AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2246467713
Éditeur : Grasset (1993)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 37 notes)
Résumé :

Août 1982. Vêtu d'un anorak et d'un bonnet de laine, David, douze ans, raconte son calvaire à des policiers de la banlieue parisienne. Depuis l'âge de quatre ans, il a vécu enfermé dans la salle de bains de la maison de ses parents, enchaîné au pied d'un lit, puis cloîtré dans un placard. Pendant ces longues années, sa mère l'a ignoré, battu, brûlé. Ce jour d'été, elle a ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
LydiaB14 octobre 2013
  • Livres 5.00/5
L'affaire avait fait la Une de tous les journaux. Août 1982, la France découvre avec horreur l'histoire de ce petit garçon enfermé dans un placard, maltraité par sa mère (peut-on encore dire "mère" d'ailleurs ?) A l'âge de 12 ans, il parvient à s'enfuir de chez lui, profitant que celle-ci ait oublié de retirer les clés. Bien évidemment, ne sachant pas quel jour il est, quel mois, quel temps il fait, David se précipite sur le bonnet et l'anorak de son frère et, c'est ainsi vêtu, sous le regard de tous les passants, qu'il découvre la rue, la liberté. Emmené dans un commissariat, il raconte alors son histoire, terrifiante. Il subit les sévices de sa marâtre depuis qu'il a 4 ans. Il a les mains brûlées. Mais bien plus que le corps, c'est le mental qui est abîmé. On le serait à moins n'est-ce pas ?

Ce livre lui sert d'exutoire. Ce qui est choquant, c'est qu'au procès, David demandera une grâce, sous la pression de son frère, pour sa génitrice, qui ressortira, de ce fait, au bout d'un an de prison. Il ne semble pas lui en vouloir. Je ne suis pas psychologue mais il me semble que nous avons affaire ici au fameux syndrome de Stockholm. A moins que l'auteur ne veuille tout simplement en finir avec toute cette histoire afin de se reconstruire...

