> Jean-Pierre Carasso (Traducteur)

ISBN : 2916589597
Éditeur : Cambourakis (2010)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Orphelin, Titou est recueilli par son grand-père, solitaire et excentrique, porté sur le jeu et la bouteille, réfractaire à toutes les contraintes sociales, travail et impôts en premier lieu.
Malgré quelques divergences de caractère - Titou a la passion des clôtu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LUKE59, le 04 mars 2012

    LUKE59
    Un presque centenaire libertaire, son petit-fils obsessionnel, un canard boulimique, un vieil indien taiseux, un sanglier retors....A partir de cette trame , Jim Dodge (comme la marque de pick-up du même nom), bâtit une fable champêtre imprégnée d' humour libre, de poésie, de tendresse, d' écologie....J' ai adoré ce récit trop court, émouvant et réjouissant , sur lequel souffle un vent de douce anarchie.A noter l' excellente postface de Nicolas Richard, traducteur de Stone Junction du même auteur et d' autres écrivains américains tels que James Crumley : il nous y révèle ,entre autres, le jeu de mot sous forme de contrepéterie qui se cache sous le titre original en apparence anodin.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par liratouva2, le 21 février 2011

    liratouva2
    Voici un livre bonheur. un petit récit très rafraîchissant., petit par le nombre de pages: (106 sans la postface). mais grand, très grand par le plaisir de lecture qu'il procure.
    Tous les ingrédients pour faire pleurer les âmes sensibles sont là dès les premières pages: le malheur semble s'acharner sur les héros mais semble seulement. car ce n'est qu'un leurre!
    Je ne résiste pas au plaisir des premières phrases qui m'ont emportée d'emblée dans l'aventure.
    «Elle avait dix-sept ans; elle s'appelait Gabrielle Santee; elle était enceinte de trois mois quand elle se maria avec Johnny Makhurst, dit.le Supersonique. Lui, il était pilote d'essai chez Boeing et venait de faire un héritage; il lui était échu la modeste fortune d'un quincaillier de l'état d'Ohio.»
    Se succèdent alors la mort du père dans son avion et celle de la mère tombée dans l'eau. Titou, l'enfant de trois ans, est alors confié à son grand père paternel, Jake, qui approchait de ses cent ans et se croyait immortel.
    Celui-ci pleura quatre jours la mort de sa fille et accueillit son petit fils non sans difficulté car l'assistante sociale du coin s'opposait vivement à cette adoption vu le penchant à la boisson et le caractère frondeur, râleur et incontrôlable du vieux Jake.
    Et c'est alors que le récit vire au délice avec l'arrivée de nouveaux personnages Titou est l'exact opposé de son grand-père, dans tous les domaines . Sa passion est de dresser des clôtures partout.
    Le colvert, L'oiseau Canadèche sauvé à sa naissance par les deux hommes ne les quittera plus. Très organisé, il les accompagne partout, au cinéma comme à la chasse au sanglier, le sanglier justement, leur ennemi favori, redouté et redoutable…
    Le décor est planté. L'histoire peut commencer, faite d'optimisme, de tolérance, d'excentricité, d'humour , de tendresse et de violence naturelle, de prosaïsme et de magie, bref un mélange de ces choses exquises et audacieuses qui font les vrais chefs d'œuvre. Je vois très bien ce récit transposé avec bonheur en BD ou en film , pourquoi pas?



    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2011/02/loiseau-canadeche-jim-dodge.h..
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    • Livres 4.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    A 3 ans, Titou se retrouve orphelin dans des circonstances peu banales : sa mère se noie en voulant nourrir un canard. le petit garçon se retrouve désormais à la garde de son grand-père, vieil original qui croit presque en son immortalité depuis qu'un indien lui a fourgué la recette d'un tord-boyau conservateur, le "vieux râle d'agonie". La gamin grandit et se prend de passion pour la construction de clôtures. Mais notre duo va voir sa vie bouleversé par l'arrivée d'un canard, rapidemment nommé Canadèche...
    Ce petit roman dont tout le monde parle ici ou là est une sorte de petit conte réjouissant, un "roman canard". Ecrit en 1983 et déjà paru une première fois en France, en 1985, le récit nous narre les aventures de Titou, Pépé Jake et de Canadèche, un trio complètement improbable.
    Pépé Jake se révèle un gars plutôt libertaire, gros joueur et gros buveur, qui voit dans l'héritage de sa fille une occasion de régler ses dettes. Préférant la nature aux gens, il va pourtant se révéler un grand-père extraordinaire et offre ce qu'il y a de mieux pour lui. Jake devient un grand adolescent (très grand même... plus de 2m...) qui construit des barrières de manière complètement compulsive. Jusqu'au jour où il découvre un petit caneton dans un trou, miraculeusement sauvé du groin de Cloué-Legroin, un sanglier qui va devenir l'ennemi public n°1. Canadèche fait désormais partie de la famille : on l'humanise, on lui parle, on lui apprend à jouer aux échecs, on l'emmène au cinéma, etc.... Rien que de très normal !
    Un roman plus que surprenant donc que nous avons là qui sait en quelques pages dresser un portrait chaleureux et humoristique de notre trio.
    "L'oiseau Canadèche " montre tout d'abord avec beaucoup de chaleur et de concision la relation entre un grand-père et son petit-fils. Jake va lui apprendre la liberté, l'amour, les échecs et l'amour du whisky. Jake, de son côté, n'hésite pas à laisser gagner Pépé aux échecs pour mieux lui redonner la santé. Décrites de façon pudique, la tendresse de leur relation affleure à chaque page. Leur vie est simple, routinière et ne se laisse pas atteindre par les soucis du quotidien qu'on balaye d'un geste de la main.
    A côté de ça, le récit se révèle d'une drôlerie folle. le ton employé par l'auteur, particulièrement dans les dialogues et pour la gouaille du papy vaut son pesant de cacahouètes !
    Certaines scènes sont d'anthologie comme l'arrivée de Canadèche au cinéma ou la phase où Pépé Jake se pique d'apprendre à voler à notre canard quelque peu obèse et réduit au régime.
    Une histoire toute simple mais qui peut se révéler bien plus profonde si on se met à réfléchir au sens implicite et au symbolisme de la vie de notre trio.
    Comme les autres lecteurs, je ne peux donc que vous conseiller chaudement ce petit livre foutraque bourré d'humour et de légèreté !

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-l-oiseau-canadeche-jim..
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    • Livres 5.00/5
    Par Beatrice64, le 13 avril 2011

    Beatrice64
    Dans la famille des doux-dingues, des rêveurs allumés, des poètes buveurs de gnôle du Grand Ouest américain, voici Jim Dodge. Sa tendresse et sa poésie, ses personnages gentiment contestataires, m'ont fait penser à Richard Brautigan (mon chouchou for ever, bref).
    Dans L'oiseau Canadèche vous lirez, avec délectation je l'espère, le récit sympathique et malicieux des aventures de Pépé Jake (vieil excentrique, distille du whisky dans sa cabane au fin fond des bois), de son petit fils Titou (orphelin adopté par son grand'père, a la passion des clotûres), de Canadèche (colvert recueilli par les deux solitaires, aime le cinéma et manger, au point de devenir obèse) et de Cloué-Legroin (sanglier, leur ennemi juré à tous). Entre les vapeurs de Vieux Râle d'Agonie, les divagations de l'indien Johnny Sept-Lunes, et les sorties au cinéma en plein air, les temps passe, le temps s'écoule, et la grande préoccupation est de le regarder s'écouler. Un petit conte superbe.
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  • Par keisha, le 08 février 2011

    keisha
    De viles tentatrices sévissant sur internet (j'ai les noms, voir plus bas), je me retrouvai vite en compagnie de Titou et son grand-père Jake (cent ans aux cerises, immortel de toute façon), le fameux oiseau Canadèche (en fait une femelle colvert gloutonne et obèse), sans oublier leur rusé ennemi le sanglier Cloué-Legrouin, qui s'ingénie à détruire les clôtures (inutiles) amoureusement édifiées par Titou.

