Tragédie en prose en un acte, écrite en 1942 et créée le 4 février 1944 au théâtre de l'Atelier à Paris, «
Antigone » fut publiée en 1946, aux éditions aux Editions de La Table Ronde.
Selon la tragédie grecque de Sophocle
Antigone est l'une des enfants nés de l'union incestueuse du roi de Thèbes Œdipe et de sa propre mère, Jocaste . Quand son père est chassé de Thèbes par ses frères et quand, les yeux crevés, il doit mendier sa nourriture sur les routes,
Antigone lui sert de guide. de retour à Thèbes elle verra ses frères Etéocle et Polynice s'entretuer et son oncle Créon prendre le pouvoir et la condamner à mort…
Anouilh s'appuie sur le mythe antique :
Antigone rentre à l'aube d'un rendez-vous nocturne. Sa sœur lui conseille vivement de ne pas défier Créon et de ne pas enterrer son frère contre la volonté du Roi. En fait, il est trop tard et le « mal » est déjà fait. Elle se rebellera contre Créon et sera mise à mort.
La pièce, donnée pour la première dans la France occupée doit être comprise au second degré :
Antigone allégorie de la Résistance s'oppose aux lois iniques promulguées par Créon / Pétain. Elle se rebelle ; et Créon , sauveur de la « patrie », argue d'un « sale boulot » à faire parce que c'est son rôle et qu'il faut bien que quelqu'un le fasse.
«
Antigone », une invite à peine déguisée à l'action et à la révolte quels qu'en soient les risques et les conséquences, contre un régime inacceptable ; une dénonciation de la passivité … Remarquable.