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Critiques sur Le Turquetto (40)


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    • Livres 1.00/5
    Par solasub le 23/01/2012


    Je n'ai pas fini ce livre dont j'ai lu hier la première partie... et je ne sais pas si je le finirai.
    Pour moi, la lecture est un acte d'amour, un échange qui suppose qu'une connexion s'établisse, que le lecteur s'abandonne à la séduction ; or, ici, rien ne (se) passe, si ce n'est un profond ennui mêlé à une sourde exaspération.

    Je partais pourtant facilement conquise : la renaissance italienne, le XVIème s. et le lien littérature/peinture sont trois passions qui ont aussi constitué mes champs d'étude... Mais quelle déception!

    Dès les premières pages (la page 18 est assez insupportable et très représentative), l'overdose des points d'exclamations, qui tentent maladroitement de construire l'intériorité des personnages à défaut de maîtrise du discours indirect libre, a provoqué chez moi un rire nerveux ; c'est assez gênant, étant donné le manque total d'humour de ce récit...

    Quant à l'érotisme de pacotille mettant en scène des jeunes filles (ou plutôt des enfants!) de douze ans, et convoque les pires poncifs : le harem, le lesbianisme... Certes, page 66, l'auteur semble se souvenir que "c'est pas bien, l'esclavage" et ajoute in extremis une petite anecdote tire-larme, ce qui ajoute l'hypocrisie à l'ensemble.

    En ce qui concerne l'exotisme de Constantinople, je pense que la lecture du Guide du Routard m'apporterait plus de dépaysement : aucun univers ici, aucune odeur, aucun bruit, aucune matière, aucune couleur (ce qui est assez paradoxal lorsqu'on prétend raconter la vie d'un peintre) : quel manque de corps! (à part celui des jeunes filles dont j'ai déjà parlées...)

    Tout ceci à travers une construction boiteuse, une structure qui manque de rythme malgré la brièveté des chapitres, des incohérences narratives : en une demi-page, le héros abandonne le projet mis en place sur plusieurs chapitres et part à Venise : pourquoi, comment? On n'en saura rien. Je ne sais pas non plus pourquoi une ellipse de 43 ans sépare les deux premières parties, sans justification particulière, provoquant l'abandon de la plupart des personnages "installés" au début ; on l'apprend peut-être plus tard... mais il faudrait pour le vérifier que je poursuive et je doute d'en avoir le courage...





    Lien : http://solasubnocte.blogspot.com/2012/01/jai-presque-lu-le-turquetto..

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par caro64 le 17/01/2012


    C'est par une note au lecteur que Metin Arditi introduit son nouveau roman. A elle seule elle suffit à susciter l'envie de dévorer ses quelque trois cent pages. le postulat est le suivant : un tableau célèbre conservé au Louvre – dont la signature présente une discrète anomalie chromatique – serait l'unique oeuvre qui nous reste d'un des plus grands peintres de la Renaissance vénitienne. Un égal de Véronèse, un élève prodige de Titien lui-même que le grand maître surnomma ‘ Le Turquetto ', le petit Turc. La petite histoire en appelle une grande, celle d'un destin mouvementé que Metin Arditi conte avec ferveur.

    Ainsi débute le récit d'une passion, celle d'Elie Soriano. né de parents juifs en terre musulmane (à Constantinople vers 1519), qui ne peut concevoir de vivre sans dessiner. A la mine de plomb ou au pinceau, il veut saisir l'autre. Pénétrer son âme, la comprendre et la révéler, dans toute sa vérité. Mais les lois sacrées des Juifs et des Musulmans lui interdisent la représentation. Alors, pour assouvir sa passion, l'artiste triche, renie ses origines et fuit très jeune en Italie. A Venise, il masque son identité, fréquente les ateliers du Titien, et connaît une carrière exceptionnelle sous le nom de Turquetto. Il offre aux congrégations vénitiennes une œuvre admirable nourrie de tradition biblique, de calligraphie ottomane et d'art sacré byzantin. Pourtant, au sommet de sa gloire un malheureux incident fera basculer son formidable destin.

    C'est avec une grande force et une érudition inspirée que Metin Arditi nous entraîne inlassablement dans le tourbillon de cette vie aux identités multiples. En conteur averti, il dépeint, au cœur des rivalités et des fastes de la Renaissance, le destin d'un artiste dont le talent égale l'inspiration. Entre ombre et lumière, avec force détails, il met en perspective l'art pictural avec les contradictions du pouvoir, de la religion et de la filiation.

