ISBN : 9782070132065
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Affaibli physiquement par l’âge et la maladie, François Cavanna n’a rien perdu de sa verve ni de son insolence. Il propose avec Lune de miel un tableau habilement composé de souvenirs, de réflexions et d’anecdotes.
Trois axes essentiels alternent au fil des chapi... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 23 avril 2012

    carre
    Lune de miel est un récit ou François Cavanna mèle anecdotes, souvenirs, coups de gueule et coups de blues. Car l'auteur doit composer avec un adversaire qui joue les sournois, il est atteint de la maladie de Parkinson. Et cette fameuse Lune de miel étant la période ou la maladie reste en sommeil. Cavanna n'a rien perdu de sa gouaille, de son humour, de sa jubilation à vivre pleinement malgré les années et la Miss Parkinson qui lui pourrit la vie. de sa période comme STO en Allemagne, de ces amours, de ces enfants, de ces potes, de l'aventure de Hara kiri et celle de Charlie Hebdo, jusqu'à sa rencontre avec une jeune lectrice devenue sa confidente, on rit, on s'émeut, on
    se passionne pour un homme fidèle à ces idéaux et terriblement touchant. Un vrai bonheur de lecture car qu'est ce qu'il écrit bien le bougre. Et comme, il le dit lui même "S'il est une chose dont je suis certain, c'est que personne ne s'impatiente de l'autre côté" espérons qu'il soit entendu encore pour quelques années. Merci Monsieur Cavanna pour ce magnifique moment passé avec vous.
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    • Livres 3.00/5
    Par kanterror, le 17 avril 2011

    kanterror
    Pas le meilleur Cavanna, c'est certain. Mais un Cavanna qui mérite lecture quand on s'intéresse un peu au bonhomme. Il est bien loin le temps des "Ritals", et là, l'écrivain ne joue plus et assume (doit assumer) son désormais grand âge (87 ans) et foutue(s) maladie(s) (Parkinson en tête, qui traverse tout le bouquin, jusqu'à lui donner un titre, au bouquin - Lune de miel). le livre consiste en un recueil d'anecdotes, très courtes, parfois excellentes (les toujours truculentes histoires de Nogent sur Marne, et les tragi-comiques souvenirs du STO et de Maria), parfois plus dispensables. Cavanna ronge son frein, se répète, mais ca se lit tout seul. Mieux vaut ne pas découvrir l'univers de l'auteur par ce livre, mais il complète très élégamment sa bibliographie. Mention spéciale à la fin du livre et aux éclaircissements rageurs et aigres sur l'affaire Siné et la figure de Val le mégalo.
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    • Livres 5.00/5
    Par Ponna, le 15 août 2011

    Ponna
    Je lis Cavanna depuis longtemps: ses chroniques et surtout, sa saga personnelle (je n'ai pas lu la période "historique")..
    Atteint de "Miss Parkinson", il se penche, dans le désordre, sur ses amours, son parcours professionnel, la guerre déjà évoquée, ainsi que sur ses amis.
    Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, vous découvrirez une voix et une vie extraordinaire, avec humilité: c'est ce qui rend Cavanna si attachant.
    Les pages sur l'histoire de Charlie et d'Hara Kiri sont bouleversantes: Phillipe Val n'est pas épargné et c'est tant mieux!
    Les livres de Cavanna sont en première place dans ma bibliothèque, il suffit de quelques pages au hasard pour me combler;celUi-ci s'ajoutera aux autres.
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 09 juillet 2011
    Lune de Miel est le récit d'une vie riche, mouvementée, belle, compliquée, qui aurait pu être mieux à certains aspects, une vie quoi ! […] Avec la maladie, Cavanna vit la plus douloureuse des histoires d'amour.
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par kanterror, le 17 avril 2011

    "POUR LA FRANCE"

    Je devais avoir pas plus de dix ans quand ils se sont mis à nous emmerder vraiment. Les Pouvoirs Publics. Nous, les Ritals. Voyez-vous, c’était la Crise. Il y a toujours une crise. Plus ou moins. Celle-là, c’était la Crise avec la majuscule. Partout. La planète s’était arrêtée de tourner. Faute aux Ricains, paraît. Ils avaient encore joué aux cons. Total… Les usines débauchaient, les chantiers restaient une patte en l’air, les grues rouillaient, ramollissaient et finissaient par se casser la gueule en s’affaissant comme des merdes, avec le petit bonhomme qui roupillait là-haut dans la cabine.

