> Laetitia Devaux (Traducteur)

ISBN : 2070539946
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 71 notes) Ajouter à mes livres
Un père violent; une mère alcoolique. La vie de Nico est devenue intolérable. Une seule issue, fuir. Fuir avec Gemma, révoltée, désespérée, qui le, suit par défi, par goût de l'aventure aussi.
Comment s'en sortir à quatorze ans, sans ressources, sans abri ? Squat... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 16 juin 2011

    canel
    Nico fugue à quatorze ans pour fuir l'ambiance délétère du foyer parental - un père brutal, une mère alcoolique. Il tombe plutôt bien en étant accueilli dans un squat par trois adultes anarchistes bienveillants. Nico partage leur "convivialité" : fumette et alcool. Sa petite amie Gemma, avide de liberté, vient les rejoindre, mais son comportement capricieux et immature ne fait pas l'unanimité. le couple se réfugie alors auprès de deux jeunes squatteurs à peine plus âgés qu'eux. Fini de plaisanter, et bienvenue dans le monde de l'héroïne et l'engrenage qui l'accompagne : vol, deal, prostitution…
    A l'instar de "Christiane F." et de "L'herbe bleue", ce roman sur les ravages des drogues dites "dures" est édifiant et terrifiant. Passé la longue apologie - bien tentatrice et trompeuse pour le jeune lecteur - de la défonce et de la liberté de ce mode de vie, on est immergé dans l'enfer de la drogue. La dégringolade semble un chouïa moins glauque que dans "Christiane F." - les jeunes ici ne vivant pas dans la rue - mais les détails sordides ne nous sont pas épargnés (mort par overdose, violence sur une prostituée junkie, effets du manque…). La difficulté de décrocher malgré les bonnes résolutions et la certitude d'être plus fort que la drogue et que les autres junkies est particulièrement bien exprimée. le bref parallèle entre l'alcoolisme sévère et l'addiction à l'héroïne, dans les dernières pages, est également bien vu... le style simple rend le livre accessible aux adolescents, et la polyphonie est très agréable : on perçoit en effet les points de vue différents des protagonistes tout en avançant rapidement dans le récit, chaque narration prenant la suite de ce qui précède... En bref, un roman facile à lire, important et dérangeant, à faire découvrir dès 14-15 ans.
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  • Par Gr3nouille2010, le 11 novembre 2011

    Gr3nouille2010
    J'ai constaté, à force de lire toujours sur le même thème (là, la drogue en l'occurrence) que c'est toujours pareil. le déroulement de l'histoire est toujours la même parce que finalement, il n'y a pas vraiment d'échappatoire à ça. Ce qui change, ce sont les points de vus (de l'auteur donc) & la façon de décrire les choses. Chaque chapitre de ce livre contient le point de vu de différents personnages, que ce soit de Gemma, Nico, Richard, Rob, Lily, & d'autres.
    Nico a quatorze ou quinze ans. Il décide de fuguer parce que son père est trop violent & sa mère lui rend aussi la vie impossible, à sa façon, en étant alcoolique. Il fuit ses problèmes. du moins, c'est ce qu'il croit.
    Gemma, quatorze ans, décide de rejoindre Nico, son petit-ami, parce qu'elle ne supporte plus l'autorité de ses parents. Assez futile en soi mais on réagis tous différemment. On la connaît très gamine & très immature au début du livre.
    Ils sont dans un premier squat, où ils font la connaissance de Richard, Vonny & une troisième personne dont je ne me rappelle plus le nom.. Là, commence la liberté pour eux. Ils découvrent un peu plus la drogue, des joints seulement, mais souvent. Puis, allant de rencontre en rencontre, Nico & Gemma font la connaissance de Lily & Rob, un couple sans trop de règles ni de bases solides, dans un second squat, c'est là que la vraie vie commence selon eux. Ils ne s'arrêtent plus aux joints mais goûtent aussi à l'héroïne, sniffée puis injectée.. C'est le début de la descente aux enfers.
    Ils se disent dès le début, qu'ils ne sont pas accros, qu'ils peuvent arrêter dès qu'ils veulent mais se rendent bien vite compte que ça ne marche pas comme ça. de longues années s'écoulent, ils ont tenté de se sevrer, pour différentes raisons, par différents moyens, mais le résultat est toujours le même, on n'est jamais totalement sevrer parce que la tentation est trop.. tentante !
    On sent qu'ils ont envie de s'en sortir, pour l'amour de quelqu'un en particulier ou seulement parce qu'ils ont envie de faire quelque chose de leur vie, quelque chose de sûr. Mais, même en sachant les risques, ils replongent dans cet enfer. La drogue est un cercle vicieux, ils l'ont compris trop tard. Certains ont réussi à s'en sortir, à construire une vraie vie, d'autres non.
    J'ai eu un peu de mal au début, à m'attacher aux personnages, Gemma est vraiment superficielle, inconsciente & égoïste mais on la suit dans sa "transformation" & on finit par la découvrir plus mature, juste piégée par la drogue. Nico n'a rien d'intéressant au début, il est très réservé. Mais petit à petit, il change de personnalité (un peu comme tous d'ailleurs), il se laisse aller, n'a plus envie de rien & vit exclusivement pour la drogue.
    J'ai eu du mal aussi avec les répétitions d'expressions, surtout une qui revenait bien trop souvent à mon goût : Je veux dire.. Ce n'est qu'un détail mais ça me restait dans la tête & j'avais du mal à me concentrer sur autre chose par moment !
    L'auteur n'a pas cherché à faire la morale à qui que ce soit, ni à enfoncer les drogués. Il délivre juste un message à travers ses personnages. Pour montrer que la drogue n'est pas ce qu'elle parait être & qu'une fois commencé, on ne peut plus s'en sortir. Sans jugements.

