Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2226240071
Éditeur : Albin Michel (2012)


Note moyenne : 2.52/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un père emmène ses deux filles en vacances d’été à Ouessant. Il se remet mal de son divorce, d’avoir perdu leur garde, n’arrive pas à leur dire qu’ils sont là en souvenir d’un ami d’enfance à Lyon, originaire de l’île natale, qui prenait sa défense quand on le traitait ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (14)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par petitsoleil, le 11 mai 2013

    petitsoleil
    Un livre d'Azouz Begag, pas forcément son meilleur, mais demeure son talent de conteur : des phrases poétiques, des interrogations du narrateur, père divorcé et plein de doutes, sur la paternité, la famille, le divorce, l'héritage des parents, faits de mots, d'expressions, de culpabilité aussi ... culpabilité encore plus forte depuis le décès de son frère Malik, celui qui rêvait sa vie plus qu'il ne la vivait ... culpabilité et interrogations face à l'hostilité et aux questions des "Français de souche" : "vous êtes de Lyon, oui mais AVANT" ...
    en souvenir de son copain Yvon d'Ouessant, celui avec qui il partageait une forte amitié, teintée de saudade, d'exil, et puis surtout, le seul qui l'a défendu quand il s'est fait tabasser à l'école, le narrateur choisit un séjour d'une semaine à Ouessant, quand ses deux filles ne rêvaient que d'Algérie et de soleil ...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 03 septembre 2012

    LecottagedeMyrtille
    Le narrateur, un père de famille récemment divorcé emmène ses filles Sofia et Zola en vacances pour la première fois ; il a choisi l'île d'Ouessant, en souvenir d'un camarade de classe originaire de cette île bretonne. Mais le séjour ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices : le temps est maussade, les filles en colère, reprochent constamment à leur père la séparation.
    Mes impressions sont un peu mitigées. J'ai apprécié le style à la fois limpide et percutant d'Azouz Begag, mais j'ai fini par me lasser de l'apathie du personnage et de ses interrogations. Après des débuts dynamiques, l'action m'a semblé s'enliser un peu trop dans l'indécision et la mélancolie. de plus, l'île d'Ouessant paraît sous un jour bien peu favorable, à l'exception de quelques évocations poétiques.
    Une petite déception donc, pour ce livre dont je me réservais la lecture depuis plusieurs semaines... Mais paradoxalement, il m'a donné envie de découvrir les autres œuvres d'Azouz Begag.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Walkyrie29, le 19 avril 2014

    Walkyrie29
    Un père, fraîchement divorcé, décide d'emmener ses deux filles sur l'île d'Ouessant pour tenter des retrouvailles en ces temps de discorde. Ces derniers ne sont franchement pas motivées à passer des vacances sur l'île bretonne humide et nuageuse quand elles savent que leur père d'origine Algérienne aurait pu les emmener au Bled pour des vacances rêvés au soleil. Celui-ci ne cherche qu'une chose, se sentir aimé de ses filles.
    Sur fond de souvenirs d'enfance algérienne estivaux, nous vivons les tribulations d'un père seul avec ses deux filles qui lui en font voir de toutes les couleurs. La plus jeune, très direct, ne cesse de se plaindre et dès le premier jour réclame sa mère qui lui manque. La plus grande tempère les choses mais se sent malgré tout obligée de s'occuper de sa petite soeur et de la rassurer. Elles en veulent à ce père qui a osé quitter leur mère alors qu'elles l'adorent.
    L'auteur a su tirer parti de l'atmosphère de l'île pour nous transmettre les émotions vives qui assaillent le père, celui-ci est en plein questionnement suite à son divorce et a l'impression de perdre ses filles depuis qu'il ne les voit plus tous les jours. Pour lui, il s'agit là de la dernière chance de renouer avec elles. Il se questionne sur sa position de père, d'homme et d'amant.
    Par ailleurs, il se remémore et cauchemarde des souvenirs douloureux de son enfance lyonnaise où il était traité de "mangeur de pain des français", enfance égayée par la suite lors de sa rencontre avec un breton d'Ouessant qui deviendra son meilleur ami et qui disparaîtra aussi vite qu'il est apparu dans sa vie.
    C'est une histoire pleine d'émotions et de simplicité que nous présente là l'auteur, rythmée entre la vie d'aujourd'hui et les souvenirs du Bled et des parents algériens qui ne maîtrisaient pas la langue française de notre personnage principal. Celui-ci comprend les réactions pudiques de son père, le caractère et les coutumes arabes de ses parents au fur et à mesure ses souvenirs. Il est français mais a du subir les préjugés divers et variés dus à sa couleur de peau un peu trop foncée.
    La référence aux pieds noirs, ces blancs de peau mais arabe de coeur qui ont du quitté l'Algérie prématurément, donne un contraste entre des personnages taillés dans le moule "Français" qui se sentent pourtant "Algérien" et des personnages d'origine arabe mais français de naissance et de coeur.
    Le livre se lit facilement, c'est fluide et simplement bien écrit. Une belle histoire à découvrir.