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par annie le 24/11/2011


    1531, Constantinople, Turquie... Sami, le marchand d'esclave se rend au Han dans le bazar pour vendre Roza, accompagné de son fils Eli et de la gouvernante. Sami est juif et pour cela sont fils ne peut devenir peintre mais sa passion est trop forte et il peint dans sa tête et à la taverne. Eli apprend ainsi la calligraphie avec Djelal, fabricant d'encre, mais toujours l'impossibilité de peindre au grand jour. Il n'aura la révélation de cette possibilité que dans l'église orthodoxe de la ville.

    1574, Venise... A la mort de son père, Eli fuit avant l'enterrement par le premier bâteau en partance pour Venise. Il change son nom pour celui de Ilias Troyanos et se prétend grec. Ainsi il pourra peindre enfin, d'abord comme apprenti du Titien puis à son propre compte. Il épouse une chrétienne, laide, boiteuse et un peu demeurée, fille de l'un de ses riches clients, et de fait de supposé chrétien orthodoxe il devient catholique, et garde secret sa judéité.

    Entre 1574 et 1576, il devient un maître reconnu et envié. Sa vie aurait pu continuer ainsi longtemps. Mais le grain de sable s'appelle Rachel, une jeune juive qui devient son modèle et sa maîtresse. Devant réaliser la plus grande cène pour le réfectoire de la confrérie San Antonio, il lui est fait défense d'employer toute personne n'étant pas catholique, et son mécène, pour simplifier la tâche fait assassiner la jeune femme.

    Lors de la présentation du tableau, c'est la catastrophe. Les personnages sont représentés sous les traits des peintres de l'époque, mais en juifs. Le Turquetto se représente d'ailleurs aussi en Juda.

    Pris en embuscade par des mercenaires à la solde d'un autre peintre, sa judéité soupçonnée est découverte. Accusé de blasphème et d'hérésie il est enfermé sous les Plombs, condamné à mort, son oeuvre détruite dans un autodafé.

    1576, Constantinople... Grâce au nonce de la république de Venise, Eli peut s'enfuir. de son oeuvre, seule "l'homme au gant" a pu être sauvée par le Titien.

    Eli repart vers Constantinople sous le nom d'Ali et devient hammal pour le patron d'une tannerie. C'est au cours de ses livraisons qu'il va retrouver Zeytine Âbi, le mendient cul-de-jatte et qu'ils deviendront compagnons jusqu'à la mort ce celui-ci.

    excellent - Un bien joli roman que j'ai dévoré en une journée. Presque dommage que ce ne soit qu'une fiction tant les personnages paraissent réels.

    ***
    Sur une étagère, à classer à proximité de :
    Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants - PRIX GONCOURT DES LYCEENS 2010 de Mathias Enard
    et
    Le rêve Botticelli , La Passion Lippi , L'obsession Vinci , de Sophie Chauveau


    Lien : http://mazel-annie.blogspot.com/

    critique de qualité ? (15 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par litolff le 10/01/2012


    Le Turquetto c'est l'histoire d'un génie de la peinture sacrifié sur l'autel de l'intolérance : ressuscité par Metin Arditi, l'auteur de "L'homme au gant" revêt une nouvelle identité, celle d'un peintre juif qui pour pouvoir exercer son art a bouleversé sa vie et celle de ses proches.
    Fallait-il tourner le dos à son père et à ses racines pour avoir le droit de peindre ? Fallait-il mettre en péril la vie de sa femme et de sa fille afin d'avoir le droit d'exercer son génie ? Au 16e siècle, leur religion interdisait aux juifs de peindre ou de dessiner tandis qu'en Italie, il était impensable qu'un juif exécute des peintures sacrées, quel que soit le talent du peintre...
    Metin Ardit décrit avec minutie les souks de Constantinople et évoque à Venise une Eglise intolérante, ambitieuse et décadente. J'ai personnellement regretté que les personnages, et en particulier celui du Turquetto, ne soient pas plus fouillés...