Ce qui est intéressant ici, c'est que ce livre, écrit avec simplicité, est une autobiographie. Ainsi, on ne peut pas dire qu'il s'agit d'une fiction... ce qui fait que le lecteur en a des frissons. Malheureusement, depuis cette affaire, les maltraitances envers les enfants ont gagné du terrain.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          624
Bit-Lit-Fantasy
Bit-Lit-Fantasy10 mai 2015
C'est un témoignage bouleversant que nous livre David Bisson dans ce livre publié aux éditions France Loisir en 1993. Vous me direz peut-être que c'est un livre qui date, et je vous répondrai, hélas, que c'est un témoignage qui aborde un sujet d'actualité. En effet, David Bisson nous relate son enfance, enfermé pendant des années dans une salle de bain, pour ensuite finir dans un placard. Son bourreau : sa mère, qui lui inflige des sévices atroces. C'est par ce livre que David Bisson a enlevé toute la violence qu'il avait en lui, et celui-ci est un même temps un retour vers la vie. Quand on lit ce témoignage, on se demande comment ce genre de chose peut exister.
J'admire vraiment cet homme pour tout le courage qu'il a eu lorsqu'il était enfant, et que malgré tout cela, il garde toujours espoir de reprendre contact avec sa famille dont il n'a plus de nouvelles, du courage pour continuer sa vie malgré les traumatismes.
Commenter  J’apprécie          50
Gr3nouille2010
Gr3nouille201011 novembre 2011
  • Livres 5.00/5
Je pense que tout le monde ressent la même chose face à ce genre de témoignage. de l'écoeurement, de l'incompréhension & de la haine.
David a vécu 8 ans attaché & enfermé comme un chien. Pire. Il n'a jamais su pourquoi sa mère ne l'aimait pas, puisqu'elle aimait son petit frère. Son beau-père ne disait rien, sûrement impuissant face à cette femme puisque David n'était pas son fils à lui. Il était d'abord attaché dans la salle de bain ou dans les toilettes, à voir les allers & venus de chacun, comme s'il n'était pas là.. À subir ce qu'on lui montrait alors que ce n'était qu'un petit garçon.. Puis il a été attaché au lit familial. Pour finir, il a été enfermé dans un placard. Dans le noir. Pendant tout ce temps il a subi la colère de sa mère. Crises qui n'étaient aucunement justifiées puisque David ne faisait rien de mal. Que pouvait-il faire, attaché ? Jouer ? C'était punissable apparemment.
Des passages m'ont énormément marqués. Sa mère était d'une telle violence. Je me demande comment c'est possible. Il garde des traces, physiques & morales, dans sa vie d'adulte. On n'efface pas le passé. On vit avec. J'ai de la peine pour David. Beaucoup. Aucun enfant au monde, si turbulent soit-il (même si là, ce n'était pas le cas), ne mérite un enfer pareil.
Pourtant, David a toujours su garder courage & espoir. Dix ans à peine, il pensait déjà à la mort mais il a toujours fait face. J'admire beaucoup sa ténacité , sa patience & même son pardon.
Je ne critiquerai pas la façon d'écrire de David, ce n'est pas le but dans ce genre de roman. Il écrit avec son coeur, avec ses souvenirs, avec sa peine. Aucun mot n'est vraiment qualifiable pour exprimer ce qu'il a vécu. Il a voulu en parler, faire partager cet enfer pour se sentir mieux & j'espère juste que ce genre de témoignage fait réfléchir certaines personnes & donne du courage à ceux qui ont été dans le même cas, car beaucoup d'enfants ont subi ce genre de maltraitance. Ce livre est très touchant & très émouvant.
Lien : http://laviedeslivres.cowblo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
MissMaglivresque78
MissMaglivresque7807 janvier 2016
  • Livres 4.00/5
Une lecture que j'ai découverte relativement jeune, donc assez impressionnable. Mais qui ne le serait pas face à de telles horreurs? Un livre difficile encore une fois car il touche à la douleur de l'enfant, physique et psychologique. A ne pas mettre en toutes les mains.
Commenter  J’apprécie          81
zorrajess
zorrajess20 octobre 2013
  • Livres 5.00/5
Un livre très poignant !
Un livre qui vous tiens en alerte, de la première a la dernière page !
Et qui relate malheureusement bien toute la cruauté dont l'humain (si a ce stade on peut encore nommer une personne pareille d'humain) peut faire preuve !
Le pire pour moi, est de me dire comment on peut infliger une telle horreur a son propre enfant !
Commenter  J’apprécie          10
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB14 octobre 2013
L'appartement de Brétigny était beaucoup plus grand. On entrait directement dans un couloir assez large. La cuisine, en face de la porte, était grande et claire. En continuant le couloir, le salon était à droite, avec une double fenêtre. Puis la salle de bain, sur la gauche, et tout de suite après, la chambre des parents. En face, la chambre de mon frère ; et, coincé entre les deux chambres, au bout de l'appartement et du couloir, mon placard.
Elle m'a fait y entrer, immédiatement, en arrivant. Sans un mot. Sans un moment de répit pour souffler.
Le placard mesurait deux mètres sur un mètre soixante-dix. Je l'ai lu dans le dossier, plus tard. avec des étagères sur un côté.
Ils ont rangé leurs affaires. Ils se sont installés.
Elle m'a amené un seau - il n'était pas question pour moi d'aller dans les WC qui étaient attenants à la salle de bain, dans le couloir ; c'était trop loin - et un matelas en mousse, qu'elle a posé sur les étagères. Puis elle a fermé la porte du placard à double tour. J'étais à nouveau enfermé.
Et là a commencé une autre catégorie de souffrances. Ce n'était plus les coups, mais l'oubli, l'abandon total. Quand j'y repense maintenant, il vaut peut-être mieux prendre des coups que de rester seul, en silence, dans le noir. Je n'avais plus aucune vue sur rien. Pas une lueur ne parvenait à travers la porte. Le noir complet.
Au début, elle m'amenait une gamelle, assez régulièrement. Je veux dire le soir et le matin. Puis, petit à petit, ce fut n'importe quand, et en sautant des jours.
Elle m'oubliait au fond de mon cachot. Je n'existais plus. J'étais rayé. Fini.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
Gr3nouille2010Gr3nouille201011 novembre 2011
Et la nuit revenait.
Et la terreur s'installait.
C'était la nuit surtout qu'elle me massacrait, qu'elle me passait à tabac.
Commenter  J’apprécie          30
Gr3nouille2010Gr3nouille201011 novembre 2011
Les douleurs physiques s'oublient vite. Elle a toujours essayé de me faire mal, très mal, un vrai bourreau. Ma douleur est morale.
Commenter  J’apprécie          20
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
autres livres classés : Enfants maltraitésVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
257 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre