ISBN : 2253122114
Éditeur : LGF (2007)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 106 notes) Ajouter à mes livres
En racontant pour la première fois comment elle est devenue Virginie Despentes, l'auteur de Baise-moi conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution, la pornographie. Manifeste pour un nouveau féminisme.
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Critiques et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Pchabannes, le 07 août 2010

    Pchabannes
    Virginie Despentes King Kong Théorie
    “Voyez-les, ces fidèles de toutes les Fois ! Quel est celui qu'ils haïssent le plus ? Celui qui brise leurs tables de valeurs, le brise-tout, le brigand : mais celui-là c'est le créateur. ” Ainsi parlait zarathoustraFréderic Nietzsche.
    Qui se cache derrière cette écriture volontairement dénuée de style, ces affirmations péremptoires, ces arguments d'autorité ? Pourquoi, par un passage permanent du particulier au général, empêcher toute lecture construite, toute réfutation logique et toute approbation même partielle. Ces mots envoyés comme des balles, ces phrases lancées comme des roquettes à l'assaut du monde, d'un monde vécu ou rêvé, d'un monde dans lequel se débat, se noie, survit Virginie Despentes. Quand bien même ais-je pu entendre une douleur, une souffrance ou un cri, le partage n'est pas autorisé. “Une vision du monde, un choix. Il ne s'agit pas d'opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l'air.”
    Pourquoi lire ce livre de poche de 145 pages ? Pourquoi le succès de ce type d'écriture ? Quel type de lectorat ? Je ne sais pas. Porté sur le débat, sur la connaissance des mondes, des autres, j'aime à découvrir sans juger, apprendre sans comprendre, voir sans savoir. Je suis déçu parce que Virginie Despentes ne veut pas ouvrir sa porte, ne m'autorise pas à entrer dans son monde.
    Alors en vrac, réfutons sans espoir : Freud n'a pas tout compris à l'Homme, l'Homme et la Femme ne se réduisent pas à leur sexe et loin s'en faut, les clients du sexe tarifé sont une partie et non le tout du corps social, une femme marié peut être esclave ou maître de son destin, l'industrie pornographique ne commettra pas de chefs d'œuvre, le cul est déjà partout de la publicité aux téléfilms, les salaires féminins sont les mêmes que pour les hommes depuis près de vingt ans.
    Trop de sujets passant par la grille de lecture de Virginie Despentes connectée à un monde qu'elle pense universel, un monde de la confusion permanente entre la représentation du réel et le réel lui-même.
    Que faire alors ?
    • Lire Stefan Sweig (freudien si il en est puisque c'est son copain!!!) et Sandor Marai, entre autres, démontrera que des hommes ont écrit sur les hommes et les femmes.
    • Comprendre que le XIXème siècle est un désert de la pensée puisqu'un ouvrage tel que King Kong Théorie ou Baise-moi trouvent éditeur et lecteurs.
    • Lire Fatima Mernissi, la femme, le monde musulman
    • Qu'il faut lire les auteurs du XVII, XVIII et XIXème siècle pour retrouver des forces vives.
    • Que depuis la Grande Guerre de 14, les femmes remplaçant les hommes aux champs, à l'usine, partout, ont commencé leur Libération.
    • Qu'une femme n'a pas besoin de se faire homme pour se faire sa place.
    • Que le droit de vote a été voté en 1922 aux USA, 1934 en Turquie, 47 en France…
    • Que des Reines, des Maîtresses ont fait la France.
    • Voir ce que le Siècle des Lumières doit aux femmes.
    Vie quotidienne et contemporaine :
    J'ai trente collaborateurs dont plus de la moitié de femmes. La Directrice des Opérations est une femme, féminine et manager. Les chefs de projet sont femmes ou hommes. En Roumanie, j'ai 28 collaborateurs chargés du développement informatique et là encore 50% de femmes. La richesse de notre société est ses collaborateurs avec leurs différences d'âges, de sexe, de langue et de culture.

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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Stouph, le 09 février 2012

    Stouph
    Je ne connaissais pas Virginie Despentes avant de lire ce petit livre. Attention, ce n'est pas un roman, mais une réflexion de l'auteur sur sa vie, le sexe et la place qu'il occupe dans notre société. Avant de continuer, il faut savoir que l'auteur a eu une vie peu commune, puisque punk dans son jeune âge, elle s'est faite violée, est passé par la case prostitution et est finalement devenue écrivain et plutôt médiatisée. Elle est connue aussi pour avoir réalisé le film Baise-moi qui a été censuré en France.
    Les présentations faites, le livre parle de son ressenti et sa façon de voir la vie et les rapports hommes-femmes-sexe. Elle est féministe et a une dent contre les hommes. du coup tout le monde en prends un peu plein la pomme dans ce petit livre mais surtout les hommes. Pour ma part, j'ai été intéressée par ce qu'elle disait concernant la pornographie et la prostitution, avec cette hypocrisie générale qui règne autour de ces deux sujets. Je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'elle raconte dans son livre. Certaines idées méritent réflexion d'autres sont au contraire digne d'une conversation de comptoir. C'est assez déroutant à lire, d'autant qu'elle a tendance à écrire comme elle pense! C'est plus un discours qu'un écrit.
    Au final, j'ai plutôt appréciée ce livre pour les idées qu'il contient car elles contribuent à une réflexion générale sur la place du sexe dans notre société. Typiquement, l'auteur est pour la réouverture des maisons closes ou d'un équivalent, sur ce point là, je la rejoins. Assurer des conditions décentes aux femmes qui ont décidés d'exercer ce métier, les protéger des macs... tout en aidant les filles qui sont forcées à le faire ... voilà des choses qu'aucun politique n'est prêt à mettre dans son programme.
    Un livre intéressant donc, mais qui ne plaira certainement à pas aux hommes car ils sont hélas trop stigmatisés. C'est un peu dommage car l'auteur fait des généralités sur eux. Les gentils-sensibles ne s'y retrouveront donc pas ! Bonne lecture les filles donc !

    Lien : http://nekobus.wasabout.net/dotclear/index.php?post/393/Virginie-Des..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par scrambledspirit, le 03 août 2007

    scrambledspirit
    Un avis tranchant sur la question de la condition de la femme qui contrairement à ce qu'on pourrait croire reste toujours "esclave de l'homme" et donc esclave de la "féminité" une femme ne devrais pas être "féminine", être féminine c'est se cloisonner dans le système que les hommes ont façonné pour qu'on reste à leur merci.
    Virginie Despentes vous expliquera cela beaucoup mieux que moi dans son livre "King Kong Théorie" beaucoup de vérité dans ce livre, bon... elle y va un peu fort parfois... la condition de la femme à quand même pas mal évolué (du moins dans nos pays occidentaux)
    Mais il est vrai que inconsciemment on enregistre beaucoup de choses dans notre vie qui sans en avoir l'air nous donne des règles à suivre en tant que fille... le conte du chaperon rouge est un exemple assez flagrant... surtout ne pas sortir de chez soi surtout quand on est une petite fille (bon l'histoire est vieille mais on la raconte toujours aux enfants...).
    C'est avec des sujets comme le viol, la prostitution, la pornographie, Mais aussi les médias que l'auteur veux nous convaincre de notre immuable infériorité vis à vis des hommes.
    Virginie Despentes est connue entre autre pour son roman "Baise-moi" qui adapté au cinéma ... n'a bien sûr pas plu à tout le monde...
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par AnisLitterama, le 24 avril 2011

    AnisLitterama
    Disons-le tout de suite, Virginie Despentes n'est pas consensuelle, sa langue est crue et sans détours, elle n'a pas peur de jeter des pavés dans la mare et sa pensée souvent, est radicale. Moi, j'aime sa sincérité, sa virulence et sa force qui n'exclut pas la fragilité fondatrice de tout être humain.

