ISBN : 2742779698
Éditeur : Actes Sud (2009)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Au rebond "Quand je suis sorti du gymnase, il faisait beau. Le soleil tapait fort. Mon cœur aussi. Des rouages s'étaient enclenchés dans mon cerveau et j'avais commencé à gamberger. Qu'est-ce qu'on est censé faire quand un camarade s'évapore ? Qu'est-ce qu'on est censé ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 08 septembre 2010

    InColdBlog
    “Nouveau” Blondel pour moi, et nouveau coup de cœur.
    Un bon cru que ce Au rebond, roman ado paru chez Actes Sud Junior, dévoré en une fin d'après-midi et refermé avec un sourire béat sur les lèvres, le cœur gonflé de félicité, comme au sortir d'un bon repas en bonne compagnie.
    Essai réussi pour ce Blondel version jeunesse : j'aime autant, peut-être voire plus, le Blondel pour ados que celui pour adultes.

    Alex et Christian sont deux « potes », élèves dans la même classe et joueurs dans la même équipe de basket.
    Comme souvent, les deux ados ne se connaissent pas vraiment car en dehors des moments partagés au lycée et sur le terrain de basket, ils ne savent pas grand-chose de la vie de l'autre.
    Le narrateur, Alex, n'a jamais connu son père. Il vit dans une cité, dans un petit appartement qu'il partage tant bien que mal avec sa mère, aide-soignante à l'hôpital.
    Pour Christian, les choses se présentent sous un jour meilleur : issu d'une famille aisée, il est le fils unique d'un chef d'entreprise et d'une mère au foyer, et vit dans une belle villa.

    Quand Christian reste absent plusieurs jours, Alex ne s'inquiète pas outre mesure. Ça ne sera pas la première fois que son pote sèche les cours pour passer quelques jours supplémentaires sous les tropiques avec ses parents.
    Mais au bout de quinze jours sans signe de vie de Christian, Alex est vraiment préoccupé. Quand il apprend que Christian a été aperçu au supermarché du coin, Alex ne comprend plus rien. Alors qu'il s'interroge sur la conduite à adopter, sa mère l'encourage à prendre les choses en main et à aller trouver son ami chez lui.
    "« - Un ami, c'est pareil qu'un mec ou une fiancée. C'est même mieux. C'est pour ça qu'on dit une petite amie ou un petit ami – ils sont petits par rapport aux autres. Un ami, c'est plus important qu'un flirt. (…)"
    "J'aurais bien aimé, moi, que quelqu'un fasse le guet pour moi. Que quelqu'un s'occupe de moi quand je n'allais pas bien. J'aurais bien aimé être épaulée. C'est même un mot qui me donne toujours le vertige, celui-là. Épaulée. J'en aurais pleuré à certains moments de ne pas être épaulée. C'est là aussi que je me suis rendue compte que je n'avais pas vraiment d'amis. J'avais eu des tas de flirts, mais j'avais peu d'amis. Et « peu », c'est juste pour éviter de dire « pas ». Et je l'ai beaucoup regretté. Alors si tu t'inquiètes pour lui, fonce. Même si tu as peur d'être ridicule. Même si ça te paraît débile. Il ne t'en voudra jamais. Et s'il t'en veut, c'est que ce n'était pas ton ami. »"
    "« - Et comment tu crois qu'on vient en aide aux gens qui en ont vraiment besoin ? En leur demandant la permission ? On entre toujours par effraction dans la vie des autres, ils se rebellent, ils refusent, et puis finalement, ils font avec et ils sont contents. »"

    Deux amis. le riche et le pauvre. Une mère oisive et une belle villa pour l'un. Une mère besogneuse qui trime pour faire vivre son petit monde dans une cité HLM, pour l'autre. Mais les apparences sont trompeuses, les problèmes familiaux ne sont pas là où on les attend : la vie facile de Christian cache une mère qui soigne son état dépressif à grandes rasades d'alcool et un père volage qui va finir par quitter le foyer. Les pauvres vont alors faire front pour voler au secours des riches. Ça vous rappelle quelque chose ? Vous avez dit caricatural ?
    Et pourtant, ça fonctionne. Et même très bien. J'ai marché à fond dans cette opération sauvetage de la dernière chance. Parce que, avec la finesse qu'on lui connaît, Blondel joue avec les clichés. Cette histoire d'amitié et de solidarité n'est qu'un prétexte pour aborder des thèmes plus complexes comme celui de la famille.

