Trois contes, deux motifs : le philosophe dans le monde, le bonheur par la philosophie. Voltaire, en ces trois oeuvres maîtresses, allie la critique incisive et les fantaisies d'un imaginaire déconcertant.
Après une étape sur Saturne où il se fait... > voir plus
C'est ce genre de choses qu'on devrait faire lire aux enfants (même si c'est d'une pensée philosophique très importante, le ton utilisé pourrait être amusant et ouvrir l'esprit des plus jeunes). du fantastique au service de la philosophie. S'échapper du monde pour mieux y revenir.
On suit Micromegas, un extraterrestre, dans sa visite de quelques planètes avant d'arriver sur notre Terre. C'est un prétexte à la réflexion : Comment peut-on situer l'homme par rapport au cosmos et quelle sagesse tirer de cette confrontation ? À la toise de l'univers, les comportements humains obéissent très vite au clivage de la raison et de la déraison.
Très belle critique sur la vanité de l'homme qui prétend tout connaître or la vérité absolue ne leur est pas permise ... Parabole assez réussie à la fin, avec le livre blanc !
Ô Dieu, qui avez donné une intelligence à des substances qui paraissent si méprisables, l'infiniment petit vous coûte aussi peu que l'infiniment grand; et, s'il est possible qu'il y est des êtres plus petits que ceux-ci, ils peuvent encore avoir un esprit supérieur à ceux de ces superbes animaux que j'ai vus dans le ciel, dont le pied seul couvrirait le globe où je suis descendu.
Je vois plus que jamais qu'il ne faut juger de rien sur sa grandeur apparente. O Dieu, qui avez donné une intelligence à des substances qui paraissent si méprisables, l'infiniment petit vous coûte aussi peu que l'infiniment grand ; et, s'il est possible qu'il y ait des êtes plus petits que ceux-ci, ils peuvent encore avoir un esprit supérieur à ceux de ces superbes animaux que j'ai vus dans le ciel, dont le pied seul couvrirait le globe où je suis descendu.
Et toi, mon ami, dit-il à un leibnitzien qui était là, qu'est-ce que ton âme ? - C'est répondit le leibnitzien, une aiguille qui montre les heures pendant que mon corps carillonne ; ou bien, si vous voulez, c'est elle qui carillonne pendant que mon corps montre l'heure ; ou bien mon âme est le miroir de l'univers et mon corps est la bordure du miroir : cela est clair."