ISBN : 2709633477
Éditeur : J.-C. Lattès (2009)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres

Marseille, avril 1907. Par une nuit de tempête dans le quartier du Panier se noue un drame terrifiant. Pris pour un fantôme par un passant, un cadavre ficelé dans un drap, ouvert en deux et soigneusement recousu au point de surjet, est retrouv&... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Charlye, le 11 septembre 2011

    Charlye
    Il s'agit du 8ème opus des Mystères de Marseille, et le premier de la série que j'ai lu.
    L'auteur nous entraîne dans certains quartiers plus ou moins mal famés de Marseille, en 1907. L'atmosphère de l'époque est parfaitement bien reconstituée par les descriptions de l'auteur. On a vraiment l'impression de se retrouver, par exemple, sur le marché, à écouter les "bazarettes" (commères de l'époque) échanger les derniers potins avec l'accent en prime. Les policiers et leurs méthodes ne sont pas loin de celles des "Brigades du Tigres" mais bien loin de nos "Experts", puisque nous n'avons pas de relever d'empreintes, ou de recherche de traces ADN.
    Et pourtant cette histoire, qui commence avec la découverte d'un cadavre recousu comme si il avait déjà fait l'objet d'une autopsie, va nous faire suivre une enquête très prenante menée par le chef de la Sûreté, Eugène Barouteau et son neveu Raoul Signoret journaliste d'un quotidien local et casse-cou à ses heures.
    Au fil de cette galerie de portraits haute en couleur, on va découvrir un tueur prêt à tout pour éliminer les témoins de sa folie, des prostituées, des mauvais garçons, un flic véreux etc.
    L'intrigue est très bien ficelée et les rebondissements savamment dosés.
    J'ai beaucoup aimé cette enquête qui m'a fait passer un bon moment de lecture, avec le bruit des cigales en arrière plan.
    Je vais sûrement ajouter les 7 autres opus à ma liste à lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par athena1, le 16 mars 2011

    athena1
    C'est en furetant du côté des polars historiques à la FNAC que j'ai découvert Jean Contrucci et quelle découverte !
    Le mistral, portant les odeurs de thym et de romarin si chères à mon enfance, m'a transportée tout au long de ce polar truffé d'un patois chantant, nostalgie quand tu nous tiens. Pour cause d'exil professionnel, le sud souvent me manque, grâce à monsieur Contrucci j'ai pu le temps d'un polar passer quelques jours chez moi.
    Outre la forme, Contrucci nous offre aussi le fond, et notamment deux personnages tout à fait attachants que sont Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal et son oncle Eugène Baruteau, chef de la sûreté à Marseille.
    Mais revenons à l'intrigue. Marseille, avril 1907, le corps d'un homme est découvert. le cadavre a été atrocement mutilé, et ce à tel point que nos deux enquêteurs sentent planer l'ombre de Jack l'éventreur. Mais notre meurtrier ne s'arrête pas là puisque par la suite ce sont d'autres corps qui seront découverts, il s'agit de prostituées !!
    Sur fond de jeux de piste, et de joutes verbales, nos enquêteurs avancent dans les sous-sols d'une cité marseillaise héritière de vestiges grecs.
    Une enquête rondement menée servie par des dialogues bruts souvent, soutenus parfois, tout ceci sur fond de mythologie grecque. Un pur moment de détente.

    Lien : http://www.athena1-lire.blogspot.com
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    • Livres 3.00/5
    Par Livrespourvous, le 09 mars 2010

    Livrespourvous
    Si vous voulez découvrir Marseille, achetez de toute urgence les romans policiers de Jean Contrucci. En effet, ce dernier, avec force détails et bien documenté, raconte l'histoire de Marseille, sa géographie, ses habitants (émigrés ou autre).

    En avril 1907, à Marseille, un cadavre ficelé dans un drap est transporté à travers le quartier du Panier. Comme il fait nuit et que c'est tempête, ce cadavre est pris pour un fantôme par un témoin. Et ceux qui le transportent, l'abandonnent sur place.

    Eugène Baruteau, chef de la Sûreté de Marseille mène l'enquête, d'autant plus que Clémenceau, le "premier flic de France" demande du rendement et des résultats.

    Baruteau est aidé par son neveu, Raoul Signoret, reporter au Petit Provençal. Et, les cadavres s'entassent et un étrange culte grec resurgit des entrailles de la cité phocéenne.

    C'est très divertissant et instructif. le rythme est excellent et même si on se doute bien vite de l'identité du coupable, on prend un grand plaisir à lire cette enquête. D'autant qu'on apprend beaucoup sur Marseille et la vie politique française de la Belle Époque (la séparation de l'église et de l'État, la haine de l'Allemand, les prémonitions de Jaurès,...).

    Un bon roman policier pour ensoleiller vos derniers jours d'été.

    Lien : http://livrespourvous.centerblog.net
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  • Par Parente, le 13 février 2010

    Parente
    j'aime toute l'oeuvre de Jean Contrucci , auteur marseillais et dont toute la série se situe dans un nouveau quartier de Marseille. le parler est savoureux, les aventures intéressantes. A découvrir absolument.
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Citations et extraits

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  • Par athena1, le 16 mars 2011

    - (...) elle est allée la chercher dans le Gard ! Autant dire à l'étranger !
    Adèle intervint :
    - Pourquoi dis-tu çà, tonton Eugène ? Le Gard, c'est bien en Provence, non ?
    Le policier se fit pédagogue :
    - Non, mademoiselle ! C'est le midi de la France mais ce n'est plus la Provence : il y a le Rhône à franchir et ce fleuve est une frontière entre la Provence et le Languedoc.
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  • Par athena1, le 15 mars 2011

    - Mais tu as la conscience nette, chuchota Raoul Signoret avec malice. Ca n'a pas de prix.
    - Peut-être, répliqua Tino, mais au cours actuel ça vaut pas cher, une conscience. On l'achète pour rien, souvent.
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  • Par athena1, le 15 mars 2011

    Faut-il, comme d'aucuns y ont pensé, chasser des milliers de pauvres gens de leur quartier pour donner à quelques esthètes de notre acabit la satisfaction de nous promener dans un champ de ruines antiques ?
    Une ville ça a aussi besoin de vivre au présent.
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