Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2226240071
Éditeur : Albin Michel (2012)


Note moyenne : 2.59/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un père emmène ses deux filles en vacances d’été à Ouessant. Il se remet mal de son divorce, d’avoir perdu leur garde, n’arrive pas à leur dire qu’ils sont là en souvenir d’un ami d’enfance à Lyon, originaire de l’île natale, qui prenait sa défense quand on le traitait ... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (16)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par petitsoleil, le 11 mai 2013

    petitsoleil
    Un livre d'Azouz Begag, pas forcément son meilleur, mais demeure son talent de conteur : des phrases poétiques, des interrogations du narrateur, père divorcé et plein de doutes, sur la paternité, la famille, le divorce, l'héritage des parents, faits de mots, d'expressions, de culpabilité aussi ... culpabilité encore plus forte depuis le décès de son frère Malik, celui qui rêvait sa vie plus qu'il ne la vivait ... culpabilité et interrogations face à l'hostilité et aux questions des "Français de souche" : "vous êtes de Lyon, oui mais AVANT" ...
    en souvenir de son copain Yvon d'Ouessant, celui avec qui il partageait une forte amitié, teintée de saudade, d'exil, et puis surtout, le seul qui l'a défendu quand il s'est fait tabasser à l'école, le narrateur choisit un séjour d'une semaine à Ouessant, quand ses deux filles ne rêvaient que d'Algérie et de soleil ...
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 24         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par marieetanne, le 25 juillet 2014

    marieetanne
    Alors qu'il a la garde de ses filles pour une semaines de vacances, un père décide de les emmener sur l'île d' Ouessant. Elles qui rêvaient d'Algérie, de soleil etc c'est raté. Dès lors comment faire comprendre aux petites l'importance de ces moments ensembles?
    Ici nous avons droit aux clichés des citadins pur souche essayant de se reconstruire sur une île perdue ( enfin pas si perdue que cela mais pour les filles c'est l'enfer!). Cela permet au père de se replonger dans ses souvenirs, de s'expliquer ses choix à lui même plus qu'à ses filles car il a du mal à leur parler.
    Le père ( Azouz Begag?) est un homme divorcé qui a bien du mal à (re)trouver sa place de père. C'est lui le fautif, c'est lui qui a décidé de partir car il n'aimait plus sa femme. Alors il essaye tant bien que mal de montrer à ses filles que s'il n'a pas été un bon époux il peut être un bon père et surtout qu'il les aime, elles.
    Ces choix sont hasardeux: Ouessant pour les vacances d'été, ces filles n'en reviennent pas! Quelle idée! Elles qui vivent en ville ont bien du mal à s'extasier devant la beauté des paysages sauvages battus par la pluie et le vent. Et il n'y a rien à faire elles n'y mettront pas du leur ces petites pestes.
    Azouz Begag écrit simplement, sans chichi les tribulations de parent divorcé. Tranche de vie entre mélancolie et bonheur fugace. Père par intermittence, Français mais étranger. Il cherche sa place. Nous montre que tout n'est pas un long fleuve tranquille mais que si on cherche bien il y a un rayon de soleil possible.
    Un beau petit livre pour l'été.

    Lien : http://memelessorciereslisent.wordpress.com/2014/07/25/salam-ouessan..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par LecottagedeMyrtille, le 03 septembre 2012

    LecottagedeMyrtille
    Le narrateur, un père de famille récemment divorcé emmène ses filles Sofia et Zola en vacances pour la première fois ; il a choisi l'île d'Ouessant, en souvenir d'un camarade de classe originaire de cette île bretonne. Mais le séjour ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices : le temps est maussade, les filles en colère, reprochent constamment à leur père la séparation.
    Mes impressions sont un peu mitigées. J'ai apprécié le style à la fois limpide et percutant d'Azouz Begag, mais j'ai fini par me lasser de l'apathie du personnage et de ses interrogations. Après des débuts dynamiques, l'action m'a semblé s'enliser un peu trop dans l'indécision et la mélancolie. de plus, l'île d'Ouessant paraît sous un jour bien peu favorable, à l'exception de quelques évocations poétiques.
    Une petite déception donc, pour ce livre dont je me réservais la lecture depuis plusieurs semaines... Mais paradoxalement, il m'a donné envie de découvrir les autres œuvres d'Azouz Begag.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 10         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par janemar, le 15 janvier 2013

    janemar
    Le père de deux adolescentes, part en vacances en Bretagne, quelques jours pour conquérir l'amour ou du moins l'attention de ses filles. L'ïle d'Ouessant n'est pas le meilleur endroit côté soleil et gaîté de la terre, mais il veut leur faire découvrir la poésie et la beauté du paysage et leur prouver son amour.
    On attend donc une intrigue, un récit, un suspens, qui va ensoleillé quelque peu la grisaille de l'Ïle. Rien, des souvenirs, ses propres souvenirs, ses fantasmes, ses espoirs, ses amitiés, ses amours, un miroir où le "point mort" concerne même ses filles qu'il veut conquérir.
    Des balades,, très peu de rencontres, la seule intéressante et finale, c'est son "double" en flux migratoire, l'un est parti d'Algérie, l'autre y a des attaches. Et voilà notre Azouz Begag national, encore et encore dans les réminiscences, des les éternelles nostalgies, les clins d'oeil assassins à ces français qui ne l'acceptent pas totalement, ces algériens meurtris etc etc, Faudrait peut être en sortir non ?
    Un livre qui se lit très vite, dont le style est intéressant, simple, mais dont les astuces et les clins d'oeil à la "culture de masse" est trop évidente. le "gone du Chaaba" est loin, et ne s'est pas trop renouvelé... Dommage.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Asil, le 30 mai 2012