    King Kong Théorie est une réflexion nourrie des expériences personnelles de l'auteur, celle du viol qu'elle a subi à 17 ans, de la prostitution qu'elle a exercée occasionnellement et de la pornographie, milieu dans lequel elle a travaillé et chroniqué des films.
    Son texte est riche, porté par une grande énergie, et agit comme de la dynamite. Il est souvent drôle, très pertinent et polémique. Il est écrit pour toutes celles ou ceux qui ne se sentent en adéquation ni avec le discours dominant , ni avec la place qui leur est assignée qu'il soit homme ou femme.
    Ainsi dit-elle d'où elle écrit, « prolotte de la féminité », et pour qui elle écrit : « J'écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché de la meuf, aussi bien que pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l'idéal de la femme blanche séduisante qu'on nous brandit sous le nez, je crois bien qu'il n'existe pas. »
    En effet, hors de l'apparence, la femme n'a point de salut, dotée d'un physique ingrat, ou passée un certain âge, elle devient invisible aux yeux de la plupart des hommes.
    Pourtant la révolution féministe a bien eu lieu, et les femmes aujourd'hui jouissent d'une liberté sans égal dans leur histoire. Pourquoi alors les inégalités subsistent-elles ? Pourquoi les femmes ne se servent-elles pas de cette puissance retrouvée d'exercer leurs talents et d'assouvir leur désirs ? Pourquoi sont-elles minoritaires en politique ?
    Parce que tout un ensemble de discours pernicieux tenus « surtout par les autres femmes, via la famille, les journaux féminins, et le discours courant. » sur ce que doit être la féminité les entrâve, comme si celle-ci n'était pas le produit de la culture et de l'histoire. Beauvoir est passée par là, et plus récemment Judith Butler.
    Virginie Despentes essaie de montrer comment les hommes, comme les femmes en sont victimes car si une place est assignée à la femme, une autre est assignée à l'homme. Les hommes oublient trop souvent que leur force enracinée dans l'oppression féminine a un coût : « les corps des femmes n'appartiennent aux hommes qu'en contrepartie de ce que les corps des hommes appartiennent à la production, en temps de paix, à l'Etat, en temps de guerre. » Et tout ce qui leur est interdit depuis toujours , les larmes, la sensibilité et tutti quanti. Comprendre ce qui nous aliène dans la distinction des rôles et des places , « c'est comprendre les mécanismes de contrôle de toute une population. « le capitalisme est une religion égalitariste, en ce sens qu'elle nous soumet tous, et amène chacun à se sentir piégé comme le sont toutes les femmes. »


    Lien : http://www.litterama.fr/article-virginie-despentes---king-kong-theor..
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    • Livres 4.00/5
    Par 270778, le 29 avril 2010

    270778
    Se servant de son expérience de fille de prolo en province, de prostituée occasionnelle, de victime d'un viol et de femme écrivain / réalisatrice devenue médiatique en partie pour des mauvaises raisons, Virginie Despentes écrit un livre coup de poing sur la condition des femmes en 2009 dans une société capitaliste obsédée par l'argent, l'apparence et le formatage des identités sexuelles.
    Si ce texte n'était qu'une autobiographie de V.D. avant qu'elle soit écrivain, il n'aurait vocation qu'à intéresser ses fans ou les personnes cherchant à lire un témoignage sur la prostitution, or ce n'est pas le cas.
    Ce qui fait basculer le récit autobiographique vers l'essai socio-politique, c'est la bibliographie sur laquelle Virginie Despentes s'appuie pour étayer ses réflexions. Et en effet, ces références (notamment aux auteurs américaines ayant travaillé sur les gender studies) permettent à l'auteur de prendre de la distance avec sa propre expérience et au lecteur de réfléchir à des questions éminemment intimes et politiques (rapport de domination entre hommes et femmes mais aussi entre classes sociales).
    On peut lire ce petit livre avec intérêt même si on n'est pas fan de la Virginie Despentes romancière et réalisatrice.
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Citations et extraits

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  • Par Patsy_Stone, le 21 décembre 2007

    Parce que l'idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir, pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l'esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d'école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu'un homme, cette femme blanche heureuse qu'on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l'effort de ressembler, à part qu'elle a l'air de beaucoup s'emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l'ai jamais croisée, nulle part. Je crois bien qu'elle n'existe pas.
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  • Par Patsy_Stone, le 21 janvier 2009

    Plaire aux hommes est un art compliqué, qui demande qu’on gomme tout ce qui relève de la puissance. Pendant ce temps, les hommes, en tout cas ceux de mon âge et plus, n’ont pas de corps. Pas d’âge, pas de corpulence. N’importe quel connard rougi à l’alcool, chauve à gros bide et look pourri, pourra se permettre des réflexions sur le physique des filles, des réflexions désagréables s’il ne les trouve pas assez pimpantes, ou des remarques dégueulasses s’il est mécontent de ne pas pouvoir les sauter. Ce sont les avantages de son sexe. La chaudasserie la plus pathétique, les hommes veulent nous la refiler comme sympathique et pulsionnelle. Mais c’est rare d’être Bukowski, la plupart du temps, c’est juste des tocards lambda. Comme si moi, parce que j’ai un vagin, je me croyais bonne comme Greta Garbo. Etre complexée, voilà qui est féminin. Effacée. Bien écouter. Ne pas trop briller intellectuellement. Juste assez cultivée pour comprendre ce qu’un bellâtre a à raconter.
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  • Par Patsy_Stone, le 21 décembre 2007

