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ISBN : 2213633754
Éditeur : Fayard (2007)


Note moyenne : 2.77/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un soir de novembre 2003, à la Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde, le romancier et sociologue Azouz Begag, enfant des bidonvilles et de la banlieue à Lyon, croise Dominique de Villepin, flamboyant ministre des Affaires étrangères. Sur le mode de la plaisanterie, Azouz... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 2.00/5
    Par Leilana, le 07 août 2011

    Leilana
    J'aime bien Azouz Begag. L'auteur du Gône du Chaâba, que j'ai eu l'occasion de lire au collège, me semble sympathique et sincère. Il est drôle aussi. C'est l'image qu'il me donne à voir lorsqu'il apparait sur les quelques extraits d'émissions télé que j'ai pu visionner par curiosité sur Youtube, faute de les regarder sur un poste de télévision dont le contenu ne m'intéresse plus vraiment. C'est aussi l'image qu'il m'invite à construire lorsque je lis son livre Un mouton dans la baignoire. Mais pas seulement…
    Dans ce récit, l'auteur raconte son entrée en politique et ses deux années passées dans le gouvernement Villepin, sous la Présidence de Jacques Chirac. C'était en 2006. Informé du rêve politique de l'écrivain, le Premier ministre l'appelle et lui propose une fonction, celui de Ministre de l'égalité des chances. Azouz Begag est heureux, une porte s'ouvre et – il ne cesse de le répéter tout au long du livre- c'est une formidable ascencion sociale pour un homme issu de l'immigration. le bonheur ne dure qu'un temps. le nouveau ministre de l'Egalité des chances fait très rapidement face à la réalité du monde politique, brutal et sans pitié. Un monde où évoluent des hommes et femmes – plus d'hommes que de femmes tout de même – aveuglés par l'ambition, où les mots “sincérité” et “fidélité” sont pratiquement inconnus du langage. Azouz Begag fait également connaissance du monde médiatique- un monde pitoyable, selon lui, qui surf sur les vagues de ragots et de mensonges pour le faire couler, lui, le fils d'immigré; qui tente de faire le jeu politique en exercant des pressions pour la démission de Villepin, affaibli par le CPE et l'affaire Clearstream, et qui veut une confrontation plus ardue encore entre le Ministre de l'Egalité des chances et le Ministre de l'Intérieur d'alors, Nicolas Sarkozy.
    Ce passage de deux ans au sein d'un Ministère, Azouz Begag nous le raconte sincèrement, comme il l'a vécu. Il le raconte sous sa forme littéraire, humaine. Il nous livre ses impressions, ses sentiments, ses doutes, ses joies, son inquiétude, les insultes et mépris dont il a fait l'objet. Cet écrivain devenu politique retrouve sa plume pour nous faire part des difficulés qu'un homme de la société civile, sensible comme lui, peut rencontrer dans le monde politique.
    Sensible, Azouz Begag semble l'être à grande dose. L'auteur accueille avec difficultés les critiques faites par les journalistes, hommes et femmes politiques ou ce qu'il appelle les réels gens. Il en ressort quelque chose de désagréable. Azouz Begag savoure les compliments lorsqu'ils lui sont fait, ce qui est chose normale, mais s'offusque à la moindre critique, parlant presque de complot, de racisme, de communautarisme. Les journalistes l'insultent et n'y connaissent rien lorsqu'ils précisent qu'Azouz Begag est un Ministre qui n'a pas de poids politique, faute d'administration et de moyens financiers. Les gens réels arabes ou autres l'insultent ou jalousent sa position lorsqu'ils font le même constat. Azouz Begag refuse ces critiques. Non, il sert à quelque chose dans ce gouvernement. Non, il n'est pas l'Arabe de service. Peut être. Peut être qu'en effet, nous, les gens réels, n'avons ni saisi, ni compris ses fonctions. Peut être, qu'en raison de toute absence de communication médiatique, nous nous sommes construit une opinion erronée et loin de la réalité à son propos. Peut être. J'aurais aimé alors qu'il nous explique plus précisemment ses fonctions, ses travaux. le travail d'un Ministre de l'Egalité des chances se résume-t-il à des conférences et à la signature de Chartes? Sur la question de l'efficacité de ses fonctions, je n'ai pas été convaincue. Mais convaincre, est-il le propos de ce livre? Ce livre est-il un outil de communication politique? Difficile à dire. Il n'en reste pas moins que son extrême sensibilité, qui le pousse à tenir des raisonnements peu convaincant, en devient lassant.
    L'auteur fait effectivement dans la victimisation constante, en expliquant les critiques par son origine. Journaliste, homme politique ou homme civil lui font une critique? C'est parce qu'il est Arabe. Un Arabe lui fait une critique? C'est par jalousie ou par manipulation. Oui, parce qu'un Arabe qui critique Azouz Begag c'est un arabe jaloux de sa position ou un Arabe manipulé par la gauche et SOS Racisme. Il en ressort un certain ego chez Azouz Begag qui beigne, pourtant, dans une confusion et une incohérence manifeste. L'homme lutte contre le communautarisme mais dénonce l'absence de solidarité entre les Arabes, n'ayant pas accepté les propos sans conséquence de Jamel Debbouze. L'homme refuse que l'on mette en avant son origine algérienne mais ne cesse d'évoquer les autres par leurs origines. Lui, c'est Azouz Begag, Ministre de l'Egalité des chances en France. Les autres? Les autres, c'est les Turcs, les Arabes, les Noirs, les “d'origines maghrébines”. Alors, je n'ai pas bien compris. C'est assez confus. Les désignent-ils ainsi parce qu'ils ne connaient pas leurs prénoms? Pas certaine puisqu'il continue à préciser leurs origines même lorsqu'il les connait. Leurs origines servent-ils d'informations nécessaires pour la communication d'une idée? Est-il, oui ou non, correct de préciser les origines d'une personne? Je n'en vois pas d'inconvénient mais alors pourquoi s'offusquer quand une tierce personne précise son origine, à lui, Ministre?Faut-il crier à un comportement forcément raciste ou discriminatoire lorsqu'on évoque l'origine d'un Ministre?
    Et puis, impossible de ne pas remarquer l'incohérence politique de l'auteur. Son livre n'est certes pas un essai politique mais tout de même… Il nous laisse – ou me laisse car chacun son opinion- entrevoir une certaine incohérence dans les idées. Azouz Begag juge invraisemblable les manifestations anti-CPE, se moquant de ces jeunes qui parlent de misère sans jamais l'avoir connue. Azouz Begag explique et raconte qu'on ne connait pas la misère en France, pays riche. Azouz Begag, pourtant, reconnait dans un passage de son livre que des gens vivent dans la misère. Alors? Y-a-t-il de la misère ou pas en France? Et ces jeunes, quand bien même ils n'auraient jamais connu la misère, n'ont-ils pas raison de lutter contre un projet de loi qui, selon eux, leur apporterait la précarité? Doit-on connaitre la misère pour la dénoncer? Ne doit-on pas au contraire lutter pour ne pas avoir à la connaitre? Azouz Begag semble plus enclin à approuver des solutions politiques par pure fidélité pour son auteur, Dominique de Villepin, alors en conflit avec Nicolas Sarkozy. La fidélité est belle, davantage lorsqu'elle est rare, à condition de ne pas conduire à l'incohérence.
    En résumé, s'il accueille ma sympathie, Azouz Begag, par son incohérence et ses idées politiques, n'obtiendra pas mon vote…
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    • Livres 3.00/5
    Par zabeth55, le 24 septembre 2012

