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ISBN : 2354502117
Éditeur : Nouvel Angle éditions (07/06/2012)

Note moyenne : 4.28/5 (sur 36 notes)
Résumé :
« Cher Elias,

Si tu viens à trouver ces feuillets, c’est que les choses ne se sont pas exactement déroulées comme nous le pensions.

Il est important que je consigne quelque part les faits qui te concernent, car la probabilité est grande que ta mémoire soit altérée au moment où tu découvriras ces pages.

Ce sont des souvenirs du passé et du présent, mais aussi des souvenirs du futur. Si je te les écris, c’est qu’ils sont es... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
01 avril 2014
Mais quel plaisir, je viens de passer le meilleur moment de cette saga, je crois, mais il me reste encore Omega à lire, donc le bilan définitif se fera plus tard.
Comment vous faire comprendre mes sensation après la lecture de ce cavalier pâle: Elias.
Il est vraiment à l'opposer des autres cavaliers. Il est bon, gentil, et c'est son problème d'ailleurs, il ne peut pas accomplir ce pourquoi il est sur cette terre, il faut qu'il change.
Il détient un pouvoir qui de prima abord, apparaît comme fabuleux, mais la réalité n'ai pas si rose que ça.
Il a en commun avec les cavaliers rouge et noir, le fait qu'il aime une personne par dessus tout, d'un amour qui est ici, pur et d'une beauté à toutes épreuves.
Mais je ne vous en dit pas plus sur ce personnage que j'ai trouvé extraordinaire.
Comme chaque cavalier il faut le découvrir par soi même.
Concernant l'écriture de l'auteure, je suis toujours autant bluffée, c'est rondement mené, tout s'emboîte, on peut faire des petits recoupements avec les autres cavaliers et leur entourage, et là on se dit "mais oui, bien sûr"
Ce tome 4 nous amène de façon magistrale au cinquième et dernier tome de la saga "Oméga", et j'avoue que c'est avec une certaine effervescence que je m'empresse de terminer cette critique afin de pouvoir connaître le grand final et le fin mot de l'histoire.

Lien : http://livresque78.over-blog..
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Archessia
28 juin 2012
Je ne saurais vraiment pas expliquer pourquoi, mais dès Alice, quand on avait les visuels des couvertures à venir et que l'on connaissait les descriptions des quatre Cavaliers, je sentais qu'avec Elias, ça serait particulier.
Je ne trouve pas les mots pour l'expliquer correctement, juste une sentiment, une impression diffuse qu'Elias serait "mon" Cavalier.
Cette lecture n'a fait que confirmer tout ça, faisant de celle-ci sûrement la plus extraordinaire, mais également la plus douloureuse.

"L'être humain n'est qu'un nostalgique en puissance qui a juste oublié qu'il n'était pas plus heureux, avant. [...] La pression est telle que, à peine sortis de l'enfance, on rêve d'y retourner, de s'y lover, s'y nicher. S'y emmurer. La nostalgie touche les gens de plus en plus tôt. Si quelqu'un te déclare un jour n'avoir jamais rêvé de remonter le temps pour corriger, rectifier, modifier quelque chose, tu auras devant toi un menteur. Tout être souhaite pouvoir avoir le choix. À nouveau."

Elias est le Cavalier Pâle. Il le sait depuis toujours. La maladie n'a aucun effet sur lui, et la moindre égratignure se referme immédiatement.
Par contre, tous ceux qu'il touche se voient souffrir d'une affection ou l'autre, et meurt prématurément. Il est la maladie, la fièvre, le cancer, le pus, la pourriture des tissus.
Comment un enfant peut vivre avec un tel "don" ? Comment grandir et s'épanouir quand on ne peut toucher personne sans risques, même pas sa propre mère ?
Cette particularité s'accompagne d'un autre cadeau (des Cieux, de la nature, qu'importe) : le voyage dans le temps.
C'est grâce à ça, et à quelques essais et allers-retours, qu'il se retrouve à écrire un journal pour un futur lui. Pour le prévenir, pour se prévenir des risques, des dangers se tramant autour de lui.
Car parfois, il y a pire que de devoir préparer l'Apocalypse.

