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ISBN : 2253087890
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.69/5 (sur 32 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Trois royaumes. Un homme. Une destinée écrite en lettres de sang. Tout ce que Gavril Andar connaissait de la vie était le climat ensoleillé du Sud, sa mère si belle et son amour de la peinture. Jusqu'au jour où de féroces guerriers viennent bouleverser ses jours paisibl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Alfaric, le 05 octobre 2013

    Alfaric
    Attiré par la chouette illustration de Didier Graffet, le 4e de couverture et la critique élogieuse d'un site de fantasy bien connu, j'avais investi dans le 1er tome des "Larmes d'Artamon". C'était plutôt sympathique, mais je n'ai jamais eu l'envie de continuer au-delà : même en ayant passé un bon moment de lecture malgré tout, je n'ai vraiment pas été emballé plus que cela.
    Les + :
    - un univers intéressant avec une Azhkendir jouant le rôle d'une Russie encore médiévale entourée par des monarchies ambitieuses mais policées déjà bien entrées dans la modernité
    - ambiance hivernale et neigeuse, sonorités slaves de nombreux noms, clans guerriers et leurs totems animaux (le dragon, les oiseaux nocturnes) : rien à faire cela titille fort bien l'imaginaire !
    - une atmosphère gothique old school : le voïvode Dracula et la malédiction du vampirisme ne sont finalement pas si loin du Drakhaon et de la malédiction du Drakhaoul…
    Les - :
    - les dialogues juvéniles par très convaincants dans leur côté sit-com adolescent
    - la naïveté confondante des personnages féminins, parfois justifiée mais toujours soûlante
    - la naïveté insupportable du personnage principal : quand on hérite d'un royaume moyenâgeux et ses siècles de vendettas familiales et de vengeance féodale, on n'a pas le temps de jouer au caliméro sinon on ne fait pas de vieux os !
    - des facilités scénaristiques qui émaillent le récit pour en amoindrir la saveur et l'intérêt
    - un happy-end tout milieux, tout pourri et tout moisi en contradiction avec le reste du roman
    Les bonnes idées ne sont pas très bien exploitées. Avec le même univers et la même ambiance slave, je suis sûr qu'il y avait largement les moyens d'écrire quelque chose de plus pêchu qu'une amourette entre 2 adolescents. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas très original non plus : l'univers intéressant reste à développer, l'intrigue reste mal mise en valeur car servie par des personnages souvent assez gnangnan (trop de sentiment, pas assez d'événements : mais bon c'est peut-être ce que recherchent certaines lecteurs ou certaines lectrices).
    J'ai vraiment peiné à trouver "l'intrigue résolument tournée vers l'action" évoquée par certains. Qui fait la part belle à l'émotion oui, mais à l'action jamais : Gavril passe le plus clair de son temps à pleurnicher à moitié pour se trouver des excuses à pas agir.
    Pour moi cela reste plutôt frais mais pas transcendant pour 1 sou. Par contre, malgré les pistes lancées en fin de roman, ce 1er tome peut tranquillement se lire indépendamment : on peut se lancer pour se faire une opinion sur l'auteur, son style et son univers sans se farcir une longue et coûteuse machinlogie de X tomes de XXX pages.
    Bref, un univers dixneuvièmiste intéressant et une ambiance Russie gothique réussie, mais tous les 2 mal assez mis en valeur par des personnages guimauvesques et des péripéties souvent prévisibles de mièvrerie. On peut et on doit mieux faire : un cycle et une auteure très clairement surcôtés par certaines personnes qui s'enorgueillissent d'avoir pignon sur rue...
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    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 02 juillet 2010