    Plus de travail. Seuls les bistrots tenaient le coup. Fallait bien qu’il y ait un endroit pour se réunir et gémir sur la vacherie des temps. À croum, bien sûr. Les ardoises s’allongeaient sur la glace derrière le comptoir. On paierait quand les beaux jours à se crever le cul seraient revenus. Remarquez, il y en a qui y ont tout paumé et ont mangé le rideau de fer. Plus par vengeance que par malhonnêteté. L’ouvrier ne peut pas s’en prendre au patron, encore moins au gouvernement, alors il se venge sur ce qu’il a à portée, sur le gentil troquet qui lui a fait confiance, le con.

    Quand on a des ouvriers étrangers et des français, et qu’il faut en mettre la moitié dehors, qu’est-ce qui reste? Pince-moi! T’as tout compris. Et quand un étranger pauvre se trouve sans travail sur le sol de France, on lui fi le un permis provisoire et on lui dit: «Quinze jours. T’as quinze jours pour retourner dans ton bled de merde, et crois pas qu’on va te payer le train.»

    Ça s’arrangeait pas. Même, ça empirait. Il paraît qu’à New York on balançait les banquiers par les fenêtres. Du centième étage, si ça se trouve. À Paris, c’est les maçons qu’on voulait foutre à l’eau. À cette époque, tout ce qui était dans le bâtiment était étranger, et tout ce qui était étranger était rital. Valait mieux pas trop se montrer, vu qu’une gueule de Rital, ça fait peut-être moins tache qu’une tronche de Banania, mais ça se repère quand même au premier coup d’œil malveillant. Tous les coups d’œil étaient malveillants, il y a des époques comme ça.

    *

    Les deux Dominique, les patrons, avaient maintenu vaille que vaille l’entreprise. Arriva quand même le samedi noir où papa ramena sa dernière paye. Suivit le lundi, le premier lundi depuis qu’il tenait sur ses jambes où il n’alla pas au boulot. Et ce fut le chômage. La honte du chômage. J’ai vu papa, perdu dans la queue des sans-travail, baissant le nez, ne sachant où se cacher.

    Le bureau du chômage se trouvait dans le commissariat. La queue tournait tout autour de la cour et continuait sur le trottoir de la Grande-Rue, ça gênait l’abord des boutiques, les commerçants faisaient la gueule mais n’osaient pas trop gronder, le journal leur avait expliqué que c’était partout pareil, que c’était vraiment très triste, une espèce de malheur national. Certains ajoutaient «Pas pour tout le monde» et parlaient de Juifs. Je comprenais pas tout.

    Là-dessus, on reçoit une lettre avec «République Française» sur l’enveloppe et la tête de Marianne. Maman n’osait pas l’ouvrir. Elle disait: «Je sens que c’est du pas bon.» Et en effet.

    C’est moi qui l’ai lue, la lettre. Maman n’osait pas. Papa ne savait pas. «Vous êtes prié de vous présenter à la Préfecture de Police, service des travailleurs étrangers, bureau tant et tant.» Il y avait en plus un coup de tampon tout de travers, à moitié mal tamponné, qui ordonnait: «Muni de votre carte d’identité.»

    J’ai prévenu à l’école que je viendrais pas ce jour-là, j’ai pris papa par la main, sa grosse main qu’on aurait crue toujours encroûtée de ciment, et nous voilà partis. Maman pleurait comme si on partait pour la guerre.

    On a pris le métro au château de Vincennes. Je lâchais pas la main de papa, je la tenais serrée-serrée, pas que je le perde. Dans le métro sans savoir lire, sans connaître Paris, sans presque savoir parler… la terreur. Déjà la bousculade pour monter… Nous étions debout, peur qu’arrivés à Châtelet on ne parvienne pas à se lever assez vite et à descendre à temps. Je vis que papa marmonnait en comptant sur les doigts de sa main, celle que je ne tenais pas. Je lui ai demandé. Il m’a dit: « Je le sais qu’il est dix stations jusqu’à c’te Châtelet où qu’on descende nous. Allora, je fas le compte. Ecco.»

    Au Châtelet, il y avait la correspondance pour Cité. Mais j’ai regardé la carte et j’ai vu que c’est tout près, juste à côté. On a trouvé la sortie et on est allés à la préfecture à pied.

    La queue faisait tout le tour de la cour de la préfecture, qui est une cour vraiment immense, et puis elle passait sous le porche et continuait en s’enroulant autour de la place devant Notre-Dame, qui s’appelle le parvis. À l’école on m’avait expliqué que Notre-Dame avait été reconstruite presque à partir de zéro par un nommé Viollet-le-Duc, qu’il fallait beaucoup admirer cette merveille, surtout les sculptures du Moyen Âge, et moi, justement, je venais à peine de lire Notre-Dame de Paris, qui est de Victor Hugo, je regardais de tous mes yeux, je voyais très bien les gargouilles, tout là-haut, j’imaginais Quasimodo, et la belle fille, j’ai oublié son nom, amoureuse d’un con comme souvent les filles, et j’aurais voulu raconter tout ça à papa, juste là devant Notre-Dame, mais papa n’avait pas la tête à ça, je le voyais bien.