    Lien : http://laviedeslivres.cowblog.fr/junk-3125432.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 30 mai 2011

    Apikrus
    Après avoir vu le titre et la couverture de ce livre, sa seule intrigue ne recèle guère de surprises... En la faisant présenter par plusieurs narrateurs, l'auteur parvient à bien nous faire ressentir la psychologie de ses personnages et à nous expliquer leurs parcours. Ceci est particulièrement vrai pour Gemma et pour Nico.
    L'héroïne apparaît relativement tard dans le livre mais la place qu'elle s'y fait alors rapidement illustre bien celle que cette substance occupe inévitablement dans la "vie" des personnages qui la consomment. le lecteur perçoit parfaitement l'illusion que chacun d'eux entretient longtemps de maîtriser sa propre consommation. Pour certains, cette illusion cède peu à peu la place à une prise de conscience de leur dépendance vis à vis de cette substance.
    Ce livre et ce billet sont des occasions d'informer, en particulier les adolescents, du fait que ce produit n'est pas de ceux qui peuvent se tester "une fois pour voir". En effet la dépendance qu'il crée peut-être immédiate notamment à cause du phénomène de "flash" évoqué dans le livre de Burgess. La description de ce phénomène est beaucoup plus développée dans un autre livre qui traite du même sujet et que je conseille aussi : "Flash ou le Grand voyage", célèbre récit autobiographique de Charles Duchaussois (1940-1991) édité par Poche. Ce dernier livre est cependant beaucoup plus dur que "Junk" et l'héroïne y est particulièrement fascinante : il ne convient donc pas à un public adolescent, à la différence de "Junk".
    En résumé, "Junk" est un livre intéressant, agréable à lire malgré un sujet difficile, et selon moi accessible dès 14 ans.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Liloochat, le 19 avril 2011