"Tu ne sentiras jamais le frisson sur la peau de quelqu'un grisé par ta main. Tu ne devineras pas sa timidité en sentant sa paume devenir moite contre la tienne. Tu ne pourras jamais vivre ton premier baiser parce qu'il serait fatalement le dernier pour l'être aimé. Tu ne connaîtras pas les plaisirs de la chair puisque cela ferait de toi un assassin. Est-ce qu'il y a pire perspective ? Je ne crois pas."

Bon sang, dire que je croyais avoir un peu fais le tour des émotions avec cette série, j'étais loin de mes surprises.
Comme je l'ai dis au début, j'étais persuadée qu'avec Elias, il y aurait quelque chose en plus. Je ne sais pas pourquoi, mais rien qu'à voir la couverture et à en lire le quatrième, j'avais le coeur serré et une boule dans la gorge.
Bon, pour vous résumer : j'ai pleuré quasi tout au long de ma lecture.
Elle fut dure, laborieuse, douloureuse, presque physiquement, tellement chaque nouvelle émotion était comme un pieu enfoncé dans mon coeur, dans mon ventre.
Elias, c'est la mélancolie à l'état brut, dans le sens médical du terme. C'est complètement hallucinant la façon dont l'auteur arrive à nous la faire partager, à rendre toutes ces émotions si vivaces, si réelles, palpables.
Je ne crois pas que ça soit possible de rester de marbre en lisant ce tome. C'était déjà vraiment peu probable avec les précédents, mais on atteint ici une sorte de paroxysme dans les émotions et dans la promiscuité avec le narrateur.

D'ailleurs, on sent comme un changement de cap, il y a certaines différences avec les autres Cavaliers qui rendent celui-ci si particulier.
Déjà, la narration. C'est Elias qui se parle à lui-même, en quelque sorte. Ou du moins, à une autre copie de lui. Il passe par un journal, où il retranscrit ses souvenirs marquants l'amenant jusqu'au présent, le tout écrit à la deuxième personne du singulier.
Quelque peu déstabilisant au début, on se rend vite compte que c'est là une façon d'être au plus proche des pensées d'Elias.
On apprend à le connaître comme le Elias qui lit apprend à se connaître lui-même. Brillant.
Et alors que dans les autres volumes, on n'avait que quelques vagues signes des autres Cavaliers, ici les clins d'oeil prennent plus de place. Ils sont cités plusieurs fois et leur présence se fait de plus en plus sentir au fil des chapitres. D'ailleurs, la fin laisse présager un tome final explosif et des plus intense.

"On s'habitue à tout, même à l'hostilité, au silence agressif, aux regards dégoûtés. Y compris lorsque tout ça vient de son propre père."

Impossible de décrire Elias sans avoir lu ce livre. Il y a une telle richesse dans les émotions, c'est tout simplement incroyable. J'avais déjà du mal à écrire mes avis pour les Cavaliers précédents, car c'est dur de résumer en une chronique des livres d'une telle qualité.
Mais pour Elias, j'ai presque envie de baisser les bras, parce que peu importe ce que je pourrait écrire, ça n'effleurera jamais la grandeur du livre, je n'arriverais jamais à vous transmettre le douloureux bonheur que l'on éprouve pendant cette lecture.

Encore une fois, Eli Esseriam a réussis à me surprendre par la qualité de sa plume, toujours plus grande, toujours plus précieuse.
C'est dingue comme j'arrive encore à être émerveillée à ce point au bout de quatre livres. Mais franchement, il y a de quoi. Il n'y a pas beaucoup d'auteurs qui peuvent se vanter de faire éclater de rire un lecteur alors que la scène ne s'y prête pas, ou à le faire fondre en larmes alors qu'il ne s'y attendait absolument pas.
Certains passages sont d'une douleur telle qu'il me fallait suspendre ma lecture quelques instants, le temps que les sanglots s'espacent un peu.
Je suis tombée profondément amoureuse d'Elias, et je n'avais qu'une envie, c'est de le prendre dans mes bras, l'embrasser et lui souffler que ça ira, qu'il n'est plus seul, qu'il y arrivera.
C'est sûrement parce que je me suis reconnue dans pas mal de ses pensées, ou tout simplement dans ses regrets, ses idéaux. Mais en tout cas, c'est vraiment de lui dont je me suis sentie le plus proche.
Je pense que ça pourrait être le cas de pas mal de lecteurs, Elias étant un peu ce que l'adolescence a de plus écorchée, solitaire, désespérée et à fleur de peau.
C'est en tout cas un personnage d'une intensité jamais vue dans d'autres titres YA, qui choquera sans aucun doute mais qui, j'en suis certaine, saura également se faire aimer profondément.

