ISBN : 2749116384
Éditeur : Le Cherche midi (2010)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Une grande ville française. C'est Toulouse, ce pourrait être Marseille, Strasbourg, Bordeaux... Partout où les hommes vivent, s'aiment, se trahissent. Partout où ils meurent.
Et depuis quelques temps, on meurt beaucoup à Toulouse. Une quarantaine de crimes que ri... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par annesuc, le 26 juillet 2010

    annesuc
    Un polar français, plutôt très bon, qui se déroule dans la ville de Toulouse, ville que l'on ne qualifiera plus de "rose", après d'être plongé au cœur de ce roman policier, noir, thriller, cru et cruel, un roman plutôt glaçant, dont l'auteur mène l'intrigue tambour battant. Des personnages pas forcément très attachants, plutôt repoussants même (ils puent, ont des vices...), qu'ils s'agisse des policiers ou du tueur, des médecins ou des victimes. Point de compassion pour tous ces personnages qui nous ressemblent, même si nous le refusons, dans notre côté le moins "montrable" de notre vie privée et intime. Même si ce livre peut nous révulser parfois, il est très difficile de le lâcher.
    Autre chose, pour ma part, j'ai été subjuguée par la description que fait Eric Cherrière, de ce que l'on peut ressentir, enfant, dans son lit, quand on fermait les yeux dans le noir, des visions grotesques de visages et des sensations indescriptibles... Et lui, il l'a réussie, cette description... (cf. citation*)
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    • Livres 4.00/5
    Par cbougeau, le 05 juillet 2010

    cbougeau
    Un thriller au titre évocateur, un thriller noir, très noir, glauque, violent parfois insupportable.
    Toulouse la ville rose est frappée par une série de crimes, tous plus horribles les uns que les autres. Seul le capitaine Balési pense pouvoir faire le lien entre tous ces meurtres, 41 au total. Balési, un vieux flic pitbull sans scrupule aux méthodes parfois douteuses, est prêt à tout pour arrêter ce tueur. Jean, tueur minutieux, observe et consigne dans de vieux cahiers les habitudes et derniers jours de ses cibles.
    Le médecin légiste Richard, aux mœurs étranges " un homme bien surprenant". Et bien d'autres personnages encore qui vont être impliqués dans ce « Page Turner », un préfet carriériste, une douce et tendre traductrice et une bonne dizaine d'autres encore, parfois à l'esprit torturé, chacun reflet de notre société. En dire davantage serais préjudiciable à la lecture. Quelqu'un arrivera –t-il à le mettre hors d'état de nuire ?
    Difficile de dire que l'on aime ou que l'on n'aime pas une histoire aussi atroce ; les 300 premières pages sont fulgurante au rythme insoutenable au point de ne pas lâcher le livre, malheureusement le roman perd, petit à petit de son intensité. Bien écrit, parfois un peu cliché, Eric Cherrière provoque en permanence le lecteur. Quant à la fin, elle apparaît un peu expediée, elle n'a pas de saveur, pas le goût amer des 400 pages précédentes.
    Un premier roman prometteur à ne pas mettre entre toutes les mains.


    Lien : http://dunlivrelautre.blogspot.com/2010/07/je-ne-vous-aime-pas-deric..
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    • Livres 4.00/5
    Par Dup, le 03 février 2011

    Dup
    Un thriller efficace auquel on accroche dès les premières pages. Mais autant prévenir de suite: âmes sensibles, s'abstenir. C'est parfois gore, et cela ne me gène pas plus que ça, j'avoue, mais c'est aussi dur, très dur.
    Violent, sexuel et mélancolique dit l'éditeur, et c'est ma foi fort bien résumé en trois mots!
    la suite sur le blog

    Lien : http://bookenstock.blogspot.com/2010/08/je-ne-vous-aime-pas-de-eric-..
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    • Livres 4.00/5
    Par pimprenelle, le 29 juillet 2010

    pimprenelle
    Dès les premières pages, le ton est donné : le lecteur assiste à une scène bien étrange : Nous sommes en 1974, un petit garçon de deux ans se mutile le sexe jusqu'au sang dans un train devant des passagers atterés. En lui sommeille déjà une perversité qui ne cessera de grandir...

    Lien : http://carnets-de-lecture.over-blog.com/article-je-ne-vous-aime-pas-..
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Citations et extraits

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  • Par annesuc, le 26 juillet 2010

    *L'enfant a peur de la nuit car elle est invisible et qu'il s'y reflète. Il lui appartient. Il est la nuit et il la hait car elle le dérobe à lui même. Lorsque ses yeux se ferment, il ne dort pas. Malgré lui, il voit des choses tristes, auxquelles il ne prend aucun plaisir. [....] Lorsque l'enfant ferme les yeux, la nuit lui apporte des hommes aux proportions gigantesques, des têtes déformées, flasques, très grosses. [...] Il les voit mais il ne les entend pas. Il n'entend qu'un bourdonnement qui résonne et sature son tympan. Sa tête prend alors des dimensions énormes, elle devient lourde, si lourde qu'elle s'enfonce derrière son traversin, que tout tourne et se retourne. L'enfant est avalé par quelque chose sans fond, sans forme, pourtant de toutes les formes. Quelque chose de tranchant et de mou, de vide et de plein, de matériel et d'immatériel. Sale et gigantesque. Obscur. Une machine à organes qui n'aurait aucune utilité, une caverne béante, un trou noir. Une respiration humide, qui l'enveloppe et dévore son corps d'enfant. Écrase sa cage thoracique, la fouille, en retire la vie, puis l'y remet. Étire ses membres jusqu'à les disloquer, les mélange, puis pétrit les chairs pour leur faire prendre toutes les formes de l'univers.
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  • Par cbougeau, le 05 juillet 2010

    " Je remarque que je ne parle déjà plus de lui comme d’un individu mais comme d’un agrégat, un copier-coller, la composante d’une multitude. Une créature qui ne s’appartient plus mais qui appartient au groupe, non pas qu’elle s’est choisi, mais qui l’a choisie. À partir du moment où je ne vois plus l’individu mais le modèle qu’il s’évertue à être, je sais que je ne ferai plus marche arrière. Je sais que je tuerai. Je sais qu’il souffrira."
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