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ISBN : 2266132644
Éditeur : Pocket (1973)


Note moyenne : 3.63/5 (sur 1137 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"L'herbe bleue" est le journal intime d'une jeune droguée de quinze ans. Cet ouvrage ne prétend pas décrire le monde de la drogue chez les jeunes. Il n'apporte aucune solution à ce problème. C'est une chronique personnelle, spécifique, qui, en tant que telle, permettra ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par nastie92, le 25 janvier 2014

    nastie92
    La fin justifie-t-elle les moyens ?
    J'ai lu ce livre lorsque j'étais collégienne. Mes parents me l'avaient passé pour me mettre en garde contre les méfaits de la drogue. Pour eux, c'était sans doute plus simple de me donner un livre que de discuter. Peu importe, le but a été atteint : je ne me suis jamais droguée. L'idée ne m'avait de toute façon jamais effleurée, et L'herbe bleue n'allait certainement pas me donner envie. Car l'histoire est sordide. Une adolescente de quinze ans raconte son expérience dans son journal intime. Droguée à son insu au LSD lors d'une soirée, elle y prend très rapidement goût, et tombe vite dans l'enfer de la drogue. On suit l'évolution de style et de ton au fur et à mesure qu'elle s'enfonce dans sa vie de droguée. Ce n'est pas beau à lire, et ne donne pas envie. Pas de happy end ici... vous imaginez la fin.
    Par combien d'adolescents comme moi ce livre a-t-il été lu, sur les conseils bien intentionnés de parents, enseignants ou amis ? Combien de personnes préconisent encore cette lecture ? S'ils savaient !
    J'ai appris tout récemment que ce "journal intime" était un faux. Il a été écrit par Beatrice Sparks, américaine mormone, qui a écrit d'autres vrais-faux journaux sur des thèmes à sensation : la drogue, le sida, les adolescentes enceintes, etc. dans le but de mettre en garde les jeunes. Quelle imposture, quelle malhonnêteté intellectuelle ! J'enrage, je hurle ! Quelle que soit la légitimité du but visé (ici, faire de la prévention contre la drogue), on ne doit pas tromper le lecteur. Il aurait fallu prévenir qu'il s'agissait d'une œuvre de fiction, et ne pas présenter L'herbe bleue comme étant un vrai témoignage. Pour moi, ce livre ayant perdu toute crédibilité a en même temps perdu tout son intérêt.
    Non, la fin ne justifie pas les moyens.
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 12 février 2013

    lecassin
    « L'herbe bleue » ou le journal intime d'une jeune fille de quinze ans qui va s'aventurer dans la quête des paradis artificiels. Elle finira par s'y perdre…
    Mais replaçons nous dans l'époque. La traduction française date de 1972… 1972, deux ans (en gros) après la séparation des Beatles ; il y a déjà quelques années (1967) que John Lennon a composé « Lucy in the Sky with Diamonds » (LSD) et déjà trois ans que le festival de Woodstock à enflammé toute une génération…Bref, mes quinze ans…
    Voici l'incipit : « Hier je me croyais la personne la plus heureuse de la terre, de toute la galaxie, de toute la création. Etait-ce seulement hier ou bien à des millions d'années-lumière ? Je pensais que l'herbe n'avait jamais eu d'odeur aussi verte, que le ciel n'avait jamais été aussi haut … »
    Et l'épilogue : « L'auteur de ce journal est morte trois semaines après avoir pris la décision de ne plus en tenir un. Ses parents sont rentrés un soir du cinéma et l'ont trouvée morte. Ils ont appelé la police , une ambulance, mais il n'y avait plus rien à faire. Etait-ce une dose trop forte ? Accidentelle ? Préméditée ? Personne ne le sait et cela n'a que peu d'importance , dans le fond. Ce qui importe , c'est que cette enfant est morte.
    Et qu'elle n'est qu'une des cinquante mille victimes de la drogue qui succombèrent cette année-là. »
    Entre deux, la lente descente aux enfers d'une jeune fille de quinze ans… Un ouvrage qui fit grand bruit dans la jeunesse de l'époque… Une époque où tout le monde parlait drogue, alors que peu en avaient vu ; alors de là à en consommer… Et maintenant ?
    Un ouvrage poignant où l'on sent l'isolement désespéré des adeptes, un isolement ou se succèdent les courtes rémissions et les brutales rechutes.
    Un style parlé, si on peut parler de style, type journal intime… Mais ce n'est pas l'essentiel. Seul compte le témoignage.
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    • Livres 3.00/5
    Par lilimarylene, le 20 juin 2012

