> Renaud Morin (Traducteur)

ISBN : 2226193952
Éditeur : Albin Michel (2009)


Note moyenne : 2.76/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres

Moi, Sam Pulsifer, je suis l'homme qui a accidentellement réduit en cendres la maison d'Emily Dickinson à Amherst, et qui, ce faisant, a tué deux personnes, crime pour lequel j'ai passé dix ans en prison. Il suffira sans doute de dire qu'a... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par LiliGalipette, le 19 avril 2012

    LiliGalipette
    À 18 ans, Sam Pulsifer a malencontreusement mis le feu à la maison d'Emily Dickinson, détruisant la bâtisse et tuant deux personnes. Après dix ans passés en prison, il retrouve ses parents qui ne veulent plus de lui. Il reprend alors ses études et rencontre Anne Marie. Leur mariage est sans nuages pendant huit ans. Jusqu'au jour où le fils des deux personnes mortes dans l'incendie se présente à la porte. Alors que Sam que a tout dissimulé de son passé d'incendiaire, de meurtrier et de prisonnier à sa femme et à ses proches, il est confronté avec violence à la vérité. Et voilà qu'un peu partout en Nouvelle-Angleterre, on s'amuse à mettre le feu à d'autres maisons d'écrivains. Cela a-t-il un lien avec toutes ces lettres que Sam a reçues et qui lui demandaient de réduire en cendres des maisons d'auteurs ? Et Sam est bien embêté quand d'anciens camarades de prison lui demandent son aide pour écrire un Guide de l'incendiaire des maisons d'écrivains en Nouvelle-Angleterre.
    Sam renoue avec ses parents et découvre certains secrets de famille très douloureux. Dans sa tête résonne sans cesse une voix qui lui demande « Quoi d'autre ? » Sam cherche un sens à son existence et une justification à ce qu'il fait. Alors que l'incendie de sa jeunesse n'était qu'un tragique accident, il le traîne comme un crime impardonnable et tout le monde semble lui en tenir rigueur. Personne ne semble disposé à lui pardonner. de plus, Sam se laisse vivre et ne se défend pas vraiment. Il est incapable de s'imposer et de laisser son passé derrière lui. En tentant de donner réparation à ceux qu'il a blessés, il ne fait qu'aggraver sa situation. « Comment sommes-nous censés reconnaître nos erreurs avant qu'elles ne deviennent des erreurs ? Où est le livre capable de nous enseigner cela ? » (p. 152)
    Le titre de ce roman était alléchant, mais j'ai été déçue par le contenu. Même si les noms d'Emily Dickinson, de Mark Twain ou d'Edith Wharton sont aguicheurs, ce roman ne tient pas ses promesses. Je suis profondément ennuyée à lire les errements de Sam Pulsifer, pathétique trentenaire qui s'embourbe dans ses erreurs. « Vous pouvez toujours compter sur un cafouilleur pour se croire unique en son genre, pour croire que son cafouillage est pareil à une empreinte digitale, qu'il n'appartient qu'à lui. La vérité, c'est que le monde est peuplé de cafouilleurs qui vous ressemblent en tous points, et se croire spécial n'est qu'un cafouillage de plus. » (p. 195) Voilà ce que je reproche à ce roman : mettre en scène un type minable qui accumule les bourdes. D'ordinaire, les antihéros me sont sympathiques pour ce qu'ils ont de désespéré. Sam Pulsifer n'est qu'un naze sans envergure parfaitement horripilant.
    Je reproche à ce roman des longueurs et des prétéritions trop fréquentes et artificielles. le tout manque de souplesse et de fluidité. Je n'ai pas vraiment apprécié le portrait de la famille américaine de classe moyenne : il ressemble à beaucoup d'autres et ne fait qu'accentuer le côté triste et déprimant de cette portion de la société. Voilà donc un texte qui ne me marquera pas longtemps et qui, je le regrette, m'a fait perdre mon temps.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Missbouquin, le 27 avril 2012

