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ISBN : 2266132644
Éditeur : Pocket (1973)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 1712 notes)
Résumé :
L'herbe bleue est le récit du journal d'une adolescente de 15 ans mal dans sa peau.
Elle vit avec ses parents et son jeune frère et sa petite sœur, son père est professeur et il est muté dans l'université d'une autre ville, toute la famille va déménager.

Nouvelle ville, nouvelle école, elle rencontre Berth, une jeune fille de son age qui devient sa meilleure amie, mais Berth part pendant les vacances et pour ne pas rester seule, elle va chez se... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (149) Voir plus Ajouter une critique
Nastie92
Nastie9225 janvier 2014
  • Livres 1.00/5
La fin justifie-t-elle les moyens ?
J'ai lu ce livre lorsque j'étais collégienne. Mes parents me l'avaient passé pour me mettre en garde contre les méfaits de la drogue. Pour eux, c'était sans doute plus simple de me donner un livre que de discuter. Peu importe, le but a été atteint : je ne me suis jamais droguée. L'idée ne m'avait de toute façon jamais effleurée, et l'herbe bleue n'allait certainement pas me donner envie. Car l'histoire est sordide. Une adolescente de quinze ans raconte son expérience dans son journal intime. Droguée à son insu au LSD lors d'une soirée, elle y prend très rapidement goût, et tombe vite dans l'enfer de la drogue. On suit l'évolution de style et de ton au fur et à mesure qu'elle s'enfonce dans sa vie de droguée. Ce n'est pas beau à lire, et ne donne pas envie. Pas de happy end ici... vous imaginez la fin.
Par combien d'adolescents comme moi ce livre a-t-il été lu, sur les conseils bien intentionnés de parents, enseignants ou amis ? Combien de personnes préconisent encore cette lecture ? S'ils savaient !
J'ai appris tout récemment que ce "journal intime" était un faux. Il a été écrit par Beatrice Sparks, américaine mormone, qui a écrit d'autres vrais-faux journaux sur des thèmes à sensation : la drogue, le sida, les adolescentes enceintes, etc. dans le but de mettre en garde les jeunes. Quelle imposture, quelle malhonnêteté intellectuelle ! J'enrage, je hurle ! Quelle que soit la légitimité du but visé (ici, faire de la prévention contre la drogue), on ne doit pas tromper le lecteur. Il aurait fallu prévenir qu'il s'agissait d'une oeuvre de fiction, et ne pas présenter l'herbe bleue comme étant un vrai témoignage. Pour moi, ce livre ayant perdu toute crédibilité a en même temps perdu tout son intérêt.
Non, la fin ne justifie pas les moyens.
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lecassin
lecassin12 février 2013
  • Livres 4.00/5
« L'Herbe bleue » ou le journal intime d'une jeune fille de quinze ans qui va s'aventurer dans la quête des paradis artificiels. Elle finira par s'y perdre…
Mais replaçons nous dans l'époque. La traduction française date de 1972… 1972, deux ans (en gros) après la séparation des Beatles ; il y a déjà quelques années (1967) que John Lennon a composé « Lucy in the Sky with Diamonds » (LSD) et déjà trois ans que le festival de Woodstock à enflammé toute une génération…Bref, mes quinze ans…
Voici l'incipit : « Hier je me croyais la personne la plus heureuse de la terre, de toute la galaxie, de toute la création. Etait-ce seulement hier ou bien à des millions d'années-lumière ? Je pensais que l'herbe n'avait jamais eu d'odeur aussi verte, que le ciel n'avait jamais été aussi haut … »
Et l'épilogue : « L'auteur de ce journal est morte trois semaines après avoir pris la décision de ne plus en tenir un. Ses parents sont rentrés un soir du cinéma et l'ont trouvée morte. Ils ont appelé la police , une ambulance, mais il n'y avait plus rien à faire. Etait-ce une dose trop forte ? Accidentelle ? Préméditée ? Personne ne le sait et cela n'a que peu d'importance , dans le fond. Ce qui importe , c'est que cette enfant est morte.
Et qu'elle n'est qu'une des cinquante mille victimes de la drogue qui succombèrent cette année-là. »
Entre deux, la lente descente aux enfers d'une jeune fille de quinze ans… Un ouvrage qui fit grand bruit dans la jeunesse de l'époque… Une époque où tout le monde parlait drogue, alors que peu en avaient vu ; alors de là à en consommer… Et maintenant ?
Un ouvrage poignant où l'on sent l'isolement désespéré des adeptes, un isolement ou se succèdent les courtes rémissions et les brutales rechutes.