    On y a passé la journée. À six heures du soir, on avait tout juste atteint l’entrée du porche. Des flics sont venus, ils ont dit: «On ferme. Vous reviendrez demain.»

    Bon. On a fini par se retrouver devant un comptoir, papa et moi, avec derrière un mec pas commode. Il portait des espèces de manchons noirs pour pas user ses manches de veste sur le bois de la table. Il posait des questions, je voyais bien qu’il cherchait à nous baiser, mais je faisais gaffe. «Oui», «Non», «Je sais pas.» Il regardait papa, l’air de dire: «Vous êtes d’accord?»,

    papa faisait: «Vi, Messieur.» Le type a fini par donner son coup de tampon, comme à regret. On s’en était sortis. Pour cette fois…

    Papa avait un atout: son fils né français. J’avais le droit d’opter à vingt et un ans. Ça jouait. Mais où maman l’a trouvée mauvaise, c’est quand elle a appris qu’elle était devenue italienne par son mariage. Elle aurait pu rester française, elle ne savait pas…

    *

    [...]

    Enfin, il est arrivé, le décret ! Il faisait de papa un Français de plein droit, rétablissait maman «dans la nationalité française» et me confirmait dans la mienne. [...]

    Entre-temps, la guerre avait éclaté.

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  • Par kanterror, le 17 avril 2011

    "UNE SALOPE INFAME"

    C'était donc ça, ce léger - si léger ! - tremblement de la main? Cette écriture qui, du jour au lendemain, s'est mise à foutre le camp dans toutes les directions? Cette irréelle sensation de flou dans la démarche, de ralenti dans les gestes? J'ai demandé au neurologue :
    « C'est certain? Je veux dire: absolument?
    - Oh, pour ça, absolument. Vous ne présentez pas tous les symptômes, mais ceux que vous avez sont concluants.»

    Très content de lui. Brave homme, au fond, il minimisa:
    « Vous avez de la chance.
    - Ah, ouais?
    - Vous auriez pu, du premier coup, présenter des symptômes très marqués. Vous ne vous en tirez pas trop mal, surtout étant donné votre âge.
    - Qu'est-ce qu'il a, mon âge?
    - Eh bien, généralement, les symptômes apparaissent plus tôt. Si bien que, parvenus à votre âge, les patients sont beaucoup plus, si j'ose dire, «avancés» que vous.
    - Vous voulez dire que ça va s'aggraver?»

    Il eut un geste de regret, puis cet apaisement:
    « Chez vous, ça a l'air de suivre un rythme très lent.
    - Mais toujours du côté de tant-pis?»

    Il s'excusa au nom de la science:
    « On y travaille activement. Mais, jusqu'ici, on n'a trouvé que des palliatifs.
    - C'est-à-dire?
    - On agit sur les symptômes. On a pu synthétiser la molécule qui fait défaut et on la fournit à l'organisme.
    - Mais c'est merveilleux ! Et ça fonctionne?»

    Le docteur hésita, me jaugea, décida d'être franc:
    « Un certain temps. Ensuite, il faut augmenter les doses.
    - Indéfiniment? Jusqu'où?
    - Je serai là. Je ne vous abandonnerai pas. Et puis, la science progresse, vous savez.»

    *

    J'ai bouquiné tout ce que j'ai pu trouver sur la question. J'en ai parlé. Les gens reçoivent ça avec un air d'en avoir deux. C'est pas de la maladie « honteuse » - y a-t-il encore des maladies honteuses? - mais son nom répand, sinon la terreur, du moins la méfiance. Ca se passe dans le cerveau, cette horreur. C'est plus ou moins un truc de cinglés, ou pas bien loin. La proximité sémantique d'alzheimer n'arrange rien. Ceux qu'ont lu des magazines vous disent, sincères:
    «Heureusement, c'est pas l'alzheimer. C'est pas drôle non plus, mais au moins on garde sa lucidité jusqu'au bout.»

    Dès qu’est prononcé le mot «Parkinson», le mot «Alzheimer» n’est pas loin de montrer le bout de son nez. Et toujours s’épanouit la charitable comparaison qui débouche sur la constatation qu’il vaut mieux souffrir et n’être plus maître de ses mouvements mais garder l’intégrité de sa lucidité — sous-entendu «de son intelligence», mais on est modeste —, plutôt que sombrer dans l’état de légume, béat, peut-être, mais tellement dégradant. Et de plaindre le pauvre légume dans son inconscience grignoteuse et sa descente vertigineuse aux enfers de l’inexistant puisque non pensant.

