> Jean-Louis Chevalier (Traducteur)

ISBN : 2290328367
Éditeur : J'ai Lu (2003)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

" Elles parlaient d'Alexander, et de leur vie. Il n'existait pas de rivalité, mais une curieuse complicité dans leur amour pour lui, probablement parce que chacune à sa manière était convaincue que c'était un amour sans espoir. L... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 24 décembre 2007

    Woland
    The Virgin in the Garden
    Traduction : Jean-Louis Chevalier
    Ce volume est le premier tome d'une tétralogie qui se poursuit notamment avec (dans l'ordre chronologique) "Still Life" et "Tower of Babel" (le quatrième et dernier volume n'était pas encore paru, il me semble, en français.) Bien qu'on y retrouve des personnages récurrents dont l'héroïne, Frederica Potter, en qui on serait tenté de découvrir un double de l'auteur, chaque volume peut se lire séparément. A.S. Byatt aimant cependant les mises en abyme et possédant par ailleurs un style très dense, mieux vaut, à mon sens, respecter la chronologie.
    Car la Frederica que nous allons découvrir dans "La vierge dans le jardin" est encore mineure : elle a à peine 17 ans. Elle est la fille d'un universitaire caractériel, William Potter, et de son épouse, la douce mais énergique Winifred. Et elle est "coincée" entre sa soeur aînée, Stéphanie et son jeune frère, Marcus.
    Les trois enfants Potter ont ceci en commun d'avoir remporté et de continuer à remporter en cours des notes plus que brillantes. Stephanie rêve cependant de s'émanciper de la lourde atmosphère de la maison familiale tandis que Marcus, quasi mutique et asocial, ressemble à l'un de ces étudiants qui, dans certaines nouvelles de Lovecraft - un passionné de mathématiques, lui aussi - ont des "visions géométriques" aboutissant à des mondes parallèles - ou à la folie.
    Federica partage également avec sa soeur un important béguin envers Alexander Wedderburn, collègue de son père sensiblement plus jeune et surtout dramaturge qui, au début du roman, vient de terminer une pièce en vers sur Elisabeth Tudor. Nous sommes en 1952 et l'Angleterre tout entière ne respire plus que dans l'attente du couronnement de l'autre Elizabeth, la seconde, la Windsor : belle occasion pour l'université de commémorer les deux événements en faisant représenter la pièce d'Alexander au château de Long Royston, qui appartient à un hobereau local, Malcom Crowe, désireux pour sa part de revaloriser sa propriété.
    Le pivot de "La Vierge ...", autour duquel va s'organiser une tragi-comédie aux multiples épisodes, c'est cette pièce, où Frederica obtient le rôle d'Elizabeth jeune fille. Et l'on pourrait, avec un peu d'imagination, imaginer le branle donné par tous ces personnages, principaux et secondaires, cette espèce de pavane comme en connaissaient les bals du XVIème siècle.
    Alexander voudrait bien s'intéresser à Frederica mais celle-ci est mineure et vierge. En outre, il s'est fourré dans une liaison avec la femme d'un collègue, Jennifer Parry. Frederica voudrait bien perdre sa virginité qu'elle tient pour un obstacle majeure à la vie de liberté dont elle rêve. Stéphanie n'en peut plus de supporter les scènes familiales et, bien qu'elle n'ait jamais supposé que la chose pût lui arriver, elle tombe amoureuse de Daniel Orton, le vicaire du prêtre local. Marcus se croit frappé de folie jusqu'au jour où Lucas Simmonds, l'un de ses professeurs, lui assure qu'il a au contraire un don surhumain qui permettra enfin à l'être humain de sublimer la matière. Tout autour, un cercle d'étudiantes et d'étudiants, de comédiens amateurs et professionnels, les images en noir et blanc du couronnement d'Elizabeth II que tous vont contempler dans un silence quasi religieux et bien d'autres choses que je vous laisse le plaisir de découvrir.
    Comme toujours, A.S. Byatt coud solide et profond. Son érudition accompagne et encourage le lecteur à chaque page. Seule réserve : les lecteurs qui ne s'y connaissent pas trop en Histoire anglaise seront peut-être rebutés. En d'autres termes, si vous êtes déjà un "byattomaniaque", cet ouvrage sera pour vous un régal ; sinon, vous n'y comprendrez pas grand chose et vous risquez de vous lasser avant la fin - qui n'est d'ailleurs qu'une fin parmi tant d'autres possibles.
    En ce qui me concerne, malgré quelques longueurs, je l'ai trouvé si passionnant que je compte me procurer un de ses jours "Still Life" (dont je ne connais pas le titre français) et où se poursuivent les aventures de Frederica, personnage tout à tour comique, exaspérant et touchant. ;o)
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A.S. Byatt recently visited Toronto's Harbourfront Center to talk to Eleanor Wachtel about her new novel, The Childrens Book.








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