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ISBN : 2253011010
Éditeur : Le Livre de Poche (1973)


Note moyenne : 4.31/5 (sur 856 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Tous maudits, jusqu'à la treizième génération ! " : telle est la funeste malédiction que le chef des templiers, depuis les flammes du bûcher, lance au visage de Philippe le Bel, roi de France. Nous sommes en 1314 et la prophétie va se réaliser: pendant plus d'un demi-s... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 05 février 2013

    Dionysos89
    Les Rois Maudits… Ce titre me laisse encore rêveur tant il est aussi simple et percutant que bien trouvé ! Beaucoup ont découvert cette oeuvre par la série télévisée de 1972, d'autres grâce à celle de 2005 ; personnellement, j'ai découvert les Rois Maudits grâce la bibliothèque familiale et par goût précoce pour les romans historiques.
    Je ne sais pas si, dès le départ, Maurice Druon visait une hexalogie, mais toujours est-il que, dans ce premier tome, il met en place la trame qui soutiendra l'intrigue jusqu'à la fin du sixième. Il met avant tout en scène des conflits politiques : la lutte pour le trône de France, la joute familiale pour le comté de Flandres, la balance du pouvoir entre Papauté et royauté, des discordes de cour, de marchands, de conspirateurs, etc. Bref, du complot et du politique à tout-va tout au long de ces pages, le Roi de fer, Philippe IV le Bel, jouant le rôle de clé de voûte de ce premier opus car autour de lui s'articule chaque récit qu'il soit secondaire ou principal ! Point de grandes batailles épiques pour autant, il ne faut pas tout confondre. En effet, Maurice Druon joue davantage sur la simplicité relative des arrière-salles et des bas fonds que des champs de bataille classiques. de même, le style suit ce principe en adoptant un ton direct et des tournures simples. L'ensemble est percutant et se lit avec grand plaisir, du moment qu'on accepte de prendre un petit cours d'histoire de temps en temps.
    Toujours est-il qu'avec ce premier tome, Maurice Druon pose magnifiquement les bases de sa série phare pour plusieurs tomes sans qu'il y ait trop besoin de tirer sur la corde : l'auteur travaille ses personnages au corps et leur personnalité à tous évolue intelligemment sans extrémisme ou facilité, principe dont beaucoup de scénaristes ou auteurs d'aujourd'hui devraient s'inspirer au lieu de nous livrer caricatures de personnages et autres fanatiques sans aucune explication.
    Mon intérêt de jeune lecteur et de passionné de l'Histoire m'a, enfin, toujours ramené vers les dernières pages de cet ouvrage. Là, pour le plus grand bonheur de ceux que ça intéresse, se mêlent notes historiques et répertoire biographique : de quoi remettre pleinement ce roman historique dans son contexte. Une riche idée pour un plus énorme ! Tout nous pousse alors à vite enchaîner sur le tome suivant, La Reine étranglée, qui vient déjà combler nos attentes sur les intrigues du premier tome. Une saga forte dès le départ !
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    • Livres 4.00/5
    Par lecassin, le 02 mars 2013

    lecassin
    Nombre de lecteurs, comme moi, ont découvert Maurice Druon et cette suite romanesque à fond historique que sont « Les rois maudits » à travers la première adaptation télévisée qui en fut faite avec la participation de l'auteur en 1972, alors que le septième volume n'est pas encore paru. Il paraîtra en 1977.
    Une fresque historique dont le premier tome, « le roi de fer » introduit le thème qui sous-tendra la saga durant sept tomes : la malédiction qu'aurait prononcée sur le bûcher le grand-maître du Temple Jacques de Molay, à l'encontre du roi de France Philippe le Bel, du pape Clément V, de Guillaume de Nogaret, et de leurs héritiers et successeurs pendant treize générations.
    « le roi de fer » : Philippe le Bel. Il règne d'une main ferme sur une France forte, mais les caisses sont vides et la révolte gronde en Artois. Malgré cela, les relations avec la couronne d'Angleterre se sont normalisée : on marie Isabelle de France, fille de Philippe le Bel au Roi Edouard II.
    Mais le pire n'est pas là. le pire, c'est « l'affaire de la tour de Nesle. » En effet, Marguerite de Bourgogne, et Blanche, épouses respectives de Louis et de Charles, les deux princes royaux, sont dénoncées par Isabelle, leur belle soeur et Reine d'Angleterre ; une dénonciation inspirée par Robert d'Artois. Elles auraient trompé sans vergogne leurs maris avec deux frères : Philippe et Gauthier d'Aunay, tous deux chevaliers de l'hôtel royal…dans la Tour de Nesle…
    Une introduction magistrale aux volumes qui vont suivre : dans un style épuré, mais vif, Maurice Druon nous entraîne sur plus de cinquante ans, dans la vie de ce moyen âge finissant. Une saga romancée, bien entendu, mais tellement bien documentée : l'Histoire est là : cruelle… et sans concession.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21, le 06 novembre 2012

