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On suit dès le départ les aventures de Roy Complain, chasseur de son état. Sa tribu évolue dans les quartiers entourés de poniques, plantes à croissance rapide qui leur sert de nourriture et de matériaux. Seulement voilà, un jour sa femme disparaît, emportée par une autre tribu lors d'une chasse avec Complain. C'est le début des ennuis et la déchéance sociale. Mais Marapper, le prêtre de la tribu, est là pour l'aider... en lui proposant de quitter la tribu avec lui et d'autres. Il aurait découvert un plan et compte sortir des Quartiers pour aller vers l'Avant en espérant y trouver le Capitaine. Seulement, petit à petit Complain évolue, du petit chasseur digne de la Guerre du Feu, à celui d'être humain sur de lui et débarrasser de l'emprise du prêtre. Il va donc découvrir la réalité : ils vivent sur un vaisseau qui traverse l'espace. Cet arche qui a dégénéré petit à petit... Mais pourquoi? Petit à petit, en découvrant les informations lentement, il va se rendre compte de son univers au travers de ses rencontres et péripéties. Voulant finalement jusqu'à vouloir quitter ce navire en perdition, ce vaisseau, cet arche intersidérale afin de pouvoir rejoindre la Terre. Mais je ne vais tout de même pas tout vous révéler?
Partant de l'idée assez simple qu'un incident quelconque a pue mettre le navire en déroute,
Aldiss en profite pour tisser une toile (spatiale) intéressante. L'homme a survécu, évolué et la vie continue avec le souvenir mythique du Grand Voyage. Seulement l'homme, animal curieux s'il en est, ne peut tenir en place et veut toujours plus. Ce qui le pousse à voir plus loin que la barrière de ses Quartiers... Cela nous mène inévitablement d'aventures en aventures. On rencontre les mythiques Géants, on croise des rats intelligents et armés, pour finalement atterrir à l'avant, en espérant y trouver la cabine du capitaine pour enfin ramener le vaisseau à la Terre.
Ce qui est frappant c'est que l'on n'y retrouve pas ou peu d'anachronismes. L'auteur évitant, sans doute à dessein, de donner dans le détails technologiques ce qui permet au texte de bien vieillir et de garder toute vraisemblance. Et si l'on passe à coté de l'exploration spatiale, c'est pour y faire l'exploration du vaisseau, monde lui-même en mouvement. On y croise différentes micro-sociétés aux croyances diverses avec pour celle de Complain la croyance en une "religion" étrange tirant son origine lointaine dans la psychanalyse.
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Croisière sans escale" est un texte datant de 1959 (59 pour sa VF) et réédité en 2007 par Folio SF. Un ouvrage qui malgré les âges a très bien vieilli. Certes le sujet semble vu et revu depuis, mais sa narration en fait un ouvrage très agréable.
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Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/08/croisiere-sans-esca..