    Si je vous dis que le trio Titou-Jake-Canadèche fait bon usage d'un alcool nommé Vieux râle d'agonie, joue aux échecs (euh, pas Canadèche, Jake a renoncé à lui apprendre, elle prenait mal qu'on lui enlève ses pièces), se rend au drive-in (le propriétaire refuse pourtant tout ce qui sort de l'ordinaire, réponse du pépé "eh ben, ça doit vous faire une petite vie bien merdeuse et salement étroite,non?"), vit à sa guise en refusant qu'on l'embête, fréquente des types haut en couleurs, dont l'indien Sept-Lunes ("Tu sais, j'ai assisté à trente mille couchers de soleil. Il n'y en a pas deux qui se ressemblent. Que pouvons-nous demander de plus?"), vous comprendrez qu'on tient là un bouquin inclassable, étonnant, semblant évoluer de lui-même en se jouant du temps (il peut parfois s'écouler des décennies en un paragraphe), furieusement drôle, un peu brindzingue, et qu'il n'y a rien d'étonnant à ce que Jake veuille apprendre à voler à une Canadèche rétive et bien lourde...

    "Heureusement pour lui, c'était le genre de petite communauté - aujourd'hui pratiquement disparue de la société américaine - où l'on avait du respect et de la gentillesse pour ses voisins et où, tant que l'on se contentait d'avoir mauvais caractère sans être vraiment dangereux, les gens se mêlaient benoîtement de leurs oignons."

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-l-oiseau-canadec..
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 04 février 2011

    Il avait appelé sa maman. Il avait eu bien du mal à ouvrir la portière. Il avait appelé « Maman ! maman ! maman ! » en s’avançant sur la jetée… Il pleurait en l’appelant. Il lui restait l’image des croûtons de pain détrempés, des trous dans la rambarde de bois pourri – sa mère qui flottait, la face contre l’eau, comme si elle cherchait, au fond du lac, quelque chose qu’elle aurait laissé tomber… Un gros oiseau nageait tout autour de son corps. Il y avait eu ce bruit d’explosion, d’eau et d’ailes, soudain, quand il s’était mis à hurler.

    Dans ses souvenirs déformés, sous le coup du chagrin et avec l’érosion du temps, le gros oiseau avait fini par devenir un cygne : un cygne immense, majestueux, blanc comme la crème de guimauve, le cou élégamment ployé, avec des yeux grenadine, sans fond. S’il avait su que c’était un canard, Titou aurait sans doute été plus cir­conspect quand il découvrit Canadèche.
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  • Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    Quand Pépé eu joué de la manivelle pour abaisser sa vitre, le gérant jeta un coup d’œil à l’intérieur de la cabine pour bien s’assurer de la présence de Canadèche et demanda :
    -Que fait ce canard dans mon établissement ?
    -Elle veut voir le film dit aimablement Titou, devançant son grand-papa qui commençait à écumer.
    -Nous refusons absolument tout ce qui sort de l’ordinaire.
    Jake explosa :
    -Eh ben, ça doit vous faire une petite vie bien merdeuse et salement étroite, non ? Alors voilà : il se trouve que vous avez ici un canard d’attaque, dressé pour le kung-fu et spécialement élevé pour nous par la société Tong. Nous la laisserions bien à la maison mais elle massacre tous les coyotes.
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  • Par LUKE59, le 25 février 2012

    Il ne réfléchit pas plus que ça au fait que son intuition l' avait trompé; l' intuition met souvent à côté de la plaque - parfois de façon spectaculaire - mais , quand elle fonctionne, elle fait gagner tellement de temps que l' esprit effectue un véritable bond en avant . . .Et puis, pourquoi nier ce plaisir fondamental qu' éprouve tout être humain à avoir vu juste du premier coup?(p 92)
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  • Par Munin, le 06 septembre 2011

    Au départ, il avait espéré pouvoir troquer son whisky contre d'autres biens de consommation, mais les voisins – des éleveurs de moutons, essentiellement, durs à la tâche – ne possédaient ni son goût pour les eaux-de-vie hautement raffinées, ni sa capacité d'absorption. Toutefois, la plupart finissaient par trouver d'autres usages à son élixir : ils s'en servaient comme carburant pour les tracteurs, comme explosif pour faire sauter les vieilles souches et, dilué à raison d'une goutte dans un demi-litre d'eau, comme traitement pour la quasi-totalité des maladies qui pouvaient affecter leur bétail, la diarrhée, le piétin, la douve du foie.
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  • Par claracambry, le 23 mars 2012

    Si les similitudes des deux hommes étaient rares, elles avaient beaucoup de fond : elles reposaient sur l'amour émerveillé qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, sur une gentillesse qui allait bien au delà de la simple tolérance : un accord du sang qui touchait le cœur de l'un comme de l'autre.
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Vidéo de Jim Dodge

Elise Costa présente le livre Not fade away de Jim Dodge.








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