    Gwen21
    Ce premier volume, introduction d'une saga qui en compte sept, est également à mon sens l'un des plus savoureux. Il a l'avantage de planter le décor, s'appuyant sur la persécution des chevaliers du Temple par Philippe IV dit le Bel, roi de France, souverain intransigeant et avide qui ne voit pas d'un mauvais oeil de faire disparaître définitivement un Ordre dont la richesse et la puissance font de l'ombre à son propre trône.
    1314 : vient le dénouement tragique du dernier procès contre le grand maître des Templiers et ses comparses, devant les mener au bûcher. de là, découle une incroyable trame haute en couleurs et riche en intrigues : des têtes couronnées, une malédiction, les appétits débridés des grands feudataires du royaume, des passions humaines, des reines amoureuses et jalouses, la soif du pouvoir, les calculs politiques... Tout est là, réuni pour vous faire vivre une aventure exceptionnelle, parfaitement servie par la plume agile et précise de Maurice Druon.
    Largement saluée par la critique et mise à l'honneur par plusieurs adaptations télévisées, la présente oeuvre dégage une séduction et une puissance qui laissent peu de lecteurs indifférents.
    Ne passez pas à côté !
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    • Livres 4.00/5
    Par TheWind, le 04 avril 2014

    TheWind
    Heureusement que Babélio existe !
    Parce que sinon, je n' aurais jamais pensé à lire Les Rois Maudits. Je n'ai même jamais vu la série télévisée !
    Et pourtant...
    Dès les premières pages, je m'y suis sentie à l'aise. Ce genre de saga historique, c'est pour moi, comme ma maison que je retrouve après un mois de vacances. Je suis heureuse d'avoir vu du pays mais tout aussi contente de regagner mes pénates.

    Le premier tome évoque la fin du règne de Philippe IV le Bel. Une fin de règne bien sombre placée sous le signe de la malédiction.
    Celui qui avait renforcé l'autorité royale, déjà bien amorcée par ses prédécesseurs, qui s'était imposé face à l'emprise papale, qui avait modernisé l'administration et étendu le royaume aurait pu à la fin de sa vie s'en enorgueillir.
    Mais, Philippe le Bel doute...A Guillaume de Nogaret, son fidèle Garde des Sceaux, il confie : " le pouvoir est chose amère."
    En effet, en cette fin de règne, comme pour punir ce Roi intransigeant, le mal semble s'immiscer insidieusement dans le royaume de France.
    Est-ce le début de la malédiction ? Celle prononcée par Jacques de Molay, Grand-Maître de l'Ordre des Templiers, juste avant de périr sur le bûcher.
    " Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! .."
    Toujours est-il que cette même année, Isabelle, fille de Philippe le Bel et Robert d'Artois font éclater un scandale qui souillera pour longtemps la dynastie capétienne. Les brus de Philippe, Marguerite et Blanche, sous le regard bienveillant de la troisième bru, Jeanne, glissent des délices de l'amour courtois à ceux non moins délicieux du plaisir charnel. le châtiment sera exemplaire. (Et c'est là qu'on prend toute la mesure de la cruauté et de la barbarie de l'époque médiévale.) Bien sûr, on prend en pitié ces trois dévergondées et leurs nigauds d'amants. Mais, aucun pardon ne peut être accordé à celles qui ont commis le péché d'adultère et transgressé les serments du mariage et encore moins à ceux qui ont trahi la couronne et bafoué le sang royal.

    Maurice Druon retrace avec force et mots simples les derniers événements du règne de Philippe le Bel, le "Roi de Fer". Sous sa plume, les personnages connus à travers les manuels ou livres d'histoire prennent vie. Maurice Druon nous les montre tels qu'on les imagine, redoutables et peu scrupuleux mais il nous livre aussi leur vulnérabilité, leurs instants d'émotion retenue, rendant ainsi à chacun sa part d'humanité.
    On découvre avec plaisir certains personnages hauts en couleur mais moins illustres, tels Robert d'Artois, ce comte qui "avait six pieds de haut, des cuisses comme des troncs de chêne, des poings comme des masses d'armes. " ou encore sa plus fidèle rivale, Mahaut comtesse de Bourgogne. J'imagine qu'on les retrouvera dans le second volet de cette saga et je m'en réjouis par avance.

