Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2253011010
Éditeur : Le Livre de Poche (1973)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 419 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Tous maudits, jusqu'à la septième génération !" : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et la proph&#... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (48)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 05 février 2013

    Dionysos89
    Les rois maudits… Ce titre me laisse encore rêveur tant il est aussi simple et percutant que bien trouvé ! Beaucoup ont découvert cette œuvre par la série télévisée de 1972, d'autres grâce à celle de 2005 ; personnellement, j'ai découvert Les rois maudits grâce la bibliothèque familiale et par goût précoce pour les romans historiques.
    Je ne sais pas si, dès le départ, Maurice Druon visait une hexalogie, mais toujours est-il que, dans ce premier tome, il met en place la trame qui soutiendra l'intrigue jusqu'à la fin du sixième. Il met avant tout en scène des conflits politiques : la lutte pour le trône de France, la joute familiale pour le comté de Flandres, la balance du pouvoir entre Papauté et royauté, des discordes de cour, de marchands, de conspirateurs, etc. Bref, du complot et du politique à tout-va tout au long de ces pages, le Roi de fer, Philippe IV le Bel, jouant le rôle de clé de voûte de ce premier opus car autour de lui s'articule chaque récit qu'il soit secondaire ou principal ! Point de grandes batailles épiques pour autant, il ne faut pas tout confondre. En effet, Maurice Druon joue davantage sur la simplicité relative des arrière-salles et des bas fonds que des champs de bataille classiques. de même, le style suit ce principe en adoptant un ton direct et des tournures simples. L'ensemble est percutant et se lit avec grand plaisir, du moment qu'on accepte de prendre un petit cours d'histoire de temps en temps.
    Toujours est-il qu'avec ce premier tome, Maurice Druon pose magnifiquement les bases de sa série phare pour plusieurs tomes sans qu'il y ait trop besoin de tirer sur la corde : l'auteur travaille ses personnages au corps et leur personnalité à tous évolue intelligemment sans extrémisme ou facilité, principe dont beaucoup de scénaristes ou auteurs d'aujourd'hui devraient s'inspirer au lieu de nous livrer caricatures de personnages et autres fanatiques sans aucune explication.
    Mon intérêt de jeune lecteur et de passionné de l'Histoire m'a, enfin, toujours ramené vers les dernières pages de cet ouvrage. Là, pour le plus grand bonheur de ceux que ça intéresse, se mêlent notes historiques et répertoire biographique : de quoi remettre pleinement ce roman historique dans son contexte. Une riche idée pour un plus énorme ! Tout nous pousse alors à vite enchaîner sur le tome suivant, La Reine étranglée, qui vient déjà combler nos attentes sur les intrigues du premier tome. Une saga forte dès le départ !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 58         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 02 mars 2013

    lecassin
    Nombre de lecteurs, comme moi, ont découvert Maurice Druon et cette suite romanesque à fond historique que sont « Les rois maudits » à travers la première adaptation télévisée qui en fut faite avec la participation de l'auteur en 1972, alors que le septième volume n'est pas encore paru. Il paraîtra en 1977.
    Une fresque historique dont le premier tome, « le roi de fer » introduit le thème qui sous-tendra la saga durant sept tomes : la malédiction qu'aurait prononcée sur le bûcher le grand-maître du Temple Jacques de Molay, à l'encontre du roi de France Philippe le Bel, du pape Clément V, de Guillaume de Nogaret, et de leurs héritiers et successeurs pendant treize générations.
    « le roi de fer » : Philippe le Bel. Il règne d'une main ferme sur une France forte, mais les caisses sont vides et la révolte gronde en Artois. Malgré cela, les relations avec la couronne d'Angleterre se sont normalisée : on marie Isabelle de France, fille de Philippe le Bel au Roi Edouard II.
    Mais le pire n'est pas là. le pire, c'est « l'affaire de la tour de Nesle. » En effet, Marguerite de Bourgogne, et Blanche, épouses respectives de Louis et de Charles, les deux princes royaux, sont dénoncées par Isabelle, leur belle sœur et Reine d'Angleterre ; une dénonciation inspirée par Robert d'Artois. Elles auraient trompé sans vergogne leurs maris avec deux frères : Philippe et Gauthier d'Aunay, tous deux chevaliers de l'hôtel royal…dans la Tour de Nesle…
    Une introduction magistrale aux volumes qui vont suivre : dans un style épuré, mais vif, Maurice Druon nous entraîne sur plus de cinquante ans, dans la vie de ce moyen âge finissant. Une saga romancée, bien entendu, mais tellement bien documentée : l'Histoire est là : cruelle… et sans concession.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          3 36         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 27 avril 2013