"[...] À chaque fois que quelqu'un naît, c'est un univers complet qui apparaît avec lui ! Tout change, tout se réorganise et s'aménage en fonction de lui ! Autour de lui ! Et quand il disparaît, tout est à refaire en sens inverse ! Alors si, si, c'est la fin du monde !"

Rien qu'à reparcourir ce livre, à le feuilleter pour y trouver mes citations favorites, j'en ai les larmes aux yeux, la gorge serrée, en repensant à telle ou telle scène plus intense encore qu'une autre, à tel personnage extrêmement touchant, à tel émotion dont la richesse me suit quelques temps encore.
Vous en connaissez beaucoup, vous, des livres qui vous remue autant ? Pour l'instant, moi, je n'en connaîs que quatre ...
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Crunches
18 avril 2013
Après avoir suivi Max on rencontre Elias. Comment ne pas se dire qu'ils sont de parfaits opposés ? L'un est riche, égocentrique tandis que l'autre est généreux et compatissant
L'un est sûr de lui tandis que l'autre est timide, renfermé sur lui-même
L'un est un beau parleur tandis que l'autre bégaie
L'un a beaucoup d'amis, mais ne connait pas l'amour d'une mère tandis que l'autre n'a que deux amis et baigne dans un amour maternelle inconditionnel et qui semble éternel...
Pourtant, ils se ressemblent. Pas juste parce qu'ils sont des Cavaliers de l'Apocalypse et que de leur décision dépend notre avenir, mais parce que l'un et l'autre sont terriblement seuls et n'acceptent pas d'emblée leur condition de Cavalier. Ils voudraient pouvoir n'être personne. Quelqu'un qui n'a rien à faire dans cette prophétie, quelqu'un qui peut juste être touché, aimé pour ce qu'il est.
Elias est un garçon timide, renfermé sur lui-même. Il évite le contact avec tout le monde, même sa propre mère. Même si ça lui fait mal. Avec son père, pas de souci, Daniel Land n'a jamais aimé son fils. Il le trouve bizarre. Après tout, il se rase la tête, porte des gants en permanence et surtout, s'isole dans sa bulle.
Tu ne sentiras jamais le frisson sur la peau de quelqu'un grisé par ta main. Tu ne devineras pas sa timidité en sentant sa paume devenir moite contre la tienne. Tu ne pourras jamais vivre ton premier baiser parce qu'il serait fatalement le dernier pour l'être aimé. Tu ne connaîtras pas les plaisirs de la chair puisque cela ferait de toi un assassin. Est-ce qu'il y a pire perspective ? Je ne crois pas.
le Cavalier Pâle ne peut pas toucher les êtres vivants. Sans quoi, il les conduit indubitablement vers la mort. Elias ne supporte pas ce fait. Il se sent perpétuellement coupable, se construit une forteresse pour se protéger des autres et surtout pour les protéger de lui.
Ce tome est celui qui m'a le plus touché. Même si Edo reste mon Cavalier préféré, Elias est celui qui m'a le plus remuée de l'intérieur. Comment ne pas éprouver des sentiments vis à vis de cet adolescent qui ne peut pas connaitre le plaisir ou le réconfort d'une main, d'une caresse ? Sa relation, si particulière avec sa mère est bien plus forte que celle d'Alice & son père, Edo & son frère ou Max & sa jumelle. Peut-être parce qu'il ne peut pas la vivre tactilement.... Mais j'avoue que plusieurs passages m'ont fait monter les larmes aux yeux.
Les personnages secondaires sont très intéressants, comme d'habitude. Néanmoins, certains sont bien plus présents et nous marquent plus que d'autres. C'est notamment le cas de la mère d'Elias. Cette infirmière est un tout qui nous semble important de conserver le plus longtemps possible.
Il y a des personnes qui prennent très vite une place importante dans notre vie, notre routine. On ne se souvient presque plus à quoi ça ressemblait, avant. On se demande comment on a pu vivre si longtemps sans eux. Ça nous semble improbable. Impossible même. Surtout, on ne s'imagine plus pouvoir se passer d'eux tant ils deviennent intrinsèquement liés et partie prenante de nos projets, notre vision de l'avenir.

