ISBN : 202025378X
Éditeur : Editions du Seuil (1997)


Note moyenne : 4/5 (sur 13 notes) Ajouter à mes livres
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne.

Elle fera plus de six cent mille morts.

Bernanos, d'abord séduit par le franquisme, est très vite révolté par la violence de la répression anti-républicaine. De cette révolte naîtront Les Grand... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 31 juillet 2009

    chartel
    Ma lecture récente de "Sous le soleil de satan" m'a amené à m'interroger sur les nombreuses contradictions soulevées par Bernanos en ce qui concerne la lucidité et la clairvoyance d'une pensée telle que la sienne d'une part et son attachement à l'église catholique et à ses textes canoniques d'autre part. En effet, comment pouvait-on être aussi historiquement avisé sur la construction des dogmes religieux et en même temps se cramponner à une vérité donnée, présentée comme indiscutable et souveraine ?
    Une partie du paradoxe se dévoile dans "Sous le soleil de satan", à travers les doutes sur la foi du jeune prêtre, personnage central de ce roman. le mystère s'éclaircit encore plus à la lecture de "Les grands cimetières sous la lune", essai composé à Majorque sous les feux de la guerre civile espagnole en 1938. Bernanos n'y traite pas seulement de l'énigme de la Foi, mais surtout de son absence de plus en plus criante et dramatique. Si le soleil est peut-être la marque de la divinité, qu'elle soit bienfaisante ou, comme dans le célèbre roman de Bernanos, malfaisante, la lune serait alors la marque des êtres humains, inconstants et versatiles. Cette lune couvre de ses rayons étouffés les carnages et la folie des hommes, massacrant à tout va au nom de Dieu. Sous la forme de l'interpellation, Bernanos fustige les ecclésiastiques, les hommes de Dieu, les professionnels de la religion chrétienne, les moralistes, mais aussi les bourreaux droitistes, les assoiffés de sang qui n'hésitent pas à se couvrir du blanc-seing de l'Eglise pour justifier leur désir de mort. Cet écrivain conservateur et monarchiste s'oppose alors ouvertement à Franco, aux fascistes et à leurs fervents défenseurs en France, annonçant, avec intuition, le chaos vers lequel l'Europe se jette insensément et rageusement. Pour Bernanos, la fin de Dieu, annoncée par Nietzsche, se double d'une abdication et d'un dévoiement de ses représentants sur Terre. L'Eglise catholique a affirmé et confirmé par son soutien à Franco que Dieu n'existait plus pour les hommes.
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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 20 juin 2011

    cicou45
    Magnifique pamphlet dans lequel Georges Bernanos dénonce, sans mâcher ses mots et assez violemment, les répressions franquistes de la Guerre d'Espagne. D'abord partisan franquiste, il sera très vite indigné par la violence avec lesquelles les anti-républicains se révoltent.
    Ouvrage qui paraît un peu difficile d'accès au début mais dans lequel le lecteur se laisse facilement envoûter grâce au génie et à la prodigieuse écriture de Bernanos.
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    • Livres 5.00/5
    Par letendard, le 19 février 2011

    letendard
    "On gagne toujours à reprendre Bernanos. Ce grand homme de foi et tout aussi grand homme de passion, pamphlétaire redoutable et « plus grand romancier de son temps » selon Malraux (qui préfaça en 1974 le Journal d'un curé de campagne), avait la vocation...

    Lien : http://www.denecessitevertu.fr/2011/02/19/bernanos-le-grand-imprecat..
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Citations et extraits

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  • Par chartel, le 31 juillet 2009

    Ce n’est pas l’usage de la force qui me paraît condamnable, mais sa mystique ; la religion de la Force mise au service de l’Etat totalitaire, de la dictature du Salut Public, considérée, non comme un moyen, mais comme une fin.
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  • Par cicou45, le 20 juin 2011

    "J'ai juré de vous émouvoir, d'amitié ou de colère, qu'importe ! [...] La colère des imbéciles m'a toujours rempli de tristesse, mais aujourd'hui elle m'épouvanterait plutôt. Le monde entier retentit de cette colère."
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  • Par cicou45, le 20 juin 2011

    "Il faut expier pour les morts. Il faut réparer pour les morts afin qu'ils nous délivrent à leur tour. La réconciliation des vivants n'est possible qu'après la réconciliation des morts. Ce ne sont pas tant les erreurs des morts qui empoisonnent notre vie nationale, que les rancunes ou les dégoûts qui leur survivent [...]"
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  • Par chartel, le 31 juillet 2009

    La guerre civile ne m’a fait vraiment peur que le jour où je me suis aperçu que j’en respirais, presque à mon insu, sans haut-le-cœur, l’air fade et sanglant.
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  • Par Aficionado, le 06 avril 2010

    Mais qu’importe ce que nous fûmes, nos visages noyés de brumes se ressemblent dans la nuit noire.
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Vidéo de Georges Bernanos

L'opéra de Francis Poulenc expliqué par le chef d'orchestre Davin : "Dialogues des carmélites" est un opéra français en trois actes de Francis Poulenc. Le livret du compositeur est basé sur un scénario posthume de Georges Bernanos inspiré de La Dernière à l'échafaud (Die letzte am Schafott) de Gertrud von Le Fort.











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