    Tout d'abord, au-delà du message “de rigueur” prônant la réconciliation des générations (chacun, ados comme parents, a tout à gagner en apprenant à mieux se connaître, surtout à l'adolescence, période de tension marquée par une incompréhension mutuelle), Blondel démontre joliment que la famille, la notion même de famille, dépasse les seuls liens de sang.
    La famille, c'est aussi celle que l'on s'est choisie, que l'on constitue petit à petit comme une équipe de basket, grâce à laquelle on peut progresser dans la vie. D'ailleurs, l'auteur file la métaphore tout au long du roman, les passages relatifs aux matches de basket et à la vie au sein de l'équipe, faisant écho à la façon dont le jeune héros envisage son parcours de vie.

    Ensuite, Jean-Philippe Blondel ancre son récit dans la réalité du quotidien. Il cerne parfaitement les préoccupations des ados ; les dialogues sonnent juste et font mouche.
    "« Axelle, l'autre jour, m'a envoyé dans les dents que je n'étais qu'un suiveur. Cela ne m'a même pas vexé. Je sais pertinemment que je suivrai aussi longtemps que cela me conviendra et que je prendrai une direction différente quand je le voudrai. Je ne suis pas aussi faible que l'on le croit. »"
    "« La dernière ligne droite".
    "Les profs ont beau nous répéter que rien n'est encore joué et que tout dépendra du troisième trimestre, nous savons bien que ce n'est pas vrai. Personne n'est dupe. C'est bizarre, ces rôles qu'on endosse et qu'on joue en souriant. C'est comme ces leçons de morale qu'on nous assène à tout bout de champ alors que ceux qui les assènent n'y croient pas une seule minute. Je crois que je n'ai pas encore bien compris comment fonctionne le monde. »"
    "« Je n'aime pas tellement la poésie. Ni le théâtre. Ni le XIXe siècle. Ni tous ces textes qu'on nous enfourne au lycée, comme si la littérature, ce devait être obligatoirement de l'histoire littéraire. Comme si la littérature, ce n'était pas ici et maintenant. »"
    "« Maman a dit qu'elle aimait bien ces titres-là – un truc sur une concierge au QI super élevé, un autre sur une femme qui monte un restaurant toute seule, ma mère avait dressé une liste de livres intelligents et optimistes, du coup la liste n'était pas très longue (…). »"

    Sans jamais jouer la carte du pathos, le récit alterne passages doux-amers et humour. On est heureux de partager la complicité retrouvée entre enfants et adultes. C'est bourré d'optimisme. Ça fait chaud au cœur, comme un bon Gavalda.
    Cerise sur le gâteau, j'ai particulièrement apprécié l'ambiguïté du discours d'Alex qui laisse à chaque lecteur la possibilité d'interpréter le futur selon sa sensibilité.
    "« Je fais mon chemin aussi, ce n'est pas le même que celui de Christian – nous nous construisons différemment, mais l'intérêt, avant tout, c'est de se construire. Et de s'épauler."
    "Ma mère m'a déjà croisé avec une de mes conquêtes, mais quand elle a voulu me sortir des vers du nez, je lui ai expliqué que c'était déjà terminé depuis deux jours et que j'avais quelqu'un d'autre en vue. »"
    Autre motif de satisfaction personnelle : Alex trouve Renée, la fameuse concierge à la soit-disant piquante élégance, aussi odieuse que moi !
    "« Mais pour qui elle se prend, cette concierge, à juger les autres ? »"

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Au%20rebond
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  • Par sylvie, le 16 mai 2009

    sylvie
    Ce roman court et dense nous raconte une histoire d'espoir et de solidarité en mettant en scène deux adolescents en souffrance qui sont confrontés aux difficultés des relations familiales.
    Ces deux copains se connaissent par le sport, ils jouent dans la même équipe de Basket et partagent le même joie de se retrouver sur un terrain le mercredi et le samedi.
    Ils ne sont pas du même milieu social et leurs relations se réduisent à ces moments intenses partagés lorsqu'il s'agit de faire une passe décisive ou de marquer un panier.
    Un drame familial les fera se rencontrer plus avant dans un élan de solidarité et de fraternité assez exceptionnel pour qu'on ait du mal à y croire.
    Ils seront aidés dans ce bouleversement par la mère du narrateur, aide soignante qui a du mal à joindre les deux bouts et qui élève seule son fils.
    Elle aura la force de venir en aide à la mère dépressive de l'ami de son fils en s'installant chez elle.
    Cette femme en mal de vivre vient d'être abandonnée par son mari et se laisse materner tant bien que mal par son fils dépassé mais plein de compassion.
    La déshérence des pères qui vient amplifier les difficultés des relations mères-fils quand ils sont adolescents est au cœur de ce roman d'aujourd'hui.
    Le message n'est pas tout à fait original : la relation d'aide, l'amitié et la solidarité peuvent changer le cours des choses et transformer le désespoir en espoir.
    Quand on n'a plus de famille, on peut se construire une équipe...
    Et ça marche... mieux...
    J'ai trouvé tout à fait réussies les descriptions de l'expérience du jeu sur un terrain de Basket qui viennent s'emboîter dans la narration.
    Ce sport collectif vient aider l'adolescent-narrateur à se comprendre, à s'accepter et à avancer dans la vie en filant la métaphore sportive.
    des liens sur le Blog :