Une des particularité de ce tome par rapport aux autres, c'est la narration. Jusqu'à présent, on suivait Le Cavalier et il nous montrait des morceaux de sa vie, à la fois des souvenirs et des événements présents. Mais dans ce tome, c'est Elias qui se livre des souvenirs à lui-même. Alors oui, au départ c'est un peu perturbant. Mais Elias contrôle non seulement les maladies, mais le Temps est en son pouvoir. Il peut le ralentir, l'accélerer ou bien, tout simplement le figer.... Elias peut également se promener dans le temps comme on se promène dans la rue.
Si quelqu'un te déclare un jour n'avoir jamais rêvé de remonter le temps pour corriger, rectifier, modifier quelque chose, tu auras devant toi un menteur. Tout être souhaite pouvoir avoir le choix. À nouveau.

Et c'est ainsi qu'il peut se rencontrer ou revivre des événements de son passé ou de celui de sa mère.... Alors on découvre les souvenirs d'un autre Elias, un qui a vécu, qui a trouvé les trois autres Cavaliers, qui a pris une décision avec eux.
Ce sont des souvenirs du passé et du présent, mais aussi des souvenirs du futur. Si je te les écris, c'est qu'ils sont essentiels. Ils définissent ton existence et expliquent qui tu es. N'en néglige aucun, ne méprise pas celui qui te paraîtra léger ou insignifiant.

Il est parfois difficile de s'y retrouver dans tous ces allers-retours dans les souvenirs d'Elias.1, mais chacun nous fait découvrir une facette de ce dernier Cavalier et le relie à un tout.... Il est quasiment impossible de lâcher ce livre tant on veut savoir ce qui va arriver, quelles vont être les décisions de cet Elias qui lit les feuillets laissés par Elias.1. Peu à peu on découvre non pas une mais plusieurs vies, plusieurs réactions, plusieurs révélations.
C'est juste grandiose et nous pousse à nous emparer du dernier tome, pour avoir - enfin - le fin mot de l'histoire.

