ISBN : 2915793301
Éditeur : Les Moutons Electriques (2007)


Note moyenne : 2.67/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

Epuisé par son combat contre le cynisme d'un monde au bord du gouffre, Norville a quitté les siens pour accomplir en Antarctique la quête qui l'obsède depuis son enfance : percer le secret du Grand Coucou du Gondwanaworld, dieu mythique d'... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par eterlutisse, le 17 avril 2008

    eterlutisse
    Tout ce que j'aime dans les bouquins de Calvo ! -Le format succession de nouvelles est moins confortable que le roman mais plus proche de l'effet je suis en plein rêve.- (Esotérique à souhait : Je comprends ce que je veux car mon point de vue d'optimiste biaise tout son pessimisme.) le monde est fabuleux, terrifiant, plein d'humour et de fantasie ; tellement bien décrit qu'on sy croirait. Tellement proche de notre monde et tellement loin. On éprouve tout en lisant ce livre déroutant. Il est hanté par les personnages récurents au monde de Calvo : la Jabule, Casimir, les pirates... Un grand merci à l'auteur pour ce voyage en onirie.
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Citations et extraits

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  • Par eterlutisse, le 17 avril 2008

    Nos civilisations documentées n'ont jamais laissé la place à l'imagination ou alors, référencée comme croyance, domestiquée, l'imagination est devenue une valeur abstraite de plus, un bien de consommation que l'on désire, mais dont on sait que jamais, jamais, il ne changera le monde.

    L'eau continuera à refaire le même monde, encore et encore, et les nuages continueront à s'écarter les uns des autres, tirés par le vent, comme les plaques tectoniques sont tirées par d'autres forces.

    Moi qui suis dévasté par l'état du monde, par la condition de nos démocraties occidentales, par la pression progressive des moyens de contrôles, par la biopolice et l'arrogance des riches, par la consommation galopante de notre imaginaire, sa colonisation par les forces sombres de la publicité, par le cynisme répandu comme confiture, par la tristesse du béton, moi qui suis là, dans cette vie, affalé sur le toit du monde, à attendre que quelque chose se passe, juste quelque chose...

    ...-on se choisit la vie qu'on veut, personne ne peut vous l'imposer, en tout cas pas dans mon siècle-...
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  • Par eterlutisse, le 17 avril 2008

    On se construit sur soi-même, nous sommes nos propres chantiers, nos tracteurs et nos grues. Nous sommes le plan et le matériau. Nous n'avons pas le choix : nous sommes contremaître et ouvrier. Victimes de nos contraintes.

    Dieu est un résumé, une synthèse, mais moi, je cherche le cas particulier, le moment précis où ce que je suis ne peut être exprimé que par moi-même, et pour le communiquer, je dois hurler.
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