Un style parlé, si on peut parler de style, type journal intime… Mais ce n'est pas l'essentiel. Seul compte le témoignage.
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KrisPy
KrisPy28 avril 2016
  • Livres 1.00/5
En farfouillant dans une foire aux livres, je suis tombée sur ce livret, lu il y a longtemps, à l'adolescence, que j'ai eu turbulente.
Je me rappelle que j'avais été impressionnée, à 13 ans, de lire ce soi-disant témoignage d'une jeune fille morte à cause de la drogue. En particulier la scène de l'acide avalé involontairement, à la fin, qui l'amène à l'hôpital psychiatrique...
En relisant ce livre, je me rends compte que j'ai mûri, bien évidemment. Je relis, consternée, ce récit cousu de fil blanc, cette image d'Épinal inversée.
Cette histoire, soi-disant recueil du journal intime d'une jeune fille américaine des années 60 qui tombe dans la drogue, semble tout droit sorti de la propagande anti-drogue, et plus précisément anti-marijuana, très en vogue à l'époque aux U.S.A., comme ces films "Assassin of Youth", "Devil's weed", qui visaient à terroriser la jeunesse américaine pour lui éviter de tomber dans l'affreux piège de la drogue.
On usait de tous les clichés pour diaboliser le cannabis, et on faisait des amalgames, inévitablement, si on touchait à l'herbe du diable, on tombait dans une spirale infernale : drogues douces, drogues dures, vols, mensonge, prostitution, violence, morts violentes.
Et il semble que ce livre, écrit par une plume anonyme, ne soit que le pendant littéraire de ce genre de films.
Hum… un peu manichéen et obsolète tout ça.
Déjà pendant ma première lecture, à 13 ans dans les années 80, j'avais du mal à comprendre son langage vieillot –Papa !- et comment on pouvait se repasser les cheveux… c'est resté un mystère pour moi pendant des années…
Les choses ont bien changé, n'en déplaise à certains, dans certains pays la consommation du cannabis est devenu légale, voire recommandé pour aider à lutter contre les effets désastreux des chimio, ou contre les terribles douleurs occasionnées par les scléroses en plaques. L'herbe n'est plus diabolique, elle est médicinale !
Alors ce récit d'un autre temps veut-il encore dire quelque chose de nos jours ? A-t-il encore une valeur ?
S'il en a une, c'est une valeur de mesure du temps passé et de l'évolution des mentalités. Mais pour l'aide à la lutte contre l'utilisation des drogues dures, il faudrait peut-être revoir le concept.
ps. j'évite de lire les autres critiques avant d'en écrire une sur un livre. je viens de lire quelques autres critiques maintenant que j'ai pondu la mienne, et je vois que ce livre est effectivement un "fake" ! :))) je le savais. :p
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lilimarylene
lilimarylene20 juin 2012
  • Livres 3.00/5
Lorsque j'étais une jeune ado, ce livre me fascinait et j'avais une envie folle de le lire, pour découvrir le milieu de la drogue qui m'était totalement inconnu. le sujet, encore assez tabou à l'époque de ma jeunesse (pas si éloignée, non mais ho !), était ainsi très attirant pour moi. Malheureusement, ma bibliothèque municipale ne possédait pas cet ouvrage, et c'est seulement aujourd'hui que j'ai eu l'occasion de le lire ! Depuis, j'ai appris que ce livre n'est pas un vrai témoignage : c'est en fait un texte écrit par la psychologue américaine Beatrice Sparks... Quelle déception ! le récit a ainsi perdu une grande part de son intérêt à mes yeux... Car du coup, j'ai eu une lecture distanciée du roman, en ayant bien en tête que Beatrice Sparks était mormone et que le contenu de son livre était sûrement engagé... Et en effet, le récit est profondément moralisateur : une jeune fille de bonne famille sombre dans la drogue et la débauche sexuelle, puis se repent et devient une petite fille modèle qui se réfugie dans les valeurs familiales et la prière... C'est un peu trop caricatural à mon goût. Par contre, j'ai bien aimé comment le style d'écriture de la narratrice évolue au fil de la progression de son addiction, montrant l'influence progressive de son nouveau groupe d'amis : d'un langage maîtrisé et châtié, on passe alors à de l'argot pur et dur. Les expressions de l'époque m'ont également amusée, comme la façon dont la narratrice appelle les jeunes "les gosses". Mais mis à part ça, j'ai vraiment été refroidie par le fait que ce livre ait été un faux journal intime monté de toutes pièces, et que l'objectif de l'auteur était clairement une propagande à base d'esprit mormon... C'est sûr, cette lecture ne donne pas vraiment envie de défoncer à la drogue : les descriptions des pires moments vécus par la narratrice sont sordides, glauques, répugnantes. Mais voilà, pour moi, ce livre a perdu toute sa crédibilité...