    Liloochat
    J'aime particulièrement les livres qui abordent les sujets de dépendance en tout genre et j'avoue que celui-ci m'a également beaucoup plu ! de plus une histoire d'amour vient pimenter le tout et j'ai trouvé leur histoire très touchante !
    La lecture de ce livre est très fluide. En effet, ce livre est divisé en chapitres, chapitres "écrits" par un personnage de l'histoire. Nous avons donc le point de vue des différents personnages tout au long de l'histoire qui se déroule ! Nous connaissons donc une grande partie des émotions et des pensées des personnages mais également les ressentis par ces mêmes personnages, des personnes qu'ils ont en face d'eux ! Chose assez particulière que je n'avais jamais rencontré pour le moment et qui m'a vraiment plu !
    Cette histoire qui parait tellemement réelle n'est autre qu'une fiction mais la lucidité dont fait preuve l'auteur sur ce sujet rend l'histoire poignante et touchante tant les personnages paraissent réels. Les personnages enchaînent les solutions pour essayer de s'en sortir et c'est ce qui m'a touché le plus car j'avais envie d'aller lire la fin du chapitre, voire plusieurs chapitres plus loin, pour savoir si le personnage s'en était enfin sorti !
    Enfin je conclurai cette critique en disant que ce livre a été un réel plaisir à lire, j'ai dévoré ce livre en quelques jours et j'ai vraiment été envoutée par l'histoire, comme si j'étais spectatrice sur les lieux de ce qui se passait sans pouvoir rien faire !
    Je vous conseille vivement cet ouvrage autant pour les jeunes que les moins jeunes !

    Lien : http://les-lectures-de-pau.jeblog.fr/junk-de-melvin-burgess-a1606263
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  • Par lululifat, le 06 février 2012

    lululifat
    J'ai été déçue par ce roman, et surtout par son héroïne, Gemma, que j'ai trouvé insupportable et pourrie gâtée. Les autres personnages sont heureusement plus attachants.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 16 juin 2011

    J'avais essayé d'arrêter une demi-douzaine de fois, mais jamais je n'avais eu peur. Je veux dire, on prenait tout le temps des risques, ça c'est obligé. On avait tous peur de l'overdose, de rester accro toute notre vie, de bousiller nos veines, des trucs comme ça. C'est normal. Mais ce jour-là, c'était différent. Ce jour-là, j'avais compris que j'étais vraiment un junkie. Ca sautait aux yeux. Parce que vous savez de quoi a peur un junkie ? Pas du sida, ni de l'overdose, comme vous pourriez le croire. Il a peur de manquer d'héro. Et ça, c'était la première fois que ça m'arrivait. C'était la première fois que je savais que je ne pouvais plus me passer d'héroïne. (p. 302)

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  • Par gouet001, le 15 septembre 2011

    Vous êtes fantastique. Vous êtes merveilleux, tout ce que vous faites est merveilleux, uniquement parce que vous le faites. Vous êtes assez solide, je vous le jure. On peut faire des choses pas bien et savoir qu'elles ne sont pas bien, on peut faire des choses bien et savoir qu'elles sont bien, mais ça n'a rien a voir avec ce qu'on est réellement. On reste soi-même.
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  • Par gouet001, le 15 septembre 2011

    J'ai tout fait. Tout. Tout ce que vous pouvez imaginer, je l'ai fait. Tout ce que vous n'avez jamais osé faire, tout ce dont vous rêviez , tout ce qui vous faisait envie, mais que vous avez aussitôt oublié en vous disant que vous n'auriez jamais le courage... Je les ai faites hier, pendant que vous dormiez.
    Et vous? Votre tour, c'est quand?
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  • Par gouet001, le 15 septembre 2011

    Je dois reconnaître que l’héroïne, c'est ce qu'il y a de meilleur. DE MEILLEUR.
    C'est de la magie chinoise. Cette fumée, c'est votre dragon chinois, et quand vous inspirez ce dragon, qu'il parcourt vos veines, vous vous sentez mieux que n'importe qui au monde. Vous vous sentez mieux que Churchill qui vient de remporter la guerre, que l'homme des cavernes qui vient de découvrir le feu, vous vous sentez comme Roméo qui met enfin Juliette dans son lit.
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  • Par canel, le 16 juin 2011

    Décrocher de la méthadone, c'est pire que de décrocher de l'héro. On se sent vraiment mal. Ils sont fous : c'est ce qu'ils donnent à la place de l'héroïne, alors que ça rend plus dépendant et que c'est encore plus dur d'arrêter. Ils ont une bonne raison pour ça : la méthadone ne provoque pas de flash. Ca n'a aucun intérêt. C'est un médicament, donc ça ne peut pas être agréable. C'est vraiment n'importe quoi. (p. 387)
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