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  • Par PiertyM, le 29 décembre 2014

    PiertyM
    Ce premier tome sert à planter avec passion la malédiction qui va couvrir la France pendant le règne du roi de fer suite à la condamnation de Jacques de Molay, le chef de l'ordre des templiers qui avant de mourir sous le bûcher maudit les coupables et toute leur descendance jusqu'à la septième génération...
    L'auteur nous embarque avec brio dans l'histoire de la France du Moyen-âge, nous livre les secrets de la royauté, les forces et les faiblesses de ces hommes apparus à un moment comme des demi-dieu, ceux qui gouvernent ou qui influencent la gouvernance, ces hommes pour qui le pouvoir est le gâteau à convoiter si bien qu'ils sont prêts à tout pour y accéder, on assiste alors à des petites combines, à des actes de trahisons, aux incroyables complots...
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Citations et extraits

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  • Par Kyasuka, le 22 août 2015

    "Alors,messire mon cousin,dit Isabelle,avez vous fait bonne traversée de mer?
    -Exécrable,Madame,horrifique,répondit Robert D'Artois.Une tempête à rendre les tripes et l'âme.J'ai cru ma dernière heure venue,au point que je me suis mis à confesser mes péchés à Dieu.Par chance il y en avait si grand nombre que le temps d'en dire la moitié nous étions arrivés.J'en garde assez pour le retour."
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  • Par Ode, le 19 août 2015

    - Elles vous haïssent.
    - Il est vrai que, pour ma part, je ne les ai guère aimées, dès le début, et sans savoir pourquoi, répondit Isabelle.
    - Vous ne les aimez point parce qu'elles sont fausses, ne pensent qu'au plaisir et n'ont point le sens de leur devoir. Mais elles, elles vous haïssent parce qu'elles vous jalousent.
    - Mon sort n'a pourtant rien de bien enviable, dit Isabelle en soupirant, et leur place me semble plus douce que la mienne.
    - Vous êtes une reine, Madame ; vous l'êtes dans l'âme et dans le sang ; vos belles-sœurs peuvent bien porter couronne, elles ne le seront jamais. C'est pour cela qu'elles vous traiteront toujours en ennemie.
    Isabelle leva vers son cousin ses beaux yeux bleus, et d'Artois, cette fois, sentit qu'il avait touché juste.
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  • Par Cielvariable, le 14 mai 2013

    Geoffroy de Charnay n'était plus qu'un objet qui noircissait, crépitait, se gonflait de bulles, s'effondrait lentement dans la cendre, devenait cendre.
    Des femmes s'évanouirent. D'autres s'approchaient de la berge, à la hâte, pour aller vomir dans l'eau, presque sous le nez du roi. La foule, d'avoir tant hurlé, s'était calmée, et l'on commençait à crier au miracle parce que le vent, s'obstinant à souffler dans le même sens, couchait les flammes devant le grand-maître, et que celui-ci n'avait pas encore été atteint. Comment pouvait-il tenir si longtemps ? Le bûcher de son côté paraissait intact.
    Puis, soudain, il y eut un effondrement du brasier et, ravivées, les flammes bondirent devant le condamné.
    - Ca y est, lui aussi ! s'écria Louis de Navarre.
    Les vastes yeux froids de Philippe le Bel, même en ce moment, ne cillaient pas.
    Et tout à coup, la voix du grand-maître s'éleva à travers le rideau de feu et, comme si elle se fût adressée à chacun, atteignit chacun en plein visage. Avec une force stupéfiante, ainsi qu'il l'avait fait devant Notre-Dame, Jacques de Moley criait :
    - Honte ! Honte ! Vous voyez des innocents qui meurent. Honte sur vous tous ! Dieu vous jugera.
    La flamme le falgella, brûla sa barbe, calcina en une seconde sa mitre de papier et alluma ses cheveux blancs.
    La foule terrifiée s'était tue. On eût dit qu'on brûlait un prophète fou.
    De ce visage en feu, la voix effrayante proféra :
    - Pape Clément !... Chevalieer Guillaume !... Roi Philippe !... Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !...
    Les flammes entrèrent dans la bouche du grand-maître, et y étoufférent son dernier cri. Puis, pendant un temps qui parut interminable, il se battit contre la mort.
    Enfin il se plia. La corde se rompit. Il s'effondra dans la fournaise, et l'on vit sa main qui demeurait levée entre les flammes. Elle resta ainsi jusqu'à ce qu'elle fût toute noire.
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  • Par Peggy, le 14 août 2009

    De ce visage en feu, la voix effrayante proféra :
    "Pape Clément!... Chevalier Guillaume!... Roi Philippe!... Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races!..."

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  • Par lecassin, le 02 mars 2013

    Frère Renaud s’approcha pour fermer les yeux du roi. Mais les paupières qui n’avaient jamais battu se relevèrent d’elles-mêmes. Par deux fois, le Grand Inquisiteur essaya en vain de les abaisser. On dut couvrir d’un bandeau le regard de ce monarque qui entrait les yeux ouverts dans l’éternité.

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