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BlackKat
27 juillet 2015
Dernier tome de présentation avec le quatrième cavalier de l'Apocalypse: Elias.
Et non des moindres: la Mort, la pestilence, la maladie.
Tremblez alors!
Et pourtant, ce n'est pas la frayeur qui nous anime quand le lecteur aborde Elias.
Elias est le plus sensible et le plus humain des ados. Sa vie est même marquée de cette malédiction: il ne peut avoir aucun contact physique avec ce qui porte la vie. Un animal, un bébé, une plante, même ce joli foulard en soie autour de votre cou. Rien de rien. Il est voué à cette solitude qui le tient éloigné de toute existence alors qu'il entre ses mains la destinées de tous ces coeurs battants…
Ce tome est dans la droite lignée des trois précédents par sa qualité mais il a une valeur supplémentaire à mes yeux: c'est celui qui m'aura profondément ému, qui m'aura même tiré des larmes.
Parce que, de part sa nature de cavalier de la fin du Monde, Elias se trouve confronté à chaque seconde à sa nature d'humain, également. Un humain ayant envie de vivre et d'exister. Jusqu'au bout il cherchera, aspirera à faire le bien, à contrer son don.
Mais il est porteur de mort et sa première victime en sera sa maman. La seule et unique personne qu'il aime au delà de toute limite, inconditionnellement, avec laquelle il entretient le plus étroit des liens possibles. Celle qui lui a tout donné, jusque son souffle même. Cette relation exclusive et entière est magnifiquement racontée tout le long de ce roman, racontée et ressentie: ce sont autant de lumières et de coups de poignard dans le coeur… car sa maman est rongée par le cancer; parce qu'en donnant la vie à Elias, Elias lui a donné la mort. La beauté et la cruauté de cet amour entre ces deux êtres est percutante et remue les tripes.
Surtout quand cette affection est opposée au désamour, au mépris et au dégoût qu'éprouve son propre père envers lui.
Et son père n'est pas le seul à regarder Elias d'un mauvais oeil.
Elias fait figure de marginal aux yeux des jeunes de son âge, ne trouve l'amitié qu'auprès de deux personnes rejetées, une pour son poids, l'autre pour sa couleur. Et c'est une dénonciation de l'intolérance entre ados qui s'exprime ici, entre brimades, agressions verbales ou physiques. La jeunesse n'est pas un paradis pour tout le monde et Elias est en première ligne, le vouant encore plus sûrement à la solitude.
La plume de l'auteur est toujours aussi juste, incisive, efficace et addictive. Tout en nous confiant la vie de son personnage, Eli Esseriam n'en perd pourtant pas le fil de l'histoire principale qui relie ces quatre ados pour nous mener doucement vers l'apocalypse, avec quelques détails, l'intervention d'un individu ou un autre… La tension monte, mine de rien, car ces quatre-là vont bientôt être réunis.
A condition d'échapper à des adversaires redoutables aussi vieux que le Monde…
Les apôtres de l'infini apparaissent clairement dans ce tome. Ils sont à la recherche des quatre cavaliers pour les empêcher de provoquer la fin du monde… ils sont partout, même au sein de vos amis, de vos familles. Ils n'hésitent pas à tuer, torturer, à traquer…
Mais grâce à sa capacité de voyager dans le temps, Elias saura se tirer de certains mauvais pas.
Voyage dans le temps… thème très attirant et toujours un peu casse-gueule avec cette notion de continuum espace-temps qui bouscule le moindre détail du présent si le passé a été visité et changé. Un thème fascinant qui permet à Elias de s'enrichir à vitesse grand V de l'expérience des Elias des différentes époques. Car oui, il y a plusieurs Elias!
Car j'ai oublié de vous dire que la qualité de ce quatrième volet, si, perso, il tient aux émotions qu'il suscite, tient également dans le fait qu'un Elias du futur a tenu un journal de sa vie, de ses aventures et de ses erreurs, pour qu'il soit lu par notre Elias du présent. le héros se parle à lui-même en quelque sorte, ce qui diffère totalement des trois précédentes présentations. le lecteur n'est pas un témoin extérieur, nous sommes alors au coeur de son intime personnalité, au gré de ses pensées, de ses réflexions, de ses sentiments et de cette fatalité qui jette une ombre de tristesse permanente sur ses épaules.
La vie d'Elias n'est pas très heureuse et comment le serait-elle quand on porte le poids et la responsabilité de distribuer la mort autour de soi, en qualité de Cavalier pâle de l'Apocalypse, quand on est grand d'une sagesse précoce née des autres vies de ses « copies »?
Si l'humour, les situations cocasses et parfois une certaine légèreté sont toujours présents, je retiens surtout de ce livre les émotions puissantes, la douleur de certaines scènes, la gorge serrée par sa mélancolie et son extrême humanité. Des phrases d'une beauté presque poétique, d'une intensité quasi charnelle, d'une force riche et implacable.
Rares sont les auteurs qui possèdent ce talent si juste pour me tirer des larmes et là, ce fût la fontaine!
Demain, l'Apocalypse… le défi est de taille après ces quatre superbes rencontres!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Kamana
17 septembre 2012
Encore une réussite pour ce quatrième opus !