Lien : http://surlestracesduchat.bl..
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Sly
Sly04 juillet 2010
  • Livres 4.00/5
J'ai vraiment apprécié la lecture de ce livre, à la fois captivant, émouvant, triste et dur.
Pourtant une chose durant la lecture, me gênait. C'est l'utilisation de certains mots, ou la composition de certaines phrases, trop élaborées pour qu'une jeune droguée de 15 ans, ait pu en être l'auteur. C'est après une courte recherche que j'ai trouvé que l'histoire décrite n'est pas réelle et que le personnage principal n'a pas existé.
On y découvre une jeune fille mal dans sa peau qui commence à se droguer. Son voyage dans cet univers parallèle est mis a nu dans son journal intime. Ce combat acharné contre elle-même, contre la drogue et ses rechutes, sont très bien dépeintes.
Au final, même si c'est une histoire inventée, on pourrait facilement se laisser convaincre que ce que cette fille a endurée, c'est réellement produit.
Si vous voulez mettre en garde quelqu'un contre les effets de la drogue, je vous conseille ce livre. Il sera certainement les en dissuader ou au moins les faire réfléchir.
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Citations & extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
ShrimpShrimp05 novembre 2010
L'adolescence est une époque vraiment désagréable ; on ne se sent pas en sécurité, les grandes personnes nous traitent comme des enfants tout en attendant de nous que nous nous conduisions en adultes. Elles nous donnent des ordres, comme à des petits animaux, et puis elles espèrent que nous réagirons comme de vrais adultes raisonnables. C'est une époque pénible, difficile, perdue. J'ai peut-être survécu le plus mauvais moment. Je l'espère, en tout cas, parce que je sais que je n'aurais jamais la force ni la volonté de repasser par là.
+ Lire la suite
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tsukytsuky08 novembre 2008
Une goutte de pluie vient de s'écraser sur mon front et elle m'a fait l'effet d'une larme tombant du ciel. Est ce que les nuages et les cieux pleurent sur moi, vraiment? Est ce que je suis réellement seule dans ce monde gris et triste? Est-il possible que Dieu lui-même pleure pour moi?
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PiertyMPiertyM16 juillet 2015
L'adolescence est une époque vraiment désagréable ; on ne se sent pas en sécurité, les grandes personnes nous traitent comme des enfants tout en attendant de nous que nous nous conduisions en adultes. Elles nous donnent des ordres, comme à des petits animaux, et puis elles espèrent que nous réagirons comme de vrais adultes raisonnables. C'est une époque pénible, difficile, perdue. J'ai peut-être survécu le plus mauvais moment. Je l'espère, en tout cas, parce que je sais que je n'aurais jamais la force ni la volonté de repasser par là.
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chrysaline01chrysaline0131 janvier 2008
18 août.
Ce matin, je suis allée consulter le docteur Langley et je lui ai dit et répété que je ne pouvais pas dormir. J'ai mis le paquet. Il m'a posé un tas de questions, il m'a demandé pourquoi je ne pouvais pas dormir, mais je lui ai répété que je ne savais pas. Finalement, il s'est laissé fléchir et il m'a donné des somnifères. A vrai dire, je n'ai pas tant besoin de sommeil que d'évasion. C'est un moyen de s'évader absolument merveilleux. Quand je n'en peux plus, je prends un comprimé et je me laisse simplement sombrer dans le néant. Au point où j'en suis, c'est mieux que rien.
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Marie123Marie12327 janvier 2012
...Je voulais tout leur révéler, vraiment ! Plus que tout au monde, j’aurais voulu savoir qu’ils comprenaient, mais naturellement ils ont continué à parler, à parler sans cesse parce qu’ils sont bien incapables de comprendre quoi que ce soit. Si seulement les parents voulaient bien écouter ! Si seulement ils nous laissaient parler au lieu de nous sermonner, de nous corriger, de crier et de parler, parler, parler ! Mais ils n’écoutent rien ! Ils ne veulent pas ou ne peuvent pas écouter et nous, les jeunes, nous nous retrouvons toujours dans notre coin, tout seuls, sans personne à qui parler, et sans pouvoir communiquer.
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>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
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