    Philemont
    La Rossiya est un Empire morcelé entre le Muscobar et la Smarna au sud, le Tielen, l'Azhkendir et le Khitari au nord. Seuls deux d'entre eux se disputent toutefois l'hégémonie : c'est le Tielen, dirigé par le prince Eugène. et le Muscobar, dirigé par la famille Orlov. Mais c'est sur l'Azhkendir, royaume bien moins évolué que ses deux voisins, et dirigé par le Drakhaon, que le prince Eugène tourne son regard pour l'emporter sur la famille Orlov. Il fait ainsi assassiner le Drakhaon pour placer sur le trône d'Azhkendir un homme qui lui est tout acquis. Ce qu'il ignore, c'est que le Drakhaon assassiné avait un fils, réfugié depuis sa prime jeunesse à la frontière entre le Muscobar et la Smarna.
    Cet enfant c'est Gavril Andar. Celui-ci ignore tout de son ascendance, et c'est même pour devenir peintre qu'il a été élevé par sa mère. Mais peu importe son éducation, il est désormais le Drakhaon, et les Druzhina, guerriers de l'Azhkendir, l'enlèvent pour le ramener dans son château. Là il découvre qu'il a beau être roi, il n'en est pas moins prisonnier et destiné de surcroît à affronter un terrible destin. C'est celui du continent Rossiya tout entier, mais c'est aussi celui de tout homme de son sang, appelé à devenir un guerrier-dragon, donc à perdre son humanité au profit d'un esprit d'une puissance extrême : le Drakhaoul.
    L'intrigue de fond de Seigneur des neiges et des ombres ainsi présentée ne présage pas d'une très grande originalité. Et en effet ce roman se situe dans la plus pure tradition de la Fantasy initiatique dont les EDDINGS et autres WILLIAMS, entre autres, se sont fait les spécialistes. Néanmoins, l'oeuvre présente des qualités certaines sur lesquelles il convient de s'arrêter.
    Ce sont tout d'abord des idées originales dans les sources d'inspiration des différentes forces en présence. C'est par exemple le Muscobar, qui s'inspire ouvertement de la Russie tsariste du XIXème siècle. C'est aussi le Tielen, plus occidental, et certainement inspiré d'un pays comme l'Autriche ou la Suisse. Mais c'est surtout l'Azhkendir, qui n'est pas sans rappeler les Carpates, et notamment la Transylvanie, non seulement pour sa géographie mais aussi pour le rôle que cette région a joué dans l'inspiration de Dracula. Et de fait Sarah ASH mélange habilement deux mythes, celui du dragon et celui du vampire, pour se les approprier de manière novatrice par l'intermédiaire du Drakhaon.
    Une autre qualité de Seigneur des neiges et des ombres est à rechercher dans la plume de l'auteure. Celle-ci est certes simple, mais elle est superbement rythmée et parfaitement structurée. C'est pourquoi Sarah ASH tient ses lecteurs captifs tout au long du roman grâce à des rebondissements parfaitement enchaînés. Sachant que la trame principale est cousue de fil blanc, ce n'est pas un mince exploit. Et puis il y a une galerie de personnages parfaitement caractérisés. Certains sont plus attachants que d'autres, mais tous sont intéressants et complexes, ce qui les rend crédibles.
    Notons enfin que Seigneur des neiges et des ombres a beau n'être que le premier tome d'une trilogie intitulée Les larmes d'Artamon, le roman est doté d'une véritable fin qui lui confère toutes les qualités d'une oeuvre indépendante. En cette époque de cycles interminables, parfois inachevés et souvent morcelés n'importe comment, c'est aussi une qualité qu'il convenait de signaler.
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    • Livres 5.00/5
    Par Owly, le 28 février 2011

    Owly
    Voici un bon livre de fantasy comme je les aime.
    Dragons, mages hérétiques, vampirisme, fantômes, chamanisme ancestral, science alchimique... L'intrigue puise dans des mythes largement exploités, mais qu'on adore relire et que Sarah Ash sait très bien revisiter.
    Pour son décor, l'auteur s'inspire de différentes régions. Elle mêle les obscurs voïvodes des temps anciens, aux frasques des tsars de Russie, soufflant le froid d'un hiver Sibérien et la chaleur de l'été au bord de la mer Noire en passant par les steppes des khans mogols. L'allusion à des pays proches tels que la Francia ou l'Allemania ajoute à l'influence eurasienne. Entre vieilles jalousies claniques et conquêtes impériales, ce décor est idéal pour distiller mystère, intrigues politiques et relations complexes.
    Les personnages sont tous attachants, ils ont des espoirs et des ambitions qui les façonnent et les font évoluer tout au long du récit, un peu comme ceux de Robin Hobb. Certains sont orgueilleux, d'autres naïfs, couards, ou obstinés, mais, dans la majorité, ils donnent le meilleur d'eux-même pour s'en sortir. Cela laisse un côté édulcoré, tous n'étant pas si méchants que ça... au fond.
    Le personnage que j'aime le plus, c'est Kiukiu. Elle est loin d'être l'héroïne parfaite qui botte les mecs à coup de cravache. (Malheureusement, on en voit trop et ça porte sur le système...). Au contraire, c'est une vraie oie blanche, mais qui ne manque pas de courage. Elle est un personnage clé, la voix musicale de cette trilogie, le chantre des fantômes, cher à Sarah Ash, elle aussi musicienne. On sent à travers les pages, le rythme soutenu et bien structuré de l'intrigue, porté par un concert de retournements. Les complots s'enchaînent, on les voit venir, et pourtant... on en redemande encore et encore ! le Drakhaoul, démon issu de la porte serpent, est une arme redoutable. Convoité par les plus ambitieux, redouté par ceux qui ne sont pas de la lignée d'Artamon, il fascine et rend fou ceux qui l'hébergent. On ne repose pas le livre avant d'en être arrivé à bout.
    A lire absolument pour tous ceux qui veulent passer un très bon moment !
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    • Livres 5.00/5
    Par didi8921, le 20 mai 2011

    didi8921
    En refermant le livre, je n'ai pas pu m'empêcher de me dire : Whaou !! ... Et aussi qu'il faudra que je me procure très vite le tome 2 ^-^ J'en ressors donc très enthousiaste et heureuse d'avoir découvert une auteur qui a su me faire voyager à travers la Rossiya. Vous l'aurez compris : j'ai adoré et j'en redemande !
    Tout d'abord, le style de Sarah Ash est absolument envoûtant. Elle a su capter mon attention du début à la fin. Je ne voyais pas le temps passer. Une fois que je m'immergeais dans l'histoire, c'était très dur de lâcher le livre. Je me disais toujours " encore un petit chapitre... " pour finalement en enchaîner plusieurs à la suite ^-^
    Une intrigue donc, des plus captivantes qui a su me transporter à travers le froid d'Azhkendir, la chaleur de Smarna en passant par les littoraux du Muscobar et du Tielen, sans aucune difficulté. On découvre un univers et une écriture riche mais qui reste accessible. Des complots, des trahisons, de l'amitié, des situations critiques où tout est remis en question. Ce livre frappe fort pour un premier volet et place déjà la barre très haut.
    Le rythme est soutenu. Que de revirements de situations dans ce premier tome. Les différentes actions sont nombreuses et importantes, sans pour autant nous étouffer. Les informations nous arrivent toujours au bon moment. Jamais, l'auteur ne nous noie sous des tonnes de détails qui pourraient nous gâcher la lecture. Les questions qu'on peut se poser trouvent des réponses au fur et à mesure qu'on avance dans l'intrigue, mais pas toutes car certaines nous seront dévoilées seulement dans le second volume ( d'où ma certaine impatience !! )
    J'ai été impressionné par la qualité, la force de tous ses personnages. Ils sont tous très bien développés. Chacun a quelque chose à apporter. On va s'attacher à certains et en détester d'autres mais personne ne nous laisse indifférent.
    Mes personnages préférés sont Gavril et Kiukiu alias Kiukirilya. Ils m'ont beaucoup surprise. Une telle force de caractère émane d'eux. J'avoue que j'attendais impatiemment les scènes où ces deux-là se retrouvaient et qu'ils faisaient évoluer l'action !!
    Je ne suis pas restée insensible non plus face à la mère de Gavril, Elysia Nagarian. Elle perd son fils sans aucune explication et, comme toute bonne mère, décide de partir le retrouver quoiqu'il puisse arriver. Mais malgré elle, elle aggrave un peu les choses. Je l'ai trouvée très émouvante même parfois un peu trop naïve.
    J'allai oublier de dire que, pour mon plus grand bonheur, une carte de Rossiya est disponible au début du livre. Je sais, je suis chiante avec ça mais j'apprécie le fait que les auteurs prennent la peine de dessiner une carte, ne serait-ce que stratégiquement parlant, c'est plus simple pour nous de comprendre certaines décisions des personnages.
    Enfin, voilà, je vous conseille sincèrement ce livre et de découvrir le talent de Sarah Ash (si ce n'est pas déjà fait ^-^ )
    En bref, un bon premier tome plein de surprises qui saura vous tenir en haleine jusqu'à la toute dernière ligne et plus encore !!

    Lien : http://lovebooks8921.blogspot.com/2011/02/les-larmes-dartamon-01-sei..
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  • Par martinperez, le 10 mars 2013

    martinperez
    Le jeune Gavril Andar est un peintre de grand talent : ne vient-il pas d'être choisi pour faire le portrait de fiançailles de la belle Astasia Orlov ? Et le jeune homme est tombé sous le charme de l'impétueuse jeune fille...
    Mais là-bas, dans les terres du Nord, se joue son destin. Ce père qu'il ne connait pas meurt assassiné... et ses hommes partent à la recherche de son fils, son héritier, caché depuis des années dans la riante terre de Smarna par sa mère, la belle Elysia. Enlevé et ramené de force dans le château de ses père, en Azhendir, Gavril va devoir lutter. Pour conserver sa liberté. Pour conserver sa terre. Pour conserver son amour. Mais, surtout, pour conserver son humanité.
    Premier tome du cycle des Larmes d'Artamon, une belle surprise pour cette histoire se passant dans un XIXe siècle fantasy et aux personnages très attachants et humains; un paysage très rafraichissant qui rappelera la Russie de l'époque et changeant du classique heroic-fantasy.
    En sus on a un récit captivant remplit de rebondissements (peut-être même un peu trop dans ce premier tome) ou se mélangent intrigues, amours , magie et destin sombres ... un vrai plaisir.
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Citations et extraits

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  • Par didi8921, le 20 mai 2011

    Sous une fumée étouffante monta une vile odeur de fourrure brûlée. Qu'avait-il fait ? Un instant, son corps tout entier avait convulsé dans cette décharge cataclysmique d'énergie, qui le laissait maintenant sans forces. Ses genoux flanchèrent. Des voix désincarnées l'appelaient :
    - Seigneur... Seigneur !
    Il s'effondra dans la neige. Les dernières étincelles du Feu du Drakhaon disparurent dans un flux noir qui l'engloutit, l'entraînant vers l'oubli.
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