    Missbouquin
    “Moi, Sam Pulsifer, je suis l'homme qui a accidentellement réduit en cendres la maison d'Emily Dickinson à Amherst, et qui, ce faisant, a tué deux personnes, crime pour lequel j'ai passé dix ans en prison. Il suffira sans doute de dire qu'au Panthéon des grandes et sinistres tragédies qui ont frappé le Massachusetts il y a les Kennedy, les sorcières de Salem et puis il y a moi.”
    Ce sont les premières phrases de cet étrange roman, qui prend un peu parfois la forme d'un conte, à la fois satirique et moralisateur.
    Le personnage principal met donc le feu, par accident (de ces hasards qui régissent toute vie humaine) à une maison d'écrivain alors que le guide et son époux y vivent une nuit torride. Dix ans plus tard, Sam sort de prison, se marie, a des enfants et essaye d'oublier ce passé. Mais ce dernier va vite le rattraper, sous la forme du fils du couple tué lors de l'incendie. Et la vie de Sam bascule une seconde fois.
    Le mensonge est un des personnages principaux dans ce texte : Sam ment à sa famille, ses parents lui ont menti pendant des années, c'est un cercle vicieux dans lequel les personnages se perdent. Petit à petit, les faux-semblants de chacun sont dévoilés, mais le prix à payer est cher. “Les mensonges que vous racontez sont moins effrayants que la solitude qui vous attend si vous cessez de mentir.”
    La solitude occupe une place très importante également, et le rôle des livres dans la construction de l'homme : “Avec un livre à la main, ma mère aurait paru moins solitaire. Et c'était peut-être pour ça que les gens lisaient : non pour se sentir moins seuls, mais pour paraître moins seuls aux yeux des autres gens, et ainsi éviter d'être pris en pitié et avoir la paix.”
    Car toute cette histoire tourne autour des livres : c'est parce que la mère de Sam lui a raconté des histoires que ce dernier se trouve dans la maison d'écrivain le soir de l'incendie; ce sont les histoires qui sont responsables des meurtres; ce sont les histoires qui rendent les gens malheureux : pour preuve, pendant que Sam est en prison, il reçoit des dizaines de lettres lui demandant de brûler telle ou telle maison d'écrivain pour des raisons personnelles (parce qu'il déteste l'écrivain, parce que celui-ci l'a séparé de sa femme, etc.). le roman est donc parcouru de réflexions sur la force de la littérature, de la fiction, qui peut mener au pire. Car les livres sont loin de tout nous apprendre :
    “Comment sommes-nous censés reconnaître nos erreurs avant qu'elles ne deviennent des erreurs ? Où est le livre capable de nous enseigner cela ?”
    C'est ce que reprochent les gens aux écrivains : ne pas leur montrer la réalité, ou alors une fausse réalité, celle de la fiction (opinion à laquelle je n'adhère pas d'ailleurs ..)
    Contrairement à d'autres chroniques, je n'ai pas trouvé qu'il y avait des longueurs dans ce livre. Mais il est vrai qu'il lui manque quelque chose. Pourtant il y a de bons éléments : un titre prometteur, une histoire qui accroche. Et puis l'auteur se perd un peu, un peu cafouilleur, dans la vie de ce Sam, antihéros pathétique à qui l'on mettrait volontiers des claques toutes les 3 pages. Mais en même temps c'est Sam lui-même qui galère, qui s'embourbe dans son propre récit, dans sa propre histoire, et j'avoue qu'il m'a fait pitié, car c'est un homme moyen, qui n'a juste pas de chance, qui aspire au bonheur alors qu'il se retrouve ligoté dans ses propres mensonges.
    Peut-être ai-je été aussi particulièrement touché par cette voix dans sa tête qui lui demande : “quoi d'autre ?” et qui fait écho à certaines de mes propres réflexions.
    Au final c'est un récit complètement absurde, avec quelques situations savoureuses, d'autres très drôles, où prédomine un ton grinçant, et qui finalement ne finit bien pour personne. Difficile de dire s'il m'a réellement plu mais il est vrai que certaines réflexions ont eu une résonance chez moi, même si ce n'est pas le roman du siècle.
    En réalité je crois que les déceptions, presque unanimes des autres chroniqueurs, vient de ce qu'on s'attend à autre chose : à un roman sur la littérature, alors qu'en réalité c'est un roman sur le parcours d'un homme marqué par les mensonges de son enfance.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2012/04/27/le-guide-de-lincendia..
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    • Livres 3.00/5
    Par Deuzenn, le 13 août 2011