    lilimarylene
    Lorsque j'étais une jeune ado, ce livre me fascinait et j'avais une envie folle de le lire, pour découvrir le milieu de la drogue qui m'était totalement inconnu. le sujet, encore assez tabou à l'époque de ma jeunesse (pas si éloignée, non mais ho !), était ainsi très attirant pour moi. Malheureusement, ma bibliothèque municipale ne possédait pas cet ouvrage, et c'est seulement aujourd'hui que j'ai eu l'occasion de le lire ! Depuis, j'ai appris que ce livre n'est pas un vrai témoignage : c'est en fait un texte écrit par la psychologue américaine Beatrice Sparks... Quelle déception ! le récit a ainsi perdu une grande part de son intérêt à mes yeux... Car du coup, j'ai eu une lecture distanciée du roman, en ayant bien en tête que Beatrice Sparks était mormone et que le contenu de son livre était sûrement engagé... Et en effet, le récit est profondément moralisateur : une jeune fille de bonne famille sombre dans la drogue et la débauche sexuelle, puis se repent et devient une petite fille modèle qui se réfugie dans les valeurs familiales et la prière... C'est un peu trop caricatural à mon goût. Par contre, j'ai bien aimé comment le style d'écriture de la narratrice évolue au fil de la progression de son addiction, montrant l'influence progressive de son nouveau groupe d'amis : d'un langage maîtrisé et châtié, on passe alors à de l'argot pur et dur. Les expressions de l'époque m'ont également amusée, comme la façon dont la narratrice appelle les jeunes "les gosses". Mais mis à part ça, j'ai vraiment été refroidie par le fait que ce livre ait été un faux journal intime monté de toutes pièces, et que l'objectif de l'auteur était clairement une propagande à base d'esprit mormon... C'est sûr, cette lecture ne donne pas vraiment envie de défoncer à la drogue : les descriptions des pires moments vécus par la narratrice sont sordides, glauques, répugnantes. Mais voilà, pour moi, ce livre a perdu toute sa crédibilité...

    Lien : http://surlestracesduchat.blogspot.fr/2012/06/lherbe-bleue.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Sly, le 04 juillet 2010

    Sly
    J'ai vraiment apprécié la lecture de ce livre, à la fois captivant, émouvant, triste et dur.
    Pourtant une chose durant la lecture, me gênait. C'est l'utilisation de certains mots, ou la composition de certaines phrases, trop élaborées pour qu'une jeune droguée de 15 ans, ait pu en être l'auteur. C'est après une courte recherche que j'ai trouvé que l'histoire décrite n'est pas réelle et que le personnage principal n'a pas existé.
    On y découvre une jeune fille mal dans sa peau qui commence à se droguer. Son voyage dans cet univers parallèle est mis a nu dans son journal intime. Ce combat acharné contre elle-même, contre la drogue et ses rechutes, sont très bien dépeintes.
    Au final, même si c'est une histoire inventée, on pourrait facilement se laisser convaincre que ce que cette fille a endurée, c'est réellement produit.
    Si vous voulez mettre en garde quelqu'un contre les effets de la drogue, je vous conseille ce livre. Il sera certainement les en dissuader ou au moins les faire réfléchir.
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    • Livres 4.00/5
    Par Epictete, le 23 janvier 2014

    Epictete
    J'ai lu "L'herbe bleue" quand j'étais ado. Je ne me souviens plus de la manière dont j'étais tombé sur ce livre, en tout cas, c'est encore une pierre sur le chemin de la maturité. le problème à l'époque, tout au moins chez moi, c'est qu'on ne risquait pas d'en discuter : soit le sujet était occulté, soit il était carrément inconnu. En effet, on ne parlait pas de drogue à cette époque dans nos familles traditionnelles, même si Woodstock avait déjà eu lieu, et si le sujet était bien présent. Mais avec un peu de recul on s'aperçoit que le phénomène (Y-compris Woodstock) a été médiatisé bien plus tard, avec des reportages d'archives racoleurs, mais un peu tardifs. La censure de l'époque (Pensez qu'il y avait un ministère de l'information ) s'employait à ne laisser parler que de l'évènement, sans en traiter les à-cotés.
    En tout cas, cette lecture m'avait marqué, car je découvrais un phénomène bien peu prégnant dans mon lycée de province, bien calme et sans soucis. (L'avenir montrera que ce n'était pas aussi calme que ça, même dans ce domaine, mais cela restait très discret et marginal). Alors j'avais associé définitivement à l'époque cette idée aux États-Unis.
    Je sais qu'il existe une polémique sur la véracité du journal, qui aurait été construit de toutes pièces par des éducateurs. C'est fort possible, mais ce n'est pas sur ce sujet que je voulais aborder dans cette critique.
    Cette histoire se termine comme la vie de ces nombreuses personnes qui se trouvent entrainées dans ces spirales addictives. Et on ne peut qu'assister à ce qui se passe dans ce genre de situations, surtout sans jugement, mais en en tirant quelques conclusions personnelles qui aident à se construire. (Même si rien ne garanti l'effet positif du message)
    Je pense que c'est un livre qui a toujours sa place dans le circuit éducatif actuel, même s'il ne peut pas être le seul outil à utiliser.
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Citations et extraits