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/05/au-rebond-jean-philippe-..
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    • Livres 3.00/5
    Par claire50, le 15 mai 2012

    claire50
    Alex et Christian sont potes de basket et pourtant tout les oppose. L'un vit avec sa mère dans un sordide petit appartement tandis que l'autre vit dans le luxe. Un jour Christian disparait et Alex sur le conseil de sa mère pour qui il faut " forcer le destin" va " fouiner" aux alentours de la maison de Christian. Ce beau roman jeunesse explore l'amitié entre garçons, l'entraide et les relations parents-enfants, avec en prime un narrateur très sympathique.
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    • Livres 5.00/5
    Par PtiteSouris, le 20 mai 2011

    PtiteSouris
    Lu en vraiment pas très longtemps (je sais c'est pas français mais bon...), ce petit roman pour ado de Jean-Philippe Blondel est une petite mine d'or (comme d'habitude d'ailleurs pour cet auteur). "Au rebond", c'est l'histoire d'une solidarité particulière liée à l'amitié de deux ados.

    Alex est en seconde. Il est "pote" avec Christian. Tous deux appartiennent à deux mondes différents : l'un habite une tour, l'autre une jolie maison bourgeoise. Mais ils partagent le basket et leur amitié. Jusqu'au moment où Christian ne vient plus au lycée. Alex est alors décidé par sa mère à intervenir, à "forcer le destin"...

    Un bon livre pour ado pour plusieurs raisons :
    c'est un livre ancré totalement dans les préoccupations des ados : le lycée, les copines, les fêtes, le sport, l'apparence, l'argent.... Et en même temps, il pousse un peu plus loin puisque bizarrement, il y est question de lectures, de construction de personnalité, d'avenir...
    certes c'est Alex qui réalise le premier pas en se rendant chez Christian. Mais la majeure partie du travail est réalisée ensuite par sa mère. Pour une fois, c'est donc un livre pour ados où les parents ont un vrai rôle à jouer, même (et surtout) s'ils sont faillibles, en coopération avec les enfants.
    La description de la dépression de la mère de Christian est claire sans être glauque pour autant. Dans ce livre, l'auteur ne s'enfonce de toute façon pas dans les détails, mais nous fait comprendre rapidement chaque situation.
    S'il y a des sentiments dans ce roman (nouvelle ?), ce n'est pas non plus dégoulinant et reste accessible à garçons et filles...
    Les thèmes importants : la solidarité, l'amitié, la construction de soi, l'amour filial...

    Vous l'avez compris, un petit livre que je recommande chaudement à tous ceux qui aiment la littérature ado... (et que je recommanderai à mes élèves bien sûr).

    Lien : http://ptitesouris.hautetfort.com/archive/2009/09/06/au-rebond.html
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    • Livres 5.00/5
    Par PetiteNoisette, le 15 juillet 2011

    PetiteNoisette
    [...] Au rebond est un court roman qui se lit d'une traite. Impossible de faire une pause tant la lecture est prenante et fluide. Je ne m'attendais pas du tout à cette histoire : à cause de la 4ème de couverture, je pensais que le garçon, Christian, avait vraiment disparu ce qui n'est pas le cas. En effet, il ne va pas au lycée pendant deux semaines, ce qui intrigue son pote Alex. Mais leurs mondes sont tellements différents - Alex et sa mère vivent difficilement dans un HLM alors que Christian et ses parents sont dans une grande maison de bourgeois - qu'Alex s'imagine que Christian est parti aux Bahamas. Il n'en est rien. Christian a des problèmes de famille.
    Alors Alex se rend compte que Christian n'est pas juste un pote, qu'il est un ami, son "meilleur ami", et comme sa mère le lui dit, il doit faire quelque chose. Et les voilà tous les deux, mère et fils, à s'occuper d'aider cette famille bourgeoise dont les codes sont complètements différents des leurs.
    Et pourtant, cela fonctionne ! J'ai adoré les personnages des mères, chacune dans leur style. La mère de Christian m'a vraiment plu et le caractère de celle d'Alex est impressionnant et admirable !
    L'amitié qui se développe entre les deux garçons est vraiment belle, juste, banale en somme. Si les situations sont un peu caricaturales au début du récit, chacun fait des choix judicieux et avance comme il le peut dans sa vie, si compliquée soit-elle.
    C'est bien sûr un roman sur l'adolescence. Au début, Alex est en révolte, il en veut à sa mère et à ses profs (sympas les passages dans lesquels il leur parle), il ne sait pas ce qu'il veut (à part jouer au basket), puis, au fil des problèmes qu'il doit affronter, il va grandir, mûrir, devenir plus adulte. Les épreuves le feront réfléchir et inconsciemment il deviendra plus sage.
    Un très beau roman que je conseille sans retenue !! [...]