Le Cavalier Pâle est le synonyme de la maladie, de la mort. Il est le plus redouté des quatre. Un simple contact avec lui et notre vie s'amenuise déjà. Une étreinte plus poussée et c'est la fin assurée. Pourtant, au quotidien, Elias Land passe inaperçu, les gens ne s'attardant pas sur un gamin comme lui. Il n'est pas beau avec son physique chétif, son teint blafard. Son bégaiement sévère le pousse à se taire, le rendant encore plus étrange aux yeux des autres. Mal aimé, malmené à l'école, il se fera des amis parmi les exclus, les bannis, ceux avec qui il ne faut pas être vu. Ses amitiés-là seront fortes et précieuses. Mais tout son amour ira à sa mère, Iris, qui en le portant, en lui donnant la vie, a déjà condamné la sienne...
Ce tome est troublant, émouvant et suffocant aussi parfois. La mort est omniprésente. La maladie dans chaque page. Et pourtant, ce livre est d'une beauté inouïe. Elias est un être mortellement pur, généreux et bon. Cette dualité fait toute la magie et la force de ce personnage torturé mentalement.
Le plus étonnant avec ce quatrième tome est le récit lui-même : c'est Elias qui s'est écrit à lui-même. Notre Cavalier Pâle a la capacité de voyager dans le temps. C'est donc un lui du futur qui écrit à un autre lui plus jeune. Il espère ainsi, en quelque sorte, façonner un Elias parfait qui saura au moment opportun prendre les bonnes décisions. Nous lisons des Souvenirs d'un personnage plus âgé qui a échoué dans l'entreprise qui lui était assignée.
Cette trame choisie par l'auteur est tout a fait réussie et instaure une intimité très particulière entre le lecteur et Le Cavalier. C'est tout bonnement divin. En plus de cette complicité, on savoure la plume riche, pertinente, émouvante et drôle de Eli Esseriam qui a su combiner passages déchirants, attendrissants, puissants et pleins d'humour.
Alors que dans l'opus précédent, l'auteur nous présentait Maximilian, issu d'une famille qui a fleurté avec le nazisme, ici Elias est de descendance juive du côté paternel. Son grand-père est un rescapé des camps de la mort. Cette filiation, avec toute la tristesse et la douleur qui résulte de ce passé vient agrémenter le récit et donner une dimension plus sombre encore à l'histoire. C'est habilement bien amené, intelligemment bien construit. L'anecdote de la noix de coco et du grand-père d'Elias a elle seule m'a arrachée à la fois des larmes de tristesse et de joie.
On voit arriver aussi d'autres personnages, dont nous ignorions jusque-là l'existence : les Apôtres de l'infini. Tatoués du symbole huit couché, ils sont les ennemis des cavaliers. Mais n'en disons pas plus, à vous d'en apprendre plus en dévorant cette superbe série.
Au final, chaque tome est la présentation très intimiste de chaque Cavalier. On saura tout de leurs doutes, leurs envies, leurs peurs face à ce destin si tragique qui leur est donné. Chacun est fondamentalement différent mais se complète aussi. En finissant ce quatrième tome, nous n'avons qu'une envie, lire la suite. Oméga, le cinquième opus sortira chez votre libraire le 11 octobre 2012.
Lien : http://kamanaschronicles.blo..
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Citations & extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
ArchessiaArchessia28 juin 2012
L'être humain n'est qu'un nostalgique en puissance qui a juste oublié qu'il n'était pas plus heureux, avant. [...] La pression est telle que, à peine sortis de l'enfance, on rêve d'y retourner, de s'y lover, s'y nicher. S'y emmurer. La nostalgie touche les gens de plus en plus tôt. Si quelqu'un te déclare un jour n'avoir jamais rêvé de remonter le temps pour corriger, rectifier, modifier quelque chose, tu auras devant toi un menteur. Tout être souhaite pouvoir avoir le choix. À nouveau.
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BlackKatBlackKat03 août 2015
Je ne veux pas dire par là que les souffrances endurées étaient normales et justifiées. Loin de là. Je veux juste t’expliquer que nous avons tous un destin. Les épreuves que nous traversons, les douleurs que nous supportons et les pertes que nous essuyons ont une raison d’être. En les effaçant, juste comme ça, on supprime de la sagesse, de l’expérience, du mérite et de la dignité. On s’ampute de nos valeurs les plus constructrices. On s’abîme soi-même. Parfois ce que nous avons de plus sombre en nous est aussi ce que nous avons de plus beau.
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ArchessiaArchessia28 juin 2012
[...] À chaque fois que quelqu'un naît, c'est un univers complet qui apparaît avec lui ! Tout change, tout se réorganise et s'aménage en fonction de lui ! Autour de lui ! Et quand il disparaît, tout est à refaire en sens inverse ! Alors si, si, c'est la fin du monde !
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ArchessiaArchessia28 juin 2012
Tu ne sentiras jamais le frisson sur la peau de quelqu'un grisé par ta main. Tu ne devineras pas sa timidité en sentant sa paume devenir moite contre la tienne. Tu ne pourras jamais vivre ton premier baiser parce qu'il serait fatalement le dernier pour l'être aimé. Tu ne connaîtras pas les plaisirs de la chair puisque cela ferait de toi un assassin. Est-ce qu'il y a pire perspective ? Je ne crois pas.
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JustinsunriseJustinsunrise03 mars 2013
Il y a des personnes qui prennent très vite une place importante dans notre vie, notre routine. On ne se souvient presque plus à quoi ça ressemblait, avant. On se demande comment on a pu vivre si longtemps sans eux. Ça nous semble improbable. Impossible même. Surtout, on ne s'imagine plus pouvoir se passer d'eux tant ils deviennent intrinsèquement liés et partie prenante de nos projets, notre vision de l'avenir.
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