Cette lecture achevée, je comprends tout à fait que les lecteurs ne s'étant pas plongés dans
Citoyens clandestins avant d'aborder
Le serpent aux mille coupures puissent ne pas être emballés. Pour ma part, le premier restera pour l'instant comme mon roman préféré de cet auteur. Si le second est très bien fichu, qu'il nous fait voyager dans un univers toujours aussi violent, noir et sans concession, il ne s'avère cependant politiquement pas aussi poussé que
Citoyens clandestins, ni aussi dense. Et il faut reconnaître que ce qui fait la difficulté de ce pavé fait aussi sa force.
Le serpent aux milles coupures ne va pas aussi loin. Il m'a paru rester en surface des questions politiques qui peuvent apparaître au fil des pages. La violence y est omniprésente et parfois semble gratuite (j'ai bien dit "semble"... Parfois, il s'agit juste de sauver sa peau...), mais c'est sans doute là la marque de
DOA, un roman plus que sombre marqué par le sceau des narcotrafiquants et de l'individualité, où les cadavres se ramassent à la pelle, et dans lequel les âmes sensibles éviteront de se plonger, sous peine de faire quelques cauchemars !
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