> Monique Baccelli (Traducteur)

ISBN : 2264030585
Éditeur : 10-18 (2000)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres

" C'est un texte extraordinaire, un peu comme si Jean Moulin avait échappé à Barbie et nous avait laissé le témoignage de ses tortures et de sa tentative de suicide. Bolis était un des chefs de la Résistance à Gêne... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par IreneAdler, le 01 mars 2012

    IreneAdler
    Il s'agit du récit d'une partie de la détention de Luciano Bolis dans les geôles fascistes en février 1945.
    Qui est L. Bolis ? Il était le chef d'un réseau de la résistance italienne, luttant contre le fascisme du régime de Mussolini. Il fut arrêté dans une rue de Gênes, peu de temps après l'arrestation d'un autre membre important du réseau (qui n'a pas trahi). Il raconte ici comment il fut torturé, comment il a résisté à la douleur pour se taire, pour ne pas trahir et comment il en est venu à envisager le suicide. Vu le zèle des fascistes au passage à tabac (entre autre) et le sien à vouloir mourir, sa survie tient du miracle. Il fut lui-même surpris de sa résistance physique et psychique.
    Ce n'est pas un livre qui dit "Regardez comme je suis trop fort !" mais qui interroge sur la notion de courage, de résistance. Aux coups, à la tentation de parler pour que la souffrance et la douleur cessent, celui de se suicider, de tout faire pour mourir de peur de trahir...
    C'est dur à lire, ça prend aux tripes. Et ça laisse béat d'admiration.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par litolff, le 29 novembre 2010

    litolff
    Un très court récit qui raconte la résistance physique et psychique d'un résistant face à ses bourreaux, les chemises noires fascistes.
    Si le livre est court, on en prend néanmoins plein la figure, car Luciano Bolis, avec beaucoup de sobriété et de lucidité, raconte le martyre qu'il a enduré et auquel il a finalement survécu : torturé, le plus inhumainement possible, il trouve le courage de ne rien dévoiler de ses activités, et parvient, au prix d'une inébranlable force mentale, à ne pas dénoncer les partisans. Endurant une souffrance incommensurable et sur le point de craquer, il pense que la mort sera un soulagement, mort qui lui sera finalement refusée. Par la description terrible de ses tortures il fait une large part à ses sentiments, à sa douleur, à ce qu'il espère encore ou ne redoute plus. On entre dans sa tête, on partage sa peur, ses espoirs, le relachement quand les liens se déssèrent.
    Un texte extraordinaire à lire mais à réserver aux plus de 18 ans.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par mireille.lefustec, le 28 avril 2012

    mireille.lefustec
    "La particularité de ce livre par rapport à l'ensemble des mémoires sur la Résistance consiste,outre la force narrative naturelle de Bolis et le caractère extrême de son expérience, dans l'absence de toute intention commémorative. Ici,aucun destin historique du peuple,aucun collectif où puiser l'énergie ou dans lequel diluer sa propre angoisse.
    Il y a au contraire un homme seul,emprisonné avec ses pensées et ses tourments ,et l'unique ressource du dialogue intérieur.Et une foi unique: les impératifs moraux sur lesquels appliquer les comportements et les choix politiques."
    traduction de la 4è de couverture Einaudi Tascabili
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  • Par mireille.lefustec, le 27 avril 2012

    mireille.lefustec
    BIOGRAPHIE
    Luciano Bolis est né à Milan en avril 1918 ,dans un famille de petite-bourgeoisie originaire de Bergamo, aimant l'ordre,qui identifiait le fascisme comme des braves et bons italiens, pas plus fasciste que la moyenne des familles italiennes de l'époque.
    Bolis est mort à Rome en février 1993.
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Citations et extraits

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  • Par mireille.lefustec, le 01 mai 2012

    Cette fois,je fus attaché sur la chaise du bon côté;tandis que l'un me tenait la tête renversée en arrière, un autre m'introduisit dans la gorge un chiffon trempé de je ne sais quelle substance,le poussant le plus loin possible avec un bâton et le troisième me versait l'eau d'un broc directement dans le nez.
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  • Par litolff, le 29 novembre 2010

    L'un d'eux un gardien alla même chercher pour moi un petit verre avec quelque chose de fort et me le tendit. Je détournai la tête. Il comprît, n'en but que la moitié sous mes yeux et approcha de nouveau le verre de mes lèvres. Alors seulement j'avalai, et je repris progressivement des forces.
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  • Par litolff, le 29 novembre 2010

    Je n'étais plus un homme mais un déchet. Mon corps n'était plus qu'un poids pour moi. Ma vie brisée, l'avenir brouillé. Je n'étais que volonté, volonté farouche de ne pas céder, de ne pas parler.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par mireille.lefustec, le 01 mai 2012

    _Tu parles,maintenant?
    Le silence répondait. L'opération recommençait.
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