    Derrière tout ça perce la trouille, non pas d'être un jour alzheimer soi-même, mais d'hériter d'un légume, et de sa petite voiture, et du caca qu'il faut nettoyer après avoir forcé le légume à l'ingurgiter par l'autre bout. « Ils ont bien du courage. Moi, je sais pas ce que je ferais à leur place.» Tu ferais comme eux, Ducon, si t'as pas les moyens de payer une aide ou un placement en maison « médicalisée ». Et tu charmerais tes putains de jours en imaginant comment tu t'y prendrais pour empoisonner le vieux - ou la vieille comme dans les polars, mais sans te faire prendre, cela va de soi. Me voilà donc parkinsonien «pas trop gravement atteint». Bon. Après tout, ça ne se voit pas sur la figure. Du moins tant que les oreilles ne se mettent pas à trembloter.

    Ca ne se voit peut-être pas, mais ça fatigue. Je me demandais depuis quelque temps pourquoi, après une bonne nuit, je me réveillais plus las que je ne m'étais couché. Eh bien voilà, je sais: Parkinson. Ce sera la réponse à des tas d'événements mystérieux, presque toujours douloureux ou, du moins, désagréables, qui s'étaient fait leur nid dans un peu tous les replis de mon anatomie. Je traîne cette meute accrochée à la putain de carcasse, crispé sur l’idée qu’il ne faut pas que ça se voie, veillant tout à la fois à ne pas traîner les pieds — impossible d’y fixer son attention pendant plus de quelques secondes —, à ne pas laisser le dos se voûter — mais une vertèbre cassée et mal ressoudée s’y oppose formellement —, à ne pas déporter vers la gauche quand je me figure aller bien droit devant moi, à ne pas bafouiller…

    Bafouiller. Un des cadeaux surprises de miss Parkinson. On veut prononcer un certain mot. On n’y arrive pas. Vite, on improvise, on attrape par la queue ce qui nous passe par la tête, un mot qui signifie presque la même chose, pas tout à fait cependant, ça vous donne l’air à côté de vos pompes, les gens se regardent, de vous ils n’attendaient pas ça… Ajoutez, dans mon cas, une voix éteinte, épuisée, alors que je crois parler haut et fort.

    Le pire, c'est l'écriture. Vous n'imaginez pas ce que m'a coûté d'efforts ce que vous lisez en ce moment. Ma main ne m'obéit plus. Ce n'est pas tellement qu'elle tremble, ça elle le fait rarement et pas longtemps. Mais elle n'en veut faire qu'à sa guise. J'avais une grande écriture, rapide et très régulière, mon principal souci, quand j'écris, étant d'être compris au premier regard. Si je la laisse faire, ma main, elle tend à griffonner des signes minuscules, lilliputiens, quasi invisibles sur le papier. Ca, c'est les bons jours. Il y a les autres, les plus nombreux, où la rebelle refuse de tracer la moindre lettre identifiable, la salope. Jours de détresse.

    *

    [ ... ]

    Je dis, comme tout le monde, «un» parkinson. J'ai tort. Ce n'est pas un mec. Un mec ne pourrait pas être aussi méchant. Pas de cette manière, en tout cas. Au vrai, c'est une salope infâme, une sorcière aux yeux d'or, une cannibale qui suce les petits os, une de ces larves qui laissent la peau intacte et rose, et qui dévorent tout l'intérieur. Tout ce que vous voudrez, mais au féminin. Miss Parkinson. Pour la vie.

    Traitement? Y en a pas. Enfin, si, du palliatif. Le cerveau perd ses légumes, on les remplace tant bien que mal par de l'artificiel. Ca retarde l'échéance.

    Au fait, c'est quoi, l'échéance? Légume? Cinglé? Paralytique? Pas moyen d'avoir une réponse nette. J'ai vu un académicien, une fois, sur un fauteuil, oublié dans un coin. C'était ça. Ca bavait. Ca tremblotait des badigoinces. Derrière le fauteuil, une jeune fille, un mouchoir à la main. Bon. Regarde-le bien... Oh, et puis, merde, ce putain de chapitre, on va pas se le finir dans la tristesse et l'amertume! Champagne, jeune fille, et que ça saute. Et tous ensemble entonnons:

    « Il est des nôtres!
    Il a bu son verre comme les autres !»
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  • Par carre, le 23 avril 2012

    Derrière tout ça perce la trouille, non pas d'être un jour alzheimer soi-même, mais d'hériter d'un légume, et de sa petite voiture, et du caca qu'il faut nettoyer après avoir forcé le légume à l'ingurgiter par l'autre bout. « Ils ont bien du courage. Moi, je sais pas ce que je ferais à leur place.» Tu ferais comme eux, Ducon, si t'as pas les moyens de payer une aide ou un placement en maison « médicalisée ».
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