre, que nous côtoyons, sans parler de nous-mêmes en certaines circonstances. C'est un petit bijou à offrir au con qui vous ennuie, vous pourchasse avec ses grands élans de connerie qui vous fatiguent, vous énerve, vous fait entrevoir l'agressivité que vous portez sans oser vous l'avouer et encore moins la montrer. Humour noir corrosif qui entraîne de grands éclats de rire, de la pitié, de l'écoeurement, ce "livre analyse" de la connerie prend un petit air de philosophie. A lire au second, au troisième degré, ce roman défouloir me paraît avoir une centaine de pages en trop, une certaine lassitude se ressent lorsqu'on a compris le mécanisme puis les cent dernières pages relancent l'intérêt. On le referme et sous influence, on regarde les autres différemment, on découvre chaque jour de nouveaux specimens, on pense "Mort aux cons!"... C'est un peu d'humour...
    Il m'a fait penser à un autre petit bijou d'humour noir : "Crimes exemplaires" de Max Aub, un chef d'oeuvre de la littérature surréaliste.
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    • Livres 3.00/5
    Par noor, le 06 décembre 2013

    noor
    Plutôt marrant, l'idée d'un Dexter à la française qui canalise ses pulsions meurtrières pour rendre notre environnement plus sain. Ce ne sont pas les psychopathes et autres sociopathes en tous genres à qui il va consacrer son combat, mais plus simplement... aux cons.
    (bon courage, mais en même temps, il faut avouer que ça donne des idées... ;)

    "Convaincu mais confus, contrit et content à la fois, confit un peu aussi, contrarié surtout... Encore aujourd'hui le contrecoup, le contrechoc, devrais-je dire, de cette considérable constatation me consterne.
    Comment n'y avais-je pas songé plus tôt? Les cons!
    Que de conjectures incongrues, que de contretemps contre-productifs et autres contrevérités malheureuses pour en arriver là! Confondant! Inconcevable!
    Confronté à ce constat si évident, j'aurais volontiers congratulé Larivière pour son concours concluant, et fêté de concert avec elle la consécration de mon combat. (...)
    Un horizon sans limites s'offrait à moi.Un continent à conquérir."
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    • Livres 3.00/5
    Par Amnezik666, le 09 janvier 2013

    Amnezik666
    Si au travers de ce roman l'on y suit le parcours d'un tueur en série qui affiche pas moins de 140 victimes, le style opte d'avantage pour l'humour noir et le cynisme. La première bonne surprise vient justement du style de l'auteur qui est très agréable et permet une lecture fluide. Comme son sujet est plutôt intéressant je suis sorti globalement satisfait de cette lecture.
    Toutefois même si la question n'est pas d'adopter ou non la philosophie de notre « chasseur de cons », je suis plus que certains que l'on a tous eu un jour des pensées assassines pour ces cons du quotidien (voisin indélicat, administration tatillonne…). le bouquin n'a pas non plus la prétention de se vouloir un essai sur la connerie et les cons, pour le prendre au premier degré il faudrait soi même être un peu (beaucoup) con. Il n'en reste pas moins que la notion de con est globalement plus subjective qu'objective (à part pour certains cas désespérés) et peut varier d'un moment à l'autre (selon le contexte ou encore notre humeur du moment).

    Lien : http://amnezik666.wordpress.com/2013/01/09/bouquins-carl-aderhold-mo..
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    • Livres 4.00/5
    Par Davalian, le 30 décembre 2012

    Davalian
    Après ceux qui considéraient qu'éradiquer les cons se résumait à un vaste programme et ceux plus magnanimes qui privilégiaient leur internement dans des bâtiments dont la taille défie l'imagination, arrive Carl Aderhold.
    Les adeptes de Maxime Chattam et autres Esprits criminels, vont d'abord y retrouver des thèmes connus : cruauté envers les animaux, empathie, mesures contres-légales, rituel, signature… Mais le serial killer s'efface (presque) devant le scientifique qui tente de définir le concept de la connerie et du con en général. Vue à travers ce filtre, la sociologie en deviendrait utile au quotidien.
    La démarche est inspirée : tous les spécimens en prennent pour leur grade : le bricoleur du dimanche, le chauffard, les employés de divers services plus au moins publics, les thérapeutes spécialistes et experts… L'ensemble forme un petit traité de la bonne humeur plutôt plaisant à lire en fin de journée. le passage dans lequel l'auteur se livre à une typologie des cons est hautement prodigieux et son œuvre doit être lue ne serait-ce que pour en profiter.
    Les expériences professionnelles du protagoniste lui permettent de solder ses comptes avec nombre de supérieurs hiérarchiques : l'ambiance n'est pas sans rappeler celle du film Comment tuer sont son boss ?. le temps passé en maison d'édition m'a étrangement fait penser au chef d'œuvre de Umberto Eco le pendule de foucault.
    Une lecture distrayante, jubilatoire et hautement profitable à tous, à mettre entre toutes les mains donc ! La violence est ici traitée de manière légère, anodine, sans conséquence… Heureusement que le récit reste cousu de fil blanc sans autre prétention que celle d'amuser et de prévenir le lecteur.

    Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-mort-aux-cons-carl-aderhold-11..
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    • Livres 3.00/5
    Par Pirouette0001, le 26 janvier 2014

    Pirouette0001
    L'idée du roman est intéressante. Mon mari m'avait d'ailleurs offert le livre un jour où une fois de plus j'avais pesté sur la conduite agressive et déraisonnable d'autres conducteurs automobiles. Oui, nous avons tous envie de crier un jour "Mort aux cons". de voir le protagoniste de l'histoire mettre ce voeu à exécution est amusant. Mais au bout de deux cents pages, on s'essouffle. Cela va-t-il durer véritablement encore ainsi pendant deux cents pages supplémentaires ? Et à nouveau, cette envie de voir supprimer un tiers, voire plus, du livre pour que cela tienne vraiment la route.
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Citations et extraits

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  • Par isajulia, le 05 novembre 2013

    Tel un pêcheur repérant les bons coins, je devais, l'expérience aidant, apprendre à connaître les lieux propices à l'épanouissement de la connerie. Outre les transports en commun, qui sont le vivier le plus riche, on peut citer aussi les stades, ou s'épanouissent des véritables bans de cons, les supermarchés, ou l'on trouve du gros, quoiqu'un peu commun, mais avec un brin de patience, on peut débusquer dans les rayons ou dans les queues aux caisses quelques belles pièces, les salles d'attente, ou le con habituellement guère patient se repère aisément, et de manière générale tous les endroits de forte promiscuité.
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  • Par isajulia, le 02 novembre 2013

    Je n'ai jamais compris l'espèce de nostalgie qu'éprouvent certains à l'égard des concierges. Leur capacité de nuisance n'est plus à prouver tant elles usent et abusent de leur petit pouvoir sur les habitants des immeubles. Quand elles ne sont pas à surveiller ou à médire, elles jalousent, convoitent et, pis encore, mouchardent. C'est bien simple, elles portent en elles le bacille de la dénonciation. D'ailleurs, Vichy ne s'y était pas trompé qui en avait fait une de ses principales sources d'information... Et je ne parle même pas de la cérémonie des étrennes ou, sous couvert de remerciements, elles vous font comprendre que les voisins ont donné plus que vous...
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  • Par liliba, le 03 février 2013

    Nous commençâmes par ceux qui nous paraissaient évident, enfin sur lesquels il n’y avait pas de débat entre nous : le con joint, qui partage la vie de l’autre et finit par la lui pourrir (en moi-même, je pensai à Christine) ; le con sanguin, qui s’énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (là, je plaçai le beauf de la tour) ; le con fraternel, celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant, toujours prêt à se mettre à pleurer et à vous reprocher votre dureté ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître, ne jure que par lui, et n’a de cesse de vous convertir à sa vision (« Fabienne », me dis-je) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (entraient dans cette catégorie Suzanne et les concierges, mais aussi les cafetiers et parfois les journalistes) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité, allant jusqu’à laver ses pots de yaourt avant de les jeter ; le con tracté, très répandu celui-là, qui s’énerve au volant (mon chauffard sur l’autoroute en était l’archétype) ; le con casseur, qui sévit surtout dans les banlieues (le fils du beauf au chien et sa bande)… Nous décidâmes aussi, pour plus de justesse et par souci de précision, d’instaurer des degrés dans leur niveau de connerie, entre celui dont c’est héréditaire (le con génital), celui qui reste égal à lui-même quelle que soit la situation (le con stable), celui qui bat tous les records (le con sidérant ou le con primé), et enfin celui qui est guéri (le con vaincu), ce dont moi-même je doutais fortement, pensant qu’il s’agissait d’un trait de caractère tandis que Marie, lui, penchait pour un était pouvant se révéler passager.
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  • Par isajulia, le 01 novembre 2013

    Le porno intello, c'est l'avenir, reprit-il. Enfin simple. Du genre "je bande donc je suis". La gonzesse en train de lire un classique de la littérature avant de se faire enfiler. Avec les intellos, il suffit juste qu'on leur fasse un petit clin d'oeil. Et hop, ils perdent tout sens critique. Parce que, entre nous, il n'y a que deux choses qui fonctionnent chez eux : le cerveau et la queue. La tête froide et la bite chaude !
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  • Par sasmira44, le 02 septembre 2011

    Le con joint, qui partage la vie de l'autre et finit par la lui pourrir (...) ; le con sanguin, qui s'énerve pour un oui ou pour un non, surtout quand son interlocuteur est une femme ou fait trois têtes de moins que lui, car le con sanguin est rarement un con fort (...) ; le con fraternel, est celui qui vous prend en affection et ne vous lâche plus, gentil mais très vite pesant (...) ; le con disciple, celui qui a trouvé un maître (...) ; assez proche de ce dernier, le con vecteur, qui propage la rumeur et les on-dit (...) ; le con citoyen, qui trie ses ordures avec méticulosité (...) ; le con tracté, (...) qui s'énerve au volant (...); le con casseur, qui sévi surtout dans les banlieues...
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Les poissons ne connaissent pas l'adultère Marque-page 29-04-2010








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