    J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m'excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n'échangerais ma place contre aucune autre, parce qu'être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n'importe quelle autre affaire.
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  • Par mandarine43, le 25 octobre 2011

    BAD LIEUTENANTES

    J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que les choses soient claires : je ne m'excuse de rien, je ne viens pas me plaindre. Je n'échangerais ma place contre aucune autre, parce qu'être Virginie Despentes me semble être une affaire plus intéressante à mener que n'importe quelle autre affaire.

    Je trouve ça formidable qu'il y ait aussi des femmes qui aiment séduire, qui sachent séduire, d'autres se faire épouser, des qui sentent le sexe et d'autres le gâteau du goûter des enfants qui sortent de l'école. Formidable qu'il y en ait de très douces, d'autres épanouies dans leur féminité, qu'il y en ait de jeunes, très belles, d'autres coquettes et rayonnantes. Fran­chement, je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu'elles sont conviennent. C'est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là. Bien sûr que je n'écrirais pas ce que j'écris si j'étais belle, belle à changer l'attitude de tous les hommes que je croise. C'est en tant que prolotte de la féminité que je parle, que j'ai parlé hier et que je recommence aujourd'hui. Quand j'étais au RMI, je ne ressentais aucune honte d'être une exclue, juste de la colère. C'est la même en tant que femme : je ne ressens pas la moindre honte de ne pas être une super bonne meuf. En revanche, je suis verte de rage qu'en tant que fille qui intéresse peu les hommes, on cherche sans cesse à me faire savoir que je ne devrais même pas être là. On a toujours existé. Même s'il n'était pas question de nous dans les romans d'hommes, qui n'imaginent que des femmes avec qui ils voudraient coucher. On a toujours existé, on n'a jamais parlé. Même aujourd'hui que les femmes publient beaucoup de romans, on rencontre rarement de personnages féminins aux physiques ingrats ou médiocres, inaptes à aimer les hommes ou à s'en faire aimer. Au contraire, les héroïnes contemporaines aiment les hommes, les rencontrent facilement, couchent avec eux en deux chapitres, elles jouissent en quatre lignes et elles aiment toutes le sexe. La figure de la looseuse de la féminité m'est plus que sympathique, elle m'est essentielle. Exactement comme la figure du looser social, économique ou politique. Je préfère ceux qui n'y arrivent pas pour la bonne et simple raison que je n'y arrive pas très bien, moi-même. Et que dans l'ensemble l'humour et l'inventivité se situent plutôt de notre côté. Quand on n'a pas ce qu'il faut pour se la péter, on est souvent plus créatifs. Je suis plutôt King Kong que Kate Moss, comme fille. Je suis ce genre de femme qu'on n'épouse pas, avec qui on ne fait pas d'enfant, je parle de ma place de femme toujours trop tout ce qu'elle est, trop agressive, trop bruyante, trop grosse, trop brutale, trop hirsute, toujours trop virile, me dit-on. Ce sont pourtant mes qualités viriles qui font de moi autre chose qu'un cas social parmi les autres. Tout ce que j'aime de ma vie, tout ce qui m'a sauvée, je le dois à ma virilité. C'est donc ici en tant que femme inapte à attirer l'attention masculine, à satisfaire le désir masculin, et à me satisfaire d'une place à l'ombre que j'écris.
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  • Par Zazette97, le 14 novembre 2009

    Entre la féminité telle que vendue dans les magazines et celle de la pute, la nuance m'échappe toujours. Et, bien qu'elles ne donnent pas clairement leurs tarifs, j'ai l'impression d'avoir connu beaucoup de putes, depuis.
    Beaucoup de femmes que le sexe n'intéresse pas mais qui savent en tirer profit.
    Qui couchent avec des hommes vieux, laids, chiants, déprimants de connerie, mais puissants socialement. Qui les épousent et se battent pour avoir le maximum au moment du divorce.
    Qui trouvent normal d'être entretenues, emmenées en voyage, gâtées. Qui voient même ça comme une réussite.
    C'est triste d'entendre des femmes parler d'amour comme d'un contrat économique implicite. p.76
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