    Lien : http://songesdunewalkyrie.wordpress.com/2013/12/02/salam-ouessant-da..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Asil, le 30 mai 2012

    Asil
    Salam Ouessant est un beau roman. Un roman sensible sur les difficultés que peut rencontrer un père qui s'est éloigné de ses filles. Un roman sur l'héritage et la transmission. Un roman sur le voyage comme thérapie.
    Je pense que le livre et les raisonnements auraient pu être un peu plus poussés, plus développés. Mais il reste une bonne réflexion sur les difficultés qu'un homme peut rencontrer face à un héritage qu'il n'a pas choisi et qu'il ne revendique pas forcément.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par janemar, le 15 janvier 2013

    janemar
    Le père de deux adolescentes, part en vacances en Bretagne, quelques jours pour conquérir l'amour ou du moins l'attention de ses filles. L'ïle d'Ouessant n'est pas le meilleur endroit côté soleil et gaîté de la terre, mais il veut leur faire découvrir la poésie et la beauté du paysage et leur prouver son amour.
    On attend donc une intrigue, un récit, un suspens, qui va ensoleillé quelque peu la grisaille de l'Ïle. Rien, des souvenirs, ses propres souvenirs, ses fantasmes, ses espoirs, ses amitiés, ses amours, un miroir où le "point mort" concerne même ses filles qu'il veut conquérir.
    Des balades,, très peu de rencontres, la seule intéressante et finale, c'est son "double" en flux migratoire, l'un est parti d'Algérie, l'autre y a des attaches. Et voilà notre Azouz Begag national, encore et encore dans les réminiscences, des les éternelles nostalgies, les clins d'oeil assassins à ces français qui ne l'acceptent pas totalement, ces algériens meurtris etc etc, Faudrait peut être en sortir non ?
    Un livre qui se lit très vite, dont le style est intéressant, simple, mais dont les astuces et les clins d'oeil à la "culture de masse" est trop évidente. le "gone du Chaaba" est loin, et ne s'est pas trop renouvelé... Dommage.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la critique

> voir toutes (23)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par petitsoleil, le 10 mai 2013

    Ouessant. Première nuit. J'avais commencé la lecture du seul roman que j'avais apporté, quand une pluie d'abord en biseau, puis en marteaux, s'est mise à cogner sur le toit. Les dieux faisaient une grande lessive d'été. Ils essoraient les nuages à pleines mains. Les fantômes de l'île voulaient nous renvoyer au bled. (...)

    J'avais peur que mes filles paniquent sous les rafales, alors je me suis posté devant l'entrée de leurs chambres et j'ai fait le guet une bonne partie de la nuit, une lampe torche à la main.