    Lien : http://blogonoisettes.canalblog.com/archives/2011/07/15/21571543.html
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°129 - mars 2009 - Alex est un jeune lycéen qui vit seul avec sa mère célibataire dans un petit appartement de cité. Sa vie ne lui semble pas « assez », jusqu'au jour où il fait la connaissance de Christian qu'il estime plus chanceux. Ce dernier est le fils unique d'une riche famille bourgeoise, habite une grande villa et connaît un certain succès auprès des filles... Mais, un jour, le jeune homme ne vient plus en classe et ne donne plus aucune nouvelle. Alex, inquiet pour son ami, débarque chez lui et découvre la maison laissée à l'abandon. Le père de Christian a quitté le foyer pour une autre femme et le jeune homme veille sur sa mère complètement déprimée... Alex et sa mère vont les aider et, ensemble, ils vont découvrir l'importance de la solidarité.
    Ce roman de Jean-Philippe Blondel, très facile d'accès et sans prétention, décrit avec justesse les affres de l'adolescence, les problèmes du quotidien, et montre que si, à côté, l'herbe semble toujours plus verte, la vie réserve parfois des surprises... Le style enlevé du roman et les réflexions des personnages, drôles, malgré la situation, nous entraînent à leurs côtés. Le tout sur fond de « basket », qui rythme la vie des adolescents. Transformés par cette expérience, les deux amis paraissent plus forts et plus authentiques. ? Anne Clerc

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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 16 mai 2009

    "Au bout d'une demi-heure, nous formons une équipe. Peut-être pas une famille, parce que deux demi-familles, ça ne recrée jamais une vraie famille-surtout quand il n'y a pas de père. Mais une équipe, oui. Et une équipe, mine de rien, c'est sans doute plus solide qu'une famille. Plus solide, parce que plus solidaire
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  • Par sylvie, le 16 mai 2009

    "Pourquoi est-ce que j'aime autant me sentir maître de cette balle, la sentir obéir à mes impulsions et aux ordres que lui donnent mes doigts ? Et là, les deux pas, la feinte sur la gauche, le panier qui approche, l'impulsion-l'impression pendant deux secondes que cela ne s'arrêtera pas, qu'on décollera, qu'on dépassera le panier, qu'on montera jusqu'au plafond, ce plafond qui s'ouvrira pour laisser passer le corps en apesanteur, loin de tous les soucis terrestres-et puis soudain, réintégrer son enveloppe, apercevoir droit devant le filet et les adversaires qui tentent d'attraper la balle, mais la balle, elle est mienne, regardez comme elle m'obéit-elle touche le rectangle situé derrière le panier avec douceur et redescend dans le filet avec une certaine lenteur, avec quelque chose comme de l'abandon
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  • Par sylvie, le 16 mai 2009

    Je cours. J'occupe tout l'espace du terrain. L'espace. Oui, c'est ce que je viens chercher ici. Un terrain pour moi. Un terrain que je partage avec d'autres mais sur lequel nous évoluons les uns à côté des autres, en train de coopérer pour atteindre le même but. Ce que j'aime dans le basket, aussi, c'est qu'on a pas le droit de toucher l'adversaire-sinon, il y a faute. Ce qui fait qu'on étouffe jamais. Et que lorsqu'on se heurte, comme tout à l'heure, c'est juste un accident.
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  • Par sylvie, le 16 mai 2009

    Je déteste être en sueur. La seule exception, c'est ici, dans le gymnase, le mercredi et le samedi après midi, lors des matchs de basket. Le souffle, le bruit de la balle, le cœur qui tambourine, je cherche des yeux mes partenaires. Je suis hors de moi. Je ne sais pas vraiment l'expliquer. C'est comme si je me détachais de mon corps et que l'intégrais un autre espace. Je ne souffre pas de douleurs dans les jambes, ni de celles qui devraient me vriller les épaules après le choc de tout à l'heure. Je suis là, les deux pieds arrimés au sol et le corps pourtant presque aérien, je maîtrise la balle, le temps et l'espace, et les autres patientent, ils attendent de savoir qui sera choisi.
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  • Par sylvie, le 16 mai 2009

    Un pas, deux pas, s'élever et croire que c'est une ascension sans fin. sentir le cuir de la balle dans la paume, la diriger et, dans un clin d'œil apaisé, comprendre qu'elle va y aller, là, au centre, dans la mer de la Sérénité.
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