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Sharon le 22/05/2012


    Un nouveau livre de la rentrée littéraire 2011, et me voilà bien ennuyée pour le chroniquer. Il fait partie de ses rares livres dont j'ai envie de dire : on en a parlé trop peu, il n'a pas assez été mis en valeur, il n'a pas eu la place qu'il méritait. Ce n'est pas un hasard s'il est publié chez Acte Sud, comme La belle amour humaine. Acte Sud est définitivement une maison d'édition de qualité (je n'en doutais pas non plus).
    Il Turquetto est un roman historique, sans ses défauts. Metin Arditi ne se sent pas obligé, pour recréer une époque, de dépeindre chaque ornement placé au-dessus d'une porte. C'est le foisonnement même de la vie qu'il recrée, ce sont les conflits entre l'art et les religions qui nous sont narrés sans académisme, par le biais du personnage d'Elie.
    Elie... Il est tiraillé entre sa foi, ses aspirations, prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut - encore faut-il qu'il sache quels sont ses désirs profonds et jusqu'où il est réellement prêt à aller.C'est déjà trop en dire que dire cette phrase, car Il Turquetto est un livre qui se vit, non qui se chronique, au point que pour désigner les personnages secondaires, j'ai encore envie de dire qu'ils prennent vie (et mort) devant nous, sans être de simples utilités.
    Il Turquetto est un superbe roman, à lire et à relire.


    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-il-turquetto-10548832..

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Aaliz le 16/12/2011


    J'avais lu de nombreuses critiques élogieuses sur ce roman et la mienne n'y dérogera pas.
    Moi qui suis passionnée d'Histoire, d'Art et de peinture en particulier, je ne pouvais pas passer à côté de ce livre. Qui est donc ce Turquetto ? L'Homme au gant ne serait donc pas de Titien ?
    C'est en se basant sur cette particularité de cette toile que Metin Arditi construit tout son roman. Et il le fait si bien que j'ai vraiment cru à l'existence du Turquetto. Pourtant tout cela reste entièrement hypothétique même si certains éléments troublants et réels viennent cautionner la thèse de l'auteur.

    J'ai adoré ce roman, intelligent, bien construit et très bien écrit. Rien n'est superflu dans ce récit, les dialogues sont magnifiques. Je pourrais juste reprocher le manque de descriptions qui m'auraient permis de me sentir encore plus dans l'ambiance de l'époque. En revanche, les personnages sont méticuleusement travaillés, leur personnalité est décrite de façon à les rendre vraiment vivants. Curieusement, j'ai même trouvé que les personnages secondaires étaient plus précis que le personnage principal lui-même ce qui ne fait qu'ajouter au mystère qui l'entoure.

    Un des thèmes abordés traite du lien filial à travers la relation entre Elie et son père. Elie a honte de son père et de sa condition. le père a honte de son fils qu'il voit comme un traître aux « Siens » sous-entendu au peuple juif. Pourtant cette relation est l'axe central du roman et vous ne pourrez plus ensuite regarder le tableau de L'Homme au gant de la même façon.

    Metin Arditi a su aussi reconstituer avec talent les luttes de pouvoir à Venise et le rôle de l'Eglise dans ces conflits. L'action se place en plein XVIème siècle, nous sommes à l'époque de la Réforme et donc de l'émergence du protestantisme. L'Eglise catholique doit réagir face à l'hérésie et doit pratiquer un retour à la pureté des Anciens, surtout dans une ville décadente livrée à tous les vices comme Venise. C'est là qu'intervient l'Art comme outil de propagande, l'Art se met au service du pouvoir et l'auteur explique à merveille les liens entre artistes et Grands du monde qui cherchent par là un moyen de se mettre en valeur et d'assurer leur gloire. Les candidats au capes d'Histoire auront là un très bel exemple illustratif de leurs cours sur le Prince et les Arts (même si c'est fictionnel c'est toujours intéressant).
    Le Turquetto va donc se retrouver pris dans ces questions de rivalités et va vouloir utiliser son art comme moyen d'expression pour révéler son lourd secret.
    Car Elie, à l'image de son prénom, est à la croisée des trois religions, juive, chrétienne et musulmane et devient, sous la plume de Metin Arditi, tout un symbole.
    Mais dans une époque et un contexte de guerre de religions, l'intolérance et le fanatisme ambiants le conduiront à sa perte.

    Un gros coup de cœur donc pour ce superbe roman à ne pas manquer. Il ne me reste plus maintenant qu'à aller faire un tour au Louvre.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-le-turquetto-metin-ardit..

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson le 17/08/2011


    Il est vraiment dommage que la 4ème de couverture en dise un peu trop .Je ne m'appesantirai donc pas sur l'histoire en elle-même. Metin Arditi, dont je découvre ici l'univers et la plume, nous offre un roman sur une base historique, et artistique : celle d'un peintre de la renaissance, entre Venise et Constantinople, où nous suivons très bien le bouillonnement artistique, l'obscurantisme religieux alors que la Réforme bat son plein ailleurs et que l'Eglise catholique tente de garder la suprématie sur les âmes et sur le cours des choses.
    L'art et la Religion, ses interférences, la place des juifs dans la cité, la persécution qui leur était, déjà si je puis dire, infligée, les relations sulfureuse entre le monde de l'art, de la politique et le de la gouvernance religieuse sont les point forts de ce roman écrit sous un rythme idéal : ni galopant ni somnolant. le roman est découpé en 4 parties équilibrées, qui correspondent aux 4 étapes de vie du Turquetto. Tous les ingrédients sont réunis pour en faire une lecture passionnante puisque instructive, agréable puisque le style est élégant sans ostentation ni prétentions inutiles.
    Encore une fois les éditions Actes Sud présentent un ouvrage soigné, avec une touche d'originalité non négligeable, et dont la couverture qui n'est autre que le tableau en question est à elle seule une invitation qui ne se refuse pas.
    Je prendrai volontiers, un jour prochain, le chemin vers un autre ouvrage de Metin Arditi.




    Lien : http://leblogdemimipinson.blogspot.com/2011/06/le-turquetto.html

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Norlane le 15/04/2012


    A partir d'un tableau réel et entouré de mystère, Metin Arditi brode le destin d'un homme, entre Constantinople et Venise à la Renaissance. Cet homme est né juif, fils d'un pauvre marchand d'esclaves, et contre toutes les traditions, est fait pour être un grand peintre. Cela passera par l'apprentissage de la calligraphie arabe, la fuite, le mensonge, la culpabilité... A travers cet homme, on lit le poids des castes religieuses, la difficulté d'être "entre", la volonté des hommes d'avoir du pouvoir sur les autres, le peu de place laissé aux juifs à l'époque (bien avant les horreurs d'Hitler), l'amitié et le respect pourtant possibles. On lit aussi une réflexion profonde sur la chrétienté et sur l'art de la peinture. Bref, un roman riche !

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par ballad le 05/02/2012


    Que dire sur ce livre ? D'abord, j'ai été terriblement déçue car j'ai été emmenée tout à fait ailleurs que je ne l'aurais pensé. Je pensais qu'il s'agissait de la biographie d'un peintre ayant existé, mais ce roman est juste l'histoire d'un peintre fictif à la période de la Renaissance. En revanche, la toile de L'homme aux gants sur laquelle il existe aujourd'hui un doute quant au fait qu'elle ait été peinte par Titien, est bien réelle. Et c'est cette toile qui a inspiré l'auteur.

    Tout au long du livre, l'auteur m'a donné l'illusion qu'il traitait son sujet comme un historien, c'est-à-dire qu'il était tenu à des faits bien précis, qu'il ne pouvait pas créer trop d'intériorité à ses personnages, etc… de plus, la fin est nébuleuse, un peu comme si Metin Arditi voulait laisser l'auteur dans son illusion, ce que je trouve assez dommage. J'aurais aimé plus de transparence, au moins à la fin du roman.

    Le livre éclaire de beaux tableaux sur la Venise et le Constantinople de la Renaissance, avec chacun leurs mécanismes et leur jeux de pouvoirs.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par brusc le 25/01/2012


    L'Homme au gants serait-il vraiment l'œuvre de Titien ou d'un artiste de génie oublié ? Une signature reprise, un repentir sur le gant est le prétexte pour Metin Arditi d'imaginer l'ascension et la chute d'un peintre (Le Turquetto), juif, né à Constantinople, émigré à Venise, élève de Titien puis égal sinon plus brillant que son maître. L'unique peinture qui serait parvenue jusqu'à nous serait celle conservée au Louvre et injustement attribuée au maître de la Renaissance vénitienne.
    Car être peintre à Constantinople ou à Venise au milieu du XVIe siècle est évidemment incompatible avec le fait d'être juif. A partir de cette trame, l'auteur écrit un roman non pas déplaisant mais qui laisse souvent sur sa faim. Découpé en rondelles assez fines (pas plus de trois ou quatre pages par chapitres) l'histoire ressemble davantage à un synopsis développé qu'à un roman abouti. Si l'évocation de la vie du jeune héros à Constantinople entre trois religions (l'Islam, la religion juive et chrétienne et leurs approches de la représentation ) est assez bien rendue, plus généralement les personnages, les situations, les relations compliquées entre art, pouvoir et religion, la condition des Juifs du ghetto, la cohabitation interreligieuse à Constantinople ne sont le plus souvent qu'esquissées. On aurait souhaité un tableau plus léché, davantage travaillé... Une petite déception pour ce livre qui a reçu le prix Giono. Qu'en aurait dit réellement notre peintre-écrivain de la Provence ?

    critique de qualité ? (8 votes positifs)






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