Par Louis-Ferdinand Céline , Jacques Tardi , Tardi , Agnès Verlet

Note moyenne : 4.31/5 (sur 181 notes)
Gallimard 1972
ISBN : 2070360288  
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Roman picaresque, roman d'initiation, Voyage au bout de la nuit, signé Louis-Ferdinand Céline, Louis Destouches de son vrai nom, a été récompensé par le prix Renaudot en 1932. À la suite d'un défilé militaire, Ferdinand Bardamu s'engage dans un régiment. Plongé dans la Grande Guerre, il fait l'expérience de l'horreur et rencontre Robinson, qu'il retrouvera tout au long de ses aventures. Blessé, rapatrié, il vit le conflit depuis l'arrière, partagé entre les conquêtes féminines et les crises de folie. Réformé, il s'embarque pour l'Afrique, travaille dans une compagnie coloniale. Malade, il gagne les États-Unis, rencontre Molly, prostituée au grand coeur à Detroit tandis qu'il est ouvrier à la chaîne. De retour en France, médecin, installé dans un dispensaire de banlieue, il est confronté au tout-venant sordide de la misère, en même temps qu'il rencontre ici et là des êtres sublimes de générosité, de délicatesse infinie, "une gaieté pour l'univers"... Épopée antimilitariste, anticolonialiste et anticapitaliste, somme de toutes les expériences de l'auteur, Voyage au bout de la nuit est peuplé de pauvres hères brinquebalés dans un monde où l'horreur le dispute à l'absurde. Mais au bout de cette nuit, le voyage ne manque ni de drôlerie, ni de personnages fringants, de beautés féminines "en route pour l'infini". Texte essentiel de la littérature du XXe siècle, il est émaillé d'aphorismes cinglants, dynamité par des expressions familières, argotiques, et un éclatement de la syntaxe qui a fait la réputation de Céline. --Céline Darner

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Critiques et avis sur Voyage au bout de la nuit


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    • Livres 5.00/5
    Par gwendal845, 2007-08-16 22:43:47

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    Pérégrination d'un homme français durant l'entre deux guerres. Un style un peu déroutant au début, des phrases longues mais finalement sublime. Une vision très noire de l'humanité, souvent très juste. Sublime!
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    • Livres 5.00/5
    Par wictoria, 2009-03-15 15:52:05

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    Survivant d'une guerre absurde, un homme, Ferdinand Bardamu, recherche dans le monde une chose capable de le réconcilier avec la nature humaine. De l'Europe à l'Afrique, puis l'Amérique, et de retour en France, il ne trouve rien de tout cela. L'amour même lui échappe à maintes occasions. Devenu médecin pour se donner une certaine conscience d'être, il affronte encore le déni de bonheur et poursuit sa vie en "marge" des autres, comme un obervateur.

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    Lien : http://monbiblioblog.blogspot.com/2009/01/voyage-au-bout-de-la-nuit...
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    • Livres 3.00/5
    Par Carotte, 2008-06-03 19:56:23

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    Dur à lire, il faut s'accrocher. Le roman est noir et acerbe, l'écriture incisive et ultra efficace. Dans chaque page de ce livre on pourrait sortir une citation sur la vie ou la guerre ou la misère. Déprimés abstinez-vous pour l'instant mais reservez le pour plus tard, il vaut le coup.
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    • Livres 5.00/5
    Par mike417, 2008-05-16 11:46:26

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    mon premier "Pléiade". Génial, autant le contenant que le contenu!
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    • Livres 5.00/5
    Par carpenter, 2007-07-18 22:34:36

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    paludisme en poche
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Citations et extraits de Voyage au bout de la nuit


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  • Par clem, 2009-02-20 13:27:12

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    Le train est entré en gare. Je n'étais plus très sûr de mon aventure quand j'ai vu lamachine. Je l'ai embrassé Molly avec tout ce que j'avais encore de courage dans la carcasse. J'avais de la peine, de la vraie, pour une fois, pour tout le monde, pour moi, pour elle, pour tous les hommes.
    C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.
    Des années ont passé depuis ce départ et puis des années encore... J'ai écrit souvent à Detroit et puis ailleurs à toutes les adresses dont je me souvenais et où l'on pouvait la connaître, la suivre Molly. Jamais je n'ai reçu de réponse.
    La Maison est fermée à présent. C'est tout ce que j'ai pu savoir. Bonne, admirable Molly, je veux si elle peut encore me lire, qu'elle sache bien que je n'ai pas changé pour elle, que je l'aime encore et toujours, à ma manière, qu'elle peut venir ici quand elle voudra partager mon pain et ma furtive destinée. Si elle n'est plus belle, eh bien tant pis! Nous nous arrangerons! J'ai gardé tant de beauté d'elle en moi et pour au moins vingt ans encore, le temps d'en finir.
    Pour la quitter il m'a fallu certes bien de la folie et d'une sale et froide espèce. Tout de même, j'ai défendu mon âme jusqu'à présent et si la mort, demain, venait me prendre, je ne serais pas, j'en suis certain, jamais tout à fait aussi froid, vilain, aussi lourd que les autres, tant de gentillesse et de rêve Molly m'avait fait cadeau dans le cours de ces quelques mois d'Amérique.
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  • Par wictoria, 2009-03-15 15:50:16

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    Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l'indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes en la guerre venue. S'ils se mettent à penser à vous, c'est à votre torture qu'ils songent aussitôt les autres, et rien qu'à ça. On ne les intéresse que saignants les salauds ! Princhard à cet égard avait eu bien raison. Dans l'imminence de l'abattoir, on ne spécule plus beaucoup sur les choses de son avenir, on ne pense guère qu'à s'aimer pendant les jours qui vous restent puisque c'est le seul moyen d'oublier son corps un peu, qu'on va vous écorcher bientôt du haut en bas.
    Comme elle me fuyait Musyne, je me prenais pour un idéaliste, c'est ainsi qu'on appelle ses propres petits instincts habillés en grands mots.
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  • Par Hjartao, 2008-12-29 14:17:07

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    L'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches.
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  • Par loic, 2007-08-02 11:12:38

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    "Le pire, c'est qu'on se demande comment le lendemain on trouvera assez de forces pour continuer à faire ce qu'on a fait la veille ? Ou on trouvera la force pour ces démarches imbéciles, ces milles projets qui n'aboutissent à rien, ces tentatives pour sortir de l'accablante nécessité, tentatives qui toujours avortent et toutes pour aller se convaincre une fois de plus que le destin est insurmontable, qu'il faut retomber en bas de la muraille chaque soir, sous l'angoisse de ce lendemain toujours plus précaire, toujours plus sordide ?... C'est l'age aussi qui vient peut-être et nous menace du pire... On n'a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie..."
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  • Par Storm, 2009-07-03 09:34:03

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    Tout ce qui est intéressant se passe dans l'ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes.
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