    zabeth55
    Propulsé ministre de l'égalité des chances sans aucune formation politique, Azouz Begag a bien du mal à trouver sa place dans le gouvernement. Mais il tient bon, malgré la pression, la solitude, l'insécurité.
    Plein de candeur et de naïveté il déchante vite en constatant le peu de moyens et de marges d'action qu'on lui laisse.
    Ensuite, ayant eu « l'audace » de déplaire à Sarkozy alors ministre de l'intérieur, il est boycotté par la presse, méprisé par Hortefeux et une partie de l'UMP.
    Dans ce monde où ego et ambitions personnelles semblent la règle, il lui est difficile de s'imposer avec son humilité, sa sensibilité et sa sincérité.
    Il nous emmène dans les coulisses et les intrigues de la politique sans que ça ne soit jamais rébarbatif ou pesant. Au contraire, son style léger, son humour, font que ce récit se lit comme un roman, servi par le bon écrivain qu'il est.
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  • Par zorazur, le 28 mai 2012

    zorazur
    ou le récit d'une expérience ministérielle quand on est issu de l'immigration, alibi d'un gouvernement, et quand on a comme ennemi intime un certain Nicolas Sarkozy. Il est certain qu'Azouz Begag n'a pas laissé de traces dans l'Histoire de la République, la preuve, bien peu nombreux sont ceux qui savent qu'il ya eu un ministre de ce nom à la tête d'un ministère sans administration et au titre aussi ronflant que la promotion de l'égalité des chances.
    Quelle que soit la sympathie qu'on puisse avoir dans l'absolu pour le personnage et ses ouvrages, à aucun moment l'auteur ne réussit à convaincre sur quoi que ce soit, et à aucun moment le lecteur ne le prend au sérieux - sauf peut-être l'inimitié susmentionnée. Son job de ministre est lié à l'histoire d'une paire de chaussures à 300 € car on lui a expliqué qu'un ministre de la République se doit d'être chaussé avec classe. Sa production ministérielle reste encore à identifier car chaque page n'est qu'une nouvelle étape dans le difficile cheminement pour exister tout simplement en tant que ministre, et franchement pour un ministre, il s'octroie beaucoup de siestes et les cite sans complexe !
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Citations et extraits

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  • Par zabeth55, le 24 septembre 2012

    Je suis vivant avec mon stylo en main. Les attaques me blessent, je saigne, je recouds moi-même mes plaies. Je me dis que mon livre, une fois publié sera éternel, lui, au moins : il en rester toujours un exemplaire perdu au fond d’une bibliothèque de quartier, dans quelques siècles.

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  • Par zabeth55, le 24 septembre 2012

    Il y a des gens qui s’approchent de vous, un jour, et qui, sans vous demander votre avis, s’asseyent à vos côtés et murmurent des mots éternels à vos oreilles ; ensuite ils vous sourient et disparaissent derrière un rideau.

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  • Par zabeth55, le 24 septembre 2012

    Tout ce qui peut nuire à mon image est bon pour mes adversaires. Cela va aller de mal en pis, jusqu’à l’élection. J’ai des bleus partout. Même pas mal ! J’ai le cuir des enfants de bidonville.

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Videos de Azouz Begag

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Vidéo de Azouz Begag

Interview d'Azouz BEGAG par Laurent Jacqua .
Laurent Jacqua a rencontré Azouz Begag. Il évoque notamment ses relations avec Brice Hortefeux quand tous deux se croisaient en conseil des ministres...











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