> Johan-Frédérik Hel-Guedj (Traducteur)

ISBN : 2848930853
Éditeur : Les Deux Terres (2011)


Note moyenne : 3.2/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
Le très réservé et très honorable M.Malik, résident de Nairobi, est en secret éperduement amoureux de Mme Rose Mbikwa, qui conduit chaque mardi matin la promenade ornithologique. Alors que M.Malik est sur le point d'inviter Rose au bal annuel du Hunt Club, le très tapag... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par raton-liseur, le 26 septembre 2011

    raton-liseur
    Un livre que j'ai repéré parce qu'il a le même titre qu'un autre livre dont nous avons tellement feuilleté dans tous les sens que la poussière des safaris s'est incrustée de façon indélébile dans ses pages, Birds of East Africa de Terry Stevenson et al. le titre de l'édition française, qui me paraît bien alambiqué, ne permet pas de lire une bluette en faisant semblant de lire un très sérieux traité d'ornithologie…
    Car c'est effectivement d'une bluette qu'il s'agit. Une histoire d'amour qui se développe au fil des promenades ornithologiques hebdomadaires de Nairobi. L'auteur part d'éléments réels, ces promenades existent effectivement (bien qu'elles soient le mercredi ou le jeudi me semble-t-il, et non le mardi comme dans le livre), et l'on reconnaît les lieux dont il est question (la géographie est respectée, même si les noms sont souvent écornés à dessein, comme un clin d'œil à qui connaît un peu la ville). Et autour de ces faits concrets, il brode une histoire sans prétention, même s'il se donne parfois un ton critique, dont le ton convenu et superficiel est ce qui permet d'en sourire.
    Mais le côté original de cette romance (des personnages d'une soixante d'années, très peu d'Africains de souche…) en fait une agréable et légère lecture. Et j'ai aimé ce regard décalé et ornithologique sur Nairobi. Un Nairobi qui se fait de plus en plus rare, celui des mousebirds et des sunbirds, les colious et les souimangas, (que l'on traduirait littéralement les oiseaux-souris et les oiseaux-lumière), ces oiseaux des haies de Nairobi, celui des jacarandas aux éblouissantes floraisons mauves, majestueux arbres coupés les uns après les autres pour faire place à de nouveaux blocs d'immeubles. Une bonne lecture pour un samedi matin paresseux et nostalgique sur une terrasse de Nairobi…
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  • Par Bernie, le 06 novembre 2011

    Bernie
    Rayonnage : Roman


    Résumé
    M. Malik est amoureux de Rose, une jolie veuve qui dirige chaque mardi la promenade ornithologique de Nairobi. Il est décidé : cette année, il lui envoie enfin une invitation au bal du Hunt Club, cela fait trois ans qu'il en rêve. Mais ses projets sont perturbés par le retour de Harry Khan, un de ses persécuteurs de collège, qui clame haut et fort ses vues sur Rose. Un pari s'engage alors : celui qui identifiera le plus d'oiseaux gagnera le droit d'inviter Rose au bal...

    Mon avis
    Un personnage attachant, cela contribue beaucoup au plaisir que l'on a à lire un roman. Et c'est le cas ici. le rythme est très lent, à l'africaine, avec beaucoup de digressions, de détours. On a parfois du mal à savoir où l'auteur veut en venir : il décrit une action, puis s'interrompt pour se perdre dans la description d'un personnage, ou un souvenir d'enfance, ou une histoire antérieure, ou parallère, puis reprend la narration. La peinture des caractères est très juste, nous n'avons aucun mal à imaginer les personnages.
    Cela rend la lecture parfois malaisée, on s'y perd beaucoup. Mais le personnage de M. Malik est tellement gentil, tellement agréable, tellement attachant, que l'on ne peut que compatir à sa quête, et même si dès le début on sait comment cela se terminera (enfin, on s'en doute très fortement), on reste jusqu'au bout de ce court roman pour savoir comment il va s'en sortir.
    Et bien nous en prend : on avait deviné qui gagnerait le pari, on ne s'attend pas à la chute du roman !! Et on ne peut qu'admirer la grandeur d'âme, le fair-play de M. Malik, et s'attendrir sur la décision de Rose.
    On apprend énormément de choses sur les oiseaux (mais pas seulement : le Kenya est un pays riche de faune et de flore !), l'humour est très anglais, les personnages très "classe". La tension dramatique est toujours allégée par de véritables scènes de comédie, le ton est léger, la plume très juste. Au final, même si on a du mal à rester accroché au début, ce roman vaut le coup de rester jusqu'à la fin, ne serait-ce que pour le héros attachant au possible.
    Et puis, il redonne le sourire, n'est-ce pas un point important également ?

    Lien : http://lesloisirsdebernie.over-blog.com/article-le-pari-des-guetteur..
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    • Livres 3.00/5
    Par VivianeB, le 10 avril 2011

    VivianeB
    Une jolie histoire parsemée d'informations sympathiques sur les oiseaux. Quelques longueurs mais qui n'empêchent pas de rendre agréable la lecture.
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    • Livres 5.00/5
    Par Julitjubile, le 23 juillet 2011

    Julitjubile
    Un bonheur de livre, original et drôle :)
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Citations et extraits

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  • Par raton-liseur, le 26 septembre 2011

    There is a distressing but not uncommon condition of presidents and other world leaders known as Worrying about Africa. It is usually picked up overseas at a summit meeting on world poverty or disease, and symptoms include painful twinges of guilt over the discrepancy between First and Third World wealth, uncomfortable feelings somewhere below the stomach that perhaps unfettered capitalism is not the benevolent force for good we are constantly assured it is, and frequent attacks of calling for Something to Be Done. The best remedy is invariably a stiff dose of domestic crisis. (p. 85, Chapitre 18, “Oriole”).
    Tentative de traduction : « Il existe une maladie aussi consternante que répandue parmi les présidents et autres dirigeants de ce monde, le “Souci pour l’Afrique”. Elle est en général contractée à l’étranger, lors d’un sommet sur la pauvreté dans le monde, sur une maladie ou une autre. Les symptômes en sont notamment une douloureuse prise de conscience des différences de richesse entre le Premier et le Tiers-Monde, une inconfortable sensation dans l’estomac que le capitalisme à tout crin n’est peut-être pas cette force bienfaisante que l’on nous décrit, et des crises fréquentes d’appels à Faire Quelque Chose. Le meilleur remède est invariablement une bonne dose de crise nationale. »
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  • Par raton-liseur, le 26 septembre 2011

    There is something about birds, their beauty and freedom, that is good for a man’s soul. But a man who is saving money to buy a farm and build a house cannot afford to fritter away his shillings on buses or matatus just to get out of town for the morning, even if it is for his soul. (p. 19, Chapitre 19, “Guineafowl”).
    Tentative de traduction : « Il y a quelque chose chez les oiseaux, leur beauté, leur liberté, qui fait du bien à l’âme humaine. Mais un homme qui économise pour acheter un lopin de terre et y construire une maison ne peut se permettre de gaspiller ne serait-ce que quelques shillings en bus ou matatus pour une promenade matinale à l’extérieur de la ville, même si c’est pour le bien de son âme. »
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  • Par Moumoune, le 04 novembre 2011

    Délicieuse histoire, d'un autre temps.Très belle présentation des oiseaux du Kenya. Un certain humour
    Lecture pour une journée d'hiver au coin du feu.
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