    Deuzenn
    Adolescent, Sam Pulsifer a malencontreusement incendié la maison de la poétesse Emily Dickinson, tuant deux personnes. Après dix ans passés en prison, Sam tente de refaire sa vie, mais son passé refuse de le laisser tranquille. Entre le fils de ses victimes, qui débarque chez lui, et les gens qui lui demandent de bien vouloir leur rendre service en incendiant une autre maison d'écrivain, Sam s'enferme dans des mensonges de plus en plus improbables. Jusqu'au jour où une maison d'écrivain part en fumée, et où Sam n'a d'autre choix pour se disculper que de mener l'enquête.
    Voici un roman grinçant, corrosif à souhait, sur les pouvoirs et les travers de la lecture. A travers cet itinéraire d'un "cafouilleur", Brock Clarke offre un hommage réjouissant aux plus grands écrivains américains. de nombreux clins d'œil parsèment le récit et ajoutent à sa saveur (le passage sur les ravages d'un célèbre sorcier à lunettes est à mourir de rire). Sam livre aussi des digressions sur l'impact des histoires et de la lecture dans la vie, car c'est là tout le dilemme du personnage: les livres sont à la fois le drame de sa vie et sa rédemption. Drôle et absurde, sensible et profond, un roman à savourer.
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    • Livres 3.00/5
    Par celinemoreno, le 20 septembre 2010

    celinemoreno
    Le titre m'a plu...je me suis dis un peu de distraction, un peu de légèreté...
    J'ai pris d'abord cet roman comme le récit d'un homme un peu dérangé qui en veut aux maisons d'écrivains, puis je me suis demandé si ce n'était pas le récit d'un jeune homme qui se rend compte des dégâts que peut causer une mère possessive et tyrannique et de surcroit alcoolique sur le tard, puis j'ai pensé aussi que c'était un roman policier...Bref ce livre a suscité beaucoup d'interrogation chez moi, trop certainement. On ne sait plus ou veut en venir l'auteur. D'autant qu'au stade ou j'en suis on connait l'auteur des incendies....Bref la promesse d'une fiction brulante hors des sentiers battus et au final point de feu de joie mais une douche écossaise qui a éteint mon enthousiasme littéraire. Extinction des feux.
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    • Livres 3.00/5
    Par Pitchoubinou, le 28 avril 2010

    Pitchoubinou
    Sam Pulsifer est, comme il se désigne lui-même, un "cafouilleur". Il a mis ACCIDENTELLEMENT le feu à la maison d'Emily Dickinson et tué deux personnes dans l'incendie. Après 10 ans de prison, il ressort et compte recommencer sa vie. Mais voilà, "cafouilleur" il est, "cafouilleur" il reste. Et ses galères ne font que commencer. Un roman drôle, absurde, avec un personnage qui me rappelle un peu le personnage malchanceux / maladroit d'un autre roman noir "Pas de pitié pour Martin" de Karin Slaughter, où le personnage, dépassé par les évènements, s'enfonce de plus en plus en essayant de s'en sortir. Un petit bémol : j'ai trouvé ce roman un peu bavard. Un peu de concision aurait été bienvenue. Par contre la fin, surprenante, est excellente ! (décembre 2009)
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 19 avril 2012

    « Vous pouvez toujours compter sur un cafouilleur pour se croire unique en son genre, pour croire que son cafouillage est pareil à une empreinte digitale, qu’il n’appartient qu’à lui. La vérité, c’est que le monde est peuplé de cafouilleurs qui vous ressemblent en tous points, et se croire spécial n’est qu’un cafouillage de plus. » (p. 195)
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  • Par Sand94, le 29 avril 2012

    Et c’était peut-être pour ça aussi que les gens lisaient : non pour se sentir moins seuls, mais pour paraître moins seuls aux yeux des autres gens, et ainsi éviter d’être pris en pitié et avoir la paix. (p.235)
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  • Par LiliGalipette, le 19 avril 2012

    « Comment sommes-nous censés reconnaître nos erreurs avant qu’elles ne deviennent des erreurs ? Où est le livre capable de nous enseigner cela ? » (p. 152)
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Alienor, le 12 octobre 2009

    « Moi, Sam Pulsifer, je suis l’homme qui a accidentellement réduit en cendres la maison d’Emily Dickinson à Amherst, Massachussetts, et qui ce faisant, a tué deux personnes, crime pour lequel j’ai passé dix ans en prison. Il suffira sans doute de dire que parmi les grandes et sinistres tragédies qui ont frappé le Massachussetts il y a les Kennedy, les sorcières de Salem, et puis il y a moi. »
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  • Par celinemoreno, le 20 septembre 2010

    « Moi, Sam Pulsifer, je suis l’homme qui a accidentellement réduit en cendres la maison d’Emily Dickinson à Amherst, et qui, ce faisant, a tué deux personnes, crime pour lequel j’ai passé dix ans en prison. Il suffira sans doute de dire qu’au panthéon des grandes et sinistres tragédies qui ont frappé le Massachussetts il y a les Kennedy, les sorcières de Salem, et puis il y a moi. »
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