> Claude Demanuelli (Traducteur)

ISBN : 2020827026
Éditeur : Editions du Seuil (2007)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 16 notes) Ajouter à mes livres
" Après avoir tué l'homme aux cheveux roux, je suis allé chez Quinn m'offrir un souper d'huîtres... " Ainsi débute l'extraordinaire confession d'Edward Glyver, fin lettré, bibliophile averti, grand fumeur d'opium et assassin à ses heures. Par une nuit brumeuse d'octobre... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 26 juin 2011

    Malaura
    Ex-éditeur aux presses universitaires d'Oxford, Michaël Cox célèbre les noces du thriller et du roman historique à travers une histoire de vengeance et un voyage fascinant dans l'Angleterre victorienne du 19ième siècle.
    Londres, 1854. Par une nuit brumeuse, Edward Glyver vient de tuer un homme, un inconnu, avant de s'attabler, comme si de rien n'était, devant une assiette d'huîtres...
    Ce meurtre n'a pour lui que peu d'importance; il n'est en fait qu'une répétition à la préparation d'un crime bien précis, celui de son ennemi mortel Phoebus Daunt.
    Et dans une étrange confession, ce fin lettré explique et raconte, sa vie fondée sur un mensonge, la découverte de ses véritables origines, l'héritage dont il a été spolié, son combat pour rétablir la vérité.
    Mais son ennemi veille, l'entraînant toujours un peu plus vers une issue fatale.
    Véritable hommage à la littérature classique du 19ième siècle, ce roman captivant en a tous les attraits :
    D'abord le décor : l'Angleterre victorienne et son Londres brumeux, avec ses pavés humides, la lumière tremblotante de ses réverbères, ses ruelles sombres où plane l'ombre maléfique de Jack l'Eventreur.
    Le style ensuite : narratif, tout à fait magistral dans lequel on décèle l'influence de Dickens et des grands auteurs du 19ième.
    Enfin les intrigues en éventail : des Histoires dans l'histoire qui forment un roman à tiroir aux multiples rebondissements et au suspense éblouissant.
    L'auteur a mis près de 30 ans pour écrire cette « Nuit de l'infamie » mais le résultat est là et c'est une réussite, qui nous donne l'envie de relire illico tous nos Wilkie Collins ou Edgard Allan Poe.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lillou, le 13 octobre 2010

    lillou
    Un titre sans grand intérêt, une parution poche dans la collection « thriller historique », et une couverture racoleuse ? Bref, si je n'avais pas lu un article extrêmement élogieux sur ce livre, je ne l'aurais certainement jamais ouvert ! Et j'aurais manqué un très bon moment de lecture…
    La « confession » d'Edward Glyver – ou plutôt le récit de sa vie – débute par un meurtre, dans une ruelle de Londres, en 1854. Cette froide exécution est censée être la répétition de celle de son « ennemi intime », Phoebus Daunt : acte de vengeance ultime et aboutissement d'une minutieuse enquête qui a révélé ce qui entremêlait leurs deux destins.
    Edward entreprend alors de reconstituer sur le papier cette recherche et sa propre histoire, à la lumière de ses découvertes progressives. Et Phoebus est toujours là, parfois dans son sillage, parfois le précédant… La nuit de l'infamie est constituée de cette confession, annotée et enrichie de témoignages par "l'éditeur.
    De nombreuses années auparavant, le hasard a conduit Edward à découvrir de troublants éléments en lien avec sa naissance. Son nom et son existence ne seraient ainsi que mensonge, et c'est de toute une destinée qu'il aurait été spolié – d'une grande lignée et d'une formidable promesse d'avenir et de réussite.
    Il tente alors de dénouer les fils de cet imbroglio pour établir et prouver sa véritable identité. Son récit rejoint peu à peu le « présent » du meurtre de 1854 et de la rédaction de sa confession. On découvre alors en même temps qu'Edward la suite des événements.
    La construction en « fausse confession » n'est pas inintéressante : elle nous plonge dans le mental, parfois trouble, d'Edward, dans ses obsessions ; on ne peut alors qu'adhérer à son point de vue de persécuté – et les quelques « témoignages » en fin de volume vont en ce sens.
    L'architecture de l'ouvrage est remarquable, d'autant plus pour un premier roman : les longues incursions dans le passé, l'insertion de documents d'archives et de lettres dans la confession, la montée du suspense savamment mise en scène, etc. Seules les notes en bas de page, souvent superflues, m'ont gênée au départ mais j'ai fini par m'habituer à cet artifice.
    Le lecteur est ainsi promené de Londres à la splendide demeure d'Evenwood, en passant par Sandchurch et Cambridge. On voyage au début du XIXe siècle entre la campagne anglaise et la plus grande ville au monde ; entre la haute société, ses petits arrangements et les bas-fonds nauséabonds ; entre des amitiés sincères et de terribles duplicités…
    La nuit de l'infamie respecte tous les codes du roman victorien à suspense : le style qui nous plonge à l'époque de Dickens, les rebondissements inépuisables, le héros maudit, les personnages hauts en couleurs… Mais on ne tombe pas pour autant dans la caricature : et l'intrigue pourrait très bien, par ce qu'elle révèle de la nature humaine, se dérouler de nos jours.
    Alors oui, il faut quelques dizaines de pages pour entrer dans cet univers, les coïncidences sont parfois énormes, les rebondissements usants, la déveine d'Edward exaspérante… Mais rien de tout cela ne fait le poids face à au livre passionnant qui se construit page à page et happe le lecteur pour ne plus le lâcher et lui faire regretter la dernière page.
    À découvrir donc.


    Lien : http://monbaratin.blogspot.com/
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par laetitia567, le 02 mars 2010

    laetitia567
    Ce livre nous entraine à Londres en 1845 où tout commence par un meurtre et l'on se prends vite au jeu de ce personnage mue par la vengeance.
    Ce livre est bien écrit mais comporte à mon sens quelques logueurs, quelques pages en moins n'aurait pas nuit à l'intrigue, cela reste tout de meme un bon livre !
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    • Livres 4.00/5
    Par miss-tairieuse, le 06 mars 2012

    miss-tairieuse
    Découvert par hasard et , depuis, je suis scotchée et je n'arrive pas à le lâcher ! je le trimballe de partout malgré son épaisseur et son poids.
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    • Livres 5.00/5
    Par Yspaddaden, le 19 janvier 2009

    Yspaddaden
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Citations et extraits

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  • Par Dravot, le 30 octobre 2011

    Après avoir tué l'homme aux cheveux roux, je suis allé chez Quinn m'offrir un souper d'huîtres.
    (incipit)
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