    Des éclairs fluorescents fouettaient le ciel, déchiraient les constellations en mille éclats de miroir, et, quelques secondes après une accalmie suspecte, on entendait des obus qui tombaient autour de notre maison, la bourrasque battait les vitres, inondait les massifs d'hortensias, le nain de jardin ruisselait, son visage flashait sous les éclairs (...)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par petitsoleil, le 10 mai 2013

    Une sirène de bateau hurle. Nous sommes à bord du Ville-de-Marseille.
    Nous regardons le vieux port qui s'en va derrière, la Canebière qui remonte vers la gare Saint-Charles, nous passons devant l'île de Monte-Cristo et sa légende du prisonnier, nous disons au revoir à la Bonne Mère en imitant l'accent de Fernandel, de Raimu et de Marcel Pagnol. (...)

    Sur le pont qu'une brise commence à fouetter, mon père a déposé nos valises en cercle pour nous protéger du froid et surtout pour surveiller les richesses destinées aux cousins de là-bas. Il a dû voir cette tactique de campement dans les films de John Wayne, quand les Comanches attaquent les caravanes d'immigrés irlandais. Ou peut-être a-t-il entendu parler de la smala de l'émir Abdelkader.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par LecottagedeMyrtille, le 03 septembre 2012

    Les regards des vieux se tendent, des larmes roulent sur les crêtes nasales, mon frère Malik me fait la courte échelle, il veut que je voie le prem's les collines qui se profilent au loin, maquillées d'éclats d'or, de lancées d'azur et même de touches roses.

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par petitsoleil, le 10 mai 2013

    "J'aurais préféré aller en Algérie."
    Elle a ajouté qu'une copine de sa classe y était actuellement en vacances avec sa famille, elle lui avait envoyé une superbe carte postale qui donnait envie d'y plonger, tant les paysages étaient beaux.
    Et le soleil radieux.

    L'Algérie ?
    Sur le coup, pris de court, j'ai failli monter sur mes grands chevaux et crier à tue-tête pour défendre mon choix d'Ouessant. Quoi ? L'Algérie ?
    Mais tu ne sais pas de quoi tu parles, ma fille !
    Dans la fournaise de l'été africain, les températures dépassent les quarante degrés et on ne peut pas mettre le nez dehors entre 9 heures et 17 heures, la chaleur accable, les rayons de soleil fusillent à bout portant tous les audacieux qui posent le pied sur un trottoir de la ville et même les figuiers demandent la clémence au ciel en feu.
    Dehors, dans le paysage calciné, les ruisseaux se sont brûlés et comme suspendus en l'air.

    Mes filles se seraient vite ennuyées à l'intérieur de la maison vide que mon père avait construite du temps où ses bras avaient du répondant. Il n'y avait pas d'air conditionné, pas d'eau courante, pas de télévision. Nous aurions fini par nous quereller. Il n'en était pas question.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par petitsoleil, le 10 mai 2013

    J'avais même considéré l'option Club Med et sa "formule spéciale familles décomposées" avec garantie de recomposition sur place, mais en haute saison les prix étaient exorbitants. Un ami, lui aussi divorcé, m'avait alors recommandé le Club Ahmed, "l'autre club", disait-il en plaisantant, une espèce de hard discounter de vacances qui proposait un nouveau concept défiant toute concurrence dans l'industrie du loisir.

    Tous ces mots barbares m'étaient insoutenables. J'étais au bout du rouleau.
    (...) Alors que j'allais refermer le journal après des heures de vaines explorations, j'étais tombé sur ce petit mot duveteux et lumineux, "Ouessant".
    Suivi de deux autres, "calme et tranquillité". Ils m'avaient enchanté.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la citation

> voir toutes (15)

Videos de Azouz Begag

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Azouz Begag

Interview d'Azouz BEGAG par Laurent Jacqua .
Laurent Jacqua a rencontré Azouz Begag. Il évoque notamment ses relations avec Brice Hortefeux quand tous deux se croisaient en conseil des ministres...








Sur Amazon
à partir de :
6,82 € (neuf)
2,97 € (occasion)

   

Faire découvrir Salam Ouessant par :

  • Mail
  • Blog

Listes avec ce livre (2) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (41)

> voir plus

Quiz