    Ellen-R
    Roman historique s'accommodant d'éléments de fiction, Les rois maudits est un captivant récit contant les remous, intrigues et complots au sein mais aussi autour du royaume de France. La grande force du roman de Maurice Druon vient du rythme enlevé et de la personnalité des personnages.
    Il faut avouer que c'est un sacré tour de force d'avoir su rendre passionnante et haletante cette partie de l'histoire de France, certes riche en événements, mais aussi très mouvante et de ce fait compliquée à suivre et à raconter. Avec son flots de personnages, ses changements de souverains et de régents, sans parler des personnages gravitant autour, la tâche était rude ! Mais au final tout est parfaitement clair et intéressant et l'on suit les péripéties de la "couronne de France", les pérégrinations judiciaires concernant l'Artois, la maturation du jeune Guicio... comme le destin de héros de séries tenant en haleine le téléspectateur.
    Malheureusement on regrette aussi certains personnages disparaissant trop tôt (comme Philippe le Bel) mais cela est plutôt bon signe et démontre de la qualité de la narration. Celle-ci se veut simple, mais fluide et suffisamment prodigue en détails historiques pour ne pas paraître superficielle.
    Le seul bémol viendra du type de narration employé pour le dernier tome ; le cardinal de Périgord relate les événements du début de la guerre de Cent Ans à la première personne. L'œuvre perd de ce fait en rythme et en qualité même si cela reste intéressant à suivre. Reste que le tome précédent clôturait bien mieux la saga avec la mort de truculent Robert d'Artois (l'un des rares personnages permanent avec Tolomei).
    On ne peut donc que conseiller Les rois maudits, pour cette passion qu'elle entraîne, cette fluidité imparable mais aussi pour l'apport culturel autour de cette courte période de l'Histoire de France (une partie du 14e siècle), trouble et bouillonnante.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          2 29         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 06 novembre 2012

    Gwen21
    Ce premier volume, introduction d'une saga qui en compte sept, est également à mon sens l'un des plus savoureux. Il a l'avantage de planter le décor, s'appuyant sur la persécution des chevaliers du Temple par Philippe IV dit le Bel, roi de France, souverain intransigeant et avide qui ne voit pas d'un mauvais oeil de faire disparaître définitivement un Ordre dont la richesse et la puissance font de l'ombre à son propre trône.
    1314 : vient le dénouement tragique du dernier procès contre le grand maître des Templiers et ses comparses, devant les mener au bûcher. de là, découle une incroyable trame haute en couleurs et riche en intrigues : des têtes couronnées, une malédiction, les appétits débridés des grands feudataires du royaume, des passions humaines, des reines amoureuses et jalouses, la soif du pouvoir, les calculs politiques... Tout est là, réuni pour vous faire vivre une aventure exceptionnelle, parfaitement servie par la plume agile et précise de Maurice Druon.
    Largement saluée par la critique et mise à l'honneur par plusieurs adaptations télévisées, la présente oeuvre dégage une séduction et une puissance qui laissent peu de lecteurs indifférents.
    Ne passez pas à côté !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 29         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Bdalex, le 21 mai 2013

    Bdalex
    Voilà une série historique qui vous entraînera dans un tourbillon de récits, de trahisons, d'amour, de meurtres, d'amitiés incroyables. Evidemment c'est une histoire romancée, revue et corrigée par son auteur. Mais quel talent.
    Ne cherchez pas la vérité historique. Profitez des personnages, tous attachants, même les plus sournois. Et surtout Robert le Rouge. Flamboyant comme son habit.
    La vie des rois et des reines de France n'est décidément pas un compte de fée. Il s'apparente plutôt à un thriller sanguinaire où se meuvent des tueurs psychopathes, des fous et des salauds. Fini le conte de fées. Mais c'est tellement plus amusant.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

> voir toutes (21)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Cielvariable, le 14 mai 2013

    Geoffroy de Charnay n'était plus qu'un objet qui noircissait, crépitait, se gonflait de bulles, s'effondrait lentement dans la cendre, devenait cendre.
    Des femmes s'évanouirent. D'autres s'approchaient de la berge, à la hâte, pour aller vomir dans l'eau, presque sous le nez du roi. La foule, d'avoir tant hurlé, s'était calmée, et l'on commençait à crier au miracle parce que le vent, s'obstinant à souffler dans le même sens, couchait les flammes devant le grand-maître, et que celui-ci n'avait pas encore été atteint. Comment pouvait-il tenir si longtemps ? Le bûcher de son côté paraissait intact.
    Puis, soudain, il y eut un effondrement du brasier et, ravivées, les flammes bondirent devant le condamné.
    - Ca y est, lui aussi ! s'écria Louis de Navarre.
    Les vastes yeux froids de Philippe le Bel, même en ce moment, ne cillaient pas.
    Et tout à coup, la voix du grand-maître s'éleva à travers le rideau de feu et, comme si elle se fût adressée à chacun, atteignit chacun en plein visage. Avec une force stupéfiante, ainsi qu'il l'avait fait devant Notre-Dame, Jacques de Moley criait :
    - Honte ! Honte ! Vous voyez des innocents qui meurent. Honte sur vous tous ! Dieu vous jugera.
    La flamme le falgella, brûla sa barbe, calcina en une seconde sa mitre de papier et alluma ses cheveux blancs.
    La foule terrifiée s'était tue. On eût dit qu'on brûlait un prophète fou.
    De ce visage en feu, la voix effrayante proféra :
    - Pape Clément !... Chevalieer Guillaume !... Roi Philippe !... Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !...
    Les flammes entrèrent dans la bouche du grand-maître, et y étoufférent son dernier cri. Puis, pendant un temps qui parut interminable, il se battit contre la mort.
    Enfin il se plia. La corde se rompit. Il s'effondra dans la fournaise, et l'on vit sa main qui demeurait levée entre les flammes. Elle resta ainsi jusqu'à ce qu'elle fût toute noire.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 1         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 14 mai 2013

    Attendez, attendez, s’écria-t-il. Je suis bon veneur et manque rarement mon animal d’attaque… L’honnête, la pure, la chaste Marguerite s’est fait aménager en petit logis la vieille tour de l’hôtel de Nesle, afin, selon son dire, de s’y retirer pour oraison. Mais il paraît bien qu’elle y fait oraison tout particulièrement les nuits où votre frère Louis de Navarre est absent. Et la lumière y brille assez tard. Sa cousine Blanche, parfois sa cousine Jeanne, l’y viennent rejoindre. Rouées, les donzelles ! Si l’on venait à questionner l’une, elle aurait beau jeu de dire : « Comment ? De quoi m’accusez-vous ? Mais j’étais avec l’autre. » Une femme fautive, cela se défend mal. Trois catins acoquinées, c’est un château fort.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 14 mai 2013

    Et puis, si l’on m’accorde l’Artois qu’avait mon défunt père, alors ma Comté-Franche de Bourgogne ira à l’une de ses oiselles, à Jeanne, si vous le voulez ; ainsi votre second fils devient comte palatin de Bourgogne et vous pouvez le pousser vers la couronne d’Allemagne. Mon neveu Robert ? Qu’on donne un os à ce chien ! Le château de Conches, la terre de Beaumont, cela suffira bien à ce rustre. » Et je souffle malice dans l’oreille de Nogaret, et j’envoie mille merveilles à Marigny… et j’en marie une, et j’en marie deux, et j’en marie trois. Et pas plus tôt fait, mes petites garces se mettent à comploter, à s’envoyer messages, à se fournir d’amants, et s’emploient à bien hausser de cornes la couronne de France…
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 14 mai 2013

    Tout en parlant, il s’agitait, gesticulait, marchait, faisait vibrer le sol et battait l’air à grands coups de manteau. L’étalage de son excès de force était, chez Robert d’Artois, un moyen de persuasion. Il cherchait à convaincre avec ses muscles autant qu’avec ses mots ; il enfermait l’interlocuteur dans un tourbillon ; et la grossièreté de son langage, si bien en rapport avec toute son apparence, semblait la preuve d’une rude bonne foi. Pourtant, à y regarder de plus près, on pouvait se demander si tout ce mouvement n’était pas parade de bateleur et jeu de comédien. Une haine attentive, tenace, luisait dans ses yeux gris. La jeune reine s’appliquait à bien garder sa clarté de jugement.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

  • Par Cielvariable, le 14 mai 2013

    Deux actions, dit d’Artois. La première, c’est de nous faire nommer auprès de Madame Marguerite une nouvelle dame de parage qui soit tout à notre discrétion et qui nous puisse renseigner fidèlement. J’ai pensé à madame de Comminges qui vient d’être veuve et à qui l’on doit des égards. Pour cela, votre oncle Valois va pouvoir nous servir. Faites-lui tenir une lettre lui exprimant votre souhait. Il a grande influence sur votre frère Louis, et fera promptement entrer madame de Comminges à l’hôtel de Nesle. Nous aurons ainsi une créature à nous dans la place ; et, comme nous disons entre gens de guerre, un espion dans les murs vaut mieux qu’une armée dehors.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la citation

> voir toutes (27)

Videos de Maurice Druon

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Maurice Druon

Maurice Druon evoque ici son engagement dans la Résistance.








Sur Amazon
à partir de :
5,32 € (neuf)
1,54 € (occasion)

   

Faire découvrir Les Rois maudits, tome 1 : Le Roi de fer par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (962)

> voir plus

Quiz