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  • Par Shrimp, le 05 novembre 2010

    L'adolescence est une époque vraiment désagréable ; on ne se sent pas en sécurité, les grandes personnes nous traitent comme des enfants tout en attendant de nous que nous nous conduisions en adultes. Elles nous donnent des ordres, comme à des petits animaux, et puis elles espèrent que nous réagirons comme de vrais adultes raisonnables. C'est une époque pénible, difficile, perdue. J'ai peut-être survécu le plus mauvais moment. Je l'espère, en tout cas, parce que je sais que je n'aurais jamais la force ni la volonté de repasser par là.
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  • Par tsuky, le 08 novembre 2008

    Une goutte de pluie vient de s'écraser sur mon front et elle m'a fait l'effet d'une larme tombant du ciel. Est ce que les nuages et les cieux pleurent sur moi, vraiment? Est ce que je suis réellement seule dans ce monde gris et triste? Est-il possible que Dieu lui-même pleure pour moi?

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  • Par chrysaline01, le 31 janvier 2008

    18 août.
    Ce matin, je suis allée consulter le docteur Langley et je lui ai dit et répété que je ne pouvais pas dormir. J'ai mis le paquet. Il m'a posé un tas de questions, il m'a demandé pourquoi je ne pouvais pas dormir, mais je lui ai répété que je ne savais pas. Finalement, il s'est laissé fléchir et il m'a donné des somnifères. A vrai dire, je n'ai pas tant besoin de sommeil que d'évasion. C'est un moyen de s'évader absolument merveilleux. Quand je n'en peux plus, je prends un comprimé et je me laisse simplement sombrer dans le néant. Au point où j'en suis, c'est mieux que rien.
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  • Par Weirdness, le 05 juillet 2014

    Moi j'ai lu ce livre assez jeune, vers mes douze ans peut être. ( bon c'est pas si loin ) je me souviens ma mère m'avait bien prévenue que ce n'était pas un livre tout rose et que elle même elle n'avait pas pu le terminer. Quand on lis la scène de l'asile c'est compréhensible. Mais j'ai quand même adorée le lire, je l'ai trouvée fabuleux. Ce que j'aimais vraiment c'est l'évolution, entre guillemets, de la protagoniste. Elle passe d'une adolescente normale, n'aimant rien, ayant du mal a se faire des amies a une fille qui jure, méchante, complètement différente. J'aime aussi ses soudains changement d'humeur, quand elle remonte soudainement la pente pour en fait tomber en suite six fois plus bas. Ce que j'ai beaucoup aimée aussi, c'est qu'on sois proche du personnage, intime, on connaît son histoire, mais on ne connais même pas son nom, c'est bête mais étrange.
    Voilà, pour moi c'est un livre fabuleux sur la psychologie.
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  • Par Marie123, le 27 janvier 2012

    ...Je voulais tout leur révéler, vraiment ! Plus que tout au monde, j’aurais voulu savoir qu’ils comprenaient, mais naturellement ils ont continué à parler, à parler sans cesse parce qu’ils sont bien incapables de comprendre quoi que ce soit. Si seulement les parents voulaient bien écouter ! Si seulement ils nous laissaient parler au lieu de nous sermonner, de nous corriger, de crier et de parler, parler, parler ! Mais ils n’écoutent rien ! Ils ne veulent pas ou ne peuvent pas écouter et nous, les jeunes, nous nous retrouvons toujours dans notre coin, tout seuls, sans personne à qui parler, et sans pouvoir communiquer.
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