    Asil
    Salam Ouessant est un beau roman. Un roman sensible sur les difficultés que peut rencontrer un père qui s'est éloigné de ses filles. Un roman sur l'héritage et la transmission. Un roman sur le voyage comme thérapie.
    Je pense que le livre et les raisonnements auraient pu être un peu plus poussés, plus développés. Mais il reste une bonne réflexion sur les difficultés qu'un homme peut rencontrer face à un héritage qu'il n'a pas choisi et qu'il ne revendique pas forcément.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

> voir toutes (24)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par marieetanne, le 25 juillet 2014

    J’ai noté sur mon carnet:

    Les vieux qui ont vécu,

    se taisent,

    pour laisser des rêves

    aux enfants

    qui n’ont encore rien vu.

    Ils pleurent la nuit

    pour ne gêner personne
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 4         Page de la citation

  • Par petitsoleil, le 10 mai 2013

    Ouessant. Première nuit. J'avais commencé la lecture du seul roman que j'avais apporté, quand une pluie d'abord en biseau, puis en marteaux, s'est mise à cogner sur le toit. Les dieux faisaient une grande lessive d'été. Ils essoraient les nuages à pleines mains. Les fantômes de l'île voulaient nous renvoyer au bled. (...)

    J'avais peur que mes filles paniquent sous les rafales, alors je me suis posté devant l'entrée de leurs chambres et j'ai fait le guet une bonne partie de la nuit, une lampe torche à la main.

    Des éclairs fluorescents fouettaient le ciel, déchiraient les constellations en mille éclats de miroir, et, quelques secondes après une accalmie suspecte, on entendait des obus qui tombaient autour de notre maison, la bourrasque battait les vitres, inondait les massifs d'hortensias, le nain de jardin ruisselait, son visage flashait sous les éclairs (...)
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la citation

  • Par petitsoleil, le 10 mai 2013

    Une sirène de bateau hurle. Nous sommes à bord du Ville-de-Marseille.
    Nous regardons le vieux port qui s'en va derrière, la Canebière qui remonte vers la gare Saint-Charles, nous passons devant l'île de Monte-Cristo et sa légende du prisonnier, nous disons au revoir à la Bonne Mère en imitant l'accent de Fernandel, de Raimu et de Marcel Pagnol. (...)

    Sur le pont qu'une brise commence à fouetter, mon père a déposé nos valises en cercle pour nous protéger du froid et surtout pour surveiller les richesses destinées aux cousins de là-bas. Il a dû voir cette tactique de campement dans les films de John Wayne, quand les Comanches attaquent les caravanes d'immigrés irlandais. Ou peut-être a-t-il entendu parler de la smala de l'émir Abdelkader.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

  • Par LecottagedeMyrtille, le 03 septembre 2012

    Les regards des vieux se tendent, des larmes roulent sur les crêtes nasales, mon frère Malik me fait la courte échelle, il veut que je voie le prem's les collines qui se profilent au loin, maquillées d'éclats d'or, de lancées d'azur et même de touches roses.

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la citation

  • Par petitsoleil, le 10 mai 2013

    "J'aurais préféré aller en Algérie."
    Elle a ajouté qu'une copine de sa classe y était actuellement en vacances avec sa famille, elle lui avait envoyé une superbe carte postale qui donnait envie d'y plonger, tant les paysages étaient beaux.
    Et le soleil radieux.

    L'Algérie ?
    Sur le coup, pris de court, j'ai failli monter sur mes grands chevaux et crier à tue-tête pour défendre mon choix d'Ouessant. Quoi ? L'Algérie ?
    Mais tu ne sais pas de quoi tu parles, ma fille !
    Dans la fournaise de l'été africain, les températures dépassent les quarante degrés et on ne peut pas mettre le nez dehors entre 9 heures et 17 heures, la chaleur accable, les rayons de soleil fusillent à bout portant tous les audacieux qui posent le pied sur un trottoir de la ville et même les figuiers demandent la clémence au ciel en feu.
    Dehors, dans le paysage calciné, les ruisseaux se sont brûlés et comme suspendus en l'air.

    Mes filles se seraient vite ennuyées à l'intérieur de la maison vide que mon père avait construite du temps où ses bras avaient du répondant. Il n'y avait pas d'air conditionné, pas d'eau courante, pas de télévision. Nous aurions fini par nous quereller. Il n'en était pas question.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

> voir toutes (15)

Videos de Azouz Begag

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Azouz Begag

Interview d'Azouz BEGAG par Laurent Jacqua .
Laurent Jacqua a rencontré Azouz Begag. Il évoque notamment ses relations avec Brice Hortefeux quand tous deux se croisaient en conseil des ministres...








Sur Amazon
à partir de :
6,82 € (neuf)
2,97 € (occasion)

   

Faire découvrir Salam Ouessant par :

  • Mail
  • Blog

Listes avec ce livre (2) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (48)

> voir plus

Quiz